23 février 2026
St-Adelphe. Nathalie Lefebvre et Denis Champoux ont modelé leur lopin de terre afin de pouvoir le récolter mais surtout de le partager.
NousTV réf.: https://youtu.be/ym0l_VO-6_Q
Collectif de citoyens de Mékinac – Des Chenaux

23 février 2026
St-Adelphe. Nathalie Lefebvre et Denis Champoux ont modelé leur lopin de terre afin de pouvoir le récolter mais surtout de le partager.
NousTV réf.: https://youtu.be/ym0l_VO-6_Q

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Mékinac – Des Chenaux, le 20 février 2026
L’économie ne peut pas passer avant la démocratie. Le message envoyé aujourd’hui est clair et inquiétant, si on en croit les chambres de commerce de Shawinigan et de Mékinac : à leurs yeux, manifestement, les intérêts économiques priment sur le vote populaire. Le vote populaire est secondaire.
Le collectif Toujours Maitres chez nous dénonce fermement l’initiative de ces deux chambres de commerce qui tiennent aujourd’hui une journée de rencontres B2B avec TES Canada, alors même que des milliers de citoyens se sont opposés au projet par dans un cadre démocratique municipal formel.
Pendant que les citoyens votent, certains font déjà des affaires. Nous refusons un territoire à deux vitesses : quelques privilégiés qui décident et les autres qui subissent.
Cette situation dépasse le simple malaise. Elle pose un problème démocratique majeur.
Un projet aussi massif continue d’avancer sur le plan économique pendant que, sur le plan démocratique, la population a exprimé son refus. Cela donne l’impression que le processus citoyen est traité comme une formalité, et non comme une décision légitime.
Il n’y a pas deux classes de citoyens : ceux qui ont voté, et ceux qui font des affaires.
Quand une communauté prend la peine d’organiser des consultations et des référendums, ce n’est pas un exercice symbolique. C’est l’expression directe de la démocratie locale. Faire comme si ces démarches n’existaient pas, en poursuivant des activités de développement économique liées au projet, contribue à miner la confiance envers les institutions, en plus d’encourager la fracture sociale !
Le véritable enjeu n’est pas économique. Il est démocratique.
Quand une population dit non, on ne règle pas cela en organisant des rencontres d’affaires « comme si de rien n’était ». On ne peut pas parler d’acceptabilité sociale tout en agissant comme si le résultat importait peu. C’est de la violence économique !
La démocratie locale mérite mieux qu’une activité de réseautage organisée comme si le verdict populaire n’existait pas. On ne peut pas demander aux citoyens de participer, puis ignorer leur réponse lorsqu’elle dérange.
À propos du collectif :
Le collectif Toujours Maîtres chez nous – Mékinac / Des Chenaux est un regroupement de douze comités locaux de citoyens mobilisés pour défendre le territoire, la démocratie locale et l’utilisation collective de l’énergie, principalement en s’opposant au volet éolien du Projet Mauricie de la multinationale TES Canada. Le collectif s’oppose à l’implantation d’éoliennes en milieu agricole et habité (il reste 90% du territoire québécois où mettre les éoliennes) et à la privatisation de l ’électricité (elle a coûté 6,09 milliards de dollars aux Québécois au cours des quinze dernières années). Pour en savoir davantage :
– 30 –
Pour information : René Beaudoin, porte-parole

10 février 2026
TES Canada a faussement prétendu dans un document officiel sur son controversé projet en Mauricie que « la mairesse [de Grandes-Piles] a exprimé son intérêt pour davantage d’éoliennes ». Dans une lettre déposée hier au conseil municipal du village de Grandes-Piles, le conseil municipal dénonce ce qu’il qualifie d’« affirmation mensongère ».
En manque d’appuis, les promoteurs privés du projet recourent maintenant à des « affirmations mensongères ».
Jusqu’où ira le gouvernement de la CAQ dans son appui inconditionnel à ce projet? Pourquoi n’écoute-t-il pas les gens de la Mauricie qui ont voté à 92%, 85%, 69% et 68% contre le projet dans des referendums à Saint-Maurice, Saint-Luc-de-Varennes, Sainte-Thècle et Saint-Tite? Peut-être parce que le gouvernement de la CAQ a complètement ignoré ces résultats, affirmant qu’il « ne snobera pas les gens d’affaires, au contraire [il] va être à leur côté »? Peut-être parce qu’il ne parle pas aux gens de la place? Comme le maire de Saint-Thècle l’a affirmé, les « discussions n’ont jamais eu lieu » entre le gouvernement de la CAQ et les élus locaux sur le projet de TES, contrairement à ce qu’a affirmé en chambre celle qui était alors ministre, Christine Fréchette.
Voyez le nouveau ministre réitérer son appui au projet, pendant que j’affirme que le PQ ne l’appuie pas :
Réf.: https://www.facebook.com/pascalparadisJETA/videos/25793140790317131/

9 mars 2026
Hérouxville. Pour Alain Meunier et Isabelle Clément, leur charmante demeure est le point de départ d’une vie commune remplie de simplicité et de bonheur.r.
NousTV réf.: https://youtu.be/908gN8xccA0

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Mékinac – Des Chenaux, le 5 février 2026 — Le collectif citoyen Toujours Maîtres chez nous – Mélinac / Des Chenaux dénonce les rencontres tenues ou annoncées entre TES Canada, des élus de Sainte-Thècle et autres municipalités, des deux MRC et de la chambre de commerce de Mékinac. Rencontrer TES est un geste légal, certes, mais qui n’est pas légitime.
La légitimité repose sur la volonté populaire, sur le respect de la parole citoyenne et des décisions démocratiquement exprimées. Or cette volonté est claire : à raison de 69% à 91%, la population a dit non. Compte tenu des résolutions municipales adoptées, des sondages municipaux, des référendums municipaux, des consultations démocratiques tenues, et des dernières élections municipales, est-il légitime pour un conseil municipal ou un conseil des maires de continuer à rencontrer TES ?
Continuer à rencontrer TES, c’est faire comme si ce non n’existait pas. C’est offrir au promoteur ce qu’il cherche : faire croire que le projet est encore discutable, encore négociable, éventuellement « acceptable ». Les maires l’ont pourtant maintes fois unanimement reconnu : il n’y a pas d’acceptabilité sociale dans Mékinac et des Chenaux.
Dans ce contexte, rencontrer TES n’est pas un geste neutre. C’est un signal politique. Un signal envoyé contre la volonté populaire. Accepter une rencontre sous le seul prétexte de « ne pas fermer la porte » n’est ni une explication suffisante ni une justification acceptable pour une population qui s’est prononcée de 69% à 91% contre le projet. Si TES a de nouvelles informations à transmettre aux élus, le courriel suffit. Tout le reste n’est qu’instrumentalisation. On le voit dans l’étude d’impact alors que TES fait dire des choses aux maires qu’ils n’ont pas dites.
Le collectif dénonce aussi la Chambre de commerce de la MRC de Mékinac, dont la rencontre annoncée avec TES relève d’une pression économique indue, en contradiction directe avec l’expression démocratique du territoire.
Quand une population dit non aussi clairement, persister à discuter en coulisses n’est plus de la prudence. C’est un contournement démocratique. Toujours Maîtres chez nous appelle les élus et les acteurs économiques à respecter la parole citoyenne et à refuser toute rencontre qui contribue à légitimer un projet rejeté par la majorité.
Notre réponse : Non, c’est non.
À propos du collectif :
Le collectif Toujours Maîtres chez nous – Mékinac / Des Chenaux est un regroupement de douze comités locaux de citoyens mobilisés pour défendre le territoire, la démocratie locale et l’utilisation collective de l’énergie, principalement en s’opposant au volet éolien du Projet Mauricie de la multinationale TES Canada. Le collectif s’oppose à l’implantation d’éoliennes en milieu agricole et habité (il reste 90% du territoire québécois où mettre les éoliennes) et à la privatisation de l’électricité (elle a coûté 6,09 milliards de dollars aux Québécois au cours des quinze dernières années).
Pour en savoir davantage :
– 30 –
Pour information : René Beaudoin, porte-parole
819-295-3594

2 février 2026
Saint-Adelphe. Dany Janvier nous parle de son amour pour sa région, de ressourcement et de l’inspiration de la forêt dans son travail.
NousTV réf.: https://youtu.be/aUTZM4AOwTM

25 janvier 2026
Depuis plusieurs mois, un même raisonnement revient dès qu’il est question du projet de TES Canada. On nous affirme que l’acceptabilité sociale évolue dans le temps. Que l’opposition actuelle est normale. Que, lorsque les citoyens comprendront mieux le projet et en verront les bénéfices, cette opposition diminuera.
Ce discours est habile. Il se veut rassurant. Mais il mérite d’être examiné avec rigueur, parce qu’il ne répond pas au désaccord, il le requalifie.
On ne parle plus d’une population qui exprime un refus. On parle d’une population qui n’a pas encore compris. Le problème n’est donc plus le projet, ni ses impacts, ni ses risques. Le problème devient la compréhension des citoyens. Ce glissement est discret, mais il change tout.
Dans ce cadre, le citoyen n’est plus un acteur décisionnel. Il devient un élève. S’il s’oppose, ce n’est pas parce qu’il a évalué les conséquences ou jugé le projet incompatible avec son milieu. C’est parce qu’il lui manque de l’information. Le désaccord cesse d’être une position légitime, il devient une étape temporaire, appelée à disparaître.
C’est ce qu’on appelle une manipulation liminale. Elle ne cherche pas à convaincre par des arguments nouveaux. Elle déplace le cadre mental dans lequel les arguments seront ensuite perçus comme raisonnables ou non.
On ne dit pas aux gens quoi penser. On redéfinit silencieusement ce qui devient pensable.
Ce type de raisonnement repose sur une hypothèse centrale : comprendre mène nécessairement à accepter. Or, cette hypothèse n’est ni neutre, ni démontrée. Dans bien des cas, comprendre davantage mène au contraire à refuser plus fermement. Comprendre les impacts, les coûts, les risques et les irréversibilités peut renforcer un désaccord au lieu de l’atténuer.
Il y a un autre problème, plus sérieux encore, ce discours est non falsifiable. Si l’opposition persiste, on dira qu’il faut encore expliquer. Si elle diminue, on dira que la pédagogie fonctionne. Dans tous les cas, l’hypothèse de départ n’est jamais remise en question. Elle se protège elle-même.
Pendant ce temps, le débat est déplacé dans le futur. Les inquiétudes présentes sont relativisées au nom d’un éventuel accord à venir. Or, les décisions se prennent maintenant. Les impacts se préparent maintenant. Les coûts potentiels aussi. Reporter la légitimité du refus à plus tard, c’est neutraliser le débat aujourd’hui.
Soyons clairs. Les citoyens de nos municipalités ne sont ni confus ni mal informés. Ils ont entendu les arguments. Ils ont posé des questions. Ils ont pris position. Les traiter comme s’ils n’avaient pas encore compris revient à disqualifier leur jugement tout en prétendant le respecter.
L’acceptabilité sociale n’est pas une humeur changeante qu’on fait évoluer avec de meilleures présentations. C’est un constat, à un moment précis, fondé sur des critères clairs : l’adhésion, l’opposition, les conditions, ou le refus. Tant que ces critères ne sont pas définis et mesurés, invoquer l’acceptabilité sociale n’est pas un argument. C’est un écran.
En démocratie municipale, expliquer n’autorise jamais à contourner. Informer ne donne pas le droit d’ignorer un désaccord. Le rôle d’un élu n’est pas d’aider un promoteur à faire accepter un projet. Il est de prendre au sérieux ce que les citoyens disent, même lorsque cela complique les choses.
Quand on cesse d’écouter au motif qu’il faudrait d’abord expliquer davantage, ce n’est plus de la pédagogie. C’est un déplacement du débat. Et ce déplacement, lui, n’est jamais acceptable.
MIchel Tremblay est le maire de la municipalité d’Hérouxville.
Cette opinion est parue également dans le Nouvelliste : https://www.lenouvelliste.ca/opinions/parole-aux-lecteurs/2026/01/27/tes-canada-quand-le-citoyen-devient-un-eleve-quil-faut-corriger-WXX5Y3FWYZCTNANEF7YN62RILM/

26 janvier 2026

Avec son invitation, la Chambre de commerce agit comme s’il n’y avait jamais eu de sondage. Comme s’il n’y avait jamais eu de référendums. Comme s’il n’y avait jamais eu de consultations publiques. Comme si les élus de la MRC n’avaient pas eux-mêmes reconnu que les citoyens n’en veulent pas de ce projet.
Le projet est présenté comme acquis, inévitable, déjà décidé. Il ne resterait plus qu’à s’organiser, à se positionner, à en tirer sa part. Cette posture n’est pas neutre. Elle efface volontairement la réalité démocratique.
Soyons clairs sur une chose : une Chambre de commerce n’est pas neutre, et ce n’est pas un reproche. Elle est un acteur politique économique assumé. Elle défend des intérêts, elle influence les décisions, elle fait du lobbying. C’est son rôle.
Le problème n’est donc pas qu’elle fasse de la politique. Le problème est où, quand et comment elle intervient.
Lorsqu’une population a refusé massivement un projet par des sondages, des référendums, des consultations et par le choix de ses élus, ce refus constitue un verdict démocratique. À partir de là, agir comme si ce verdict n’existait pas, ce n’est plus influencer un débat en cours. C’est contourner une décision déjà rendue, la volonté populaire.
Je ne prétends pas détenir toute la vérité ni comprendre toutes les dimensions de ce dossier. Je réagis à ce qui m’interpelle, à ce qui m’inquiète, à ce que je perçois comme un glissement préoccupant.
L’objectif de TES n’est manifestement plus de convaincre la population. Cet exercice a échoué. L’objectif devient autre chose : vendre le projet à la communauté d’affaires, afin de créer des intérêts économiques locaux capables de faire pression, directement ou indirectement, sur la population.
On déplace ainsi le rapport de force. On ne cherche plus le consentement. On cherche l’usure.
En organisant ce type de rencontre, la Chambre de commerce ne se contente pas de défendre des intérêts économiques. Elle participe à un mécanisme qui vise à transformer un refus collectif clair en une série de choix économiques individuels. Elle intervient après le verdict citoyen pour en atténuer la portée. C’est là que, selon moi, la ligne est franchie.
On invoquera qu’il faut garder les canaux de communication ouverts. Qu’il faut se parler. Qu’il vaut mieux se préparer dans l’éventualité où le projet irait de l’avant.
Cet argument peut sembler raisonnable. Mais dans ce contexte précis, il ne tient pas.
Le dialogue a déjà eu lieu et il a été clair. Maintenir des canaux sans jamais reconnaître le refus, ce n’est pas dialoguer, c’est refuser le choix des citoyens qui se sont exprimés. Se préparer à un projet rejeté, c’est déjà accepter implicitement qu’il s’imposera malgré tout. Ce n’est pas de la prudence, c’est une forme de déni de démocratie.
Et cette stratégie a des conséquences bien réelles.
Citoyens et entreprises sont intimement liés. Ils vivent dans les mêmes communautés, dépendent les uns des autres. Associer certaines entreprises à un projet rejeté démocratiquement, c’est inévitablement les exposer à la méfiance d’une partie de la population. À l’intérieur même de ces entreprises, il y a des travailleurs, des citoyens, parfois opposés au projet, pris dans des contradictions qu’ils n’ont pas choisies.
On fabrique de la tension.
On fragilise la cohésion sociale.
On paie collectivement le prix d’un projet sans légitimité sociale.
Mais au-delà du projet lui-même, j’ai l’impression qu’il nous manque quelque chose de plus fondamental.
Un sentiment d’appartenance. Une fierté collective. Une solidarité réelle.
Peut-être que l’occasion est de prendre un pas de recul et de se parler entre nous. Pas avec TES. Entre nous.
Citoyens, travailleurs, jeunes, aînés, familles, entreprises locales, groupes communautaires, élus municipaux. Prendre le temps de faire le point. De se demander ensemble ce que nous voulons pour notre région, ce que nous souhaitons encourager, ce que nous refusons d’accueillir, et surtout pourquoi.
Pour ne plus nous retrouver, encore une fois, devant un projet massif venu de l’extérieur qui prétend combler un vide que nous n’avons jamais pris le temps de définir nous-mêmes.
Dans cette perspective, la Chambre de commerce de Mékinac pourrait jouer un rôle positif et rassembleur. Non pas comme promotrice d’un projet rejeté, mais comme alliée de la population. En annulant cette rencontre. En affirmant clairement sa solidarité avec les citoyens de Mékinac qui ont dit non. Et en contribuant à ouvrir un véritable espace de réflexion collective, locale, enracinée.
Il n’y a aucune honte à faire un pas de recul.
Les erreurs ne sont pas ce dont on se souvient le plus.
C’est la manière dont on choisit d’en sortir qui marque une communauté.
Faire la bonne chose maintenant, ce serait choisir la cohésion plutôt que la pression, le dialogue entre nous plutôt que le contournement, et le respect clair d’une population qui a déjà parlé

26 janvier 2026
Saint-Prosper. René Beaudoin est propriétaire d’une érablière, il nous partage la musicalité de la nature ainsi que son amour de Vivre en région.
NousTV réf.: https://youtu.be/nxsUv2nuoHI

26 janvier 2026
À la suite de la visite de Mme France Chrétien-Desmarais à Shawinigan, à l’invitation de quelques acteurs du milieu des affaires, et des articles publiés récemment dans Le Nouvelliste, une mise au point s’impose. Les prises de position répétées en faveur du projet TES Canada entretiennent une confusion inquiétante entre information, persuasion et démocratie.
Rappelons une évidence trop souvent évacuée: la démocratie ne se joue ni dans des salons privés, ni lors de rencontres d’affaires à huis clos, ni à coups de chiffres changeants présentés à des publics triés sur le volet.
Lorsque la population s’exprime clairement et massivement contre un projet, il n’est plus question de «mieux l’expliquer», de «mieux le vendre» ou de «convaincre». La décision collective est déjà prise.
Dans un tel contexte, ce n’est pas à la population de plier. C’est le promoteur qui doit arrêter.
Or, que constate-t-on? Dans un récent article, M. Claude Baril se félicite qu’après une rencontre privée avec Mme Chrétien-Desmarais et des acteurs du milieu des affaires, «ceux qui n’étaient pas convaincus en rentrant l’étaient en sortant». Voilà précisément le problème: on ne parle plus d’écoute citoyenne, mais de stratégie de persuasion.
Le discours de M. Daniel Allard mérite d’être replacé dans son contexte. Il compare l’implantation du projet TES Canada à la création du parc national de la Mauricie, comme si l’opposition de la population était un réflexe automatique, une réaction contre tout projet.
Or, cette comparaison est trompeuse. Un parc national protège et valorise un territoire, alors qu’un complexe industriel, une usine à gaz et un parc éolien de plus de 200 mètres industrialisent et défigurent le paysage, en transformant la région en zone d’exportation de profits. Ce n’est donc pas une simple question d’acceptabilité ou d’information: c’est un choix de société, et la population a clairement fait son choix.
Sur le plan économique, le discours est tout aussi fragile. On parle tour à tour de 600 emplois, de 1000 emplois, puis de 50 à 60 emplois permanents à terme. Durant la caravane d’information de TES Canada l’été dernier, on évoquait même 4350 «emplois payants», chiffre affiché noir sur blanc. Comment prendre au sérieux un projet dont les retombées varient à ce point selon l’auditoire? Ce n’est pas de la rigueur, c’est de l’improvisation.
Enfin, parlons du BAPE. Oui, le BAPE est un outil utile. Mais il est de plus en plus présenté comme un lieu de décision, alors qu’il ne s’agit que d’un processus consultatif. Il ne décide pas, il recommande. Pourtant, certains agissent comme si le simple fait de «passer par le BAPE» suffisait à légitimer n’importe quel projet, même lorsqu’il est massivement rejeté.
Dans le cas du BAPE générique sur l’éolien au Québec, il est légitime et nécessaire de s’interroger sur le développement actuel de l’éolien industriel, trop souvent désordonné et sans vision d’ensemble. Un tel BAPE doit servir à établir de grandes orientations claires, respectueuses du territoire, des paysages et des communautés, construites avec la population et non contre elle. La population a parlé. Le projet TES Canada n’a aucune légitimité sociale. Il doit être abandonné. La Mauricie mérite mieux qu’un développement imposé, appuyé par des stratégies de persuasion et des chiffres fluctuants.
Dany Janvier, CPVSMDC, citoyen de Mékinac.
Cette lettre est parue également dans Le Nouvelliste : https://www.lenouvelliste.ca/opinions/parole-aux-lecteurs/2026/01/26/tes-canada-lappui-des-gens-daffaires-ne-remplace-pas-la-democratie-PUATKI45NNBMHAMU4TUZIVR3CQ/

19 janvier 2026
Isabelle Dupuis et Francis Boisvert nous font découvrir leur Presbytère ainsi que leur amour de vivre en région.
NousTV réf.: https://youtu.be/nxsUv2nuoHI

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Mékinac – Des Chenaux, le 22 décembre 2025
Le collectif Toujours Maîtres chez nous rejette catégoriquement toute tentative de TES Canada de « réajuster » son projet éolien en Mauricie. Nous ne voulons pas repousser ce projet, ni le réduire, ni le déplacer : nous voulons l’enterrer.
Depuis deux ans, les communautés locales concernées se sont exprimées clairement. Les résultats sont sans appel. La démocratie a parlé. Elle ne se négocie pas.
« Si la stratégie de TES Canada consiste à vouloir diminuer le nombre d’éoliennes pour tenter de forcer l’acceptabilité sociale, la réponse est toujours non. Nous ne voulons pas que des éoliennes soient imposées à des citoyens qui n’en veulent pas. Il n’y aura pas deux catégories de citoyens chez nous : ceux qui subissent et ceux qui décident », affirme Toujours Maîtres chez nous.
Un projet refusé par les populations locales demeure refusé, peu importe qu’il compte 20, 40 ou 133 éoliennes. L’acceptabilité sociale ne se calcule pas en mégawatts ni en ratios, elle se fonde sur le consentement. Et ce consentement n’existe pas.
DEUX ANS DE «NON» RÉPÉTÉS. ASSEZ, C’EST ASSEZ.
Hier encore, TES Canada, par la voix de son PDG Éric Gauthier, déclarait vouloir «maximiser l’acceptabilité sociale [de son projet de] parc éolien» et «prendre plus de temps pour développer et améliorer le parc éolien en collaboration avec les communautés locales.»
À cette forme d’insistance, nous répondons encore : Non, c’est non. Le mouvement d’opposition dans les MRC de Mékinac et des Chenaux est très clair : il n’y a pas de place pour ce projet dans les deux MRC. Les activités de consultation que la multinationale a elle-même organisées le démontrent à elles seules.
Les communautés locales le répètent depuis deux ans : Non, c’est non. Il n’y a pas d’acceptabilité sociale.
Cette opposition est-elle le résultat d’un analphabétisme (voir l’étude d’impact) ou d’une méconnaissance des tenants et aboutissants du projet de parc éolien ? Absolument pas. Il ne sert donc à rien pour TES Canada de vouloir répéter et répéter encore son message. La réponse restera la même : Non, c’est non.
La population est très bien informée, notamment par les moyens suivants :
Toujours Maîtres chez nous demande au gouvernement du Québec de cesser de défendre un projet socialement condamné, de respecter les décisions locales et de mettre fin à toute tentative d’imposition énergétique sur les territoires.
Notre réponse : Non, c’est non.
– 30 –
Pour information : René Beaudoin, porte-parole
Collectif Toujours Maîtres chez nous, Cell. : 819-295-3594

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Saint-Zéphirin-de-Courval, le 17 décembre 2025
Vent d’élus réagit avec déception et incrédulité face à l’annonce d’Hydro-Québec qui cible en grande partie des terres agricoles et des milieux habités dans le sud du Québec.
“Il est inconcevable qu’on vise à nouveau des terres agricoles pour le développement éolien. C’est un manque flagrant de vision pour notre avenir collectif que d’ouvrir encore une fois les portes à un développement énergétique qui menace non seulement notre autonomie alimentaire, mais également la qualité de vie de milliers de personnes en milieu rural.”
Rachel Fahlman, présidente de Vent d’élus
Depuis le dernier appel d’offres en 2023, des voix se sont élevées pour réclamer une protection accrue pour les terres agricoles du Québec. La Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) s’est en effet exprimée en ce sens plus tôt ce mois-ci en affirmant que « la Politique d’électrification et de lutte contre les changements climatiques du Québec est en quelque sorte en opposition ou en contradiction avec sa propre Politique bioalimentaire », tout en soulignant les propos du président de la Fédération de l’UPA de la Montérégie, lequel disait déjà en 2023 qu’il était très mal avisé de sacrifier nos meilleures terres agricoles pour implanter des éoliennes.
Acceptabilité sociale?
Comme en 2023, c’est une résolution d’appui d’un conseil municipal qui est requise pour aller de l’avant avec un projet éolien en milieu habité et agricole. Il est impensable qu’encore en 2026, Hydro-Québec n’exigera rien de plus que l’approbation d’un conseil municipal pour mesurer l’acceptabilité sociale d’un projet éolien.
“L’acceptabilité sociale d’un projet ne se mesure pas par l’approbation de seulement quelques personnes assises autour de la table du conseil – l’acceptabilité sociale est un choix collectif, qui va bien au-delà d’un simple choix d’un conseil municipal. Il revient à la population de prendre la décision d’aller de l’avant avec un projet ou non.”
Sylvain Pillenière, vice-président de Vent d’élus
Un appel à la démocratie
Les lacunes démocratiques du développement éolien ont été mises en lumière lors de l’appel d’offres de 2023, mais Hydro-Québec ne semble pas avoir retenu l’importance d’offrir des choix démocratiques à ses principaux actionnaires : la population québécoise.
Vent d’élus lance aujourd’hui un appel à la démocratie : les élus municipaux ont le pouvoir d’agir pour contrecarrer ce modèle antidémocratique et redonner la parole aux citoyens qu’ils représentent. Malgré l’empressement du gouvernement, d’Hydro-Québec et de la Fédération québécoise des municipalités de faire la promotion d’un modèle antidémocratique, les élus locaux ont le pouvoir de laisser le choix aux citoyens quant à l’adoption ou non d’une résolution d’appui envers un projet.
« Il est temps de se questionner sur la manière d’évaluer le consentement de la population habitant les territoires visés pour ces projets éoliens et sur l’outil à privilégier pour le faire afin d’en garantir la légitimité et ainsi d’assurer la reconnaissance par les instances gouvernementales des choix démocratiques des communautés d’accueil. La tenue d’un BAPE générique sur la filière éolienne permettrait d’explorer les solutions pour répondre à cette problématique. »
Catherine Bourget, membre du CA de Vent d’élus et conseillère municipale à Saint-Narcisse
La transition énergétique ne peut, ni ne doit, se faire au détriment de l’environnement lui-même, des terres agricoles essentielles à notre autonomie alimentaire, des nappes phréatiques qui garantissent notre eau, ni du bien-être des populations en zones habitées.
Une véritable vision durable exige une planification rigoureuse, transparente et respectueuse de l’ensemble des collectivités concernées, plutôt qu’une accélération imposée sans écoute adéquate.
-30-
Rachel Fahlman

Plusieurs experts se sont déjà prononcés sur les pertes énergétiques importantes associées à la transformation d’électricité en hydrogène et sur le coût exorbitant (10 fois plus cher que le gaz naturel) du gaz de synthèse prévu dans le cadre du Projet Mauricie de TES Canada. Il semble que l’entreprise considère que son argument ultime et imparable, c’est sa promesse de décarboner les transports lourds, une promesse reprise comme parole d’évangile par la ministre Christine Fréchette.
Dans ses projections de décarbonation, TES Canada affirme pouvoir alimenter de 2000 à 3000 camions lourds avec près de la moitié de l’hydrogène produit par son Projet Mauricie. Or cette affirmation est totalement déconnectée de la réalité actuelle du marché.
Décarboner quels camions?
À ce jour, il n’existe pas un seul camion hydrogène en opération commerciale au Québec. Un article de La Tribune, publié le 13 novembre 2025, rapporte de plus que la seule station publique d’hydrogène au Québec fermera définitivement le 7 décembre.
Harnois Énergies, qui avait lancé en juillet 2024 un projet pilote de camions hydrogène, vient de céder, au mois d’octobre dernier, ses actifs de production et distribution d’hydrogène à Charbone Hydrogen. Harnois Énergies avait misé sur le constructeur américain Nikola Motor, qui a dû déclarer faillite sept mois plus tard.
Aujourd’hui, on compte moins de 50 voitures à hydrogène sur tout le territoire québécois. C’est dire si un écosystème hydrogène pour le transport lourd est inexistant.
Or TES Canada prétend que, dans ce contexte, l’industrie québécoise du camionnage pourrait convertir ou renouveler une flotte de 2000 camions à court ou moyen terme. Mais remplacer 2000 camions diesel neufs coûterait environ 300 à 500 millions de dollars.
La même flotte en version hydrogène coûterait, selon les estimations les plus conservatrices basées sur les prix internationaux actuels, entre 900 millions et 1,2 milliard. Autrement dit: 600 à 800 millions de dollars de plus, et probablement davantage, puisque les camions à hydrogène commercialement disponibles demeurent rares et coûteux.
D’ailleurs, Hyzon, la plus grosse entreprise de fabrication de camions à hydrogène aux États-Unis, a déclaré faillite en mars dernier. Plusieurs grands joueurs européens ont aussi cessé leurs activités dans le secteur de l’hydrogène depuis la fin de 2024.
Et le coût d’achat des camions n’est que la dépense initiale. Le coût d’opération au kilomètre est lui aussi nettement plus élevé. Le prix de l’hydrogène à la pompe dépasse largement celui du diesel, et il n’existe aucun réseau de ravitaillement au Québec, ni même en Amérique du Nord, capable de soutenir une flotte lourde. Même avec des engagements politiques, créer un tel réseau exigerait des investissements publics massifs et une planification sur plusieurs années.
Pas d’hydrogène sans subventions massives
Il est donc illusoire de penser que des transporteurs québécois dépenseront spontanément près d’un milliard de dollars supplémentaires pour adopter une technologie plus coûteuse à l’achat, plus chère à l’usage et dépourvue d’infrastructures.
À coûts actuels, et sans subventions publiques de plusieurs milliards de dollars, aucun scénario réaliste ne permet d’imaginer que l’hydrogène jouera un rôle significatif dans la décarbonation du transport lourd au Québec, ni à moyen terme, ni probablement à long terme.
Dans ce contexte, l’affirmation que l’hydrogène de TES Canada servira à décarboner les transports québécois n’a aucune base réelle. C’est une affirmation fantaisiste, farfelue : un mirage.
Pourquoi alors TES Canada maintient-elle une affirmation aussi invraisemblable?
Plusieurs hypothèses sont possibles:
Lorsqu’on parle d’une entreprise privée, ce genre de considération n’a malheureusement pas de quoi faire sourciller.
Ce qui est plus difficile à comprendre, en revanche, c’est pourquoi le gouvernement reprend sans examen critique un argument aussi facilement vérifiable — et faux —, et pourquoi tant de médias le répètent sans le remettre en question. La rigueur minimale exigerait qu’on confronte les affirmations d’une entreprise privée aux réalités économiques, technologiques et logistiques actuelles. Si on veut éviter des erreurs coûteuses dans la planification énergétique et dans l’utilisation des fonds publics, cette rigueur est indispensable. Il est dommage que nos médias et notre gouvernement avalent sans grimacer les couleuvres de TES Canada.
Isabelle Clément, est conseillère municipale à Hérouxville.
Cette lettre est parue également dans Le Nouvelliste : https://www.lenouvelliste.ca/opinions/point-de-vue/2025/12/18/quand-la-ministre-frechette-reprend-le-mirage-de-tes-canada-pour-decarboner-les-transports-TMW7ZGQOMRER7I36F5G3WXD44I/

Le Regroupement vigilance énergie Québec (RVÉQ)a lancé en septembre 2025 une série de neuf capsules vidéos sur le développement éolien au Québec. Intitulé Des Moulins et des Hommes : Regard sur l’éolien, les vidéos invitent la population à jeter un regard critique sur la filière éolienne.
La série, tournée et réalisée par le renommé Dany Janvier, est animée par Grégory Lemoyne, coordonnateur adjoint du RVÉQ pour le Centre-du-Québec et enseignant de formation.
Restez à l’affût, d’autres capsules seront rendues disponibles au fil des prochaines semaines. Bon visionnement!

14 octobre 2025
«La démocratie a parlé », déclarait Jean-Pierre Jolivet dans sa lettre d’opinion du 12 novembre.
Je suis touché par cette déclaration venant d’un démocrate de la qualité de monsieur Jolivet, déclaration que s’est empressé de saluer Claude Baril en commentaire juste en dessous. Oui, la démocratie a parlé.
Si c’est vrai pour Shawinigan, c’est nécessairement vrai aussi pour les municipalités des MRC des Chenaux et Mékinac.
Il faudra que les Shawiniganais le reconnaissent en toute honnêteté, de même que les dirigeants de la multinationale TES Canada et ses propriétaires, le clan des multimilliardaires Chrétien-Desmarais de Power Corporation.
La démocratie a parlé dans des Chenaux et Mékinac :
Ajoutons les élections référendaires à Saint-Adelphe avec sept élus opposés au projet de TES et à Saint-Séverin avec quatre élus opposés. Et les autres candidats ouvertement opposés au projet de TES : au total, une quarantaine ont été élus démocratiquement dans les deux MRC.
La démocratie a parlé. Dorénavant, nous ne sommes plus des opposants, nous sommes la volonté populaire, démocratique.
Et rappelons que l’enjeu n’est pas seulement l’implantation des méga-éoliennes industrielles de TES de 55 étages de hauteur en zone agricole et habitée, l’enjeu est également la privatisation de l’électricité.
Les petits barrages hydroélectriques privés et les éoliennes ont pour résultat que 5 % de l’électricité est maintenant privée. Depuis 2009, ça nous a coûté 6,09 milliards de dollars, selon l’IREC, de l’argent qui ont rempli les poches des promoteurs plutôt que d’aller dans nos hôpitaux, nos écoles, nos routes et nos services sociaux. Le projet de loi 69, adopté sous bâillon (un autre !) par la CAQ à 4 h d’un matin de juin 2025 ouvre la porte toute grande à cette privatisation. Ça s’annonce épouvantable pour l’avenir.
Shawinigan est le berceau de la nationalisation de l’électricité. En étant complice avec les éoliennes des Chrétien-Desmarais de TES Canada, Shawinigan deviendrait le berceau de la privatisation de l’électricité. La démocratie a parlé : Mékinac et des Chenaux refusent d’être complices de cette aberration.
Il ne reste, pour une Shawinigan qui se veut vraiment démocrate, que de faire comme les vingt maires des deux MRC ont fait unanimement en juin 2025 et comme l’UPA l’a fait récemment : adopter une résolution pour réclamer du gouvernement un bloc d’électricité suffisant pour l’usine d’hydrogène, si vraiment cette usine est la solution du siècle, un octroi qui fasse tomber le volet éolien du projet de la multinationale.
Les vingt maires l’ont adopté à l’unanimité. À l’unanimité ! La démocratie a parlé. Il faut la respecter.
René Beaudoin
Cet article est paru également dans Le Nouvelliste. : https://www.lenouvelliste.ca/opinions/point-de-vue/2025/11/14/la-democratie-a-parle-mais-il-faut-la-respecter-ZDILHLWN2NFXHGJOW32ZCMWHU4

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Mékinac – Des Chenaux, le 3 novembre 2025
Le collectif Toujours Maitres chez nous est fier de souligner plusieurs grandes victoires. Hier, les citoyens opposés à TES Canada dans Mékinac et Des Chenaux se sont une fois de plus exprimés très clairement : deux référendums dans Mékinac (Sainte-Thècle, 69 % et Saint-Tite, 68 %) et un autre dans Des Chenaux (Saint-Luc-de-Vincennes, 85 %) viennent confirmer, hors de tout doute, que la population ne veut pas de TES Canada sur son territoire.
Rappelons qu’un sondage réalisé par la firme Léger avait déjà révélé que 69 % de la population de Mékinac était défavorable au projet, et que plus tôt un sondage municipal à Saint-Prosper avait donné 84 % d’opposants à TES Canada et qu’un référendum tenu à Saint-Maurice avait récolté 91,5 % de votes contre les éoliennes. Rappelons aussi les 5000 signatures dans diverses pétitions contre TES Canada.
N’en déplaise à Éric Gauthier, pdg de TES Canada, la démocratie a encore parlé et les citoyens n’accepteront plus de se faire dire que ces chiffres ne sont pas les bons.
Autre immense victoire : les habitants de Saint-Adelphe — l’épicentre du projet de TES Canada, où 44 éoliennes étaient prévues — ont élu comme mairesse Carole Neill, ancienne porte-parole du collectif Toujours maîtres chez nous, ainsi que toute son équipe. La participation à cette élection a atteint 74 %, un taux exceptionnel.
Il faut aussi saluer un moment historique : c’est la première fois qu’une femme accède à la mairie de ce village, et elle y siègera avec un conseil majoritairement féminin. Toutes des femmes soucieuses d’un sain développement de leur territoire.
Autre première : le taux de participation dans l’ensemble de Mékinac a été sans précédent, signe d’une mobilisation citoyenne exceptionnelle.
Enfin, soulignons qu’à Saint-Séverin — visée par 15 éoliennes — les électeurs ont également choisi le changement en élisant André Carignan, opposant déclaré au projet TES Canada, ainsi que trois membres de son équipe. À Saint-Tite aussi où une majorité des élus sont contre le projet de TES Canada. À Saint-Luc-de-Vincennes où trois nouveaux élus s’étaient ouvertement prononcés contre les éoliennes.
Au total, dans les deux MRC, plus de la moitié de la quarantaine de candidats s’étant affichés contre TES Canada ont été élus.
Cette élection illustre la force du pouvoir citoyen. Toujours maîtres chez nous est fier de rappeler que le pouvoir appartient aux citoyens : à celles et ceux qui se lèvent, qui s’informent, qui s’engagent — même quand tout semble joué d’avance. Qu’une démocratie participative est nécessaire. Que les consultations citoyennes organisées sont incontournables pour les projets de la nature de ceux de TES Canada qui n’ont rien de comparables avec le remplacement d’un ponceau.
Nous avons prouvé que des citoyens unis par le même amour de leur territoire peuvent faire vaciller les certitudes et changer le cours des choses.
Nous avons prouvé qu’il n’y a pas de petites voix, il n’y a que des voix qui se font entendre — ensemble.
-30-
René Beaudoin, porte-parole du collectif

Lors de la période de questions et réponses orales du 4 novembre dernier à l’Assemblée nationale, la ministre Fréchette a encore une fois fait des siennes. Après avoir faussement affirmé que son gouvernement était en contact avec les élus des municipalités et MRC visées par le projet TES Mauricie, elle a (encore) esquivé une question du député de Jean-Talon concernant ce projet.
La question peut se résumer comme suit: « À la lumière des résultats des sondages effectués avant et lors des élections municipales – et dont les résultats démontrent sans contredit le refus du projet TES Mauricie par toutes les communautés sondées – et de la venue de 20 nouveaux élus qui sont contre le projet, comptez-vous les écouter? ».
La réponse de Mme Fréchette: une affirmation que « […]le projet est un excellent projet », une supposition quant au rôle qu’occupera l’hydrogène vert pour décarboner certains secteurs difficiles à décarboner au Québec, et surtout, la prétention que ce projet ne bénéficiera « […]d’aucune contribution de deniers publics », illustre soit un parti pris de la ministre et de son gouvernement envers TES Canada, soit une méconnaissance profonde du dossier et des enjeux auxquels font face les communautés visées par le projet.
Mais surtout, Mme Fréchette démontre qu’elle prend les Québécois pour des imbéciles. Comment peut-on croire qu’un projet de génération d’hydrogène vert de quatre milliards de dollars, aligné sur la Stratégie canadienne pour l’hydrogène et sur la Stratégie québécoise pour l’hydrogène vert et les bioénergies 2030 ne bénéficiera pas de deniers publics? Mme la ministre, s’il va de l’avant, le projet de TES Canada bénéficiera probablement de plus d’un milliard de dollars provenant de crédits d’impôt* ou autres!
Mme Fréchette, vous l’avez démontré lors de l’adoption du PL69 et vous le démontrez encore aujourd’hui: votre condescendance envers les élus s’opposant à vous et envers tous les Mauriciens, appuyée par votre non-reconnaissance des enjeux sociétaux du projet TES Mauricie démontre la totale déconnexion qu’a votre gouvernement avec les réalités du milieu.
Le projet TES Mauricie n’est PAS un excellent projet et n’a pas l’acceptabilité sociale requise pour aller de l’avant. Cessez vos propos partisans et commencez à écouter la population.
— Richard Bérubé, citoyen de Grandes-Piles
* TES Canada bénéficiera probablement du Crédit d’impôt à l’investissement (CII) pour l’hydrogène propre couvrant de 15 % à 40 % des coûts en capital admissibles pour les projets d’hydrogène propre.
TES Canada pourrait aussi avoir bénéficié (lors de l’élaboration de son étude environnementale) ou pourra bénéficier du Fonds pour les combustibles propres du Gouvernement du Canada.
Enfin, TES Canada pourra bénéficier des crédits de SR&ED (Recherche scientifique et développement expérimental) pour certaines innovations mises de l’avant dans son projet.
Cette lettre est parue également dans Le Nouvelliste : https://www.lenouvelliste.ca/opinions/parole-aux-lecteurs/2025/11/09/tes-canada-les-tactiques-de-la-ministre-frechette-ou-comment-desinformer-les-citoyens-de-la-mauricie-Z6XUA3LICRF7BLO24KWGNIDHWU


Lors de ces élections, nous avons été ambitieux dans les nouveautés proposées à la population de St-Adelphe.
D’abord, en proposant une équipe complète, une équipe basée sur des compétences diversifiées et complémentaires ainsi qu’une équipe composée d’une majorité de femmes.
Et vous nous avez élues.
Merci de votre appui!
Merci pour votre généreux accueil lors de nos porte-à-porte !
Merci pour toutes vos questions posées qui nous ont permis de mieux vous connaître!
Merci de nous avoir fait part de vos préoccupations et de vos soucis!
Merci pour toutes ces discussions enlevantes sur l’avenir de notre municipalité!
Merci pour tous les beaux souvenirs dont nous avons pu nous rappeler au sujet de notre municipalité!
Nous tenons à souligner à l’ensemble de la population de St-Adelphe que l’Intégrité, l’humilité et la transparence sont les valeurs sur lesquelles reposent nos engagements inscrits dans notre programme. Mais la campagne électorale étant terminée, nous aurons besoin de la bonne volonté de tous les membres de notre communauté.
Souhaitons-nous de la bienveillance et nous croyons ainsi que le respect suivra automatiquement.
Encore une fois, en toute simplicité, un gros merci!
Carole Neill

Le géant français des hydrocarbures ambitionnait pourtant de créer un réseau pan européen pour les camions à hydrogène en partenariat avec Air Liquide. Les deux entreprises avaient créé la joint-venture Teal Mobility dans ce but. Un pari raté ?
La Tribune, le 05/11/25
Quelle sera la durée de vie de Teal Mobility, la joint-venture créée par Air Liquide et TotalEnergies pour développer des stations hydrogène dédiées aux camions ? Lancée en janvier 2024 à l’occasion du salon Hyvolution, son avenir semble aujourd’hui plus qu’incertain. Avec cette co-entreprise, « nous avions l’ambition de développer un réseau paneuropéen pour les camions. S’il n’y a pas de clients, pourquoi construire ces stations ? Il y a un vrai point d’interrogation aujourd’hui», a concédé ce mardi 4 novembre Patrick Pouyanné, le PDG de la major pétro-gazière, en marge d’une présentation consacrée aux différents scénarios énergétiques à l’horizon 2050.
L’offre ne créé par la demande
Désormais, le dirigeant semble privilégier une autre voie : « équiper un réseau pour les camions de bornes de recharge [électriques] de très haute puissance».« Dans la transition énergétique, ce qui est le plus compliqué c’est essayer de prévoir où ira la demande », a-t-il avancé. « Croire que, parce qu’on crée une offre, il y aura une demande, ce n’est pas vrai. Si les entreprises de transport n’achètent pas de camions à hydrogène car cela revient trop cher, nous n’aurons pas de clients. Et ce, même si nous avons déployé des bornes »,a-t-il tranché.
Produire de l’hydrogène décarboné par électrolyse, qui consiste à utiliser un courant électrique pour casser la molécule d’eau, coûte encore bien plus cher que la production conventionnelle d’hydrogène à partir de gaz naturel. Les acteurs de ce marché tablaient sur le déploiement de la mobilité à partir de cette minuscule molécule pour réaliser des économies d’échelle et diminuer « de façon massive » son coût de production. Mais cette mobilité, « on s’en éloigne chaque jour car la mobilité électrique est en train de l’emporter pour des raisons de coûts et d’efficacité » a affirmé Patrick Pouyanné devant la presse. « On l’observe sur le véhicule léger, mais aussi sur les camions et les poids lourds. [Sur ce segment, NDLR], les constructeurs sont en train de passer à l’électrique», a-t-il ajouté. Selon le dirigeant, le constructeur camion à hydrogène coûte deux fois plus cher que le camion électrique», constate Patrick Pouyanné.
Un marché de niche
La question du coût de la molécule et celui des camions compatibles ne constitue pas le seul obstacle, selon TotalEnergies. « Financer deux infrastructures, [avec des bornes] électriques et [avec des bornes à] hydrogène, à un moment donné, on n’y arrive pas », estime le dirigeant.
Selon lui, on ne peut pas « doter le continent de plusieurs infrastructures pour laisser le choix », aux consommateurs. « Cela ne veut pas dire qu » »il y n’aura pas de flottes locales fonctionnant à l’hydrogène grâce à un écosystème territorial», a nuancé le PDG. Toutefois, contrairement aux anticipations, l’hydrogène ne devrait pas devenir un carburant de masse. Aujourd’hui, TotalEnergies voit donc l’hydrogène comme « un marché de niche » dédié à la décarbonation de l’industrie. Le géant des hydrocarbures y a notamment recours dans ses raffineries. Détenue à 50% par Air Liquide et TotalEnergies, Teal Mobility avait pour objectif de « développer plus de 100 stations hydrogène dans la décennie à venir » sous la marque TotalEnergies. La co-entreprise misait, dans un premier temps, sur « une vingtaine de stations en France, au Pays-Bas, en Belgique, au Luxembourg et en Allemagne dès 2024 », selon le communiqué de lancement. Contacté par la rédaction, Air Liquide n’a pas souhaité faire de commentaire.
Réf.: Cet article fut publié initialement dans La Tribune : https://www.latribune.fr/article/entreprises-finance/energie-environnement/67269387155523/totalenergies-ne-croit-plus-a-l-hydrogene-pour-decarboner-la-mobilite-lourde