COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Saint-Zéphirin-de-Courval, le 17 décembre 2025
Vent d’élus réagit avec déception et incrédulité face à l’annonce d’Hydro-Québec qui cible en grande partie des terres agricoles et des milieux habités dans le sud du Québec.
“Il est inconcevable qu’on vise à nouveau des terres agricoles pour le développement éolien. C’est un manque flagrant de vision pour notre avenir collectif que d’ouvrir encore une fois les portes à un développement énergétique qui menace non seulement notre autonomie alimentaire, mais également la qualité de vie de milliers de personnes en milieu rural.”
Rachel Fahlman, présidente de Vent d’élus
Depuis le dernier appel d’offres en 2023, des voix se sont élevées pour réclamer une protection accrue pour les terres agricoles du Québec. La Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) s’est en effet exprimée en ce sens plus tôt ce mois-ci en affirmant que « la Politique d’électrification et de lutte contre les changements climatiques du Québec est en quelque sorte en opposition ou en contradiction avec sa propre Politique bioalimentaire », tout en soulignant les propos du président de la Fédération de l’UPA de la Montérégie, lequel disait déjà en 2023 qu’il était très mal avisé de sacrifier nos meilleures terres agricoles pour implanter des éoliennes.
Acceptabilité sociale?
Comme en 2023, c’est une résolution d’appui d’un conseil municipal qui est requise pour aller de l’avant avec un projet éolien en milieu habité et agricole. Il est impensable qu’encore en 2026, Hydro-Québec n’exigera rien de plus que l’approbation d’un conseil municipal pour mesurer l’acceptabilité sociale d’un projet éolien.
“L’acceptabilité sociale d’un projet ne se mesure pas par l’approbation de seulement quelques personnes assises autour de la table du conseil – l’acceptabilité sociale est un choix collectif, qui va bien au-delà d’un simple choix d’un conseil municipal. Il revient à la population de prendre la décision d’aller de l’avant avec un projet ou non.”
Sylvain Pillenière, vice-président de Vent d’élus
Un appel à la démocratie
Les lacunes démocratiques du développement éolien ont été mises en lumière lors de l’appel d’offres de 2023, mais Hydro-Québec ne semble pas avoir retenu l’importance d’offrir des choix démocratiques à ses principaux actionnaires : la population québécoise.
Vent d’élus lance aujourd’hui un appel à la démocratie : les élus municipaux ont le pouvoir d’agir pour contrecarrer ce modèle antidémocratique et redonner la parole aux citoyens qu’ils représentent. Malgré l’empressement du gouvernement, d’Hydro-Québec et de la Fédération québécoise des municipalités de faire la promotion d’un modèle antidémocratique, les élus locaux ont le pouvoir de laisser le choix aux citoyens quant à l’adoption ou non d’une résolution d’appui envers un projet.
« Il est temps de se questionner sur la manière d’évaluer le consentement de la population habitant les territoires visés pour ces projets éoliens et sur l’outil à privilégier pour le faire afin d’en garantir la légitimité et ainsi d’assurer la reconnaissance par les instances gouvernementales des choix démocratiques des communautés d’accueil. La tenue d’un BAPE générique sur la filière éolienne permettrait d’explorer les solutions pour répondre à cette problématique. »
Catherine Bourget, membre du CA de Vent d’élus et conseillère municipale à Saint-Narcisse
La transition énergétique ne peut, ni ne doit, se faire au détriment de l’environnement lui-même, des terres agricoles essentielles à notre autonomie alimentaire, des nappes phréatiques qui garantissent notre eau, ni du bien-être des populations en zones habitées.
Une véritable vision durable exige une planification rigoureuse, transparente et respectueuse de l’ensemble des collectivités concernées, plutôt qu’une accélération imposée sans écoute adéquate.
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Rachel Fahlman



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