Auteur/autrice : Gaston
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Réponse au journaliste Patrice Bergeron, La Presse Canadienne
Le 11 octobre 2024
Bonjour Monsieur Bergeron,
Nous sommes des opposants au projet de TES Canada en Mauricie. Si vous étiez venu frapper à nos
portes, nous vous aurions répondu avec empressement. Voici nos commentaires en suivant le plan de
votre article du 6 octobre dernier.- Fin avril 2024, la multinationale TESCanada H2 inc. avise le ministère de l’Environnement, dans son
Avis de projet, qu’elle projette jusqu’à 145 éoliennes. Trois ou quatre jours plus tard, elle disait aux
médias passer de 144 à 130 éoliennes. Quoiqu’elle l’ait répété par la suite, la porte reste ouverte jusqu’à
145 éoliennes selon son dossier au ministère. Les cartes émises par TES Canada datent du 30 avril 2024
et n’ont pas été modifiées à ce jour. Alors vous comprendrez que de notre part, nous continuons à dire
que c’est un projet de 145 éoliennes industrielles et non de 130. - Sur la décarbonation, les Johanne Whitmore et Paul Martin qui, les premiers, ont levé le drapeau
rouge dans La Presse du 2 janvier 2024, les 101 organisations qui ont envoyé une lettre au premier
ministre le 3 février, les 18 organisations et 13 scientifiques qui ont signé une lettre dans Le Devoir du
1er mars, les cinq experts dans leur webinaire de mai, pour ne nommer que ceux-là, ont tour à tour émis
des réserves. Ce n’est pas un discours nouveau, voir Radio-Canada du 21 décembre 2022 : « Il faut
réduire les attentes vis-à-vis de l’hydrogène vert, selon des experts ». Ce sont des spécialistes de la
question. Ils s’entendent pour dire qu’il ne suffit pas de l’énoncer comme le fait TESCanada. C’est
pourquoi nous mettons de l’avant le nécessaire principe de précaution face aux prétentions de la
multinationale et de ceux qui relaient ses informations. - La multinationale prétend avoir consulté 2000 à 3000 personnes ? Ses trois premières séances de
consultation consistaient en des kiosques d’information, une méthode qui s’est valu des critiques de la
part du BAPE dans d’autres projets. Elles ont eu lieu les 21, 27 et 28 novembre 2023. Le Nouvelliste du 2
décembre rapportait que c’est « plus de 600 citoyens rencontrés, une centaine d’élus et de
fonctionnaires municipaux ». Puis il a fallu la pression des élus municipaux, à ce qu’ils nous ont répété,
pour que la multinationale consente à tenir de véritables séances d’information les 26 et 27 mars, qui
ont réuni un total de quelque 500 citoyens, majoritairement contre le projet, et auxquels TESCanada n’a
pas vraiment su répondre. On est loin des 2000 personnes consultées. - Au sujet du bloc d’énergie promis par Hydro-Québec, rappelons qu’il a été concédé sans appel
d’offres, et ce, à un coût ridiculement bas de 0,04$. Pendant qu’on nous répète que le projet de la
multinationale ne bénéficie d’aucune aide financière de l’État… Et si la multinationale obtient la
possibilité de revendre l’électricité à Hydro-Québec, comme elle le souhaite, ces 150 MW obtenus à
0,04$ seront sans doute revendus à quelque 0,12$. C’est une aide financière déguisée. - Le « Pas dans ma cour » s’appuie sur une réalité dont ne parlent jamais la multinationale et les élus : le
principe de réciprocité. Si l’éolienne ne peut s’approcher à moins de 600 mètres d’une habitation, tous
1Articles : « Un projet de parc éolien privé divise la population en Mauricie » et « Des opposants au
projet souhaitent un référendum » dans La Presse et La Presse Plus du 6 octobre 2024, et « Des
opposants à un projet d’usine à hydrogène souhaitent un référendum » et « Voici quelques données
statistiques sur l’entreprise TES Canada » dans L’Actualité du 6 octobre 2024.
les propriétaires situés à l’intérieur de ce périmètre de 600 mètres perdront, sans leur consentement, la
liberté d’usage de leurs propriétés. C’est de l’expropriation déguisée de servitude. Il n’y a pas
d’approbation des voisins, comme vous le laissez entendre dans votre article. - L’acceptabilité sociale que vous rapportez n’est rien d’autres qu’une acceptabilité sociale achetée : les
municipalités recevront des centaines de milliers de dollars en redevances, les propriétaires signataires
en recevront aussi, de même que les voisins. Mais insistons que cette redevance destinée aux voisins
sera divisée par le nombre de voisins impactés. Dans plusieurs cas, ça donnerait entre 500$ et 1000$ par
année par voisin. La qualité de vie, la qualité de l’eau potable, le droit de propriété (l’usage) et la valeur
marchande d’une propriété valent nettement beaucoup plus que cette maigre compensation. Si c’était
aussi rose et aussi vert que ce que disent les rapporteurs, il n’y aurait pas autant de mouvements
d’opposition partout dans le monde. - Le BAPE et la CPTAQ sont-ils des garanties de protection ? Non, le BAPE n’a qu’un pouvoir de
recommandation et la CPTAQ a accepté plus de 90% des demandes liées aux éoliennes. D’ailleurs, il y a
au moins un endroit au Québec où les éoliennes installées sont plus puissantes que celles qui avaient été
soumises au BAPE et qui avaient fait l’objet de l’étude d’impact. C’est une réalisation passée sous le radar
du BAPE. - Les règlements proposés par les MRC de Mékinac (RCI) et des Chenaux (schéma d’aménagement) sont
copiés des autres règlements adoptés ailleurs au Québec pour des éoliennes plus petites et moins
puissantes. Ils ne tiennent pas compte du projet de la multinationale. Les élus refusent d’y mettre un
coefficient Distance-Hauteur-Puissance plutôt qu’une distance séparatrice fixe. C’est d’autant plus
important que la plus haute instance en santé au Québec, de son propre aveu, n’a pas les données
suffisantes pour se prononcer. Par ailleurs, ces règlements créent deux catégories de citoyens : ceux des
villages qui seront protégés et ceux des rangs qui ne le seront pas à cause des distances réduites. Y a-t-il
véritablement un danger pour l’eau potable ? Les élus de la MRC des Chenaux l’ont reconnu en adoptant
un règlement pour protéger leurs sources d’approvisionnement en eau potable. Mais ces règlements ne
protègent pas les puits privés. On le voit, ce sont plutôt des règlements incomplets qui briment les
citoyens. Avec ses 24 ans d’expérience, le maire Labranche de Saint-Adelphe devrait le savoir. - J’ai moi-même été la cible d’un pro-éoliennes. Il a mis fin à son intimidation lorsque j’ai menacé de
porter plainte à la Sûreté du Québec et après avoir fait intervenir deux maires. Puis cet intimidateur s’est
tourné vers une autre victime. - Le soutien gouvernemental : Depuis plus de cinq mois, nous demandons une rencontre à notre
député Sonia Lebel. Et cet été, nous avons aussi demandé une rencontre à notre député Champagne.
Nos demandes restent sans réponse. L’intervention du député Boulet dans votre article est sa toute
première publique dans le dossier, faite parce que vous avez communiqué avec lui. - La transparence municipale : Depuis l’annonce du projet en novembre 2023, les MRC et les
Municipalités n’ont organisé aucune séance d’information (outre la consultation d’avril 2024 sur le projet
de RCI par la MRC de Mékinac et celle du 5 juin 2024 sur le projet de modification du schéma
d’aménagement par la MRC des Chenaux) et n’ont diffusé aucune information (dates, compte-rendus,
contextes) sur des rencontres ou formations qu’elles disent avoir eues ici et là. Certaines informations
ont pu être soutirées lors des périodes de questions aux séances municipales mais qui se résument
souvent par des « On ne peut pas en parler » et des « Faites-nous confiance », comme s’il fallait signer
un chèque en blanc. - Plus de 4000 personnes ont signé les pétitions qui ont circulé dans plusieurs municipalités. Combien
de pro-éoliennes ont signé pour ne pas faire valoir leur position divergente, comme le croient le maire
Blouin de Sainte-Thècle et la plupart des autres maires ? Même en appliquant la loi de Pareto du 80%
20%, même en réduisant de 20% le nombre de signataires, les opposants sont encore en majorité. Saint
Prosper est la seule municipalité à avoir organisé un véritable sondage qui a révélé que 84% des
répondants étaient contre. Mettons-y une marge d’erreur de 20% si on veut, ça donne quand même une
importante majorité d’opposants. Ce résultat est sans doute applicable aux onze autres municipalités. - L’UPA Mauricie, comme d’autres régionales au Québec, s’oppose vigoureusement à l’implantation
d’éoliennes en zone agricole. Chaque parcelle soustraite aux 2% de territoire agricole au Québec est une
parcelle de trop. On ne peut se contenter de la vision à courte vue du maire Blouin. S’il n’y a pas de
culture ou de pâturage aujourd’hui, il faut conserver tout le potentiel agricole avec une vision d’avenir. - N’en déplaise au maire Blouin, les impacts sur la qualité de vie, sur les paysages, etc., seraient les
mêmes si le promoteur était Hydro-Québec ou les Municipalités avec les Autochtones. Tout le monde est
d’accord avec les éoliennes, mais pas en zone habitée ni en zone agricole. Qu’Hydro-Québec soit l’unique
promoteur de l’éolien au Québec ? C’est ce que tout le monde ici souhaite. Que les Municipalités et les
Autochtones soient partenaires ? Non. Je vous renvoie à ce sujet à l’intervention de Jean-François Blain
lors des audiences de la Commission sur le projet de loi 69 à l’effet qu’il faut viser l’équité entre les
instances municipales et non favoriser la compétition entre elles. L’Alliance de l’Est, dans son
intervention devant cette commission, voudrait se présenter comme le modèle à suivre, mais monsieur
Blain propose plutôt la création d’un fonds équitable de développement régional. Nous sommes de l’avis
de monsieur Blain. - Nous comprenons très bien, contrairement à ce que croit Éric Gauthier, que ce « projet-pieuvre » –
l’expression est de Caroline Clément, préfète de Mékinac– est un ensemble lié. Nous avons fait nos
devoirs, examiné la situation, consulté de la documentation et des experts. Rien de ce qui a été présenté
par la multinationale ne nous a convaincu du bien-fondé de risquer le caractère public d’Hydro-Québec,
notre potentiel agricole, la valeur économique de nos paysages et de nos propriétés, et la qualité de nos
vies en campagne. - Les redevances ne sont pas une solution équitable aux problèmes vécus en agriculture. Il y a plus de
500 agriculteurs sur le territoire et seulement un sur cinq pourraient en bénéficier. - Ajoutons à cela la problématique des résidents et des non-résidents. Derrière chez moi, là où des
éoliennes sont projetées, 74% des terres appartiennent à des non-résidents du secteur. Ils peuvent
décider d’imposer des éoliennes à leurs voisins-résidents, soit en signant avec la multinationale, soit en
votant en faveur de l’implantation d’éoliennes puisque ce sont tous les propriétaires qui ont droit de
vote et pas seulement les résidents. - Retenons aussi qu’il n’est jamais question d’une seule éolienne, isolée, mais toujours d’un groupe de
quatre à six éoliennes avec les autres installations diesel, ce qui multiplie sans doute les nombreux
risques d’impacts.
Vous le voyez par cette longue épître, si vous étiez venu frapper à nos portes pour une entrevue, nous en
aurions eu long à vous répondre.René Beaudoin, Sainte-Geneviève-de-Batiscan
Pour le collectif Toujours Maîtres chez nous – Mékinac Des Chenaux
Co-signataires :
Martine Cloutier, Sainte-Thècle
Carole Neill, Saint-Adelphe
Gaston Rivard, Saint-Adelphe
Isabelle Clément, conseillère municipale à Hérouxville
Dany Janvier, Contre la privatisation du vent et du soleil dans Mékinac Des Chenaux, RVÉQ citoyen de St
Adelphe
Dany Brouillette, Sainte-Geneviève-de-Batiscan
Chantale Desaulniers, Saint-Tite
Johanne Tremblay, Saint-Prosper
Yves Maurais, Saint-Tite
Yves Maurice, Sainte-Geneviève-de-Batiscan
Mathieu Ferragne, Saint-Maurice
Michel Magny, Saint-Stanislas
Guy Dessureault, Saint-Narcisse
Lise Mercier, Saint-Narcisse
Nathalie Lefebvre, Saint-Adelphe
Pierre Pouliot, Notre-Dame-du-Mont-Carmel
Jean Guilbert, Saint-Maurice
Denis Déziel, Saint-Narcisse
Annie Bédard, Sainte-Thècle
Ginette Gauthier, Saint-Narcisse
Serge Mathon, Sainte-Geneviève-de-Batiscan
Monique Bélanger, Saint-Narcisse
Claudette Piché, Sainte-Thècle
Monique Tremblay, Saint-Prosper
Jean-Claude Cyr, Sainte-Thècle
Gaétan Massicotte, Saint-Prosper
Nicole Lemay, Saint-Adelphe
Robert Desfonds, Hérouxville
Roman Pokorski, conseiller municipal, Saint-Adelphe
Cathy Gingras, Saint-Maurice
Alain Gagnon, Saint-Prosper
Pascal Baudelet, Saint-Maurice
Marie Dessureault, Sainte-Thècle
Pierre Baril, Saint-Narcisse
Karine Brouillette, Saint-Prosper
Normand Hamelin, Saint-Luc-de-Vincennes
Éric Noël, Saint-Prosper
Cornelia Jucker, Saint-Adelphe
Antoine Rousseau, Saint-Narcisse
France Laliberté, Sainte-Thècle
Pierrette Charest, Saint-Adelphe
Jean-Paul Rousseau, Saint-Stanislas
Michel Gauthier, Saint-Adelphe
Lucille Tessier, Saint-Stanislas
Louise Côté, Sainte-Geneviève-de-Batiscan
Sylvie Dessureault, Saint-Narcisse
Lina De Rossi, Saint-Stanislas
Chloé Germain-Thérien, conseillère municipale à Saint-Stanislas
David Dessureault, Sainte-Geneviève-de-Batiscan
Frédéric Krebs, Saint-Prosper - Fin avril 2024, la multinationale TESCanada H2 inc. avise le ministère de l’Environnement, dans son
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La CAQ et la filière éolienne québécoise
Claude Charron
Le développement de l’énergie éolienne fait encore et toujours jaser. (Archives Le Soleil)
LA PAROLE AUX LECTEURS / Au-delà des gens qui se tiennent debout pour défendre le territoire ainsi que leurs valeurs (cadre de vie, qualité de vie, santé, liens sociaux, patrimoine familial, etc.), il y a des partis politiques (PL, PQ, CAQ) qui successivement ont fait de la filière éolienne québécoise, depuis 25 ans, un gouffre financier maintes et maintes fois dénoncés de façon unanime par les analystes en énergie, les économistes, divers instituts de recherche et les spécialistes de l’état dont Hydro-Québec, la commission d’enquête du BAPE, la vérificatrice générale, pour n’en nommer que quelques-uns.
Des pertes qui aujourd’hui, en 2024, se chiffrent à une dizaine de milliards et qui atteindront les 25 milliards dans une quinzaine d’années, s’avérant l’un des pires scandales financiers de l’histoire du Québec. M. Legault persiste et signe en affirmant que: «Je parie que l’énergie éolienne sera payante un jour.» En attendant, le dernier appel d’offres de 1550 MW sanctionné par la CAQ coûtera à Hydro-Québec 11 sous/kWh, générant de nouvelles pertes estimées à $150-200 millions/année.
De tous les partis politiques impliqués dans le dossier éolien, le pire bilan est sans aucun doute celui de la CAQ, pour les raisons suivantes:
- la CAQ, avant d’être élue une première fois, a juré de ne pas être le parti des lobbies et des intérêts privés et dénonce les surcoûts de la filière éolienne;
- la CAQ, six mois après son arrivée au pouvoir, fait un virage à 180 degrés et autorise les projets éoliens privés qu’elle dénonçait (Apuiat, Des Cultures, Des Dunes, Belle-Rivière, et autres de gré à gré);
- la CAQ réduit considérablement la durée d’appels d’offres pour l’approvisionnement en énergie éolienne, de surcroit en période estivale, de façon à accélérer les mises en chantier et empêcher l’organisation de groupes citoyens dénonçant une énergie coûteuse, non fiable, non stockable, socialement inacceptable, créant peu d’emplois fortement subventionnés et ne générant pas ou peu d’activités économiques;
- la CAQ accélère de façon exponentielle l’implantation anarchique de projets éoliens industriels sur le territoire sans égards aux gens qui y habitent et qui y cultivent la terre;
- la CAQ abaisse la distance séparatrice de protection des noyaux villageois de 2 km à 1,2 km malgré des éoliennes prévues de 2 à 3 fois plus puissantes, plus hautes et plus bruyantes et expose les riverains à des distances de protection dérisoires;
- la CAQ élimine pratiquement les critères à la nécessaire acceptabilité sociale et élimine l’obligation d’un pourcentage de contenu local et québécois dans les appels d’offres d’approvisionnement éolien afin d’accélérer la mise en chantier des projets;
- la CAQ crée une pénurie artificielle d’énergie électrique en bradant nos réserves à des tarifs dérisoires, attirant la venue d’industries énergivores;
- la CAQ se montre favorable à la privatisation et à la distribution privée d’énergie au détriment de l’intérêt public;
- la CAQ, de concert avec Hydro-Québec, crée l’illusion d’une nationalisation de la filière éolienne alors qu’en fait elle consolide l’approvisionnement privé de l’énergie éolienne;
- la CAQ refuse de tenir une enquête publique sur l’opportunité de la filière éolienne en particulier et sur l’énergie en général de façon à dresser un portrait global et surtout une direction éclairée de cet enjeu sociétal majeur;
- – la CAQ justifie ses décisions au nom de la transition énergétique et de l’accroissement du PIB, semant surtout la confusion et l’illusion de la richesse;
- – la CAQ ment à la population en affirmant que l’éolien coûte moins cher que les nouveaux barrages: dernier appel d’offres éolien à 11 sous/kWh et barrage La Romaine à 6.5 sous/kWh (meilleur facteur d’utilisation, meilleure fiabilité, amortissement sur 125 ans, etc.);
- – la CAQ refuse de voir l’échec de l’acceptabilité sociale de l’éolien dans les zones habitées et cultivées alors qu’Hydro-Québec annonce un mégaprojet de 3000 MW en territoire non organisé pour «rechercher l’acceptabilité sociale» qui fait défaut ailleurs.
Comment expliquer cette situation? La puissance des lobbies ou la faiblesse du gouvernement caquiste?
Personne n’est naïf, dans une économie de libre marché, sans subventions et crédits de taxe de toutes sortes, la filière éolienne ferait faillite. À l’instar du Danemark, de l’Angleterre et de l’Allemagne, cessons cette perfusion financière qui prive les Québécois de revenus dont ils ont bien besoin. Écoles, hôpitaux, routes, etc., ne cessent de prendre du retard dans leur amélioration et leur réalisation.
Cela fait 25 ans que les besoins de l’industrie éolienne sont comblés. Il est maintenant temps de répondre aux besoins des populations rurales en finançant adéquatement l’agriculture et les municipalités au lieu d’imposer des projets diviseurs et coûteux qui drainent chaque année des centaines de millions de fonds publics directement dans les poches de firmes privées.
— Claude Charron, Comité des riverains des éoliennes de L’Érable (CRÉÉ)
Cette lettre est paru ici : https://www.lenouvelliste.ca/opinions/parole-aux-lecteurs/2024/10/09/la-caq-et-la-filiere-eolienne-quebecoise-WL7LRRN6H5A5VM6IGTUXTTOA4Q/
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L’ Indre, poubelle éolienne de la région Centre ?
2 octobre 2024
Alors que les projets éoliens se multiplient dans l’Indre, quels sont les impacts économiques et patrimoniaux pour le département ? Comment face à un territoire déjà saturé agissent les promoteurs ? À quoi les habitants peuvent ils s’attendre et comment réagir ?
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Projet de loi n°69 : Le gouvernement doit faire les choses dans l’ordre selon des groupes de la société civile
Au lendemain de la fin des consultations particulières sur le projet de loi n°69, Loi assurant la gouvernance responsable des ressources énergétiques et modifiant diverses dispositions législatives, des groupes issus de la société civile réitèrent leur demande de suspendre les procédures parlementaires sur ce projet de loi et de le réviser de fond en comble, après un véritable débat public large sur l’énergie effectué dans le cadre d’une commission indépendante et lors de laquelle l’ensemble des voix de la société québécoise auront été entendues.
Ce débat public, réclamé de toutes parts depuis près de deux ans par de nombreux groupes et spécialistes, devrait constituer le socle sur lequel plusieurs scénarios de plan de gestion intégrée des ressources énergétiques (PGIRE) devront être élaborés et débattus en misant sur une approche systémique plutôt qu’une approche en silo. Ces scénarios devraient notamment inclure :
- l’identification des véritables besoins en énergie pour réussir la décarbonation complète du Québec ;
- les multiples impacts de la production d’énergie sur le territoire ;
- les différents usages possibles de l’énergie ;
- les mesures garantissant l’accès aux services énergétiques et un niveau de vie décent pour toutes et tous, en conservant les tarifs d’électricité à un niveau accessible pour les ménages à faible revenu pour répondre à leurs besoins essentiels ;
- les options liées à la sobriété, la réduction de la demande, à l’efficacité énergétique et aux sources d’énergies renouvelables.
Ces scénarios devraient être débattus au sein d’une institution indépendante du gouvernement. Les groupes réitèrent leur offre de collaboration à cet égard.
Les groupes sont également préoccupés par les éléments suivants :
Le projet de loi ne permettra pas la décarbonation du Québec et la protection du territoire. Si le présent est garant de l’avenir, rien ne permet de croire que l’avalanche de nouvelle puissance bénéficierait nécessairement aux entreprises existantes qui veulent verdir leurs opérations et à qui on refuse les quelques mégawatts nécessaires, comme les Forges de Sorel. Le PL-69 favorise plutôt de nouveaux projets industriels, souvent initiés par des multinationales ayant peu ou même rien à voir avec la décarbonation.
Des impacts importants sur les tarifs. L’ajout massif de capacités électriques favorisé par le PL-69 ferait inévitablement augmenter les tarifs résidentiels et commerciaux, puisque les nouvelles infrastructures coûtent beaucoup plus cher que les capacités existantes et que le gouvernement cherche à appâter les industries avec une électricité à rabais. Les commerces et les ménages, surtout les moins nantis, assumeraient ainsi une part disproportionnée des coûts de la transition.
Un projet de privatisation. Sous le prétexte d’accélérer l’ajout de capacités énergétiques sans preuve à l’appui, le PL-69 ouvrirait des brèches béantes dans le caractère public du secteur électrique québécois, et ce, sans l’aval de la population. En 1962, nous avons collectivement rejeté la mainmise du privé sur l’électricité lors d’une élection référendaire qui a façonné le Québec d’aujourd’hui. De la même façon, nos décisions d’aujourd’hui façonnent le Québec de demain.
Un projet de loi qui ne priorise pas la sobriété énergétique, bien que cela permette de minimiser la construction de nouvelles infrastructures et ainsi contrôler les coûts de production, l’impact tarifaire et les impacts sur le territoire.
Pour toutes ces raisons, nous demandons au gouvernement de mettre le PL-69 de côté, le temps d’élaborer collectivement une politique énergétique et un PGIRE, un outil demandé depuis longtemps par les groupes, qui exprimera clairement la volonté de la population quant à son avenir. Les groupes insistent sur la nécessité que cette politique énergétique et ce PGIRE soient adoptés à la suite d’ un véritable débat public – volonté qu’il sera ensuite possible d’enchâsser dans une loi qui serait le fruit d’un véritable processus démocratique.
Signataires
Mélanie Busby, Front commun pour la transition énergétique
Bruno Detuncq, Regroupement vigilance énergie Québec (RVÉQ)
Émilie Laurin-Dansereau, ACEF du Nord de Montréal
Maxime Dorais, Union des consommateurs
Michel Jetté, GroupMobilisation (GMob)
Alice-Anne Simard, Nature Québec
Patricia Clermont, Association québécoise des médecins pour l’environnement (AQME)
Charles-Edouard Têtu, Équiterre
Jacque Lebleu, Mobilisation environnement Ahuntsic-Cartierville
Shirley Barnea, Pour le futur Montréal
Patrick Bonin, Greenpeace Canada
Jean-François Lefebvre, Imagine Lachine-Est
Andréanne Brazeau, Fondation David Suzuki
André Bélanger, Fondation Rivières
Arnaud Theurillat-Cloutier, Travailleuses et travailleurs pour la justice climatique (TJC)
Cette lettre est paru ici : https://www.pressegauche.org/Projet-de-loi-no69-Le-gouvernement-doit-faire-les-choses-dans-l-ordre-selon-des-62800
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POUR DIFFUSION IMMÉDIATE
Envoi aux municipalités d’une proposition de Résolution pour la création d’un couloir de protection de 3 km pour chacune des rives de la Rivière Batiscan
Le 24 septembre 2024 dernier, les élus des municipalités de : Saint-Adelphe(Paul Labranche), Batiscan (Christian Fortin), Sainte-Geneviève de Batiscan (Christian Gendron), Saint-Narcisse (Guy Veillette), Saint-Stanislas (Luc Pellerin), Sainte-Thècle (Éric Blouin), Lac aux sables (Yvon Bourassa), Notre Dame de Mountauban (Marcel Picard) et Lac Édouard ont reçu une proposition d’une résolution leur demandant de protéger les rives de la rivière Batiscan en interdisant les éoliennes de moyenne et grande envergures (12 m et plus), l’exploitation de toute mine, et la construction de toute centrale nucléaire à l’intérieur d’un corridor de 3 km sur chacune de ses rives.
Ces citoyens inquiets demandent à leurs élus de suivre l’exemple des élus de la municipalité de Grandes-Piles qui travaillent sur un règlement similaire afin de protéger la rive du Saint-Maurice. Ils intiment leurs élus d’adopter cette résolution et de travailler sur un projet de règlement.
Les citoyens insistent sur l’importance de sauvegarder cette rivière qui a jusqu’à maintenant échappé à l’industrialisation massive. Il est capital de préserver ce milieu de vie qui, tout en vitalisant leurs villages, est l’une des rivières les moins polluées du sud du Québec.
Ils insistent sur la nécessité de s’unir pour protéger les rivières de toute pollution éventuelle et sur le devoir des élus de préserver un tel milieu pour les générations futures.
Les citoyens espèrent voir cette résolution à l’ordre du jour des prochains conseils d’octobre de leur municipalité.
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Audition – Projet PL 69 – Séances des commissions : Fondation Rivières, Toujours Maîtres chez nous
17 septembre 2024
Audition sur le projet de loi n° 69, Loi assurant la gouvernance responsable des ressources énergétiques et modifiant diverses dispositions législatives
17 septembre 2024 | 16 h 55 | Durée : 0:43:57
Sont auditionnés : Normand Beaudet, Carole Neill, André Bélanger
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Où est Sonia Lebel?
Depuis des mois que des citoyens des MRC de Mékinac et Des Chenaux font valoir sur la place publique leurs revendications concernant l’aberration du projet TES Canada pour nos communautés. Malgré des appels téléphoniques, des lettres écrites et des courriels, pas de réponses du bureau de madame la députée Sonia Lebel.
Et pourtant, ce projet est loin de faire un consensus dans nos municipalités. Les nombreuses pétitions d’opposants au projet et la grande participation de citoyens aux séances publiques des élus démontrent qu’il y a une forte mobilisation contre l’envahissement de notre territoire par ces monstres d’acier de plus de 200 mètres de hauteur.
Car ce projet, c’est votre volonté et celle de votre gouvernement. Vous nous l’avez même démontré au cours des derniers mois par vos sorties publiques. Où êtes-vous pour entendre nos voix? C’est comme si le feu était pris dans votre comté et que vous ne voulez pas contribuer à l’éteindre!
Pourtant, on voit bien que vous venez faire des visites de courtoisie avec les élus dans nos campagnes, mais, semble-t-il, ces derniers n’osent pas aborder ce sujet avec vous ou bien vous préférez qu’ils ne le fassent pas.
Êtes-vous là pour représenter les gens qui vous ont élue ou pour imposer l’orientation de votre gouvernement à la population? Si c’est le cas, nous sommes très mal représentés et je pense qu’un coup de vent pourrait vous faire tomber en bas de votre siège. Nous, soussignés, résidents des MRC de Mékinac et Des Chenaux: Denis Déziel, Pierre Baril, François Baril, Ginette Gauthier, Sylvie Dessureault, Jean Guilbert, Frédéric Krebs, Michel Jacob, Lise Mercier, Guy Dessureault, Pierre Pouliot, Yves Maurice, Serge Mathon, Nicole Lemay, Normand Hamelin, Nathalie Lefebvre, Martine Cloutier, Pierre Germain, Gaston Rivard, Roch Roy, Annie Bédard, Isabelle Clément, Chantale Désaulniers, Yves Maurais, Alain Gagnon, René Beaudoin, Carole Neill.
Cette lettre est paru ici : https://www.lenouvelliste.ca/opinions/parole-aux-lecteurs/2024/09/07/ou-est-sonia-lebel-YEMGPEPIJRCCLMEPP2B7272GBI/
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Éoliennes dans Nicolet-Yamaska: 30 000 $ de fonds publics pour contourner la démocratie
Ce mois-ci, le Regroupement énergie renouvelable Centre-du-Québec, composé des maires de 11 municipalités de la MRC de Nicolet-Yamaska, a commencé à faire adopter une résolution afin d’autoriser des dépenses totalisant 30 000 $ de fonds publics pour poursuivre leurs démarches obscures de recherche «d’information» au sujet des «énergies renouvelables». Cette résolution a été présentée de façon précipitée aux conseils municipaux juste avant les séances publiques d’août. Aux dires de certains conseillers, certains maires étaient insistants et pressés.
Vous avez bien lu! Les maires continuent de faire avancer le dossier toujours sans nous consulter, nous leurs citoyens, et sans se préoccuper des nombreuses pétitions que nous leur avons soumises à l’été 2023. Des élus de 11 municipalités auraient, à quelques exceptions près, tous voté en faveur de cette dépense: 30 000 $ de notre argent, nous, qu’ils n’ont jamais voulu entendre ou consulter depuis le début de cette histoire.
Et que feront-ils avec ces 30 000 $? Poursuivre leurs démarches sans nous rendre de comptes? Poursuivre leurs discussions avec le promoteur Innergex? Continuer de se faire vanter les mérites des projets éoliens de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent par les élus de l’Alliance de l’Est, sans se soucier qu’ici, au Centre-du-Québec, on est en milieu habité et agricole, dans un environnement moins venteux et dans une période où les taux d’intérêt sont bien plus élevés par-dessus le marché?
De ce qu’auraient dit certains élus lors des conseils municipaux de ce mois-ci, les fonds recueillis serviront à obtenir des avis juridiques et à payer le salaire d’une secrétaire.
La question se pose: des avis juridiques pour faire quoi exactement?
Pour continuer de trouver des moyens légaux, mais non éthiques, de contourner la démocratie? Pour continuer de nous refuser l’accès aux cartes représentant les zones où pourraient s’implanter les éoliennes dans notre MRC? Selon le maire de Saint-Léonard d’Aston, en adhérant au Regroupement, les municipalités doivent également adhérer aux politiques de confidentialité du regroupement. Quelles sont-elles? Ça, ils ne le disent pas. Ce regroupement a été mis sur pied par les maires eux-mêmes. Ils créent de toutes pièces les règles du jeu. Ils s’engagent donc encore à faire les choses en vase clos…
Bien souvent, lorsque nous posons des questions au conseil des maires, ils nous répondent qu’il n’y a pas de projet éolien actuellement et que nos questions ne sont pas pertinentes. Si c’est le cas, à quoi peut bien servir le Regroupement Énergie Renouvelable Centre-du-Québec? Pourquoi refuser des réponses aux citoyens alors que d’un autre côté, les maires du Regroupement s’activent fébrilement à livrer en pâture à l’appétit des promoteurs nos terres agricoles, notre santé, notre qualité de vie et la qualité de notre environnement?
La vive déception qui se fait sentir parmi nos concitoyens de la MRC de Nicolet-Yamaska vis-à-vis de nos élus ne cesse de s’agrandir depuis le début de ce projet mal ficelé d’immenses éoliennes industrielles de 200 mètres de haut en milieu agricole et habité.
Nos élus sont censés être à l’écoute des citoyens, pas des promoteurs, comme c’est le cas présentement. Rappelons-nous que lors de la préparation du règlement de contrôle intérimaire (RCI), lequel ne représente rien d’autre que le déroulement du tapis rouge aux promoteurs, le conseil des maires a refusé de consulter les citoyens. Il a de plus adopté les mêmes distances séparatrices entre les éoliennes et les maisons qui étaient présentées par Innergex lors de ses portes ouvertes, mais selon ses dires, ce n’était qu’un hasard!
Nos élus sont censés nous représenter, pas représenter des intérêts privés.
Nos élus sont censés gérer de façon responsable les fonds publics, pas les dépenser pour agir contre leurs propres citoyens.
Mais, tristement, nous en sommes rendus là.
Heureusement, il y a des citoyens qui s’organisent et qui vont se lever pour apporter un vent de renouveau aux conseils municipaux de la MRC de Nicolet-Yamaska.
Nous comptons les jours avant les élections municipales du 2 novembre 2025 et nous souhaitons à l’ensemble de la population de la MRC de Nicolet-Yamaska, une vague de démocratie et de valorisation du bien commun.
Yvan Jutras, Baie-du-Febvre
Kathleen Gauthier, Baie-du-Febvre
Marc-Olivier Billette, Saint-Léonard-d’Aston
Janie Vachon-Robillard, Saint-Léonard-d’Aston
Rollande Bergeron, Baie-du-Febvre
Martina Bastian, La Visitation-de-Yamaska
Yves Lebel, La Visitation-de-Yamaska
Yvan Fleurent, La Visitation-de-Yamaska
Monique Provencher, La Visitation-de-Yamaska
François Paradis, La Visitation-de-Yamaska
Lyse Laforce, Baie-du-Febvre
Josianne Pelletier, Saint-Léonard d’Aston
Cristina Lopez Laso, Saint-Léonard d’Aston
Steve Beauchemin, Grand-Saint-Esprit
Claudine Kleiber, Grand-Saint-Esprit
Simon Trudel, Grand-Saint-Esprit
M.Bergeron, Grand-Saint-Esprit
Martine St-Germain, Saint-Léonard-d’Aston
Bertrand Hébert, Saint-Léonard-d’Aston
Jean-François Guévin, Grand-Saint-Esprit
Francine Martel, Grand-Saint-Esprit
Daniel Chabot, Grand-Saint-Esprit
Grégory Lemoyne, Saint-Zéphirin-de-Courval
Christine Céré, Saint-Célestin
Jean François Auger, Grand-Saint-Esprit
Robert Gaudreau, Nicolet
Lucie Bellemare, Nicolet
Bernard Bélisle, Nicolet
Josée Perreault, Grand-Saint-Esprit
Mario Turcotte, Grand-Saint-Esprit
Stéphan Béliveau, Grand Saint-Esprit
Pierre Bouvet, Saint-Célestin (paroisse)
Sylvie Jamieson, Grand-Saint-Esprit
Gilles Riendeau, Grand-Saint-Esprit
Mathieu Fillion , Saint-Léonard d’Aston
Frédérique Grondin , Saint-Léonard d’Aston
Raphaël Lafond, Saint-Léonard d’Aston
Daniel Lafond, St-Léonard d’Aston
Marie Lemaire, St-Léonard d’Aston
Agnès Freulon, Grand-Saint-Esprit
Yvan Beauchemin, Grand-Saint-Esprit
Lysandre Beauchemin, Grand-Saint-Esprit
Charles-Olivier Bonnardeaux, Grand-Saint-Esprit
Camil Brassard, Grand-Saint-Esprit
Carole Doutaz, Grand-Saint-Esprit
Mélanie Robitaille, Saint-Zéphirin-de-Courval
Josée Beaudet, Grand-Saint-Esprit
Denis Montembeault, Grand-Saint-Esprit
Anne-Marie Beaulieu, Saint-Zéphirin-de-Courval
Pierre-luc Laliberte, Grand-Saint-Esprit
Julie Boisvert, Grand-Saint-Esprit
Kévin Pierre Lennville Grand-Saint-Esprit
Pierre-Yves Beauchemin, Grand-St-Esprit
Lucien Beaupré, Aston-Jonction
Jocelyne Alain, Aston-Jonction
Gitane Camiré, Baie-du-Fèbvre
Cloé Blais Grand-Saint-Esprit
Annie Hébert Saint-Célestin
Antoine Provencher Grand-Saint-Esprit
Cette lettre est paru ici : https://www.lenouvelliste.ca/opinions/parole-aux-lecteurs/2024/08/29/eoliennes-dans-nicolet-yamaska-30-000-de-fonds-publics-pour-contourner-la-democratie-BUPABVPYNRAN5PG246GRLUJZ2Y/
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TES Canada: quand les partisans sortent de l’ombre
Gaston Rivard
Il semblerait que TES Canada trouve enfin des partisans. Au dernier conseil de maires de Mékinac, le mercredi 21 août, pas moins de quatre ou cinq personnes sont intervenues avec fougue et détermination pour nous chanter les louanges de TES Canada et la chance inouïe que nous avions, nous dans Mékinac, de bénéficier de sa magnanimité. De l’argent, de l’argent et encore de l’argent, même si pour cela il faut perdre certaines choses, non définies par nos chantres du progrès, mais sûrement trop importantes pour qu’ils osent les mentionner.
«On ne fait pas des omelettes sans casser des œufs», prétend un de ces intervenants. J’aimerais bien savoir quelle est la nature de ces œufs. Il est fort probable qu’ils correspondent à ce que nous demandons, nous les opposants à ce projet, c’est-à-dire: la conservation de notre bien-être; la beauté du paysage intimement associé au respect de l’environnement; la garantie de ne pas le détruire, ni l’altérer; la certitude de ne pas transformer un milieu champêtre en zone industrielle; non pas la promesse mais la garantie que tous les citoyens seront équitablement traités au sein du territoire respectif de chacune des municipalités; que personne ne sera sacrifié par cette mutation en profondeur d’un territoire couvrant 12 municipalités.
Le «progrès»! Au nom du «progrès», et des «jobs», et de l’«argent»! C’est presque à l’unisson que ces voix se sont fait entendre. Manifestement, il y eu concertation de leur part, mais cela va de soi. Les opposants se concertent également. Ils étudient, s’échangent de l’information, analysent le projet sous tous les angles, et sur ces fondements soulèvent des objections, pointent du doigt ce qui leur apparaît être des défaillances, des nuisances, proposent même parfois des solutions.
Il est une chose cependant qu’ils ne font pas, c’est d’être obnubilé par l’argent et les jobs au point de vouloir tout sacrifier pour ces deux idoles qui sont probablement pour une grande part les responsables de la crise climatique.
Au cours des deux derniers siècles, ce sont les concessions à ces fantomatiques promesses, la précipitation à y obéir les yeux fermés qui nous a conduits au dérèglement climatique. Deux siècles d’engouement pour une industrialisation avide, et aveugle parce qu’avide, ont suffi pour conduire l’humanité au bord d’un gouffre qu’on nomme «dérèglement climatique».
Et tout à coup, il faudrait croire que cette mentalité s’est amendée et que tout ce qu’elle nous promet, une transition sans nuisance et sans victimes, sera bien réelle et de surcroît avantageuse pour nous. Il y a de quoi douter.
Ce n’est pas nécessairement la science et la technologie qui sont fautives, mais leur utilisation désordonnée, la vue à court terme et souvent intéressée de ceux qui exploitent leur potentiel.
Curieusement, le discours commun de nos partisans ressemble étrangement au discours promotionnel de TES Canada, une apologie sans nuance, car aucune critique ne l’accompagne. La décarbonation annoncée par TES Canada est parole d’évangile. Certes, ils savent, du moins je l’espère, que plusieurs experts la contestent, mais ce sont sûrement à leurs yeux de faux apôtres, des dissidents de la transition énergétique qui ne comprennent pas la mission de TES Canada.
À leurs yeux, la critique est nécessairement négative car le projet de TES Canada avoisine la perfection. Le promoteur joue sa partition, il vend. Et nous, les «opposants», qui sommes-nous pour ne pas vouloir l’acheter?
Il semblerait également que «les gens qui sont contre le projet» ont la mauvaise habitude de prétendre parler au nom de la majorité. S’ils ne parlent pas au nom de la majorité, on peut cependant assurer qu’ils parlent au nom d’un très grand nombre de personnes. Car ces gens qui sont contre ont justement fait l’effort de rencontrer la population et de la consulter à l’aide d’une pétition pour connaître leur «parole» et la faire connaître.
C’est un travail ardu, et ceux qui s’y sont déjà attelés savent sûrement de quoi on parle. Vérifier s’ils parlent effectivement au nom de la majorité est simple: il suffit de faire un référendum sur le sujet. Nous serons alors fixés. Des sept municipalités pour lesquelles cet exercice fut fait, on obtient approximativement 50 % de gens contre le projet de TES Canada.
Si on conteste ces chiffres et doute de leur pertinence, nous le répétons que la solution est simple: le référendum.
Mais le référendum aux yeux de ceux qui font l’éloge du projet ne semble pas une alternative susceptible d’être probante. Pourtant, le référendum n’est-il pas l’outil par excellence d’une démocratie lorsqu’il s’agit de connaître le pouls de la population sur une décision cruciale et lourde de conséquence pour elle?
«Au niveau des élections municipales, on est à 25 ou 30 % qui viennent voter. Un référendum, ça va être disons 35 %. Admettons que ça passe, il y en a qui vont dire qu’il y a seulement 35 % qui ont voté ». Nous devons avouer une véritable difficulté à saisir cet argument d’un intervenant. Il accepte d’être dirigé par des élus ayant un suffrage de 25 % ou 30 %, mais refuse un référendum sur un suffrage de 35 %. Qu’on me comprenne bien, mon propos n’est pas ici de discréditer les élus, mais de montrer la faiblesse de ce raisonnement.
Parmi ces partisans du pour, il en est un qui a le courage de parler en son «nom seulement» car il n’a pas «cette prétention-là» de parler pour la majorité. Mais curieusement, tout à coup, il parle au nom des «jeunes, ils l’ont le sentiment d’appartenance. Ils veulent revenir». Assistons-nous à un dédoublement de la personnalité: il parle pour lui, puis soudain pour les jeunes, puis enfin pour les entrepreneurs, car il en fut également question. Magie de la psychologie humaine, que de surprises nous réserves-tu?
Enfin, il est un autre point abordé à cette séance du conseil qui mérite qu’on s’y attarde un peu. Il s’agit du projet de règlement qui propose de créer «un corridor de protection panoramique de 3 kilomètres pour la rivière Saint-Maurice […] afin d’interdire les éoliennes de moyennes et grandes envergures (12 m et plus) à moins de 3 kilomètres de la rivière Saint-Maurice ».
On peut comprendre, comme il nous fut révélé, que la réflexion sur cette mesure a débuté en 2015, mais il n’en demeure pas moins que l’avis de motion fut déposé le 6 mai 2024, et je n’ose croire que lorsqu’on dépose un avis de motion, on ait oublié que le principal objet de ce règlement est une distance de 3 km.
Naturellement, la détermination de cette distance ne soulève aucun problème, au contraire, elle ne peut être que soulignée car elle montre la clairvoyance du conseil municipale de Grandes-Piles face à l’enjeu de la production tout azimut de l’énergie. On comprend qu’ici le «principe de précaution», tant demandé par nous, fut appliqué. Ce que l’on comprend moins, c’est pourquoi il ne le fut pas lors de l’élaboration du règlement de contrôle intérimaire (RCI) adopté le 10 juillet par le Conseil des maires.
Pourquoi la rivière Batiscan, joyau qui traverse cinq des municipalités visées par le projet de TES Canada, n’aurait-elle pas droit aux mêmes égards?
Et si l’on finissait par ce coup de gueule et ce cri du cœur de Yann Queffélec au sujet des éoliennes. «La laideur, outre le critère esthétique, c’est l’usurpation d’un paysage immémorial, propriété exclusive et non bornée des nuages, des oiseaux et des esprits errants… C’est un coup de couteau dans l’œil du créateur qui nous a légué l’Univers, c’est le viol du mystère invisible des choses, frère de l’essentiel ».
Gaston Rivard Saint-Adelphe
Cette lettre est paru dans le Nouvelliste : https://www.lenouvelliste.ca/opinions/parole-aux-lecteurs/2024/08/27/tes-canada-quand-les-partisans-sortent-de-lombre-WZWU3XJ2PRHMFI4JLZVW5HLYCE/
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Le conseil municipal de Saint-Adelphe face à ses contradictions sur le projet de TES Canada
Dany Janvier
Les citoyens et citoyennes qui suivent le dossier d’implantation d’éoliennes dans la région ont eu la surprise d’apprendre par le journal que Caroline Clément, la préfète de Mékinac et mairesse de Grandes-Piles, ainsi que son conseil, ont proposé un changement au règlement de zonage pour protéger un corridor de 3 km de chaque côté de la rivière Saint-Maurice. Aucune éolienne ne pourra être installée dans ce périmètre. Le projet aurait été lancé en mars ou avril, car la proposition a été faite officiellement en mai. Ce changement de zonage pourrait mener à un référendum.
Cette décision de la mairesse de Grandes-Piles confirme ce que les citoyens bien informés ont toujours fait valoir auprès de leurs élus municipaux: les municipalités ont tous les pouvoirs nécessaires pour modifier ou créer des règlements de zonage. Elles n’ont pas besoin d’attendre un avis du BAPE (Bureau d’audiences publiques sur l’environnement) ni de la CPTAQ (Commission de protection du territoire agricole du Québec). Les municipalités ont le droit et le devoir de régir leur territoire, surtout en matière de protection de l’environnement et de leur population et de production énergétique. Les municipalités détiennent tous les pouvoirs pour réglementer l’implantation d’éoliennes industrielles sur leur territoire.
Pourtant, depuis plus de huit mois, le maire de Saint-Adelphe, M. Paul Labranche, soutient le contraire. Aux citoyens qui réclament un encadrement plus strict que le laisser-faire actuel en matière d’implantation d’éoliennes, il répète qu’il ne peut rien décider et qu’on doit attendre un RCI (règlement de contrôle intérimaire). Les citoyens et citoyennes, bien au fait des lois et règlements des municipalités, ont indiqué aux élus les façons de procéder pour protéger le territoire, mais en vain. M. Labranche persiste à se dire impuissant.
Les citoyens bien informés ont relevé d’autres arguments mensongers présentés par nos maires et mairesses pour justifier leur inaction. Le plus loufoque est peut-être celui selon lequel ils n’ont pas le pouvoir d’imposer des normes parce que TES Canada est une entreprise privée. Ce qui n’a aucun sens. Certains de nos élus municipaux disent qu’ils doivent représenter tout le monde, ceux «pour» et ceux «contre». Cette maxime est tout aussi loufoque.
En effet, depuis le début de cette folie du projet TES Canada, les citoyens ont justement demandé que les municipalités prennent le pouls de leur population dans Mékinac et des Chenaux, par le biais d’une vraie consultation publique ou d’un référendum. Mais cette avenue, pourtant véritablement démocratique, a toujours été écartée, déclarée impossible ou trop compliquée. C’est faux. Il existe des façons de mesurer en toute légalité et efficacement ce que souhaite la population.
Et nous, sur le terrain, nous le savons : les gens veulent protéger leur milieu de vie, leur paysage, le territoire qu’ils ont choisi, les terres agricoles, leur santé et la propriété publique de notre énergie. Ceux qui se disent pour cette destruction organisée qu’est le projet TES Canada sont presque toujours des personnes en conflit d’intérêts ou qui ne comprennent pas le projet.
Les décisions qui se prennent maintenant dans le développement éolien auront des impacts sur les générations futures. Nos élus devraient faire preuve de vision et de leadership au lieu de diviser la population. Que ce soit par manque de courage, en raison de l’appel de l’argent, par hypocrisie ou par ignorance, le statu quo actuel que veulent imposer certains élus dans Mékinac et des Chenaux est un soutien direct au projet de TES Canada. C’est une prise de position contre la population qui exige plus de transparence et de démocratie. C’est honteux!
Il faut réglementer avant que TES Canada ne commence ses travaux, avant le BAPE et toute autre audience, comme l’a fait Madame Clément, préfète de Mékinac. Messieurs et mesdames les élus, ayez du courage. Et que ceux et celles qui se sentent incapables et impuissants laissent la place à d’autres qui comprendront mieux leur rôle. Il n’est défendu à personne d’aller se reposer.
Dany Janvier
Contre la privatisation du vent et du soleil dans Mékinac–des Chenaux-RVÉQ
Saint-Adelphe
Cette lettre est parue également ici :https://www.lenouvelliste.ca/opinions/parole-aux-lecteurs/2024/08/24/le-conseil-municipal-de-saint-adelphe-face-a-ses-contradictions-sur-le-projet-de-tes-canada-QONDBI5SURFQRPYOYU5E2E2RBU/
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Un vent d’inquiétudes…
Pierre Pouliot
J’ai demandé officiellement, le 11 avril dernier, une étude auprès de l’INSPQ sur les conséquences des bruits audibles et inaudibles des nouvelles éoliennes de grandes envergure, hauteur et puissance installées à proximité des résidences permanentes et des milieux de vie. Quelques échanges et ma demande sera finalement transférée, le 9 mai, auprès du CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec, plus spécifiquement à Mme Maude-Amie Tremblay pour l’équipe de santé environnementale. Aucune collaboration ou suivi à ma demande…
Est-on dans l’impossibilité au Québec de mener une telle étude sur la définition de nouvelles distances respectables et logiques compte tenu des attributs de ces éoliennes de nouvelle génération? Dans le contexte du développement rapide actuel et futur, de la multitude de projets éoliens annoncés dont plusieurs en développement présent mais dont chacun n’ayant encore aucune machine en service, quels pourraient être les raisons pour ne pas accepter de tenir une telle étude? Une demande semblable pourrait-elle être bloquée par nos gouvernements sous la pression de tous ces lobbyistes et partenaires profiteurs de ces projets?
Nous devons de plus tenir compte du rapprochement de ces parcs éoliens des milieux de vie et appréhendé dans le futur par l’encadrement du projet de loi 69 qui facilite l’accessibilité directe de ces industries productrices d’énergies vers une clientèle de proximité directe.
Comment des instances régionales et provinciales supposément renommées en santé et bien-être des citoyens peuvent-elles conclure et s’en tenir à de vieilles recensions d’études sur des dangers potentiels sur l’être humain alors que la première recherche en googlant «Infrasons Québec», nous amène à une revue documentaire très récente et complètement indépendante dont la conclusion des plus grandes instances mondiales convergent également pour dire que des études et des recherches supplémentaires doivent être entreprises.
Aucune volonté politique pour freiner ces développements anarchiques alors qu’à la grandeur de la province, l’un des commentaires qui revient le plus souvent est celui attribuable à la proximité de ces machines du milieu humain au niveau des dangers potentiels alors que certains parlent plutôt de dérangements et nuisances. Il faut remettre en question de façon absolue le contexte des études réalisées il y a une décennie et plus qui ne représentent plus d’aucune façon les caractéristiques modernes; tout reste à modéliser à nouveau. Ne serait-ce que de parler du bruit émanant… «On peut toutefois prévoir que plus une éolienne sera grosse, plus on l’entendra de loin. Plus elle est grosse, plus le 45 décibels va être atteint un peu plus loin. Ça peut être un enjeu si des municipalités réfléchissent par rapport à des éoliennes de 1 MW d’il y a quelques années alors que maintenant, ce sont des 7 à 10 MW que les promoteurs sont en train d’imaginer. La distance ne sera peut-être pas appropriée», prévient Mathieu Gauthier de l’INSPQ (La Tribune 21 Mai 2024).
Qu’arrive-t-il au Québec pour que nos directions sanitaires ne puissent prendre aucune initiative de vérifications sommaires de dangerosité potentielle pour le démarrage des premières mises en service?
Oui, nos instances vont sans doute recueillir les commentaires des promoteurs de ces projets privés qui disent nous assurer divers suivis… Bien que chacune des éoliennes du projet Apuiat ne soient que d’une puissance de 6 MW avec une mise en service prévue pour décembre prochain, trouvons une raison valable pour que nos autorités sanitaires ne puissent dépêcher sur les lieux un groupe d’ingénieurs acousticiens de façon à définir les premiers constats sommaires de proximité par rapport à la dispersion, projection et propagation des sons et bruits audibles (sans égard aux études d’infrasons d’étendue généralement plus complexes à réaliser) aux distances avancées par les fabricants et gestionnaires de projets. Vérification des modulations d’intensité et de fréquences par grand vent et caractéristiques du milieu (saison, mercure, humidité, pression atmosphérique, etc.). Espérant que nous ne sommes pas rendus pauvres à ce point de ne pas être en mesure de se payer ce genre d’étude même abrégée en attendant la plus grande et récente étude mondiale jamais réalisée jusqu’à maintenant.
Bizarre et pas juste un peu que Mme Emmanuelle Bouchard Bastien de l’INSPQ soit venue présenter le printemps dernier auprès de tous les médias sa mise à jour 2023 (recension) de «Éoliennes et santé publique» sans même faire mention du Projet PIBE en cours et de l’étude RIBEolH dont le calendrier devant s’établir du 1er janvier 2020 au 31 mars 2024 (4 ans) mais qui malheureusement lui aussi a été retardé par la COVID. Sous la gestion et coordination scientifique de Mme Anne-Sophie Evrard de l’Université Gustave Eiffel auprès de qui j’ai déjà obtenu quelques réponses, l’étude se déroule en deux phases ― Étude épidémiologique des effets du bruit éolien sur la santé humaine (qui inclura environ 1 200 riverains de parcs éoliens en France) et Étude psychoacoustique et physiologique des infrasons et sons basses fréquence
Sous le volet présentation, nous n’avons qu’à prendre connaissance du chapitre des résultats attendus au niveau des retombées pour la santé ainsi que des retombées scientifiques, celles-ci visant à mieux définir et permettront de constituer un ensemble de données de référence fiables pour la communauté scientifique mondiale.
Enfin une réponse sur la raison pour laquelle tous ces promoteurs de parcs éoliens sont si pressés de mettre en chantier. L’attente des résultats de cette étude est l’une des raisons même d’une demande de moratoire pour tout projet de parc éolien situé directement à proximité des habitations et des milieux de vie rapprochés.
Pierre Pouliot
Notre-Dame-du-Mont-Carmel
Cet lettre est parue également ici : https://www.lenouvelliste.ca/opinions/parole-aux-lecteurs/2024/08/17/un-vent-dinquietudes-N5JSRQOIYFEEVIOLHSE4ZSJNK4/
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Projet de loi 69: Victoire des lobbys pour la privatisation d’Hydro-Québec
Sortie 19 juil. 2024
Le controversé projet de loi 69 du tout autant controversé ministre Fitzgibbon a été déposé à l’Assemblée Nationale le 6 juin 2024.
Est-ce que ce projet de loi va accélérer la privatisation d’Hydro-Québec?
Est-ce que le ministre Fitzgibbon est un mercenaire économique qui a plus à coeur des intérêts privés qui souhaitent cette privatisation de ce bien commun qui appartient, pour l’instant, au peuple québécois?
Est-ce que la sortie de Michael Sabia, PDG d’Hydro-Québec, une semaine avant le dépôt du PL 69 était une stratégie élaborée pour faire baisser la contestation sociale qui s’organisait pour la journée du dépôt du PL 69 afin de s’opposer aux processus de dépossession qu’est la privatisation partielle ou complète d’Hydro-Québec.
Est-ce que la CAQ a menti aux québécois.se.s?
Ancienne ministre péquiste des Ressources naturelles, Martine Ouellet expose son analyse de l’un des projets de loi les plus contestés de l’ère caquiste et met en lumière les processus de privatisation d’Hydro-Québec qui sont insérés dans ce PL 69.
Présentateur : Michel Jetté
Production : CRNV et GMob
Monteurs : Louise Sabourin et Michel Jetté
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Éoliennes: désinformation et politique
Jean Guilbert
Le texte d’Hélène Baril publié le 9 juillet dans La Presse me fait grandement réagir. Si les propos qu’elle rapporte du préfet de la MRC des Chenaux sont exacts, je ne peux qu’exprimer ma stupéfaction; soit il y a de la désinformation, soit il y a de l’aveuglement volontaire de sa part.
Je me permets de citer un passage troublant du préfet: «Si les collectivités locales avaient été impliquées dès le début dans le projet, elles auraient pu s’y associer. Ça aurait certainement fait une différence pour ce qui est de l’acceptabilité sociale.» Quoi?! Ça fait des mois que beaucoup de personnes des municipalités concernées sensibilisent les élus au sujet des impacts négatifs sur l’environnement naturel et social de ce projet et le préfet ose affirmer que le principal problème est une question de redevances monétaires pour les MRC.
Nos craintes sont appuyées par des scientifiques de partout qui disent haut et fort que ce projet est une aberration pour les populations des MRC de Mékinac et des Chenaux.
Lors du dernier grand rassemblement le 5 juin dernier, nous étions 300 personnes à exprimer nos doléances aux élus qui mijotent une modification au schéma d’aménagement du territoire. On nous a promis de tenir compte de nos revendications et parmi celles-ci, je n’ai jamais entendu quelqu’un se plaindre que les profits éventuels devraient être partagés avec les MRC.
Comment pouvons-nous être en relation de confiance avec nos élus qui semblent beaucoup plus sensibles aux arguments des promoteurs qu’à ceux de la population qu’ils représentent. Des mois de travail, de luttes, de mobilisations pour se faire dire cela, c’est vraiment de la désinformation.
Jean Guilbert, producteur laitier
Saint-Maurice
Cette lettre est parue également ici : https://www.lenouvelliste.ca/opinions/parole-aux-lecteurs/2024/07/10/eoliennes-desinformation-et-politique-UKLENBXVAFAZVNDTU5WLNZVSHM/
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Territoires saccagés, richesse collective démantelée, qualité de vie détruite
Claude Rochon
Jamais dans l’histoire passée et probablement future des territoires de nos MRC, une décision prise par quelques personnes n’aura autant d’impact sur l’environnement, la qualité de vie et même possiblement la santé des résidents.
Nos décideurs, en implantant à toute vitesse des projets éoliens, sont maintenant en train de saccager la minuscule zone densément peuplée du Québec, principalement située de part et d’autre du fleuve St-Laurent.
Le contrat que les promoteurs font signer aux agriculteurs, avant même d’avoir reçu une acceptabilité sociale, en est un de vingt ans renouvelable. En d’autres mots, ces projets pourraient perturber nos vies et créer d’immenses servitudes sur nos territoires pendant plusieurs fois vingt ans.
Subventionner des compagnies privées énergivores en leur octroyant des blocs d’énergie à un tarif industriel de beaucoup inférieur au coût de la nouvelle électricité produite est-il visionnaire? Au lieu de créer réellement de l’emploi, elles robotiseront probablement leurs entreprises et exporteront nos capitaux en nous laissant surtout les inconvénients et la pollution. Est-ce également en accord avec la nécessité de bien réfléchir collectivement à des décisions importantes concernant la surproduction et la surconsommation pour faire face aux changements climatiques?
Est-ce une bonne idée de concéder un territoire et 1150 MW d’électricité pour créer possiblement un quasi-monopole privé de la production d’hydrogène? Nous n’aurons probablement plus jamais les ressources électriques et territoriales pour soutenir un projet aussi mégalomane. Nous avons déjà à Bécancour une usine d’hydrogène qui, avec un bloc d’énergie plusieurs dizaines de fois inférieur, déclarait en 2021 être la plus grande usine de production d’hydrogène bas carbone en opération au monde. (1)
Était-ce également une bonne idée de céder à Northvolt d’énormes concessions alors que nous aurions pu, avec les spécialistes d’Hydro-Québec et de nos universités, développer une expertise dans la conception et la production de batteries? Une usine aurait pu être installée dans une région peu développée où le flot automobile et la densité des habitations sont beaucoup moins concentrés.
Les décideurs culpabilisent les opposants en prétendant qu’ils ne veulent pas faire d’efforts pour décarboner le Québec. Si on ne pouvait pas faire autrement, cette idée serait plausible. Selon Louis-Gilles Francoeur dans le Devoir du 26 février 2024, il serait pourtant possible de produire neuf fois plus d’électricité que le Québec en aurait besoin pour la prochaine décennie en développant des éoliennes autour des bassins hydroélectriques (2). C’est une région très venteuse, pourvue d’équipements et de personnel de surveillance en plus de corridors de transport de l’électricité produite. En prime, nous resterions toujours maîtres chez-nous!
Les pays qui essaient de se libérer des hydrocarbures, du nucléaire et du charbon constatent, après plusieurs années, que l’éolien ne réussit pas à les décarboner. (3) Ces énergies instables doivent être secondées par des centrales souvent alimentées avec du pétrole, ce qui a pour conséquence de maintenir et parfois d’accroître la production de CO². Nous sommes un des rares pays qui peut compter sur un immense potentiel de production hybride d’énergie propre permettant d’atteindre cet objectif de décarbonation sans saccager les territoires habités.
En encourageant les collectivités à investir elles-mêmes dans des projets éoliens, le gouvernement ne contribue-t-il pas à fractionner Hydro-Québec qui a réussi à maintenir jusqu’ici de bas tarifs et à partager avec nous ses profits? Il affaiblit en même temps la gestion efficace de nos multiples formes d’énergies.
Après une durée de vie des éoliennes estimée à vingt ans, les communautés auront à réinvestir continuellement dans ces projets. Ces sommes colossales étrangleront-elles les autres aspects de leur développement? Les énormes subventions suivront-elles le cours de l’inflation ou seront-elles encore au rendez-vous? Le démantèlement des tours des parcs éoliens (plus hautes que les 42 étages de la Place Ville-Marie), évalué actuellement à environ $450 000. par tour, sera-t-il assumé par de possibles nouveaux propriétaires étrangers ou en faillite, par les communautés en PPP (partenariat public-privé) ou par nos impôts?
Aujourd’hui, les changements climatiques essaient bruyamment de se faire entendre et la planète se porte mal. «Tous les moments de notre histoire récente ont partie liée avec l’avènement d’un capitalisme du désastre » (Naomi Klein). Il est opportun de lire son excellent livre «La stratégie du choc» qui décrit admirablement comment les adeptes de la théorie économique de Milton Friedman ont dépouillé plusieurs peuples de leurs biens collectifs et ont répandu le chaos ainsi que la pauvreté dans de nombreux pays. D’immenses cortèges d’immigrants ont dû quitter leur terre natale et tentent de trouver un refuge parce qu’ils ont été dépossédés de leur avoir par quelques profiteurs sans scrupules. Le nombre d’itinérants augmente dans pratiquement toutes les villes. Sans aucune compassion, des profiteurs se paient de gigantesques résidences secondaires sur des terrains de plusieurs kilomètres carrés. Est-ce le choix de société que nous voulons encourager?
Face aux changements climatiques, l’option de décroissance n’est même pas envisagée sérieusement tellement tout le monde est assiégé par des publicités constantes qui nous encouragent à trouver notre bonheur dans la surconsommation. Notre cupidité ainsi alimentée devient insatiable.
De plus en plus observés autour de la planète, les témoignages de problèmes de santé attribués aux éoliennes ne sont pas suffisamment considérés. On évoque des maux psychosomatiques alors que les animaux sont aussi affectés. Un principe de précaution minimale envers la santé n’est pas respecté. Notre système de santé, sans considérer ces risques majeurs, nous coûte déjà la plus grande partie de notre budget. Les slogans verts de cette industrie lucrative sonnent de plus en plus faux.
L’obligation de protéger notre territoire agricole a déjà eu comme conséquence de priver nos régions rurales d’un grand potentiel humain. Le résultat a été la fermeture de plusieurs écoles et commerces dans les petites municipalités. Le choix d‘envahir ces mêmes territoires avec de gigantesques éoliennes créera encore plus d’obstacles au développement futur de nos régions. De nombreuses zones devenant inhabitables ou peu convoitées se multiplieront nuisant à l’arrivée d’entreprises désirables et de nouveaux arrivants.
Les résidents de nos campagnes ayant choisi de réduire leur niveau de vie pour vivre au milieu d’une nature vivifiante se sentent maintenant dépossédés de leurs aspirations et des lieux qu’ils ont patiemment construits au cours des années. S’ils en ont les moyens, même à un âge avancé, certains songent maintenant à quitter. Sinon, ils se résignent à survivre dans un lieu devenu désolant.
Le principe de l’acceptabilité sociale est tellement dilué qu’il est devenu un leurre. Quelques décideurs font la sourde oreille face aux inquiétudes des citoyens et cherchent à imposer trop rapidement leurs décisions sans consulter adéquatement. Partout sur la planète, pour des intérêts financiers ou la prise de possession de territoires, on sacrifie l’humain.
C’est comme si les valeurs n’étaient plus humaines ou si la vie humaine n’avait plus de valeur.
Claude Rochon
résident de Mékinac
Références :
(3)https://www.youtube.com/watch?v=Vf9EbpzDvoY&ab_channel=DocumentaireetV%C3%A9rit%C3%A9
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Éoliennes: les MRC doivent agir dans l’intérêt des citoyens
Michel Veilleux
J’ai lu avec beaucoup d’intérêt la lettre de Mme Nathalie Lefebvre de Saint-Adelphe (MRC de Mékinac) adressée à la députée de Champlain, Mme Sonia LeBel, publiée dans Le Nouvelliste du 1er juillet dernier.
Tout d’abord, il faut féliciter Mme Lefebvre pour cette lettre. Nous avons le devoir de nous faire entendre auprès de nos élus.
Un passage de la lettre m’a frappé: «Pour en revenir à cette séance, vu notre mécontentement, Madame la préfète Caroline Clément ainsi que ses collègues mairesses et maires ont invité l’assistance à vous faire part de nos doléances parce qu’ils prétendent ne pas avoir le pouvoir d’intervenir pour stopper le projet auprès de votre collègue, le ministre Pierre Fitzgibbon, ni celui de présenter un RCI plus sévère parce qu’ils craignent la désapprobation des quatre ministères dont celui de l’Énergie. «Aidez-nous à vous aider», tels sont leurs mots, car selon eux, il semble que les citoyens soient mieux placés que les maires et la préfète pour demander votre soutien et intervenir auprès de M. Fitzgibbon et d’Hydro-Québec.»
Ici, dans la MRC Nicolet-Yamaska, nous nous sommes fait servir le même argument que dans la MRC de Mékinac concernant la prétendue impossibilité de stopper les projets éoliens sous prétexte qu’il était dans les Orientations gouvernementales en aménagement du territoire ou «OGAT» de favoriser l’implantation d’éoliennes. Un juriste me faisait remarquer que les OGAT ne sont ni des lois, ni des règlements, ni des décrets et ont donc un poids très limité devant les tribunaux.
Par ailleurs, cette OGAT en faveur des éoliennes est elle-même en contradiction avec les OGAT en faveur de la protection du territoire agricole. De plus, il existe des OGAT concernant l’implantation d’éoliennes, lesquelles n’ont pas été respectées dans la confection de notre RCI dans la MRC de Nicolet-Yamaska et ceci n’a pas empêché les autorités provinciales d’approuver ce RCI. Également et surtout, selon la Loi, un RCI est là pour empêcher rapidement une activité nuisible (d’où l’absence de référendum – ce qui fait l’affaire de bien des MRC) et non pas pour favoriser une telle activité comme le font plusieurs MRC pour les projets éoliens et ceci, n’a pas empêché l’approbation du RCI de la MRC Nicolet-Yamaska.
Tout ça pour vous dire qu’il semble qu’il y a une volonté manifeste au gouvernement provincial d’implanter des éoliennes en territoire agricole et habité et ce, au mépris des lois, des OGAT et de l’opposition majoritaire des citoyens, opposition clairement démontrée par des pétitions dans la MRC Nicolet-Yamaska et par la présence massive de citoyens (200 à 300) à plusieurs séances du conseil des maires.
À mon avis, une MRC pourrait très bien adopter un RCI très restrictif concernant les éoliennes et même les interdire. Normalement, en vertu des lois, des OGAT et du principe de précaution, on pourrait s’attendre à ce que le gouvernement provincial approuve un tel RCI. S’il arrivait hypothétiquement qu’il ne l’approuve pas:
1. la MRC pourrait alors revenir avec les preuves scientifiques justifiant les distances séparatrices, ou bien justifiant son refus d’implantation d’éoliennes. Ces preuves existent;
2. si le gouvernement maintenait son refus, elle pourrait alors aller devant les tribunaux et disposerait de beaucoup d’arguments pour défendre son RCI.
Maintenant, est-ce qu’un gouvernement aussi impopulaire que celui de la CAQ osera aller devant les tribunaux pour s’en prendre à une MRC qui bénéficiera de l’appui de sa population pour empêcher l’implantation d’éoliennes?
Pour justifier leur refus d’adopter un RCI restrictif ou interdisant l’implantation d’éoliennes, les MRC pourraient prétendre que si un tel RCI était refusé par le gouvernement provincial, il n’y aurait aucune réglementation sur leur territoire régissant une telle implantation et que les promoteurs pourraient alors implanter leurs monstres mécaniques n’importe comment. Mais il faut savoir que pour implanter des éoliennes, un promoteur doit avoir une résolution favorable de la MRC et des municipalités touchées. On comprendra que la MRC ayant adopté un RCI restrictif ou interdisant les éoliennes n’adoptera jamais une telle résolution favorable, ce qui bloquerait les espoirs du promoteur, sans compter qu’un promoteur ne cherchera pas à implanter des éoliennes dans une MRC qui n’en veut pas.
En résumé, cet argument de bien des MRC à l’effet qu’elles ne peuvent stopper un projet éolien ou adopter un RCI restrictif est fallacieux et est invoqué pour cacher le fait qu’elles tiennent mordicus à avoir des éoliennes. Et si vraiment, elles n’en veulent pas et qu’elles continuent à en favoriser l’implantation afin «d’obéir» au gouvernement provincial, elles ne font pas leur devoir qui est d’agir dans l’intérêt des citoyens, et les maires concernés devraient penser à céder leur place à des gens plus courageux!
Michel Veilleux
Conseiller municipal
Sainte-Monique
Cette lettre est parue également ici : https://www.lenouvelliste.ca/opinions/parole-aux-lecteurs/2024/07/06/eoliennes-les-mrc-doivent-agir-dans-linteret-des-citoyens-EV6UJ2DAMNATTBGSBRU3IFDXXY/
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La convoitise monétaire reliée aux éoliennes rendrait-elle sourd?
Claude Rochon
Jamais dans l’histoire passée et probablement future de notre territoire, une décision prise par quelques personnes n’aura autant d’impact sur l’environnement, la qualité de vie et même possiblement la santé des résidents.
Nos dirigeants actuels, en implantant à toute vitesse des projets éoliens, sont en train de défigurer la minuscule zone densément peuplée du Québec, principalement située de part et d’autre du fleuve Saint-Laurent.
Les décideurs culpabilisent les opposants en prétendant qu’ils ne veulent pas faire d’efforts pour décarboner le Québec. S’il n’était pas envisageable de faire autrement, cette idée serait plausible. Des experts nous disent pourtant qu’il serait possible de produire neuf fois plus d’électricité que le Québec en aurait besoin pour la prochaine décennie en développant des éoliennes autour des bassins hydroélectriques. C’est une région très venteuse, pourvue d’équipements et de personnel de surveillance en plus de corridors de transport de l’électricité. En prime, nous resterions encore maîtres chez nous!
Les pays qui essaient de se libérer des hydrocarbures, du nucléaire et du charbon constatent, après plusieurs années, que l’éolien ne réussit pas à les décarboner. Ces énergies trop instables doivent être secondées par des centrales souvent alimentées avec du pétrole, ce qui a pour conséquence de maintenir et parfois d’accroître la production de CO². Nous sommes un des rares pays qui a la chance de pouvoir compter sur un immense potentiel de production hybride d’énergie propre permettant d’atteindre cet objectif de décarbonation sans saccager le territoire habité.
Aujourd’hui, les changements climatiques essaient bruyamment de se faire entendre et la planète se porte mal. «Tous les moments de notre histoire récente ont partie liée avec l’avènement d’un capitalisme du désastre » (Naomi Klein). Il est opportun de lire son excellent livre La stratégie du choc qui décrit admirablement comment les adeptes de la théorie économique de Milton Friedman ont dépouillé plusieurs peuples de leurs biens collectifs et ont répandu le chaos ainsi que la pauvreté dans de nombreux pays. D’immenses cortèges d’immigrants ont dû quitter leur terre natale et tentent de trouver un refuge parce qu’ils ont été dépossédés de leur avoir par quelques profiteurs sans scrupules. Le nombre d’itinérants augmente dans pratiquement toutes les villes. Sans aucune compassion, des profiteurs se paient de gigantesques résidences secondaires sur des terrains de plusieurs dizaines d’hectares. Est-ce le choix de société que nous voulons encourager?
Face aux changements climatiques, l’option de décroissance n’est même pas envisagée sérieusement tellement tout le monde est assiégé par des publicités constantes qui nous encouragent à trouver notre bonheur dans la surconsommation. Notre cupidité semble insatiable.
Est-ce une bonne idée de concéder un immense territoire et 1150 MW d’électricité pour créer possiblement un quasi-monopole privé de la production d’hydrogène? Nous n’aurons probablement plus jamais les ressources territoriales et électriques pour soutenir un projet aussi mégalomane. Nous avons déjà à Bécancour une usine d’hydrogène qui, avec un bloc d’énergie des dizaines de fois inférieur, déclarait en 2021 être la plus grande usine de production d’hydrogène bas carbone en activité dans le monde. Le contrat que le promoteur fait signer aux agriculteurs, avant même d’avoir reçu une acceptabilité sociale, en est un de vingt ans renouvelable. En d’autres mots, ce projet pourrait perturber nos vies et notre territoire pendant plusieurs fois vingt ans.
Pour mieux se qualifier en rapport avec l’acceptabilité sociale, la MRC de Mékinac a organisé une consultation qui a rassemblé environ 2,4% de la population ainsi qu’un pourcentage indéterminé sur le web. Elle recommande ensuite au citoyen de s’exprimer en présentant un mémoire au BAPE. Est-ce vraiment une solution convenable pour le simple citoyen?
À la dernière réunion, la MRC a avancé l’idée de faire un sondage. Dans ce type de sondage à questions multiples, il est facile de formuler les bonnes questions pour obtenir les réponses désirées. Ça permettrait encore une fois de mettre au rancart l’option du référendum qui est la seule façon de permettre à tout le monde de faire entendre sa voix.
Durant cette même réunion, certains représentants de la MRC de Mékinac ont affirmé avoir rencontré un dirigeant d’Hydro-Québec pour faire valoir l’option de gérer eux-mêmes les parcs d’éoliennes. Plusieurs intervenants ont alors soulevé le fait qu’une majorité de citoyens s’étaient majoritairement opposés à la présence d’éoliennes en milieu habité. La convoitise monétaire reliée aux éoliennes rendrait-elle sourd?
En encourageant les collectivités à investir elles-mêmes dans des projets éoliens, le gouvernement ne contribue-t-il pas à fractionner notre société publique qui a réussi à maintenir jusqu’ici de bas tarifs et à partager avec nous ses profits?
Il affaiblit en même temps la gestion efficace de nos énergies multiples. Comme la durée de vie des éoliennes est évaluée à vingt ans, les communautés auront à réinvestir continuellement dans ces projets. Les énormes subventions seront-elles encore au rendez-vous?
Selon nos élus, si le RCI n’est pas adopté rapidement, la MRC ne pourrait plus contrôler l’implantation de ces éoliennes. Elle devrait alors se pencher le plus rapidement possible sur toutes les possibilités de projets calamiteux qui ne figurent pas dans son schéma d’aménagement et qui pourraient rapidement nous envahir.
De plus en plus présents autour de la planète, les témoignages de problèmes de santé attribués aux éoliennes ne sont pas suffisamment considérés. On évoque des maux psychosomatiques alors que les animaux sont aussi affectés. Un principe de précaution minimale envers la santé n’est pas respecté. Les slogans verts de cette industrie lucrative sonnent de plus en plus faux.
L’obligation de protéger notre territoire agricole a déjà eu comme conséquence de priver nos régions rurales d’un grand potentiel humain. Le résultat a été la fermeture de plusieurs écoles et commerces dans les petites municipalités. Le choix d’envahir ces mêmes territoires avec de gigantesques éoliennes créera encore plus d’obstacles au développement futur de nos régions. De nombreuses zones devenant inhabitables ou peu convoitées se multiplieront nuisant à l’arrivée d’entreprises désirables et de nouveaux arrivants.
Les résidents de nos campagnes ayant choisi de réduire leur niveau de vie pour vivre au milieu d’une nature vivifiante se sentent maintenant dépossédés de leurs aspirations et des lieux qu’ils ont patiemment construits et aménagés au cours des années. S’ils en ont les moyens, même à un âge avancé, ils songent maintenant à quitter la région. Sinon, ils se résignent à survivre dans un lieu qui maintenant les désole.
Le principe de l’acceptabilité sociale est tellement dilué qu’il est devenu un leurre. Quelques décideurs font la sourde oreille face aux inquiétudes des citoyens et cherchent à imposer trop rapidement leurs décisions sans consulter adéquatement. Partout sur la planète, pour des intérêts financiers ou la prise de possession de territoires, on sacrifie l’humain.
C’est comme si les valeurs n’étaient plus humaines ou si la vie humaine n’avait plus de valeur.
Claude Rochon
Lac-aux-Sables
MRC de Mékinac
Cette lettre est parue également ici : https://www.lenouvelliste.ca/opinions/parole-aux-lecteurs/2024/06/29/la-convoitise-monetaire-reliee-aux-eoliennes-rendrait-elle-sourd-UHQYBQ7YBFEA3BRALC6VT6PCLU/
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Éoliennes de TES Canada: aidez-nous à vous aider!
Nathalie Lefebvre
Madame Sonia Lebel, députée de Champlain
Aidez-nous à vous aider !
Madame,
Lors de la rencontre du conseil des maires de la MRC de Mékinac du mercredi 19 juin, la 3e version du Règlement de contrôle intérimaire (RCI) a été brièvement présenté. Au grand dam de l’assistance ce RCI adopte une distance séparatrice entre les résidences et les éoliennes presqu’identique à celle annoncée par TES Canada, soit environ 800 mètres pour le RCI (4 fois la hauteur des éoliennes de 200 mètres) et 750 mètres pour TES Canada. Il semble évident que ce RCI répond aux aspirations du projet de TES Canada voulant implanter un parc éolien de 130 éoliennes industrielles sur les territoires de Mékinac et Des Chenaux ainsi qu’aux volontés du ministère de l’Énergie et du caucus de la CAQ qui font allègrement appel au privé supposément pour la décarbonation du Québec, ce que plusieurs experts remettent en question avec démonstration à l’appui.
Madame Lebel, vous avez été à même de constater qu’une majorité de la population exprime une grande opposition à l’égard de ce projet et ce, depuis des mois. Il ne fait aucun doute qu’il sera dévastateur de l’aveu même de l’avis de projet de TES Canada : la qualité de vie détruite par le bruit, les paysages défigurés à jamais, un chantier de 2, voire 3 ans, les pollutions et les impacts possibles de contamination des nappes phréatiques, des dommages irréparables à l’environnement, la faune et la flore (et j’en passe) lors de la construction et l’exploitation de ces éoliennes industrielles. Ajoutons la survie d’innombrables espèces d’oiseaux menacés et d’animaux présents sur un des rares territoires encore sauvages de la Vallée du St-Laurent.
Il est fort à craindre que La MRC Mékinac, FORTE de nature selon l’ancienne image de marque, perdra sa plus grande richesse soit la NATURE! Au profit d’un territoire industriel avec des villages et zones dévitalisées, sans solidarité et ou déjà plusieurs songent à vendre ou à ne pas rénover leurs chalets pour s’y installer à demeure. Imaginez, seulement à St-Adelphe, de 22 à 29 éoliennes y sont prévus par TES et, en les comptant toutes sur les zones adjacentes de Ste-Thècle, St-Séverin, St-Prosper et St-Stanislas, il y en aurait approximativement 50! Bref, de quoi faire prendre la fuite à plusieurs jeunes familles et repousser de futurs arrivants et touristes de nature et de chasse vous en conviendrez…
Pour en revenir à cette séance, vu notre mécontentement, Madame la préfète Caroline Clément ainsi que ses collègues mairesses et maires ont invité l’assistance à vous faire part de nos doléances parce qu’ils prétendent ne pas avoir le pouvoir d’intervenir pour stopper le projet auprès de votre collègue, le député Fitzgibbon, ni celui de présenter un RCI plus sévère parce qu’ils craignent la désapprobation des 4 ministères dont celui de l’Énergie. Aidez-nous à vous aider, tels sont leurs mots, car selon eux, il semble que les citoyens soient mieux placés que les maires et la préfète pour demander votre soutien et intervenir auprès de M. Fitzgibbon et à Hydro-Québec.
Qu’à cela ne tienne, je réponds à cet appel et, comme il a été proposé lors de cette séance et à de nombreuses reprises par des citoyens et organismes depuis des mois, nous vous demandons, par principe de précaution pour la population, d’exiger un moratoire pour le projet de TES Canada auprès de Hydro Québec, du ministre de l’Énergie et de la CAQ afin d’être en mesure de réfléchir et concevoir collectivement de meilleurs projets publics à venir, et ce, pour une réelle décarbonation du Québec. La population de Mékinac et Des chenaux à largement appuyé votre candidature aux dernières élections, il est temps pour vous de comprendre leurs inquiétudes légitimes et de respecter leurs exigences afin qu’elle puisse vivre sereinement et en harmonie avec la nature sur leur territoire !
Vous savez très bien que le BAPE n’a qu’un pouvoir de recommandation, et dans deux ans, que vous soyez députée ou non, il sera de toutes façons trop tard pour reculer sur les engagements financiers de TES Canada et leurs implications juridiques. Aujourd’hui, en tant que députée d’un territoire que nous chérissons toutes et tous, votre devoir est de porter cette exigence à la CAQ à défaut de quoi votre gouvernement et la MRC Mékinac risquent malheureusement de passer à l’histoire, pour avoir prôné et accepté ce projet qui défigurera dans tous les sens du terme, le territoire, l’environnement, la faune, la flore et le tissu social pour des dizaines d’années à venir!
Nathalie Lefebvre, St-Adelphe
cc Mme Caroline Clément, préfète de la MRC Mékinac
Cette lettre est parue également ici : https://www.lenouvelliste.ca/opinions/parole-aux-lecteurs/2024/07/01/eoliennes-de-tes-canada-aidez-nous-a-vous-aider-XR3XGTRUPBDVRPMHFYVXP6UQ2U/
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Éoliennes : du RÊVE aux RÉALITÉS
Sortie le 31 mai 2021
Les éoliennes sont en quelques années devenues le symbole de la transition écologique. Quels enseignements politiques, sociaux, économiques et environnementaux peut-on tirer de leur multiplication ? Le rêve est-il en phase avec la réalité ? Professionnels, experts et riverains nous dévoilent les envers du décor.
INTERVENANTS :
Cette plongée dans l’univers des éoliennes a été l’occasion de réunir quelques-uns des plus éminents experts de l’énergie, parmis lesquels :
- Jean-Marc Jancovici : ingénieur et directeur du Shift Project
- Hervé Machenaud : ancien directeur de la production d’EDF
- Jacques Percebois : directeur du centre de recherche en économie et droit de l’énergie
D’autres personnalités, comme Henri Proglio (ancien président directeur général d’EDF), Dominique Finon (directeur de Recherche honoraire au CNRS) ou bien encore Antoine Waechter (candidat des Verts à l’élection présidentielle de 1988) apportent leur éclairage aux Français
L’ASSOCIATION :
Le projet est porté par une association loi 1901, Documentaire et Vérité, dont l’objectif est le financement participatif de documentaires basés sur des faits vérifiables et des experts reconnus, accessibles gratuitement et diffusés en ligne.
LE FINANCEMENT :
Destiné à être diffusé gratuitement au plus grand nombre, ce projet d’envergure a été exclusivement financé par des citoyens par le biais d’une campagne de crowdfunding organisée sur le site de l’association. Ce financement participatif a récolté plus de 100.000€ de la part de près de 1.000 contributeurs, révélant une fois de plus l’importance du sujet éolien en France.
L’ASSOCIATION :
Les images et propos utilisés à 1:04:48 sont issus d’un film sur le parc éolien citoyen « La Jacterie » dans le Maine-et-Loire, où les habitants et les collectivités locales ont la pleine maîtrise du projet, tant par son financement que dans sa gouvernance. Dans cet extrait, ces démarches citoyennes et locales ont été associées à tort au financement participatif que critique Antoine Waechter dans ses propos. Nous nous excusons pour cet amalgame qui discrédite injustement les démarches territoriales. Plus d’infos sur les démarches d’énergie citoyenne sur : www.energie-partagee.org
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