Auteur/autrice : Gaston

  • Projet Mauricie: un rappel à la réalité (Johanne Whitmore et Paul Martin)

    Projet Mauricie: un rappel à la réalité (Johanne Whitmore et Paul Martin)

    Johanne Withmore et Paul Martin

    21 avril 2026

    Les auteurs sont Johanne Whitmore, chercheuse principale, chaire de gestion du secteur de l’énergie, HEC Montréal, et Paul Martin, ingénieur en chimie de procédés industriels – hydrogène et gaz de synthèse, Hydrogen Science Coalition.

    Cette lettre est parue dans Le Nouvelliste du 2026-04-21. : https://www.lenouvelliste.ca/opinions/point-de-vue/2026/04/21/projet-mauricie-un-rappel-a-la-realite-JKY5SAUGVNAS3OC46Q5BYHYJLQ/

    En résumé, voici les arguments des deux auteurs.

    • Le projet d’hydrogène TES Mauricie est présenté comme essentiel à la décarbonation, mais ses réductions de GES ont été revues à la baisse (≈720 000 tonnes) et reposent sur des hypothèses.
    • La majorité des réductions dépend d’éléments externes incertains (ex. adoption de camions à hydrogène, infrastructures de ravitaillement), ce qui rend les bénéfices climatiques spéculatifs.
    • Une grande part du projet repose sur le remplacement du diesel dans le transport lourd, un secteur où la technologie hydrogène est encore peu développée et coûteuse.
    • L’entente entre TES et la MRC de Mékinac exclut justement ces éléments clés de l’analyse, ce qui limite l’évaluation réelle du projet.
    • L’hydrogène serait utilisé pour des usages jugés non prioritaires (comme le e-gaz ou le transport), plutôt que dans des secteurs où il est plus pertinent.
    • Les pertes d’énergie dans la chaîne hydrogène (production → transformation → usage) réduisent fortement son efficacité globale.
    • Les auteurs soutiennent que les 150 MW d’électricité pourraient être mieux utilisés ailleurs (chauffage, industrie existante) pour réduire plus rapidement et efficacement les GES.
    • Le projet manque de transparence, notamment sur ses hypothèses économiques et son modèle d’affaires.

    Conclusion : une évaluation indépendante, complète et transparente est nécessaire avant de considérer ce projet comme une solution crédible pour le climat.

    (Nous vous encourageons à vous abonner au Nouvelliste pour lire cette lettre au complet)

  • GUIDE D’ACCÈS AUX DOSSIERS DE LA CPTAQ

    GUIDE D’ACCÈS AUX DOSSIERS DE LA CPTAQ

    Pour avoir accès aux dossiers des demandes faites par TES Canada pour l’utilisation autre qu’agricole de certains lots, rendez-vous sur le site de la CPTAQ à l’adresse suivante : https://www.cptaq.gouv.qc.ca

    Cliquez sur « Rechercher un dossier »

    Rechercher un dossier 

    Vous atteindrez la page suivante : Rechercher un dossier

    Inscrivez dans la case Numéro de dossier, celui de la municipalité désirée. Cliquez sur la loupe ou enfoncez tout simplement la touche Enter après l’inscription du numéro.

    Rechercher un dossier 

    Voici les numéros de dossier par municipalité :

    • Ste-Thècle      451931
    • Hérouxville     451932
    • St-Adelphe      451933
    • St-Tite             451934
    • St-Sévérin       451936
    • St-Narcisse     452949 et 451935

    Puis cliquez sur le bouton Consulter

    Consulter un dossier

    Vous serez redirigé vers la page de la demande d’autorisation du numéro de dossier recherché.

    Cette page présente une description de la demande et des « Types d’autorisations » demandées.

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    Une fois sur la page de Déméter, cliquez sur le numéro de dossier. Le même numéro peut être inscrit plusieurs fois dans le bandeau de gauche. Chaque numéro peut faire référence à une zone différente sur la carte.

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    Vous pouvez afficher certains détails sur la carte via le bouton « Filtrer la liste des couches »    

    Pour afficher les frontières de la municipalité cliquez sur l’œil au bout de l’option « Plan et description technique de la zone agricole »  

    Options de la carte

    Bouton de mesure des distances

    Pour obtenir la distance entre 2 points sur la carte, activez cette option en cliquant sur le bouton « Unités  automatiques » dans le bandeau de gauche. Puis cliquez sur la carte aux 2 points désirés pour connaître la distance qui les sépare.


    Vous croyez que l’autorisation de cette demande peut impacter votre entreprise ou plus globalement votre milieu, faites part de vos appréhensions à la CPTAQ : info@cptaq.gouv.qc.ca.

    Vos remarques doivent mentionner

    • Le numéro de dossier en cause
    • Votre nom
    • Votre adresse ou numéro de lot
    • la descriptions des impacts appréhendés

    Si vous avez besoin d’aide pour réaliser ce suivi vous pouvez communiquer avec Joanne Laframboise  (418) 365-4013


  • Réponse à la propagande de TES Canada

    Réponse à la propagande de TES Canada

    Martine Ouellet

    10 avril 2026

    La réaction agressive d’Éric Gauthier, pdg de TES Canada et ancien cadre de Power Corporation, en dit long. Son attaque frontale, personnelle et diffamatoire avec son titre mensonger: Martine Ouellet le visage de la désinformation démontre à quel point l’élan citoyen contre ses éoliennes privées et son usine d’hydrogène dérange les plans du puissant réseau d’influence Chrétien-Desmarais. Contrairement à M. Gauthier, je ne m’abaisserai pas aux attaques personnelles d’intimidation. Mais il est impératif de rectifier les faussetés qu’il propage et que sa chambre d’écho s’empresse de répéter.

    M. Gauthier affirme que l’autoproduction d’électricité a toujours été légale au Québec. C’est faux. À son annonce, le projet de TES Canada était bel et bien illégal. L’autoproduction éolienne n’était pas permise.

    Concernant l’autoproduction hydraulique, il n’y a eu que deux exceptions historiques lors de la nationalisation de l’électricité: Alcan/Rio Tinto et Domtar/Résolu. Comme je l’expliquais, ces exceptions étaient liées à un pacte social aujourd’hui complètement rompu. Les autres exemples présentés par M. Gauthier sont des cas d’autoproduction de biomasse forestière très limités. Mélanger les deux relève de la malhonnêteté intellectuelle.

    Il a fallu le projet de loi 69, adopté sous bâillon, pour légaliser l’autoproduction éolienne privée. Ce projet de loi, déposé par Pierre Fitzgibbon, lui aussi un proche des Desmarais, a été conçu sur mesure pour TES. Plus précisément, l’article 38 du PL69 a élargi l’exception de l’autoproduction pour y inclure l’éolien, et l’article 106 qualifie le gaz réformé à partir d’hydrogène de gaz de source «renouvelable», ouvrant la porte aux subventions massives. Sans le PL69, le projet de TES serait resté ce qu’il était: illégal.

    TES, un pur gaspillage énergétique et économique

    M. Gauthier conteste le chiffre de 94% de gaspillage d’électricité. Les faits parlent d’eux-mêmes. Le projet de TES vise à produire de l’hydrogène en craquant la molécule d’eau, puis à ajouter du carbone pour créer du gaz réformé injecté dans le réseau d’Énergir. L’ensemble du processus consomme énormément d’électricité. À titre illustratif, selon les calculs d’un professeur émérite de Polytechnique, le gaz réformé de TES pourrait alimenter 40 000 résidences, alors que la même électricité utilisée directement avec des thermopompes en alimenterait 666 000. Les pertes d’énergie sont donc de 94%.

    M. Gauthier rétorque que ce gaz est destiné au marché industriel. Nous n’avons jamais prétendu le contraire. Mais il y a un problème de taille, car selon Johanne Whitmore de la Chaire des HEC, ce gaz réformé coûterait 10 fois plus cher que le gaz conventionnel. Quelles usines accepteraient de payer leur combustible 10 fois plus cher? La réponse est évidente, aucune. À moins de subventions massives à l’achat, encore payées par les contribuables, ce marché n’existe tout simplement pas.

    Quant à la prétendue «décarbonation» avancée par TES, ce n’est pas de remplacer du gaz par du gaz réformé. La vraie décarbonation c’est de remplacer le gaz directement par l’électricité. Des technologies innovantes efficaces existent: torche au plasma, procédés électriques industriels. Au Québec, qualifier l’hydrogène d’«énergie de transition» relève de la désinformation et de l’écoblanchiment.

    Impact sur la valeur des propriétés: jusqu’à 40% de perte selon Forbes

    M. Gauthier prétend que je déforme un article de Forbes. Nous n’avons clairement pas lu le même article. L’article de Forbes intitulé «Do Wind Turbines Lower Property Values?» explique clairement que l’opinion des agents immobiliers et des évaluateurs qui n’ont pas d’intérêt ni pour ni contre les éoliennes est révélatrice et il cite le témoignage de M. McCann: Dans un rayon de 2 milles (3,21 km) d’une éolienne industrielle, la valeur des propriétés peut chuter de 25% jusqu’à 40%.

    Avant d’utiliser des mots comme «malhonnête» pour qualifier mes conclusions, M. Gauthier devrait se regarder dans le miroir.

    Les crédits d’impôt fédéraux qui favorisent la privatisation de l’électricité

    M. Gauthier joue sur les mots en écrivant que les crédits d’impôt «ne représentent pas une perte directe pour les citoyens». Nous sommes d’accord: ce n’est pas une perte directe. C’est une perte indirecte. Mais c’est une perte quand même. C’est d’ailleurs pourquoi j’ai expliqué lors de l’entrevue que les crédits d’impôt constituent un manque à gagner pour le gouvernement. Moins de revenus fiscaux égale moins de services publics ou hausses d’impôts ailleurs. Au bout du compte, ce sont toujours les contribuables qui paient.

    Il faut savoir que, selon plusieurs experts, la viabilité du projet TES Canada repose entièrement sur des aides gouvernementales, en particulier les généreux crédits d’impôt fédéraux pour l’éolien, le solaire et l’hydrogène, mis en place par Michael Sabia lors de son passage au ministère des Finances du Canada. Curieuse coïncidence: ces crédits d’impôt ont été annoncés quelques mois avant l’annonce du projet de TES de Mme Chrétien-Desmarais.

    De plus, je n’ai jamais prétendu que ces crédits étaient accessibles uniquement à TES. Ce que je dénonce, c’est l’ingérence du fédéral qui vise à privatiser la production d’électricité à travers ces incitatifs, mettant en péril la mission d’Hydro-Québec et le pacte social de la Révolution tranquille.

    Les citoyens comme gardien du territoire

    Avec des taux d’opposition variant de 68% à 91% aux référendums municipaux et une lettre de refus signée par 64 élus municipaux, l’acceptabilité sociale n’est manifestement pas au rendez-vous. Les promoteurs de TES peuvent continuer à prétendre que les citoyens ne comprennent pas. La réalité, c’est qu’ils comprennent parfaitement et qu’ils refusent massivement ce projet.

    Le dossier TES Canada cristallise les dérives d’un modèle de développement énergétique qui privilégie les intérêts privés au détriment de la cohérence énergétique, économique et écologique. Il incarne tout l’opposé d’une transition énergétique responsable. Il constitue l’exemple frappant d’un affrontement asymétrique entre citoyens et lobby affairiste du type David contre Goliath.

    L’attaque personnelle et diffamatoire de M. Gauthier n’y changera rien. Les citoyens de la Mauricie sont mobilisés. Des élus locaux se tiennent debout. Des experts sonnent l’alarme. Et Climat Québec prend l’engagement de tout faire pour que ce projet aberrant ne voie pas le jour.

    C’est loin d’être terminé, mais il faut se rappeler que dans l’histoire, c’est David qui gagne, pas Goliath.

    Cette lettre est parue également dans Le Nouvelliste du 2026-04-10. : https://www.lenouvelliste.ca/opinions/parole-aux-lecteurs/2026/04/10/reponse-a-la-propagande-de-tes-canada-SHH6KCZGRBFLHEDPX6LBIDJ2SY/

  • LES PARCS ÉOLIENS REPRÉSENTENT ILS UN RISQUE POUR LA SANTÉ HUMAINE

    LES PARCS ÉOLIENS REPRÉSENTENT ILS UN RISQUE POUR LA SANTÉ HUMAINE

    Cette conférence est en anglais. Pour une version sous-titrée en français allez sur le site youtube. Cette version est de meilleure qualité et vous pourrez demander la traduction automatique sous-titrée en français. Cliquez ici pour cette version.

    31 mars 2026

    Fernand Kartheiser accueillait au Parlement européen, une conférence majeure visant à examiner si les parcs éoliens représentent un risque pour la vie humaine et animale.

    Alors que l’Europe se tourne de plus en plus vers l’énergie éolienne, il est plus important que jamais d’étudier attentivement les effets des infrasons produits par les éoliennes.

    L’événement, intitulé « Inaudible mais pas inoffensif – Santé publique et infrasons des éoliennes dans l’UE », comprenait une intervention principale de la députée européenne Virginie Joron.

    En réunissant des scientifiques, des juristes, des groupes de citoyens, des représentants de l’industrie et des fonctionnaires de la Commission européenne, nous avons examiné des éléments nouveaux suggérant que les normes acoustiques actuelles de l’UE pourraient ne pas protéger adéquatement les communautés vivant à proximité des éoliennes.

    Des recherches récentes indiquent que les infrasons générés par les éoliennes pourraient être largement sous‑estimés, avec des effets biologiques potentiels tels que le stress, les troubles du sommeil et des impacts cardiovasculaires.

    Les intervenants invités comprenaient :

    Guy Willems, conseiller principal – environnement et communautés, WindEurope

    Professeur Ken Mattsson (Université d’Uppsala), expert de premier plan en calcul scientifique et analyse numérique

    Dr Ursula Bellut‑Staeck, médecin‑chercheuse et experte internationalement reconnue en microcirculation

    Morvan Le Berre, avocat au barreau de Bruxelles, spécialiste du droit réglementaire européen

    Réf (Version à haute définition).: https://youtu.be/0U19dL58g1U

  • Santé publique et infrasons des éoliennes dans l’Union européenne

    Santé publique et infrasons des éoliennes dans l’Union européenne

    31 mars 2026

    Dans cet épisode, Fernand Kartheiser MEP reçoit Ken Mattsson, Professeur à l’Université d’Uppsala, spécialiste de la propagation des ondes et des méthodes de modélisation du bruit à basse fréquence. Nous revenons sur la conférence organisée au Parlement européen intitulée « Unheard but not Harmless – Public Health & Wind Energy Infrasound in the EU » (Inaudible mais pas inoffensif – Santé publique et infrasons des éoliennes dans l’Union européenne) et abordons en détail les conséquences que les infrasons issus du mouvement des éoliennes génèrent sur la santé.

  • LETTRE À MON FILS ET À TOUS CEUX ET CELLES QUI NE SAURONT PEUT-ÊTRE JAMAIS QUE NOTRE TERRITOIRE EST (ÉTAIT) UN JARDIN…

    LETTRE À MON FILS ET À TOUS CEUX ET CELLES QUI NE SAURONT PEUT-ÊTRE JAMAIS QUE NOTRE TERRITOIRE EST (ÉTAIT) UN JARDIN…

    Par François Véronneau

    Salut mon Grand,

    J’aurais pu t’envoyer un courriel ou un texto pour te dire la profonde inquiétude qui m’habite. Mais je crois que mon écriture la plus lisible, griffonnée sur cette feuille de papier que tu recevras dans une enveloppe adressée à ton nom, servira beaucoup mieux mon dessein.

    Je voudrais d’abord évoquer ces noms d’il y a quelques générations, ceux de tes ancêtres, François-Xavier Véronneau, Ernestine Bernard, Ernest Véronneau ou Théoline Morel, fiers agriculteurs-paysans dans la campagne maskoutaine des XIXe et du XXe siècles. Leur empreinte dans cette terre si fertile est toujours perceptible, indélébile, imprégnée dans le paysage. Comme celui de ton grand-père Laurent, fier défenseur du fait français au Québec, de la souveraineté et de la nationalisation de l’électricité. Jamais il n’aurait oublié sa campagne natale de Saint-Hugues, et ses vallons sinueux le long de la rivière Chibouet.

    Dès ta plus tendre enfance, j’ai voulu t’initier aux beautés du territoire, te montrer les nombreux profils du mont Yamaska, te faire découvrir le contraste des champs à perte de vue. Marcher aussi dans les boisés où l’érable est roi. Je t’ai appris à reconnaître le chant des oiseaux des prés, le vol caractéristique des rapaces, la majesté des voiliers d’outardes et d’oies blanches. Parcourir en canot le lit sinueux de la rivière Noire.

    Mais aujourd’hui mon fils, ce territoire parsemé de villages séculaires et pittoresques, écrin d’un paysage jusqu’ici préservé, est menacé. Hydro-Québec, fleuron de l’hydro-électricité patrimoniale des Québécois, a en effet décidé au printemps 2026 de lancer un appel d’offres afin d’implanter des parcs d’éoliennes dans la vallée du Saint-Laurent. Cette première ronde de soumissions pourrait amener une augmentation de la production d’électricité de jusqu’à 6400 mégawatts (MW) d’ici 2035, dont 675 MW en Montérégie.

    À ce jour, trois municipalités de la MRC des Maskoutains sont visées, Saint-Dominique, Saint-Valérien-de-Milton et Saint-Liboire. Une vingtaine d’éoliennes de 6 à 7 MW pourrait y être implantée. Ce sont des promoteurs privés, choisis à partir de soumissions (possiblement Innergex, une entreprise québécoise, ou Invenergy, une entreprise américaine), qui, à raison d’une contribution à 50 % des coûts en partenariat avec la MRC des Maskoutains (également à 50 %) et possiblement les communautés autochtones, seraient les maîtres d’œuvre et les bénéficiaires de ces éventuels projets. Hydro-Québec s’engage de son côté à racheter toute l’électricité produite.

    Les éoliennes de 6-7 MW n’ont rien en commun avec les moulins à vent que combattait Don Quichotte… Elles mesurent de 200 à 220 mètres (m) de hauteur totale. À titre de référence, le sommet du mont Yamaska culmine en moyenne à 330 m de hauteur. Le mât de ces géants se dresse à 130 m de hauteur et mesure 7 m de diamètre à sa base. Une fondation en béton armé de plus de 30 à 40 m de diamètre, totalisant entre 600 et 800 m³ de volume, est enfouie sous la surface, et souvent pieutée au roc, pour assurer la stabilité de l’ouvrage. Comme ces éoliennes peuvent projeter des blocs de glace si les pales ne sont pas chauffées en hiver, une zone de sécurité de 417 m de diamètre est souvent établie autour de chacune d’elles. Des chemins d’accès doivent aussi être aménagés pour leur implantation et leur entretien. Enfin, un réseau électrique enfoui relie ces éoliennes au poste de transformation.

    Bien que les promoteurs s’acharnent à convaincre les autorités chargées de la protection du territoire agricole et les agriculteurs (CPTAQ, UPA)2 de l’absence d’impacts négatifs de leurs futurs parcs éoliens, on peut en douter. Pensons seulement au paysage massacré pour des décennies; aux restes éventuels des fondations de béton qui contamineront les terres; aux impacts sur la nappe phréatique, à ceux de la rotation des pales sur la faune ailée et à ceux des infrasons sur les élevages riverains; à la zizanie entre les bénéficiaires du projet et ceux qui s’y opposent; à la dévaluation des habitations situées à la limite des distances séparatrices établies; etc.

    Quelle tristesse de voir les terres que nos ancêtres ont cultivées avec amour sacrifiées au profit de compagnies privées et étrangères. Crois-moi, mon fils, l’éolien n’a pas sa place en territoire agricole et habité. J’espère que ma lettre t’aura touché et qu’elle t’aura convaincu de l’urgence de se battre pour empêcher cela. L’intégrité et la beauté de notre territoire en dépendent.

    François Véronneau

    Saint-Pie, MRC des Maskoutains

    1https://www.hydroquebec.com/achats-electricite-quebec/plan-approvisionnement.html

    2-Dossiers 451029-451030-451031-45103, Analyse et refus, CPTAQ/Kruger, Jardins de Napierville


  • Réflexion d’un maire écoeuré comme ça se peut pas

    Réflexion d’un maire écoeuré comme ça se peut pas

    Par Michel Tremblay

    26 mars 2026

    Réflexion de fin de soirée. Oui, oui, on m’a déjà insulté par courriel pour ça, mais j’y vais quand même.

    Je sais, on ne devrait plus parler du projet. On devrait parler de ce qu’il révèle : un déni de démocratie, une acceptabilité sociale bafouée. Mais il y a deux points qui me purgent. Les fameuses retombées et la dévitalisation.

    On nous parle de retombées. Mais TES, dans ses propres documents, parle de compensation. Et ce mot-là change tout.

    Une compensation, ce n’est pas un cadeau. Ce n’est pas une preuve que le projet est bon. Par définition, c’est l’aveu qu’il y a quelque chose à compenser. Donc l’aveu qu’il y a une nuisance, une perte, un prix à payer quelque part.

    Mais ça, on dirait que personne ne veut l’entendre.

    L’argent, lui, peut se répartir. Il circule dans des ententes, des structures, des arrangements institutionnels. Il se présente bien. Certains touchent. Certains négocient. Certains parlent déjà comme si le simple fait qu’il y ait compensation réglait la question morale, comme si on pouvait acheter le droit de nuire pourvu qu’on signe un chèque.

    Mais les nuisances, elles, ne se répartissent pas.

    Elles restent à la même place. Sur les mêmes familles. Sur les mêmes rangs. Sur les mêmes milieux de vie. Toujours les mêmes.

    On diffuse l’argent. On concentre les impacts. Et certaines municipalités se retrouvent avec les bénéfices sans jamais avoir à vivre avec un seul inconvénient. Pas une éolienne dans leur paysage. Pas un bruit dans leurs nuits. Mais une part du chèque sur la table. Et on voudrait que ça passe pour de l’équilibre.

    Et pendant qu’on parle de retombées, on dévitalise.

    On dévitalise concrètement. Un cadre de vie dégradé, des propriétés qui perdent leur valeur, des familles qui finissent par partir. Le milieu qui portait un mode de vie, une tranquillité, un paysage — on le vide de ce qui faisait que les gens voulaient y rester.

    Et on dévitalise politiquement. Parce qu’un milieu a beau parler, des citoyens ont beau s’exprimer, des signaux démocratiques ont beau s’accumuler, on continue pareil. On continue à faire tourner la machine. On continue à parler d’ententes et de compensation comme si le fond du problème n’avait pas déjà été posé, répété, crié, voté. À force d’ignorer la parole d’un milieu, on lui enseigne que sa parole ne compte pas. Et un milieu qui apprend ça, c’est un milieu qui se vide aussi de sa confiance, de sa capacité d’agir, de sa volonté de s’engager.

    C’est la double dévitalisation. On abîme le territoire et on brise ceux qui le défendent.

    Le piège est toujours le même : faire croire que si quelque chose est compensé, la question est réglée. Comme si la compensation prouvait l’équilibre. Comme si elle effaçait la nuisance. Comme si elle réparait le contournement de la volonté exprimée.

    Non.

    La vraie question est plus crue : ceux qui subissent les nuisances sont-ils ceux qu’on compense réellement? Et ceux qui absorbent les impacts ont-ils un vrai pouvoir pour bloquer ce qu’ils refusent?

    Si la réponse est non, et elle est non, alors il faut arrêter les beaux discours.

    On est dans une mécanique où l’on distribue l’argent à ceux qui ne vivront jamais avec le bruit, où l’on concentre les impacts sur ceux qui n’ont jamais demandé ça, et où l’on demande aux plus touchés d’avaler cela calmement pendant que d’autres se partagent la justification.

    Réflexion d’un maire écoeuré comme ça se peut pas


  • POUR EN FINIR AVEC LA PRÉTENTION DE TES CANADA À DÉCARBONER

    POUR EN FINIR AVEC LA PRÉTENTION DE TES CANADA À DÉCARBONER

    26 mars 2026

    La décarbonation est au cœur du projet de TES Canada et la raison d’être du parc éolien qui alimenterait sa future usine de production d’Hydrogène. Pourtant le débat entourant le développement de ce projet gravite principalement autour des redevances, argument dont TES use et abuse parce qu’il n’en n’a pas d’autres.

    TES Canada tente tant bien que mal – mais plutôt mal que bien – de nous persuader qu’il participe à la transition énergétique avec sa production d’hydrogène. Il prétend décarboner, mais l’avis d’experts est tout autre et mine considérablement ses affirmations.

    TES Canada prétend décarboner, il affirme que :

    1. 60% de sa production d’hydrogène vert serait combiné à du CO₂ biogénique par méthanation pour produire un gaz renouvelable acheminé au réseau d’Énergir
    2. 40% serait destinée au transport lourd

    Nous trouvons sur le site de Hydrogen Science Coalition, l’énumération de 5 principes concernant l’hydrogène. Si le premier confirme que « le seul hydrogène sans émission est l’hydrogène renouvelable », le quatrième détruit complètement la première affirmation de TES Canada :

    Ce post de Mme Johanne Withmore datant approximativement du 2026-03-07 vient infirmer sa deuxième affirmation, celle que son hydrogène servira à décarboner le transport par camions lourds.


    Le post de Mme Johanne Withmore


    TES CANADA – RÉTABLIR LES FAITS

    TES Canada affirme que son projet est « essentiel à la décarbonation du Québec », notamment grâce à l’élimination de 720000 t de CO₂/an (auparavant 800 000 t), dont 60 % proviendraient du remplacement du diesel par de l’hydrogène dans 2 000 camions lourds d’ici 2030. Or, une analyse objective du marché actuel montre toutefois que cette projection repose sur des hypothèses irréalistes. Deux éléments méritent d’être clarifiés.

    Les faits : Il s’agit principalement de projets pilotes.

    En Amérique du Nord, on compte seulement : 35 camions dans le projet NorCal Zero (Californie) et un projet de démonstration en Colombie‑Britannique (débuté fin 2025), utilisant de l’hydrogène gris.

    On est loin d’une filière capable de livrer 60 % des réductions promises par TES d’ici 2030. Il convient également de rappeler qu’une « entente de principe » n’est pas un engagement contractuel, mais une simple déclaration d’intérêt.

    Les faits : Cette énoncée est fausse. Contrairement à ce qu’avance TES Canada, les camions lourds électriques existent. La technologie électrique (batteries ou systèmes à caténaires) est plus mature que celle de l’hydrogène pour le transport lourd.

    Selon l’International Energy Agency (IEA) : Les ventes mondiales de camions électriques moyens et lourds ont dépassé 90 000 unités en 2024 et plus de 80% de ces ventes proviennent de la Chine. https://lnkd.in/eA4dy4B4

    • Les couts : Le principal obstacle des camions à H2 reste financier. Ils coûtent 4 à 5 fois plus qu’un camion diesel, et leur carburant presque deux fois plus cher. Selon Transition Accelerator, un camion hydrogène varie entre 470 000 $ et plus de 800 000 $. Le projet NorCal Zero montre aussi un écart important entre théorie et réalité : les modèles prévoyaient des coûts d’opération et de maintenance équivalents à 3–4 % du CAPEX, mais les données réelles atteignent plutôt 30 % par an. Comme le résume Clean Trucking : la technologie « n’a pas encore trouvé son élan en Amérique du Nord ».

    Conclusion



    Référence à l’article du journal dans lequel on retrouve les propos de M. Courchesne : Fait-on le meilleur usage de nos mégawatts avec le projet de TES Canada?


    Johanne Withmore est membre de la Hydrogen Science Coalition et siège au comité sur la transition industrielle de l’Est de Montréal de la CCEM.

    Voici la composition de Hydrogen Science Coalition : un groupe d’universitaires, de scientifiques et d’ingénieurs indépendants souhaitant apporter un point de vue fondé sur des bases scientifiques dans le débat sur l’hydrogène.

    Bernard van Dijk : Chargé de cours sur les performances dans l’aviation à l’université des sciences appliquées d’Amsterdam

    David Cebon : Professeur de génie mécanique, Université de Cambridge, Angleterre

    Jochen Bard : Directeur de la division technologies des procédés énergétiques, Fraunhofer IEE

    Johanne Whitmore : Chercheuse principale, systèmes et politiques énergétiques, Chaire de gestion du secteur de l’énergie, HEC Montréal

    Tom Baxter: Professeur invité à l’Université de Strathclyde, ancien ingénieur chez BP

    Paul Martin : Ingénieur chimiste et expert en mise en œuvre des procédés

    Réf.: https://h2sciencecoalition.com/fr/a-propos-de-nous/

    Extrait du site internet

    l’Hydrogène ne devrait pas être utilisé pour retarder le déploiement des solutions d’électrification et d’efficacité énergétique actuelles, notamment dans le chauffage et les transports.

    L’hydrogène ne représente pas la meilleure solution s’il est plus risqué, plus coûteux ou s’il génère plus d’émissions que les alternatives disponibles, telles que les solutions d’électrification ou d’efficacité énergétique dans des secteurs comme le chauffage et le transport terrestre.

    La recherche montre que c’est le cas lorsque l’on envisage d’utiliser de l’hydrogène pour chauffer des bâtiments ou pour alimenter des transports terrestres. La production d’hydrogène utilise de grandes quantités d’énergie, ce qui en fait une solution extrêmement inefficace et constitue un défaut fondamental si on la compare à d’autres solutions d’électrification.

    Le chauffage de bâtiments à l’aide de chaudières consommant de l’hydrogène renouvelable nécessite ainsi environ six fois plus d’électricité que les pompes à chaleur électriques pour un même résultat. De même, il faut environ trois fois plus d’électricité pour alimenter un camion ou un bus fonctionnant avec une pile à hydrogène que pour un véhicule fonctionnant avec une batterie.

    Si des solutions d’hydrogène économiquement abordables sont finalement développées pour ces secteurs, cela ne devrait pas se faire au détriment du déploiement de solutions éprouvées dont savons qu’elles fonctionnent déjà aujourd’hui.

    L’hydrogène est également considéré comme une solution pour produire des carburants de synthèse. Cependant, la conversion de l’hydrogène en carburants de synthèse ne fait que réduire l’efficacité et augmente encore davantage le coût par unité d’énergie. Les carburants de synthèse représentent un moyen de contourner les difficultés pratiques liées à l’utilisation de l’hydrogène en raison de sa faible densité. Néanmoins, ceux-ci ne devraient être utilisés que lorsqu’il n’existe pas d’autres solutions efficaces, comme l’électrification de l’aviation de courte distance.

    Se concentrer sur les mauvais secteurs pour l’hydrogène serait une erreur coûteuse qui peut être évitée à l’aide d’autres solutions accessibles et moins chères. Le fait d’accorder la priorité à l’électrification, à l’efficacité énergétique et à l’hydrogène renouvelable pour les industries lourdes permettra de créer des emplois dans les économies en transition.

    Réf.: https://h2sciencecoalition.com/fr/principes/

  • Dans l’état actuel des choses, ce n’est pas acceptable

    Dans l’état actuel des choses, ce n’est pas acceptable

    Leclerc-Gingras, Maxime

    19 mars 2026

    Je ne suis pas favorable à ce projet d’éoliennes tel qu’il est présenté. Ce n’est pas une réaction, c’est une position réfléchie.

    Un territoire n’est pas un espace vide à optimiser. C’est un milieu de vie, une réalité habitée, une relation au monde. Toute décision qui le transforme pour des décennies doit être portée par autre chose qu’une opportunité économique ou une logique de développement accéléré.

    Avant même de parler d’éoliennes, une question demeure entière : avons-nous réellement besoin de produire davantage d’énergie, et pour quels usages. Produire pour répondre à des besoins essentiels n’a pas la même portée que produire pour alimenter une filière industrielle destinée à être revendue.

    Dans ce cas-ci, on parle d’un projet qui servirait à alimenter une production d’hydrogène vert, portée par une entreprise privée, dans une logique de marché. Il ne s’agit donc pas d’un service public au sens où l’on répond directement à un besoin collectif essentiel.

    Or, ce projet repose pourtant sur l’utilisation d’un territoire habité, partagé, qui relève du bien commun. Autrement dit, on mobilise un espace collectif, avec des impacts assumés par une communauté, pour soutenir une activité dont la finalité est d’abord privée.

    On ne peut pas traiter de la même manière un projet qui répond à un besoin collectif essentiel et un projet qui utilise le territoire collectif pour soutenir une activité de marché.

    Ce projet n’a pas été construit avec la communauté. Il est arrivé déjà défini, porté par des intérêts qui ne sont pas ceux de l’ensemble du territoire. Une décision de cette ampleur ne peut pas reposer sur des ententes individuelles et des mécanismes administratifs. Elle doit faire l’objet d’un consentement collectif réel, clair, assumé. Sans cela, il n’y a pas de légitimité.

    Aujourd’hui, les impacts sont diffus, et les bénéfices concentrés. Certains y trouvent un avantage direct. D’autres en subissent les conséquences sans compensation équivalente. Dans certains cas, les règles elles-mêmes créent des contraintes qui s’apparentent à une forme d’expropriation indirecte. Ce déséquilibre n’est pas accessoire. Il est au cœur du problème.

    Même en mettant de côté les considérations liées au mode de vie, au paysage ou à la qualité de vie, le constat reste le même : c’est un mauvais deal. Le territoire se transforme durablement, sans qu’il soit démontré qu’il obtient une part juste de la valeur créée. Nous avons trop souvent laissé nos ressources être exploitées sans en tirer pleinement profit. Répéter ce schéma n’est pas une fatalité. C’est un choix.

    On agit comme si nous n’avions pas de levier. Comme si accepter les conditions proposées allait de soi. Pourtant, ce territoire a une valeur. Le paysage, le silence, la qualité de vie ne sont pas des détails, même s’ils sont difficiles à quantifier.

    Mais surtout, avons-nous réellement pris le temps d’évaluer l’ensemble du potentiel du territoire avant de faire ce choix. Quelles autres formes de développement auraient pu être envisagées. À quoi renonce-t-on en acceptant ce projet. Ce travail ne semble ni avoir été fait, ni partagé.

    Choisir, c’est renoncer. Mais renoncer sans savoir à quoi l’on renonce, ce n’est pas choisir.

    Il existe ailleurs des modèles où les collectivités sont parties prenantes, où les municipalités participent, décident, bénéficient. Si ces modèles existent, pourquoi ne sont-ils pas au cœur de la réflexion. Pourquoi le territoire n’est-il pas en position de définir ses conditions, plutôt que de les subir.

    Les projets éoliens, ailleurs, ne font pas consensus. Ils divisent, questionnent, transforment profondément les communautés. Ce simple constat devrait nous inciter à la prudence. Pas à la précipitation.

    Il y a aussi une question de modèle. Permettre à une entreprise privée de capter une ressource collective, en partie au bénéfice d’intérêts extérieurs, n’est pas anodin. L’énergie, au Québec, a été pensée comme un levier collectif. S’en éloigner sans débat réel, sans choix assumé, c’est déjà transformer quelque chose de fondamental.

    Enfin, il subsiste des inconnus. Les impacts à long terme ne sont pas établis avec un niveau de certitude suffisant dans des contextes comparables. Cela inclut notamment des enjeux potentiels liés au bruit continu, aux basses fréquences, à la qualité du sommeil, au stress, ainsi qu’aux effets possibles sur l’environnement immédiat, incluant les sources d’eau. Devant ces incertitudes, le principe de précaution devrait nous ralentir. Pas nous pousser à aller plus vite.

    Ce projet engage le territoire pour 20, 30 ans. Il est en grande partie irréversible à l’échelle d’une vie humaine. Une décision de cette portée ne peut pas être prise dans l’urgence, ni dans le flou.

    Ce n’est pas une opposition de principe. C’est un refus des conditions actuelles.

    Certaines conditions essentielles ont été posées ici. Elles ne prétendent pas être exhaustives, mais elles donnent une idée du niveau d’exigence nécessaire.

    Tant que ces conditions ne sont pas réunies, la réponse demeure la même.

    Non.

  • Un combat exemplaire en Mauricie

    Un combat exemplaire en Mauricie

    Robert Laplante

    L’auteur est directeur de l’Institut de recherche en économie contemporaine et directeur de la revue «L’Action nationale».

    2026-03-26

    Le dossier éolien a d’ores et déjà pris les allures d’un immense gâchis en Mauricie. Le projet de TES Canada que le milieu n’avait nullement sollicité est en train d’empoisonner la délibération collective et de semer la discorde dans les communautés. Quand 64 élus locaux en sont réduits à interpeller le gouvernement du Québec pour faire entendre raison à un promoteur insistant à la limite du harcèlement, quelque chose ne tourne pas rond. Il y a des limites à tout mélanger au nom des retombées économiques et de la croissance aveugle.

    Il faut le rappeler avec insistance, le devoir des élus, en démocratie, est de défendre et de promouvoir l’intérêt général. Ce sont ces personnes, choisies par leurs collectivités, qui ont la légitimité de traiter des orientations à privilégier pour maintenir la concorde et faire valoir le bien commun. À cet égard, le geste qu’ils viennent de poser en rédigeant cette lettre et en prenant les décisions qu’ils ont prises mérite tout notre respect et force même notre admiration. Ce ne sont pas les entreprises privées qui doivent définir ce qui est bon pour le milieu. Elles ont pour mission et pour objectif primordial de faire le plus de profits possible. Quels que soient leurs discours, ce sera toujours cette finalité qui primera. À Saint-Adelphe comme ailleurs.

    Il y a donc quelque chose de tordu dans le débat public quand des intervenants confondent les moyens des manieurs d’argent avec le respect des processus démocratiques. C’est un secret de Polichinelle : quand des promoteurs salivent pour un tel projet et avec les moyens qu’ils sont prêts à y engager, ils peuvent mobiliser d’immenses ressources de relations publiques pour peser sur la démocratie de chacune des communautés. Il y a là une disparité de moyens susceptible de fausser les perceptions sur ce que doit être l’intérêt public. Les élus qui disent non n’ont pas à subir le procès de légitimité que d’aucuns ne se gênent pas de leur faire sur la place publique et sur les réseaux sociaux. Non seulement font-ils leur devoir, mais dans ce cas-ci ils le font en outre pour tout le Québec.

    Le projet de TES Canada crée des brèches dans le pacte de l’électricité que la population a sanctionné lors de la nationalisation de 1962. Jouant habilement sur des dimensions techniques, ce projet vise à donner à ses promoteurs les moyens de se faire producteur/vendeur d’électricité. Sous couvert d’autoproduction, il délocalise la production éolienne de ses installations immédiates prévues, il projette d’ériger un réseau privé de distribution, balafrant le territoire agricole, sans parler de la destruction des paysages et d’autres nuisances.

    L’Action nationale a publié en juin 2025 un important dossier qui fait le point sur ce que TES Canada ambitionne de faire avec une ressource publique — oui, le potentiel éolien en est une. Il faut le dire et le répéter : ce n’est pas seulement un enjeu d’acceptabilité sociale qui est en cause. Il s’agit de se demander si la prospérité du milieu et l’intérêt public sont bien servis quand on laisse ainsi décider de l’usage d’une ressource qui appartient à tous par des puissances qui ont d’abord pour but l’enrichissement privé.

    Les élus locaux ne mènent pas seulement un combat contre les nuisances, ils mènent une bataille dont l’issue engagera le Québec tout entier. Laisser le privé se comporter ainsi avec une ressource publique, le laisser agir avec des moyens que les communautés ne peuvent mobiliser et surtout le laisser spéculer sur des revenus qui seraient sans commune mesure avec les redevances promises, c’est ouvrir la voie aux forces que la création d’Hydro-Québec a pour mission de contenir.

    Dans la réorganisation en cours du modèle de gestion énergétique, ce dont les collectivités ont besoin, c’est d’abord du contrôle et des moyens de faire primer l’intérêt général. Cela passe par l’affirmation du primat des institutions publiques sur les appétits des brasseurs d’affaires. Il est vrai que plusieurs collectivités sont dans des situations financières difficiles, mais elles ne construiront rien en se plaçant à la merci d’entreprises qui les laisseront tomber dès que leurs actionnaires seront insatisfaits des profits. C’est avec l’État du Québec et ses agences que cela devra se régler, pas dans les corridors des assemblées d’actionnaires.

    Les élus de la Mauricie donnent un exemple inspirant. Ils ont besoin du soutien de tous ceux pour qui l’avenir énergétique doit se conjuguer avec le respect, le contrôle et l’équité.

    Cette lettre est parue également dans Le Devoir, 2026-03-25

    Réf. : https://www.ledevoir.com/opinion/idees/966462/combat-exemplaire-mauricie

  • Vivre en région : St-Adelphe avec Carole Neill

    Vivre en région : St-Adelphe avec Carole Neill

    23 mars 2026

    St-Adelphe. C’est le patrimoine paysager qui a séduit Carole Neill dès sa première visite et qui encore aujourd’hui, lui permet de se déposer et de refaire le plein

    NousTV réf.: https://youtu.be/KEyExGx6PO0


  • Vivre en région : St-Prosper avec Alain Gagnon

    Vivre en région : St-Prosper avec Alain Gagnon

    16 mars 2026

    St-Prosper. Pour Alain Gagnon, vivre en forêt est synonyme de repos et de moments magiques entouré de sa famille.

    NousTV réf.: https://youtu.be/7vFqKlJd2t0


  • TES Canada: quand la démocratie locale doit primer

    TES Canada: quand la démocratie locale doit primer

    Cette semaine, 64 élus des MRC de Mékinac et des Chenaux ont signé une lettre exprimant un refus définitif du projet TES Mauricie.

    13 mars 2026

    Cette prise de position, qui s’ajoute à de nombreuses manifestations citoyennes d’opposition au projet depuis plus de deux ans, confirme sans équivoque l’absence d’acceptabilité sociale pour ce projet.

    Protéger les institutions démocratiques locales

    Les élus municipaux sont les représentants les plus proches des citoyens. Leur opposition constitue un signal politique majeur qui ne peut être ignoré. En continuant à promouvoir son projet malgré cette opposition claire, TES Canada risque d’affaiblir la démocratie municipale.


    Rappelons-nous à qui nous avons affaire: un promoteur international aux moyens financiers considérables face à des citoyens principalement ruraux, aux ressources limitées, dont le principal levier demeure leurs institutions démocratiques. Ignorer celles-ci revient à déposséder les citoyens de leur pouvoir collectif. Le clan Chrétien-Desmarais est-il prêt à assumer cette responsabilité?

    Une transition énergétique responsable

    Une transition énergétique responsable repose sur trois piliers: environnemental, économique et social. Or, le volet social du projet TES Mauricie est manifestement un échec. Le projet imposerait une transformation radicale du paysage et entraînerait des impacts permanents sur l’identité du territoire. En l’absence de ce pilier essentiel, le projet perd toute légitimité.

    Un précédent dangereux

    Si un projet de plusieurs milliards de dollars peut être imposé malgré l’opposition claire des élus et des citoyens, quel territoire au Québec pourra réellement se dire maître de son avenir?

    La transition énergétique est nécessaire, mais elle ne peut se construire contre les communautés. Lorsqu’un territoire, ses citoyens et ses élus expriment un NON définitif au projet TES Mauricie, la seule attitude responsable est de s’arrêter. Ignorer une opposition démocratique aussi forte irait à l’encontre du rôle de bâtisseurs responsables que les grandes familles d’affaires canadiennes ont souvent revendiqué. Mais surtout, il créerait un précédent potentiellement dangereux.

    Richard Bérubé, citoyen de Grandes-Piles

    Cet article est paru également dans le Nouvelliste : https://www.lenouvelliste.ca/opinions/parole-aux-lecteurs/2026/03/13/tes-canada-quand-la-democratie-locale-doit-primer-FS75HI4RTFCBNFQSNHCGM5K3GI/

  • Vivre en région : Ste-Thècle avec Martine Cloutier

    Vivre en région : Ste-Thècle avec Martine Cloutier

    9 mars 2026

    Ste-Thècle. Martine Cloutier est une fière représentante de sa terre natale, ses souvenirs et ceux de ses prédécesseurs font de Ste-Thècle un livre d?histoire.

    NousTV réf.: https://youtu.be/CyGtnhXNHdg


  • 64 élus de Mékinac et des Chenaux ferment la porte au projet de TES Canada

    64 élus de Mékinac et des Chenaux ferment la porte au projet de TES Canada

    Depuis plus de deux ans, nos citoyens parlent.

    Jamais notre territoire n’a connu une mobilisation citoyenne d’une telle ampleur. Réunions publiques, consultations, un sondage, quatre référendums, élections municipales: le verdict est constant, clair et sans appel. La population ne veut pas du projet de TES Canada.

    Nos citoyens ne sont ni ignorants ni manipulés. Ils ont pris le temps de s’informer, de lire les documents, de comprendre les impacts réels de ce projet. Ils ont conclu, lucidement, que les sacrifices exigés de nos collectivités sont démesurés au regard des bénéfices annoncés. Ce projet privé fait peser des risques durables sur notre territoire, notre qualité de vie et l’avenir de l’énergie publique au Québec, sans offrir de garanties à la hauteur de ces risques.

    La situation a franchi un seuil inacceptable.

    Dans des documents officiels déposés au ministère de l’Environnement, TES Canada affirme que des municipalités auraient négocié des accords distincts. À notre connaissance, aucune municipalité n’a conclu de telles ententes. TES a d’ailleurs reconnu le 12 février dernier que de telles ententes n’existaient pas et qu’il aurait dû parler au «futur». Pire encore, des propos ont été faussement attribués à la préfète de Mékinac. Ces affirmations, non fondées, minent la confiance, brouillent le débat public et soulèvent de sérieuses questions sur la crédibilité du promoteur.

    Plusieurs d’entre nous ont été élus avec un mandat explicite : mettre fin à ce projet. Quatre référendums et un sondage régional ont confirmé, noir sur blanc, la volonté populaire. Continuer malgré tout, c’est nier la démocratie municipale et traiter nos communautés comme de simples territoires d’implantation.

    Nous refusons cette logique.

    Nous refusons que l’on contourne la volonté citoyenne à coups de promesses, de compensations ou de stratégies de communication. Nous refusons qu’un promoteur privé dicte l’avenir de nos municipalités contre l’avis de ceux qui y vivent. Aujourd’hui, nous formons une coalition d’élus pour dire ce qui doit être dit clairement: ce projet n’a pas de légitimité sociale. Il n’y aura ni compromis, ni marchandage, ni passage en force.

    Nous ferons respecter la voix de nos citoyens.


    Signataires:

    Michel Tremblay, maire de Hérouxville

    Carole Neill, mairesse de Saint-Adelphe

    André Carignan, maire de Saint-Séverin

    Jean Goulet, maire de Saint-Tite

    Claude Trudel, maire de Trois-Rives

    Alain Richard, maire de Saint-Roch de Mékinac

    Jean-Pierre Bordeleau, maire de Saint-Stanislas

    Daniel Houle, maire de Saint-Luc de Vincennes

    Alain Bouffard, maire de Batiscan

    France Bédard, mairesse de Saint-Prosper

    Hugo-Pierre Bellemare, maire de Sainte-Anne-de-la-Pérade

    Gérard Bruneau, maire de Saint-Maurice

    Conseillers municipaux:

    Saint-Adelphe: Nicole Lemay, Jonathan St-Arnaud, Roman Pokorski, Nathalie Poirier, Laurie Fraser, Luc Bussières

    Hérouxville: Isabelle Clément, Yvan Bordeleau, Luc Gervais, Hélène Gilbert, Eric Bouchard, Diane Jacob

    Saint-Séverin: Josée Lebel, David Bouchard, Sarah Dehak

    Saint-Tite: Serge Verreault, Alain Tousignant, Martin Massicotte, Émy Dessureault, Eric Chapdelaine, Jean Boulet

    Lac-aux-Sables: Suzanne Béland

    Notre-Dame-de-Montauban: Eugénette Morin

    Trois-Rives: Jean Saint-Pierre, Andrée Marchand, André Bergeron, Dominique Julien

    Saint-Roch-de-Mékinac: Andrée Mongrain, Josée Desdrell, Nicolas Gendron, Denis Charest

    Saint-Prosper: Alain Gagnon, Monique Tremblay, Audrey Cossette, Pierre-Luc Gagnon, Patrice Moore, Christian Raby

    Saint-Luc-de-Vincennes: Marcel Dupont, Roger Normandin, Jacques Lefebvre, Daniel Grand’Maison, Daniel Beaudoin

    Saint-Stanislas: Dany Giroux, Lise Déry, Lorraine Boisvert, Dominique Cossette, Gregory Jacob, Michel Sanscartier

    Saint-Narcisse: Michel Larivière

    Saint-Maurice: Sophie Gagnon, Michel Beaumier, Stéphane Gagnon

  • Vivre en région : Hérouxville, Michel Tremblay et Carole Desjardins

    Vivre en région : Hérouxville, Michel Tremblay et Carole Desjardins

    16 février 2026

    Hérouxville. La magie s’est emparée de la forêt de Michel Tremblay et Carole Desjardins pour le plus grand plaisir des petits-enfants, mais aussi des plus vieux qui ont toujours leur cœur d’enfant.

    NousTV réf.: https://youtu.be/BHoJH6gNHNk


  • La filière éolienne au Québec : qui sont les vrais opposants?

    La filière éolienne au Québec : qui sont les vrais opposants?

    Claude Charron

    28 février 2025

    « dans les 10-20-30 prochaines années les entreprises vont se battre pour avoir de l’énergie propre et vont être prêtes à payer le gros prix. Ça veut dire qu’on peut dans les prochaines années développer en masse d’éolien puis revendre ça à profit ».

    François Legault, Rimouski, 4 septembre 2024.

    Nous sommes en 1998. Le premier parc éolien, Le Nordais, est mis en service, marquant le début de la filière éolienne industrielle au Québec. L’accouchement est difficile et laissera des séquelles permanentes : chaos, improvisation et pertes marqueront tout le processus d’implantation jusqu’à aujourd’hui. La production éolienne sera confiée à des promoteurs privés, en totale contradiction avec la nationalisation de l’électricité, réalisée en 1963, qui faisait de l’hydro-électricité une richesse collective appartenant à tous les Québécois. En effet, la Régie de l’Énergie, nouvellement créée, rejette cette stratégie, estimant que l’intégration de l’éolien dans le réseau engendrera des coûts trop élevés, et cela malgré l’avis du président d’Hydro-Québec, qui s’oppose au transfert de l’énergie éolienne vers le privé aux frais des abonnés d’Hydro-Québec. Le projet est aussi sévèrement critiqué par les commissaires du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), qui recommandent d’éviter de construire en milieu habité.

    Tous les voyants sont au rouge, mais le gouvernement, au nom du développement régional et par opportunisme politique, déploiera néanmoins cette filière qui jouit alors d’un fort capital de sympathie. La Gaspésie, après de nombreux revers économiques, sera au centre de ce nouveau créneau (parcs éoliens, usines, recherche et formation). La manne éolienne pourra ensuite retomber dans les régions plus au Sud, qui profiteront de ces nouveaux approvisionnements.

    Qu’en est-il aujourd’hui? Ironiquement, la production des nombreux parcs éoliens de la Gaspésie est toujours enclavée faute de lignes de transport. Quant au développement des régions, à part les retombées de la construction des éoliennes, il n’y a eu aucune incidence sur la revitalisation des territoires, ni aucun effet de levier sur leur économie.

    Hydro-Québec, forcée par décrets d’acheter de l’énergie excédentaire, revend l’électricité à perte, avec pour conséquence une hausse notable des tarifs pour les consommateurs (10-15%). La société d’État maintient ainsi sous perfusion financière des promoteurs qui, dans une économie de libre-marché, feraient tous faillite. Ceux-ci ratissent tous les paliers de gouvernement pour vendre une énergie réputée verte, pendant que leurs sbires ratissent les campagnes à la recherche non pas de forts vents, mais d’élus faibles pour implanter leurs turbines.

    Mais qui sont ces gens qui finiront, par excès et convoitise, à saper l’aura de l’éolien, une énergie qui, certes, a ses limites, mais qui, déployée de façon réfléchie, a sa place dans le bouquet énergétique du Québec?

    Qui sont ces gens qui s’opposent à ce que l’énergie éolienne soit de propriété publique pour assurer la cohésion de la filière et la prospérité collective?

    Qui sont ceux qui refusent que le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) enquête sur l’ensemble de la filière éolienne pour en cerner les impacts et les enjeux sur l’occupation du territoire en particulier, et sur la société québécoise en général face à son avenir énergétique?

    Qui sont ceux qui s’opposent à la tenue de référendums sur l’opportunité ou non d’implanter des éoliennes industrielles sur le territoire, par respect pour les citoyens qui veulent choisir et non subir?

    Qui sont ceux qui s’opposent à ce que les éoliennes industrielles de grande puissance soient implantées hors des territoires agricoles et des milieux habités? À ce qu’on exploite plutôt les meilleurs gisements éoliens, qui sont situés près des lignes de transmission et des réservoirs d’Hydro-Québec (Baie James, Manic, etc.)?

    Qui sont ceux qui refusent l’adoption d’une distance minimale de protection entre les éoliennes et les habitations pour en diminuer concrètement les nuisances?

    Qui sont ceux qui contestent les recommandations des commissaires du BAPE de réaliser des études indépendantes sur la valeur marchande des propriétés et de mettre sur pied un mécanisme de compensation? Qui refusent qu’on intensifie les recherches sur le bruit des éoliennes, qu’on porte attention à leurs impacts sur la santé et la qualité de vie, qu’on réalise des études économiques crédibles sur les coûts et les surcoûts de la filière éolienne. Qui se moquent de voir les milieux ruraux se transformer en zones industrielles?

    Qui sont ceux qui bafouent la majorité des principes de la Loi sur le développement durable?

    Qui sont-ils, ces opposants? Ce sont ceux qui empochent l’argent public, ceux qui décident pour les autres, ceux qui vivent loin des éoliennes.

    Les citoyens, indignés, les dénoncent. Ils dénoncent les promoteurs, leurs ententes secrètes, leurs mensonges, leurs manipulations. Ils dénoncent certains élus, leur opacité, leurs conflits d’intérêts, leurs agissements anti-démocratiques. Ils dénoncent les gouvernements, qui favorisent l’appauvrissement de ces régions : pertes de milliards de dollars, paysages saccagés, drames humains, nuisances en santé et en qualité de vie. Ils dénoncent Hydro-Québec qui se soumet au pouvoir en place. Ils dénoncent notre société d’État qui renie sa mission sociale et son mandat d’offrir à ses abonnés une source d’électricité sécuritaire, stable et à juste prix, qui renonce à la maîtrise pleine et entière de l’énergie au Québec.

    Les citoyens des milieux ruraux abhorrent ces manipulateurs qui ont transformé l’éolien en une source de conflits, et demandent qu’on mette fin à ce traumatisme national, à cette honte. Ces citoyens occupent des régions façonnées par des siècles de vivre-ensemble, en relative harmonie avec un milieu offrant une riche diversité de gens et d’usages. Ils font preuve d’une vitalité et d’un dynamisme remarquables, et sont le cœur et l’âme de la communauté. Ce sont les gardiens du territoire et ils portent sur leurs épaules ce legs qu’ils souhaitent transmettre aux générations futures.

    Claude Charron, Comité des riverains des éoliennes de L’Érable (CRÉÉ)

    Membre de Vent d’élus

    Lettre ouverte de Claude Charron, du Comité des riverains des éoliennes de L’Érable (CRÉÉ) et membre de Vent d’élus, publié le 20 février 2026 dans La Nouvelle Union.

  • Vivre en région : Saint-Adelphe, Nathalie Lefebvre et Denis Champoux

    Vivre en région : Saint-Adelphe, Nathalie Lefebvre et Denis Champoux

    23 février 2026

    St-Adelphe. Nathalie Lefebvre et Denis Champoux ont modelé leur lopin de terre afin de pouvoir le récolter mais surtout de le partager.

    NousTV réf.: https://youtu.be/ym0l_VO-6_Q


  • Le collectif Toujours Maîtres chez nous dénonce le déni démocratique des chambres de commerce

    Le collectif Toujours Maîtres chez nous dénonce le déni démocratique des chambres de commerce

  • Pascal Paradis dénonce les affirmations mensongères de TES Canada

    Pascal Paradis dénonce les affirmations mensongères de TES Canada

    10 février 2026

    TES Canada a faussement prétendu dans un document officiel sur son controversé projet en Mauricie que « la mairesse [de Grandes-Piles] a exprimé son intérêt pour davantage d’éoliennes ». Dans une lettre déposée hier au conseil municipal du village de Grandes-Piles, le conseil municipal dénonce ce qu’il qualifie d’« affirmation mensongère ».

    En manque d’appuis, les promoteurs privés du projet recourent maintenant à des « affirmations mensongères ».

    Jusqu’où ira le gouvernement de la CAQ dans son appui inconditionnel à ce projet? Pourquoi n’écoute-t-il pas les gens de la Mauricie qui ont voté à 92%, 85%, 69% et 68% contre le projet dans des referendums à Saint-Maurice, Saint-Luc-de-Varennes, Sainte-Thècle et Saint-Tite? Peut-être parce que le gouvernement de la CAQ a complètement ignoré ces résultats, affirmant qu’il « ne snobera pas les gens d’affaires, au contraire [il] va être à leur côté »? Peut-être parce qu’il ne parle pas aux gens de la place? Comme le maire de Saint-Thècle l’a affirmé, les « discussions n’ont jamais eu lieu » entre le gouvernement de la CAQ et les élus locaux sur le projet de TES, contrairement à ce qu’a affirmé en chambre celle qui était alors ministre, Christine Fréchette.

    Voyez le nouveau ministre réitérer son appui au projet, pendant que j’affirme que le PQ ne l’appuie pas :

    Réf.: https://www.facebook.com/pascalparadisJETA/videos/25793140790317131/