Auteur/autrice : Gaston

  • Sacrifier notre territoire et notre santé

    Sacrifier notre territoire et notre santé

    Claude Rochon

    Selon l’auteur de cette lettre, le développement des éoliennes sous le gouvernement actuel semble totalement anarchique. Claude Rochon soulève aussi d’importantes questions concernant le projet de TES Canada dans les MRC de Mékinac et des Chenaux, notamment en raison de l’impact sur la santé des humains et des animaux. (Archives La Tribune)

    PAROLE AUX LECTEURS / Le territoire des MRC de Mékinac et des Chenaux, avec ses cours d’eau, ses forêts, ses centaines de lacs et sa magnifique nature miraculeusement préservée, représente un riche milieu de vie et un immense potentiel récréotouristique pour les citadins à la recherche d’un havre de paix.

    Le projet de TES Canada de construire 140 éoliennes plus hautes que les 42 étages de la Place Ville-Marie constitue une importante menace à la qualité de vie et à la santé de ses habitants. Avec des contrats renouvelables, ces droits acquis pour une période de vingt ans et plus risquent de devenir un lourd handicap dans la gestion du territoire.À lire aussi

    Si un projet est rentable, pourquoi donner notre vent et des servitudes sur notre région? Hydro-Québec est une des rares compagnies qui garnit les coffres de l’État alors que plusieurs entreprises privées réussissent à camoufler leurs profits ou à les transférer dans les multiples abris fiscaux. Pourquoi détruire peu à peu un des rares et précieux fleurons que nous possédons encore?

    Demander à TES Canada d’informer la population, c’est comme laisser le loup gérer la bergerie. Leurs représentants nient les inquiétudes des citoyens en les qualifiant de «mythes». Ils réfutent toutes les craintes concernant la santé même si l’organisation caritative américaine «National Wind Watch» répertorie sur son site 480 études faites par des scientifiques soulignant d’importants problèmes.

    Des milliers de résidents sur la planète essaient de se faire entendre et certains doivent parfois se résoudre à abandonner leurs propriétés pour conserver ce qu’il leur reste de santé. Les promoteurs parlent de maux psychosomatiques, affirmation difficile à croire quand les animaux sont eux aussi affectés! L’entreprise promet des emplois: pourtant les parcs éoliens sont contrôlés à distance et les usines nouvellement construites sont de plus en plus robotisées.

    Le plus grand danger ne réside pas tant dans les sons captés en décibels mais dans les infrasons que notre oreille ne perçoit pas mais que notre corps subit. Plusieurs scientifiques ont pu en enregistrer sur une distance supérieure à 10 kilomètres. Ces infrasons affectent les humains. Certains scientifiques conseillent entre autres aux femmes enceintes et aux personnes atteintes de maladies coronariennes de se distancer des parcs éoliens.

    De plus, ces infrasons déstabilisent et désorientent les animaux en plus de les rendre malades. C’est le cas en particulier pour les abeilles déjà en péril et les vers de terre moins présents autour des éoliennes, tous les deux tellement précieux pour notre agriculture. Les caribous s’éloignent instinctivement à une distance de quatre kilomètres. Des éleveurs témoignent de pertes importantes d’animaux, de production de lait réduite et de problèmes de santé accrus.

    Les promoteurs qui flairent les nombreuses subventions et les profits énormes reliés au «pétrole vert» peuvent s’appuyer sur les positions complaisantes de plusieurs représentants de nos gouvernements qui finissent par conclure que malgré les craintes soulevées, «il n’y a pas d’études démontrant hors de tout doute les liens entre les éoliennes et les problèmes rencontrés». Les intervenants nous proposent des distances non sécuritaires par rapport aux propriétés.

    Ultérieurement, advenant que les représentants soient confrontés à des normes plus sévères pour mieux protéger la population, nos territoires seront-ils parsemés d’immenses «no man’s land» freinant tout autre projet résidentiel, récréatif ou d’entreprise? Nos MRC et nos gouvernements seront-ils appauvris par d’innombrables poursuites judiciaires autant de la part des citoyens que de celle des promoteurs?

    Même si c’est en dehors de nos territoires, selon la base de données de l’écrivain économique américain Robert Bryce, il serait intelligent de se questionner sur les motifs qui ont poussé 400 régions des États-Unis à refuser des projets éoliens. D’autre part, le gros bon sens et plusieurs études récentes confirment que les propriétés subissent très souvent une forte baisse d’évaluation.

    Contrairement à la plupart des pays, le Québec possède des territoires nordiques très peu habités. Ces régions sont déjà avantageusement traversées par de puissantes lignes de transport de l’énergie. Deux spécialistes reconnus, Réal Reid et Bernard Saulnier, disent qu’on peut «stocker» plus de 900 TW d’énergie éolienne dans les réservoirs actuels d’Hydro-Québec, soit neuf fois plus que les 100 TW dont Québec prétend avoir besoin dans la prochaine décennie.

    Ça n’affaiblirait pas l’expertise d’Hydro-Québec, ça conserverait les profits pour le réseau public qui en a grandement besoin afin d’affronter les changements climatiques et ça n’envahirait pas les territoires occupés par les citoyens et l’agriculture. Détail important: ça laisserait du temps pour bien concevoir le projet de société auquel aspirent les Québécois.

    Plusieurs gouvernements dans l’histoire du Québec ont donné nos richesses naturelles telles que nos forêts, notre eau, nos mines, nos télécommunications, etc. Celui-ci veut présentement vendre notre vent, notre soleil et maintenant notre lithium. Le développement des éoliennes sous notre gouvernement semble totalement anarchique. Où est le sens de construire de façon aussi précipitée des éoliennes au beau milieu des régions habitées? A-t-on vraiment besoin de sacrifier l’essentiel pour accueillir des entreprises énergivores et opportunistes?

    En plus de leur accorder des subventions colossales, le gouvernement leur vend l’électricité à un prix beaucoup plus bas que le montant qu’il paie aux promoteurs privés d’éoliennes. Encourager les petites entreprises locales et l’agriculture serait plus structurant, stabilisant et productif tout en favorisant enfin nos régions et tout en se rapprochant un peu plus de notre nature humaine.

    Il faut réduire au maximum les routes de transport de l’énergie et protéger adéquatement notre infime 2 % de territoire agricole alors que la France en compte 45 %. Économiser l’énergie pour faire face aux changements climatiques est une priorité. Le «principe de précaution» pour la santé des Québécois s’impose.

    Le Québec a un grand territoire nordique qui lui permet de faire autrement. Est-ce qu’il lui manque seulement l’audace de se faire confiance et la volonté de protéger nos droits sur l’énergie et nos territoires? Nous ne voulons pas de ces immenses «no man’s land» où nous n’aurons plus de qualité de vie. Nous sommes d’abord riches de notre nature.

    Je vous invite à visiter l’excellent site «Pour un choix éclairé» de Nicolet-Yamaska. Vous y trouverez de nombreux liens vers les études scientifiques concernant le sujet ainsi que plusieurs vidéos dont l’entretien avec la spécialiste qui étudie les infrasons depuis plus de trente ans, Mariana Alves-Pereira. Il fait un bilan clair des développements en matière d’énergie pour tout le territoire québécois.

    Claude Rochon

    Lac-aux Sables

    MRC de Mékinac

    Cette lettre est paru également ici : https://www.lenouvelliste.ca/opinions/parole-aux-lecteurs/2024/04/27/sacrifier-notre-territoire-et-notre-sante-QWL5YUANLFB4LAEYSWHXJENJNI/

  • Jancovici : audition sur l’électricité au Sénat

    Jancovici : audition sur l’électricité au Sénat

    27/05/2024

    Électricité : audition de Jean-Marc Jancovici

    Audition de Jean-Marc Jancovici au Sénat par la commission d’enquête Électricité (Franck Montaugé / Vincent Delahaye) le 27 mai 2024


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  • À qui profite la privatisation de l’électricité – par l’IREC

    À qui profite la privatisation de l’électricité – par l’IREC

    4 février 2024

    Rencontre d’information citoyenne à Saint-Maurice

    Sont présent :

    • Robert Laplante, directeur général de l’IRÉC
    • Noel Fagoaga, directeur général de l’IRÉC

    Présentation de leur récente étude : La privatisation de l’énergie éolienne et l’impact sur la mission d’Hydro-Québec.

    Soirée organisée par : Pour un choix éclairé dans Nicolet Yamaska

    Réf.: https://youtu.be/RRESGJdQ6-M


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  • TES Canada: un projet clivant

    TES Canada: un projet clivant

    Gaston Rivard


    Je ne connais pas M. Thompson. Je ne connais rien de sa vie privée. L’homme m’est inconnu et si sa dignité est blessée, j’ose le croire sincère et peux comprendre sa démission. Par contre, il m’est impossible de rester indifférent à ses propos. Ceux-ci me sont adressés.

    Ils s’adressent, en fait, à tous ceux qui, honnêtement, refusent de voir une compagnie privée envahir leur territoire et le défigurer à tout jamais sous prétexte de participer au sauvetage de la planète alors que rien jusqu’à maintenant ne confirme les prétentions de TES Canada. Il est rare que l’entreprise privée fasse dans l’humanitaire, et il semble bien que ce soit encore le cas cette fois-ci.

    «Il n’y a plus de dialogue possible», nous dit M. Thompson.

    À ce que je sache, si le dialogue fut impossible, c’est parce que nous n’avons pas trouvé d’interlocuteur pour répondre à nos questions. Dès les premières séances des conseils, il était évident qu’on accordait peu de crédit à notre démarche. On nous demandait d’attendre patiemment que les choses suivent leur cours, que tout se déroulait comme prévu, que la CPTAQ veillait, que le BAPE viendrait et qu’enfin nous pourrions nous exprimer.

    Nous étions à leurs yeux les «30 citoyens qui pensent que les 1400 autres sont comme eux» selon M. Thompson. Il ne faut pas être un grand mathématicien pour comprendre que nous sommes plus que 30. Et un piètre statisticien pour croire que les 1400 autres accueillent unanimement ce projet comme un don du ciel.

    Que le «débat a pris un caractère irrationnel, déplorant l’impossibilité d’entretenir une discussion constructive avec les opposants». De discussions constructives, il est certes vrai qu’il n’y en a guère. Il faudrait toutefois connaître ce que M. Thompson entend par irrationalité pour déterminer qu’elle n’affecte qu’un camp, celui de l’opposition.

    Par contre, lorsqu’on ne donne aucune information sur un projet de cette envergure, et ce depuis quatre mois, cela n’est peut-être pas irrationnel, parce qu’il y a sans doute une raison à ce silence, mais si raison il y a, il est facile d’en conclure que ce silence est intentionnel.

    S’il est d’avis qu’aucune discussion n’est possible à propos des éoliennes et de TES Canada, j’imagine que ce constat et cette opinion ne datent pas d’hier. Une telle pensée, devrais-je dire un préjugé, peut-elle engendrer une attitude propice au dialogue? J’en doute fortement.

    Pour la création d’un parc éolien – et celui dont on parle est composé de 140 éoliennes industrielles de 200 mètres de haut – il est hautement recommandé, selon la documentation même du gouvernement, de freiner les ardeurs des promoteurs en se dotant de mesures préventives contraignantes afin de se donner le temps nécessaire à la compréhension du projet et de ses impacts sur le territoire et sa population.

    Et si M. Thompson «déplore néanmoins la stratégie de communication déployée par le promoteur, qui a rapidement amené les citoyens à se braquer», ce constat aurait dû conduire la MRC à justement se doter d’un RCI répondant aux recommandations du gouvernement afin d’obtenir le temps nécessaire à la réflexion sans subir la pression du promoteur. Il faut toujours agir en «amont du projet» selon la documentation gouvernementale afin de déterminer s’il est viable.

    «Ça nous prenait plus de précisions… On ne pouvait pas se prononcer sur des affaires qu’on ne connaissait pas. C’est ce qu’on disait aux citoyens: “laissez-nous le temps”… mais ils n’ont pas voulu nous laisser le temps.» Ce n’est pas à nous qu’il fallait demander ce temps M. Thompson, mais à TES Canada. Présentement, c’est lui qui impose sa cadence et cela est inacceptable. Il est urgent de lui enlever la possibilité d’engager des procédures irréversibles qui obligeraient la MRC et sa population.

    Ce temps permettrait aux élus de s’informer impartialement, non seulement auprès de TES Canada et des différents ministères, mais également auprès d’autorités compétentes n’ayant aucun lien de près ou de loin avec ces deux sources et, parallèlement à cette démarche, informer et travailler de concert avec la population.

    Quant aux «documents confidentiels » qu’on aurait mis «dans les mains de groupes contestaires », ils me sont inconnus. Ils n’ont sûrement pas beaucoup voyagé.

    « Et les médias sociaux, où chacun est réconforté dans ses croyances, et où les propos injurieux deviennent la norme, ne font rien pour arranger les choses. »

    Il faudrait quand même faire une distinction entre réseaux sociaux et recherche impartiale d’information. Nous ne nous nourrissons pas seulement de ces réseaux, mais je tiens à souligner que le site «Contre la privatisation du Vent et du Soleil dans Mékinac–Des Chenaux» initié par M. Dany Janvier a plus contribué à mettre en lumière la véritable nature du débat entourant le projet de TES Canada que ce qui a pu transpirer de quatre mois de présence assidue aux assemblées des conseils municipaux et régionaux.

    Nos élus ne peuvent ignorer l’ampleur de ce projet et les lourdes conséquences dont il est porteur, pourtant il n’en est guère question lors des assemblées. Ce n’est d’ailleurs peut-être pas l’endroit idéal pour réaliser cela, mais puisque nous n’avons eu droit à aucune rencontre d’information impartiale venant de leur initiative, rencontre polarisée par des intervenants issus de différents milieux et présentant le pour et le contre, il ne nous reste plus que les assemblées des conseils municipaux et régionaux pour nous exprimer.

    Nous voulons seulement que ce projet ne soit pas traité à la légère et que la population soit dans un premier temps véritablement informée, puis dans un deuxième temps consultée. Ce fut l’intention première des différentes rencontres organisées par les citoyens: pallier cette lacune.

    Pour ce qui est de son diagnostic médical: «Pour l’Institut national de santé publique, il y a le syndrome de pas dans ma cour, mais il y a aussi le syndrome de l’éolienne qui existe, qui est nouvelle et qui est un phénomène qui fait que les gens craignent certaines structures surtout de structures à 200 mètres de hauteur.»

    La facilité avec laquelle on diagnostique chez autrui le «syndrome de pas dans ma cour» est presque toujours corrélative de l’ignorance de ce qu’on met dans cette cour. J’aimerais que l’Institut national de la santé publique enquête sur le cas des gens qui ne s’interrogent pas, ou ne sont pas inquiets lorsqu’on impose une éolienne de 200 mètres dans leur cour.

    Je profite de cette tribune pour rappeler, comme l’affirme M. Yvon Bourassa, qui a agi comme préfet par intérim, que si les « élus municipaux vivent actuellement une période chargée et lourde émotionnellement » les citoyens sont dans le même cas.

    Gaston Rivard

    Saint-Adelphe

    Cette lettre est une réponse aux propos tenus par le maire démissionnaire d’Hérouxville et ex-préfet de la MRC de Mékinac.

    La lettre a paru également ici : https://www.lenouvelliste.ca/opinions/parole-aux-lecteurs/2024/04/20/tes-canada-un-projet-clivant-45XOQCSNUFBH7M7TTGUPSV5R2A/

  • Pascal Paradis sur la vente d’électricité entre entreprises privées

    Pascal Paradis sur la vente d’électricité entre entreprises privées

    18 avril 2024

    Le 17 avril 2024, lors de l’étude des crédits budgétaires, le Québec a reçu la confirmation qu’il n’y aurait pas de vente d’électricité entre entreprises privées sur son territoire.


    Voici une brève récension des sujets abordés concernant la production privée d’électricité.

    Aucun projet privé visant à produire de l’électricité et à la revendre d’une entreprise à une autre entreprise selon M. Fitzgibbon. Il n’est pas au courant.

    Une entreprise privé ne peut se servir des lignes d’Hydro Québec pour acheminer son électricité : c’est illégal

    Il serait illégal pour une entreprise privée de faire transiter son électricité par les lignes d’Hydro-Québec pour être vendu d’une entreprise à l’autre.

    Ce serait à Hydro-Québec de décider s’il achète le surplus d’électricité produit par TES Canada.

    Ce sera à Hydro-Québec de décider si est avantageux ou non d’acheter l’électricité à TES Canada.

    Il est toujours question dans le débat de production d’électricité sur un terrain privé.

    La distribution d’électricité est un monopole par la loi, à moins que la loi ne change elle demeurera un monopole.

    Il n’y a pas de ligne privée de transmission d’électricité au Québec, et il n’y en aura pas non plus selon le Ministre Fitzgibbon.

    La production privée d’électricité existe depuis René Lévesque qui la permet en 1994.

    Il n’y aura pas de ligne de transmission privée, donc il n’y aura jamais de projet d’autoproduction où la facilité de production est immédiatement adjacente à l’industrie qu’elle vise à alimenter? A MOINS QU’HYDRO QUÉBEC NE LE VEUILLE AUTREMENT de  répondre M. Fitzgibbon


    Découvrez en plus sur cet échange avec le PDG d’Hydro-Québec, Michael Sabia, et le ministre de l’Énergie, Pierre Fitzgibbon dans cette vidéo.

    Réf.: Pascal Paradis sur la vente d’électricité entre entreprises privées

  • Privatisation d’Hydro-Québec: un enjeu de dépossession

    Privatisation d’Hydro-Québec: un enjeu de dépossession

    17 avril 2024

    Responsable, stratégies de mobilisation, énergie et climat à la Fondation Rivières, Normand a étudié à l’Université McGill en gestion des ressources naturelles renouvelables et sciences de l’environnement, et a cofondé le Centre de ressources sur la non-violence.

    Il s’est spécialisé dans les questions de sécurité et les stratégies de mobilisation et de luttes citoyennes. Récemment, il a travaillé en faveur d’une politique de sécurisation de l’approvisionnement énergétique.

    Dans cet entretien, animé par Michel Jetté, Normand explique la soi-disant transition énergétique menée par la Coalition Avenir Québec. Privilégiant les grands projets industriels, François Legault et son super ministre de l’énergie, Pierre Fitzgibbon mettent en place des processus de privatisation de certains secteurs de l’énergie qui échapperont au contrôle d’Hydro-Québec et amèneront des pertes de revenus importantes pour cette institution publique. Est-ce que le Québec subit une autre vague de politiques néolibérales qui résultera en une dépossession de l’une de ses institutions publiques des plus névralgiques?

    Présentateur : Michel Jetté

    Production : CRNV et GMob

    Monteurs : Louise Sabourin et Michel Jetté

    Le Centre de ressources sur la non-violence (CRNV) est un organisme sans but lucratif fondé le en 1988. La raison sociale est d’entretenir et de développer un lieu de recherche, d’action et d’éducation sur les thèmes touchant la non-violence et les dossiers d’actualité que qu’il suit de près. Par son action, le Centre et ses membres veulent s’insérer dans la mobilisation mondiale actuelle et participer à la lutte pour une société plus juste et plus respectueuse des êtres humains et de l’environnement. Lien : http://nonviolence.ca

    GroupMobilisation (GMob) est un organe d’information/action indépendant ayant pour objectif d’appuyer des actions sociales concrètes et immédiates en ce qui concerne les défis actuels les plus urgents.

    La mission est double :

    1. Aller au-delà de l’information brute et souvent incomplète et biaisée que les médias corporatistes véhiculent, et exposer aux citoyens la mécanique des attaques qu’ils subissent tant au niveau social, environnemental et économique.
    2. Outiller les citoyens pour qu’ils participent à la réappropriation de leurs pouvoirs politiques: pouvoir de mettre en branle les changements sociaux nécessaires pour mieux défendre l’intérêt général. Lien : https://www.groupmobilisation.com

    Réf.: https://www.youtube.com/watch?v=dOBI3MJ-ahE


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  • Infoman : Mc Gilles sur les éoliennes de TES CANADA

    Infoman : Mc Gilles sur les éoliennes de TES CANADA

    Sortie 19 avril 2024

    Segment de Mc Gilles sur les éoliennes de TES CANADA diffusé le 19 avril 2024 dans INFOMAN,

    Tout est dit dans ces 5 minutes, simple et juste,

    Il faut vraiment ne pas vouloir écouter la science, la population, les experts et le bon sens pour ne pas comprendre.

    Même le Dg de TES CANADA, Eric Gauthier ne semble pas du tout convaincu de projet !!! TES CANADA,


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  • Chaque année, vous donnerez 13,39$ pour Northvolt… à perpétuité!

    Chaque année, vous donnerez 13,39$ pour Northvolt… à perpétuité!

    ÉMILIE LAURIN-DANSEREAU, JEAN-PIERRE FINET

    Il en coûtera en moyenne au minimum 13,39$ à chaque ménage québécois (riche ou pauvre), chaque année, pour subventionner l’électricité que consommera Northvolt tous les ans. À perpétuité. Si on prend en compte les coûts associés à la puissance, ce sera beaucoup plus. Cette subvention récurrente s’ajoute aux subventions gouvernementales qui pourraient dépasser 7 milliards de dollars. 

    À elle seule, Northvolt occasionnera un effet à la hausse de 0,96% sur la facture de la clientèle d’Hydro-Québec selon les données provisoires de la société d’État recueillies et colligées par l’analyste indépendant en énergie Jean-François Blain.

    En effet, l’usine de batteries devra s’alimenter à partir d’énergie post-patrimoniale. En présumant un coût d’approvisionnement à 10 cents le kilowattheure (kWh) et un prix de vente à 5 cents le kWh au tarif L pour la grande industrie, il en résulte un déficit de 5 cents par kWh qui devra être épongé par l’ensemble de la clientèle, incluant les clients à faibles revenus. Considérant une consommation annuelle de près de 3 milliards de kWh à elle seule, Northvolt nous coûtera donc très cher. Les 127 premiers millions de dollars de profits annuels de Northvolt proviendront donc de la clientèle d’Hydro-Québec. C’est le genre d’information qui serait publique s’il y avait une évaluation environnementale indépendante et des audiences publiques par le BAPE.

    Qui doit payer?

    La question se pose. Pour le ministre Fitzgibbon, l’usine de batteries Northvolt est un projet phare pour la transition énergétique et pour le développement économique. Pour lui, investir dans Northvolt et la filière batterie équivaut à créer de la richesse collective et à assurer la décarbonation de l’économie.

    Pourtant, rien n’est moins sûr. Nous n’avons aucune idée de la mesure dans laquelle cette usine de batteries réduira la consommation de pétrole au Québec. De même, nous ne savons toujours pas comment les retombées économiques hypothétiques futures de cette industrie compenseront les subventions initiales du gouvernement et les subventions tarifaires perpétuelles que nous lui accorderons collectivement. Pour l’instant, en l’absence d’études, la seule chose que l’on puisse conclure, c’est que ce sont, principalement, les ménages qui financent et créent la richesse pour l’industrie.

    Décarboner l’économie et promouvoir le développement économique, ce n’est pas la responsabilité des clients d’Hydro-Québec. La transition énergétique doit être financée par l’ensemble de la société et par les grands pollueurs.

    Choix énergétiques déterminants

    Le premier ministre demande aux Québécois de «changer d’attitude» envers des projets comme Northvolt. Alors qu’un ménage québécois sur 7 peine déjà à payer ses factures, financer des projets politiques à partir des factures d’électricité est sans contredit régressif. Il serait plus judicieux d’effectuer une planification intégrée des ressources énergétiques, de manière à s’assurer que la consommation de l’industrie ne se répercute pas sur la facture des consommateurs résidentiels d’électricité.

    L’utilisation des tarifs d’électricité pour financer la transition fait porter une proportion injuste des coûts de la transition sur les ménages les plus pauvres.

    Les choix que nous allons faire dans le domaine de l’énergie seront déterminants pour notre avenir commun. C’est pourquoi nous devons déterminer ensemble ce qu’il convient de faire de nos ressources énergétiques. La justice sociale et climatique doit être au cœur de la lutte contre les changements climatiques. Le moment est maintenant venu de mettre l’économie au service de l’amélioration des conditions de vie de tous et toutes.

    Émilie Laurin-Dansereau, conseillère budgétaire à l’Association coopérative d’économie familiale (ACEF) du Nord de Montréal

    Jean-Pierre Finet, analyste et porte-parole, Regroupement des organismes environnementaux en énergie

    La lettre a parue également ici : https://www.journaldemontreal.com/2024/03/16/chaque-annee-vous-donnerez-1339-pour-northvolt-a-perpetuite#:~:text=à%20perpétuité!,-Le%20gouvernement%20Legault&text=Il%20en%20coûtera%20en%20moyenne,consommera%20Northvolt%20tous%20les%20ans

  • La privatisation de l’énergie éolienne et l’impact sur la mission d’Hydro-Québec

    La privatisation de l’énergie éolienne et l’impact sur la mission d’Hydro-Québec

    4 mars 2024,  ÉnergieéolienHydro-Québecprivatisation

    Passer d’un bien marchand à un service public

    Des années 1930 à 1962, le Québec s’est engagé sur le chemin d’une maîtrise collective des infrastructures énergétiques privées, qui culmina avec la création d’Hydro-Québec et de la deuxième vague de nationalisation. Cette nouvelle entreprise publique deviendra non seulement un distributeur, mais aussi un producteur avec le grand chantier de l’hydroélectricité. Le service public de l’énergie est né. La nationalisation des infrastructures de production est advenue avec la renégociation des ententes avec les municipalités qui percevaient des revenus issus d’ententes avec les producteurs privés. Ces sources de revenus seront supprimées et une exemption de taxes municipales sera entérinée dans le cadre de la première loi en matière d’évaluation foncière du Québec. Dorénavant, l’exemption de taxes municipales s’applique à « l’ensemble des installations de production électrique », sans égards à l’identité de leur propriétaire.

    La création de la Régie de l’énergie

    Dans les années 1980, les surplus d’électricité mènent à l’adoption, en 1983, d’une loi permettant l’exportation de l’énergie. L’intégration au marché nord-américain à travers l’ALENA entraîne la création de la Régie de l’énergie (1996) et l’adaptation de la structure d’Hydro-Québec au marché dérégulé américain. C’est la création de trois services distincts : la gestion des lignes de transport à TransÉnergie (HQT), la construction et la gestion des infrastructures de production (HQP) et les services de distribution (HQD).

    Hydro-Québec et la Régie l’énergie refusent la filière éolienne

    En 1997, la stratégie énergétique du gouvernement de l’époque identifie la production éolienne comme la voie d’énergie renouvelable d’avenir. Après consultation, la Régie se prononce défavorablement considérant que les coûts élevés vont affecter négativement les clients d’Hydro-Québec et qu’une politique de développement régional portée par le développement de l’énergie éolienne ne doit pas être supportée par les clients d’Hydro-Québec. Le PDG d’Hydro-Québec de l’époque emboîte alors le pas à la Régie en s’opposant au développement de la filière.

    Le gouvernement reprend la main : l’énergie patrimoniale

    En réponse à cette opposition et voulant se conformer à la libéralisation du marché de l’électricité nord-américain, le gouvernement commande un rapport à la firme Merrill Lynch dont le scénario proposant la création d’un bloc d’électricité patrimonial sera retenu. En séparant ainsi les choses au sein de la société d’État, le caractère public de l’énergie au Québec est directement attaqué : en sous-main, c’est la voie qui, une première fois, remet en cause la mission publique d’Hydro-Québec et les choix de société ayant mené à la nationalisation de l’énergie. Cette voie permettra la privatisation de la production énergétique au Québec.

    L’énergie postpatrimoniale : la privatisation de la production énergétique

    L’énergie patrimoniale consiste en un bloc de 165 TWh au prix de vente de 2,79 ¢/kWh visant à garantir aux abonnés la fourniture d’une électricité à bas prix, sacralisant l’héritage de la nationalisation par l’application du décret 1277-2001 du 24 octobre 2001. Dorénavant, la demande en électricité qui excédera le volume du bloc patrimonial devra être satisfaite par un approvisionnement postpatrimonial. Les différents appels d’offre éolien, de biomasse ou de petite hydraulique permettront de répondre à une demande grandissante qui dépassera le volume du bloc patrimonial dès 2005. C’est le développement par appel d’offres tel qu’on le connaît maintenant. Chaque appel d’offres est le fruit d’un décret ministériel qui identifie certains types de production énergétique et les volumes associés. Cela permettra à l’éolien de contribuer à 77 % de l’énergie postpatrimoniale au Québec en 2023.

    Les coûts d’acquisition et d’intégration de l’énergie éolienne

    Depuis 2006 et la mise en service des centrales éoliennes, l’acquisition d’énergie éolienne entraîne une hausse des coûts pour la clientèle d’Hydro-Québec. Ainsi le prix contractuel moyen de l’énergie éolienne en 2023 est de 9,58 ¢/kWh. Cela correspond à 9,98 G$ de coût contractuel d’acquisition de l’énergie éolienne. Le coût réel, comprenant la surproduction, est évalué à 11,18 G$ en 2023 et 22,2 G$ à l’horizon 2035. Afin d’intégrer l’énergie éolienne à son réseau, un service d’intégration éolien est fourni par Hydro-Québec Production, ce qui implique un coût additionnel pour Hydro-Québec équivalent à 1 G$ soit 0,98 ¢/kWh additionnel. En plus d’entraîner une perte de maîtrise de l’énergie, la privatisation d’Hydro-Québec entraîne des coûts importants pour la société québécoise.

    La priorisation du postpatrimonial : le coût du développement par décret.

    Le développement de la filière éolienne, qui se fait par décret, implique que les choix ne se sont pas faits sur la base d’une planification énergétique intégrée, mais des besoins des acteurs au centre du développement de la filière. En 2013, la mise en service de la majorité des parcs éoliens alerte la clientèle et les intervenants à la Régie qui veulent préserver la priorité à l’énergie patrimoniale. Une décision de celle-ci et une modification législative valideront le principe de priorité à l’énergie postpatrimoniale. Cela entraîne un coût assumé par la clientèle qui atteint 6,09 G$ attribuable au manque dans la planification intégrée des approvisionnements énergétiques. Cette énergie patrimoniale excédentaire, disponible à bas coût, n’a par ailleurs pas permis à Hydro-Québec de profiter d’un marché nord-américain inondé par l’énergie bon marché provenant du gaz de schiste. Si la fin des surplus et de cette « spirale de la mort » va entraîner la fin de ces surcoûts, il doit nous rappeler l’impact que peut avoir une gestion politique de l’approvisionnement énergétique.

    Des profits substantiels pour les promoteurs éoliens

    Le principal argument utilisé par les différents gouvernements qui se succèdent depuis 25 ans est celui de l’impact de cette filière sur le développement régional. On peut y voir un rattrapage de l’exemption des taxes municipales mise en œuvre à l’époque de la nationalisation. Mais en évaluant les marges bénéficiaires, des questions se posent concernant les intérêts poursuivis par cette privatisation de la production éolienne. En effet, de 2006 à 2023, les marges bénéficiaires de la filière éolienne au Québec se situent entre 0,90 G$ et 1,68 G$. À l’horizon 2035, cela correspond à des marges comprises entre 1,79 G$ et 3,34 G$.

    Une alternative pour les municipalités et Hydro-Québec

    Si certaines municipalités et MRC ont pu capter une partie de cette marge par un partage de la rente éolienne, la question se pose : qui sont les réels bénéficiaires de cette privatisation ? En prenant une répartition 50-50 entre Hydro-Québec et le milieu municipal d’une telle filière développée par Hydro-Québec, les revenus pour chaque partie en 2023 auraient pu être compris entre 450 et 840 M$ cumulés en 2023 et devraient atteindre entre 910 M$ et 1,70 G$ à l’horizon 2035. Il est donc nécessaire de questionner, aussi bien sur le plan économique que politique, le principe de la privatisation de la production énergétique afin de pouvoir mieux capter et répartir les revenus issus d’une telle filière et répondre de manière plus adaptée aux besoins de la clientèle d’Hydro-Québec.

    Le texte qui précède est le résumé du document complet : https://irec.quebec/ressources/publications/20240314-La-privatisation-de-lenergie-eolienne-et-limpact-sur-la-mission-dHydro-Quebec-VFfinale.pdf  )

    Cet article est paru ici le 14 mars 2024 ici: https://irec.quebec/publications/rapports-de-recherche/la-privatisation-de-lenergie-eolienne-et-limpact-sur-la-mission-dhydro-quebec

  • Quelle place à la production privée et la vente libre d’électricité dans la transition au Québec ?

    Quelle place à la production privée et la vente libre d’électricité dans la transition au Québec ?

    MARS 13, 2024

    Ce webinaire, coorganisé par l’Institut des sciences de l’environnement de l’UQAM et la Chaire de gestion du secteur de l’énergie de HEC Montréal, propose un échange entre différents experts pour faire le bilan de la situation et explorer des pistes qui pourraient mener vers un terrain commun pour avancer l’avenir énergétique du Québec.

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  • Certains élus font aussi de l’intimidation

    Certains élus font aussi de l’intimidation

    Michel Veilleux

    L’auteur est conseiller municipal à Sainte-Monique.

    Le matin du jeudi 29 février 2024, Mme Geneviève Dubois, mairesse de Nicolet, préfète de la MRC Nicolet-Yamaska et deuxième vice-présidente de l’UMQ, a donné une entrevue à la radio de Radio-Canada. L’entrevue faisait suite à l’annonce par le gouvernement du Québec d’une enveloppe de 2 millions $ pour le soutien psychologique aux élus municipaux vu l’intimidation dont certains de ces derniers se plaignent.

    Mme la préfète en profite pour parler du dossier éolien et ajouter: «…Moi j’ai terminé mon année 2023 avec le RCI à la MRC, avec un Garda dans la salle, la SQ, un plan d’évacuation d’urgence et je me suis fait suivre jusque chez moi. Moi je m’excuse là, mais je n’ai pas signé pour ça en politique municipale. Ça c’est aussi la réalité…»

    Il faut prendre soin d’éviter les amalgames inappropriés ici. Ayant assisté à toutes les séances du Conseil des maires depuis mai 2023 (sauf celle de juin 2023 où des élus présents me confirment que les citoyens se sont comportés avec civilité), je peux attester qu’aucun citoyen n’a tenu de propos menaçants à l’endroit de Mme la préfète ou d’un autre maire lors de ces séances. Tout au plus, un citoyen a parlé un peu fort à la séance de mai 2023, et peut-être les maires ont-ils été affublés à de rares occasions d’épithètes peu flatteurs, mais les séances se sont déroulées avec civilité de la part des citoyens et surtout sans aucune violence.

    Également, à ma connaissance, les représentants des forces de l’ordre n’ont jamais eu à intervenir, autant durant les séances du Conseil des maires, que lors des manifestations pacifiques du comité citoyen.

    «Si des citoyens peuvent s’en être pris à Mme la préfète sur Facebook ou ailleurs, ou bien l’avoir suivie, ce n’est pas acceptable et je le déplore. Toutefois, la grande mobilisation citoyenne dans le dossier éolien dont témoigne Mme la préfète ne devrait en aucun cas être liée aux actions douteuses de certains individus.»

    Ce qui peut aussi avoir inquiété Mme la préfète, c’est la présence de 200 à 300 citoyens mécontents de son travail à trois de ces séances du Conseil des maires, dont celle de novembre lors de l’adoption du règlement de contrôle intérimaire (RCI). Si j’étais à la place de Mme la préfète, je me poserais la question quant à la présence de tant de citoyens. La réponse réside tout simplement dans le manque de démocratie à la MRC, laquelle, pour ne donner que cet exemple, esquive les référendums.

    Pour l’essentiel, il faut se rappeler que :

    1. la MRC a annoncé au printemps 2023 que non seulement elle n’imposerait pas de RCI, mais que chaque municipalité pourrait adopter son propre règlement sur les éoliennes, ceci permettant aux citoyens d’exiger la tenue d’un référendum, dont le résultat lierait la Municipalité.
    2. Des pétitions ont été signées cet été dans neuf municipalités. Dans chacune des six municipalités où les pétitions ont été complétées, la majorité des citoyens s’opposaient aux éoliennes. Dans les trois autres municipalités, les pétitions n’ont pas été complétées vu le retrait des promoteurs, mais la majorité des citoyens visités signaient contre les éoliennes. La MRC et la plupart des municipalités ont ignoré les pétitions.
    3. À l’automne, on apprend que la MRC se propose d’adopter un RCI sur les éoliennes, lequel règlement favorisera l’implantation des éoliennes. Or, la Loi ne permet pas aux citoyens concernés d’exiger un référendum pour un RCI. Le problème ici est que la plupart des conseils municipaux étant favorables à l’implantation d’éoliennes malgré l’avis contraire des populations concernées, ils ne voudront pas adopter leur propre règlement et appliqueront le RCI, de sorte que les citoyens concernés ne disposent d’aucun moyen pour s’opposer.
    4. Pourquoi la Loi ne permet pas aux citoyens concernés d’exiger un référendum dans le cas d’un RCI? C’est simplement parce que la Loi prévoit que la finalité d’un RCI est d’interdire. Si l’on prend l’exemple d’une compagnie qui arrive dans une MRC avec un mauvais projet, la MRC peut alors bloquer le projet rapidement avec un RCI sans avoir à passer par un référendum. Donc, ici, la MRC de Nicolet-Yamaska a détourné la finalité du RCI afin de dérouler le tapis rouge à l’implantation d’éoliennes.

    Sachant très bien que les élus souhaitant l’implantation d’éoliennes dans leur municipalité perdraient leur référendum, la MRC de Nicolet-Yamaska a réussi à contourner la démocratie au moyen du RCI adopté en novembre 2023. Voilà pourquoi les citoyens se sont présentés en grand nombre au Conseil des maires de novembre 2023, ce qui a pu inquiéter Mme la préfète.

    Maintenant, c’est bien beau accuser les citoyens d’intimidation, mais il faut savoir que beaucoup d’intimidateurs sont des élus. Étant moi-même conseiller municipal depuis six ans, la seule fois où j’ai été victime d’intimidation l’a été de la part d’un élu d’une autre municipalité favorable aux éoliennes. Par ailleurs, les exemples impliquant d’autres élus intimidateurs foisonnent.

    Michel Veilleux

    Conseiller municipal à Sainte-Monique

    Cette lettre est parue également ici : https://www.lenouvelliste.ca/opinions/parole-aux-lecteurs/2024/03/08/certains-elus-font-aussi-de-lintimidation-ZIRKKYDX65CTTLRLKVXUD7JFHI/

  • Rencontre d’information citoyenne à Saint-Maurice

    Rencontre d’information citoyenne à Saint-Maurice

    4 février 2024

    Rencontre d’information citoyenne à Saint-Maurice

    Sont présent :

    • Richard Langelier
    • Jacques Rousseau
    • Claude Charron
    • Rachel Falhman
    • Martine Ouellet

    Réf.: https://www.youtube.com/watch?v=OhWZFN47zzo


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  • Hydrogène et privatisation de l’électricité dans le cadre du projet de TES Canada

    Hydrogène et privatisation de l’électricité dans le cadre du projet de TES Canada

    10 juil. 2023

    Bruno Detuncq et Jean-Pierre Finet abordent respectivement la question de la production d’hydrogène et la privatisation de l’électricité.

    L’Hydrogène produit par TES Canada sera-t-il aussi vert qu’il le prétend?

    Réf. : https://youtu.be/I3FzXUTP-xE


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  • La semaine verte | L’énergie renouvelable, à quel prix?

    La semaine verte | L’énergie renouvelable, à quel prix?

    20 novembre 2023

    Le sud de l’Ontario compte parmi les plus grands parcs éoliens au pays. Si cette énergie renouvelable semble une solution pour répondre à la demande sans cesse croissante en électricité, cela ne se fait pas sans heurts.

    journaliste-réalisateur : Benoît Livernoche

    Réf.: https://www.youtube.com/watch?v=T1qXicvGRwc


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  • La sobriété : idée ancienne, nécessitée moderne

    La sobriété : idée ancienne, nécessitée moderne

    17 novembre 2023

    Présenté par Pour un choix éclairé dans Nicolet-Yamaska

    Conférence de Bruno Detuncq intitulée : « La sobriété : idée ancienne, nécessitée moderne ».

    Cinquième conférence du colloque « Une terre nourricière à protéger : vers une transition énergétique éclairée » qui a eu lieu le 28 octobre à Saint-Léonard-d’Aston.

    RÉSUMÉ

    Sobriété chez les anciens comme philosophie de vie et sobriété chez les modernes plus complexe. Différence entre sobriété et efficacité énergétique. Buts de la sobriété énergétique et plus largement de la sobriété matérielle. Croissance de la population mondiale. Croissance de la consommation par personne et globale. Les limites de la croissance imposées par la nature. Sobriété pour tous, citoyens et corporations. Sobriété et justice énergétique. La sobriété dans le dernier rapport du GIEC. Les groupes qui travaillent sur la sobriété de par le monde.

    NOTRE CONFÉRENCIER :

    Bruno Detuncq Professeur à la retraite de l’École Polytechnique de Montréal. Spécialiste en thermodynamique, combustion et mesures expérimentales. En 1995, il a conçu et mis en place un nouveau cours intitulé « Combustion et pollution atmosphérique » qu’il a donné jusqu’à sa retraite. Membre du comité citoyen Mobilisation Environnement Ahuntsic-Cartierville (MEAC) et membre du coco du Regroupement vigilance hydrocarbures Québec (RVHQ). La dernière interview qu’il a offerte au journal Le Devoir s’intitule Ode à la sobriété énergétique.

    OBJECTIF DU COLLOQUE

    De quelle manière est-il le plus efficace et stratégique, en visant un développement durable, d’impliquer nos régions rurales et agricoles dans la transition énergétique et écologique?

    Ce colloque citoyen souhaite répondre à la demande formulée par les citoyens de la MRC de Nicolet-Yamaska d’être collectivement informés par des experts indépendants sans conflits d’intérêts en lien avec les projets éoliens récemment et prochainement offerts à nos municipalités.

    Nous souhaitons explorer les options qui s’offrent à notre région en matière de transition énergétique en gardant comme objectif de prioriser la vocation de notre MRC: une terre nourricière.

    Cette journée a pour but de susciter une réflexion collective et d’encourager les citoyens et les élus à s’impliquer dans ce débat actuel important. Nous souhaitons répondre à la question suivante: De quelle manière est-il le plus efficace et stratégique, en visant un développement durable, d’impliquer nos régions rurales et agricoles dans la transition énergétique et écologique?

    Ce colloque est aussi une manière de:

    • Soutenir et promouvoir la participation citoyenne au débat social en matière de développement énergétique au Québec et du développement de la filière éolienne en milieu agricole;

    • Repérer quelques pistes d’actions concrètes qui pourraient être mises en place au niveau local, par la participation et la collaboration des citoyens et des élus.

    Réf.: https://www.youtube.com/watch?v=ftz-BDbEAN4


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  • POUR EN FINIR AVEC LES ÉOLIENNES : À QUI PROFITE LE CRIME ? – PARTIE 2)

    POUR EN FINIR AVEC LES ÉOLIENNES : À QUI PROFITE LE CRIME ? – PARTIE 2)

    10 juil. 2023

    Interviews & présentation  : Tatiana Ventôse Écriture  : Tommy Lasserre Montage  : Yohann Delozier

    Remarque de Toujours Maîtres chez nous : Les éoliennes dont il est question dans ce reportage sont beaucoup plus petites que celles prévues dans le cadre de TES Canada.

    Réf. : https://youtu.be/NbDjt8w7nzE


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  • POUR EN FINIR AVEC LES ÉOLIENNES : DES PROMESSES AUX RÉALITÉS – PARTIE 1 (DOCUMENTAIRE )

    POUR EN FINIR AVEC LES ÉOLIENNES : DES PROMESSES AUX RÉALITÉS – PARTIE 1 (DOCUMENTAIRE )

    10 juil. 2023

    Interviews & présentation  : Tatiana Ventôse Écriture  : Tommy Lasserre Montage  : Yohann Delozier

    Remarque de Toujours Maîtres chez nous : Les éoliennes dont il est question dans ce reportage sont beaucoup plus petites que celles prévues dans le cadre de TES Canada.

    Réf. : https://www.youtube.com/watch?v=sJJY2e9qGoE


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  • Non à l’éolien industriel en milieu habité

    Non à l’éolien industriel en milieu habité

    Mon nom est Claude Charron, j’habite à Saint-Ferdinand, Centre-du-Québec, au milieu d’une centrale industrielle d’énergie éolienne qui n’est ni un parc ni un jardin.

    Je suis entouré de 19 éoliennes éloignées de 1 à 4 km sur les 50 éoliennes dispersées sur le territoire. Ces structures de 450 pieds de hauteur qui bougent et émettent des bruits lorsqu’il vente ont remplacé les paysages patrimoniaux familiers et exceptionnels que les gens trouvaient beaux.

    Au cours des siècles, le milieu rural québécois a connu plusieurs transitions et, plus récemment, dans le but de contrer diverses agressions sur le garde-manger des Québécois et de concilier les divers conflits d’usage, plusieurs propositions légales ont été adoptées en tout ou en partie. La loi sur la Protection du territoire agricole, le rapport Pronovost, la Politique nationale de la ruralité et les schémas d’aménagement ont fait en sorte qu’une relative harmonie s’est installée permettant une occupation saine du territoire. Un vivre-ensemble qui demeure à ce jour une réalisation remarquable. Chaque municipalité rurale, en visitant leur site, vante la beauté de ses paysages, l’importance de son patrimoine bâti, le dynamisme de ses citoyens et la qualité de vie de son milieu.

    Dans de telles conditions, l’annonce d’un éventuel projet d’éoliennes industrielles en milieu rural a souvent l’effet d’une bombe quant à la mesure de l’agression. La division sociale s’installe rapidement alors que les promoteurs, forts de leurs contrats avec les propriétaires terriens, mettent de la pression sur les élus pour adopter rapidement des règlements calqués sur les besoins de leurs projets. Les camps se dressent, deux systèmes de valeurs s’affrontent : garnir les coffres de la municipalité ou sauver le patrimoine et la qualité de vie. La polarisation fait son œuvre; fini l’entraide légendaire entre voisins, des amitiés sont brisées, des familles déchirées, les élus pris à partie, même dans la cour d’école les enfants s’affrontent.

    Il y a une quinzaine d’années, plusieurs projets éoliens, rencontrant une forte opposition, ont été abandonnés (Côte-Nord, Bas-Saint-Laurent, Montérégie). Plusieurs autres malheureusement ont été enfoncés dans la gorge des citoyens. (Érable, Les Moulins Massif du Sud, Baie-des-Sables, etc.)

    Après une relative accalmie, voilà que le gouvernement caquiste, lorsque dans l’opposition en 2014 demandait la fin de « l’aventure éolienne », fait un virage à 180 degrés et fonce tête première dans les mêmes ornières que ses prédécesseurs. Le Québec a besoin d’énergie propre, il faut faire vite. Vite, mais pas nécessairement mieux.

    Les projets proposés pour le Centre-du-Québec, dont le projet de Boralex dans la MRC d’Arthabaska, comprennent des éoliennes d’une puissance de 4MW à 6MW avec une hauteur minimale de 650 pieds. Des dizaines de structures plus hautes que la Place Ville-Marie à Montréal et plus de 6 fois la hauteur du clocher du village. Une présence écrasante, une cicatrice dans le paysage qui change radicalement le cadre de vie des citoyens.

    Toute personne résidant à moins de 2 km ne peut échapper aux bruits des éoliennes, une nuisance sonore reconnue par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Celle-ci définit la santé comme un état de bien-être physique, mental et social. Dans ce contexte, « force est d’admettre que le syndrome des éoliennes, peu importent les symptômes, traduit une souffrance existentielle, voire une détresse psychologique, bref une atteinte de la qualité de vie qui, toutefois, ne concerne qu’une partie des riverains », conclut l’Académie Nationale de Médecine.

    La nuit, certains riverains, dont je suis, peinent à dormir à cause du bruit des éoliennes : fermer les fenêtres, dormir au sous-sol, bruit blanc, on trouve des trucs pour atténuer, mais impossible de s’habituer.

    Si les humains sont affectés à divers degrés, les animaux, très sensibles à toute perturbation de leur environnement, sont aussi incommodés par les bruits et infrasons; plusieurs cas de lactation et de gestation déficientes ont été rapportés chez les animaux d’élevage.

    Une autre source de stress qui s’ajoute aux impacts psychosociaux concerne le patrimoine familial. Dès l’annonce d’un projet éolien, votre résidence perd de la valeur. Qui voudrait habiter au milieu de dizaines d’éoliennes industrielles? J’ai investi 30 000 $ au cours des trois dernières années sur ma résidence et pourtant j’ai été dévalué de 5%, je ne suis pas le seul, alors que la hausse moyenne de la valeur des propriétés à Saint-Ferdinand a été de 25%, faites le calcul, 30% de moins que la moyenne générale. Si vous avez la chance de vendre votre maison, assurez-vous d’y inclure une clause éolienne empêchant l’acheteur de vous poursuivre pour les impacts et les bruits des éoliennes. Lors des audiences du BAPE, nous avons demandé au promoteur s’il était prêt à signer une clause compensatoire plus 10% pour toute dévaluation des propriétés comme cela est obligatoire au Danemark; il a refusé.

    Affirmer que les éoliennes feront partie du patrimoine paysager et vont attirer des touristes relève de la supercherie. Le patrimoine paysager, historique, traditionnel et culturel, familier aux citoyens disparaît sous les éoliennes. Les curieux partent au bout d’une heure pendant que les vrais touristes recherchent des endroits où il n’y a pas d’éoliennes, des endroits préservés et naturels où ils pourront se ressourcer.

    Le promoteur Boralex se vantait d’avoir érigé ses éoliennes du projet de la Seigneurie de Beaupré loin des résidences. Qu’en est-il avec son projet dans Arthabaska? Ses actionnaires ont-ils pris plus d’importance que la qualité de vie et le bien-être des citoyens? Pour l’instant Kingsey Falls, fief de Boralex, échappe aux éoliennes. Ses observateurs étaient ici dans L’Érable pendant les audiences du BAPE en pleine crise sociale. N’ont-ils rien appris?

    Je comprends que le gouvernement, Hydro-Québec et les promoteurs veulent sauver de l’argent, que les MRC, les municipalités et certains propriétaires terriens veulent garnir leur cagnotte. Il est ironique cependant de constater que nos décideurs, dont les élus de Victoriaville, berceau du développement durable, bafouent allègrement le premier principe de la loi sur le développement durable (Projet de loi no 118, 2006 chapitre 3) :

    « les personnes, la protection de leur santé et l’amélioration de leur qualité de vie sont au centre des préoccupations relatives au développement durable. Les personnes ont droit à une vie saine et productive en harmonie avec la nature ».

    Les principes de prévention, de précaution et de protection du patrimoine culturel, dont font partie les paysages, ne sont pas en reste. Devant l’appât du gain, plus aucun principe ne tient.

    Les endroits au Québec où l’on peut cultiver de la nourriture et en même temps y résider, pas trop loin des services, sont précieux et recherchés et méritent d’être protégés. Plusieurs projets éoliens sont déjà implantés en territoire non organisé ou inhabité et n’ont suscité que très peu de controverse. Le Québec regorge d’endroits ou les gisements éoliens sont supérieurs en efficacité en plus d’être loin des habitations. En concentrant les éoliennes au lieu de les disperser, et avec un facteur d’utilisation supérieur, on pourrait compenser largement pour l’éloignement. Il sera toujours temps de redonner les profits aux communautés.

    La multinationale Siemens avait proposé en 2005 un projet de 4,5 G $ pour fournir 3000 MW d’énergie éolienne à partir de la Baie-James et de la Manicouagan à un coût de 6 cennes/kWh, en plus d’installer au Saguenay son usine pour l’Amérique du Nord et inclure les turbiniers québécois. Le facteur d’utilisation à ces endroits est de 35% contrairement à 20-25% pour le Centre-du-Québec. On connaît la suite, Hydro-Québec va en appel d’offres pour 2000 MW à un coût moyen de 10.5 cennes/kWh et reconnaît en 2016 qu’il subira une perte de 23 milliards $ jusqu’en 2042 ( en sus des  2,7 milliards $ pour le branchement des éoliennes, les sous-stations et les nouvelles lignes).

    L’implantation de la filière éolienne au Québec fut aussi chaotique qu’insensée, le plus étonnant est que l’on continue dans cette voie. En agissant ainsi, nos décideurs font très mauvaise presse à l’éolien et nuisent dangereusement à sa pérennité. Après 25 ans de controverse, il est temps de grandir et de redonner à l’éolien la place qui lui revient, c’est-à-dire pas en milieu habité comme d’autres pays l’ont compris (Allemagne, Angleterre, Danemark, etc.). Il est temps de mettre à profit le savoir des commissaires du Bureau des Audiences publiques (BAPE) qui, en 1997 pour le projet Le Nordais, recommandaient que « le premier parc éolien québécois ne devrait pas être implanté en milieu habité » (rapport du BAPE no 109) et en 2010 pour le projet de L’Érable concluaient que « le territoire est habité de façon extensive ce qui ne permet pas d’éloigner suffisamment les éoliennes des routes et des habitations » (rapport du BAPE no 267).

    Il n’est pas trop tard pour redresser la situation à la faveur de l’éolien, les élus doivent abandonner ces projets diviseurs et revenir à l’essentiel, la communauté n’en sera pas plus pauvre, bien au contraire. La vraie richesse, les citoyens des villages ruraux la possèdent déjà : qualité de vie, quiétude, paysages, dynamisme et vivre ensemble. Pourquoi refaire le pavage si personne n’y circule ou améliorer le parc du village si les gens ne se parlent plus. Les gens avant l’argent.

    Lettre ouverte de Claude Charron, riverain du projet éolien de l’Érable

    A paru également ici le 29 mai 2023, 20 h: Réf. : https://www.lanouvelle.net/actualites/opinion-non-a-leolien-industriel-en-milieu-habite/#:~:text=Dans%20ce%20contexte%2C%20«%20force%20est,l%27Académie%20Nationale%20de%20Médecine.

  • Guillaume Pitron une transition énergétique pas si verte

    Guillaume Pitron une transition énergétique pas si verte

    26 novembre 2022

    Extrait de la conférence de Guillaume Pitron à HEC sur la face cachée des énergies vertes. Un bon condensé de ce que l’on ne veut pas voir et des récits mensongés que l’on se raconte pour avoir bonne conscience et se rassurer.

    Vous trouverez sur Internet plusieurs vidéos de Guillaume Pitron.

    Guillaume Pitron, né le 2 octobre 1980 à Paris, est un journaliste français, spécialiste de la géopolitique des matières premières, auteur, réalisateur de documentaires et chercheur associé à l’Institut de relations internationales et stratégiques.

    Réf.: https://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_Pitron

    Réf. de la vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=rEFhdYNOcFA


    quelques vidéos de Guillaume Pitron

    L’enfumage de la transition écologique ? Guillaume Pitron

    IA et transition écologique : les liaisons dangereuses ? Guillaume Pitron

    Liste des vidéos de Guillaume Pitron

    La face cachée des énergies vertes (7 décembre 2020, Entrevue avec Guillaume Pitron au sujet de son film « La face cachée des énergies vertes »)

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  • Aurore Stéphant – L’effondrement : le point critique

    Aurore Stéphant – L’effondrement : le point critique

    25 janv 2022

    Thinkerview

    Ingénieure géologue minier, spécialisée dans les risques environnementaux et sanitaires des filières minérales.

    Réf.: https://www.youtube.com/watch?v=xx3PsG2mr-Y


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