Auteur/autrice : Gaston

  • Vivre en région : Saint-Adelphe, Nathalie Lefebvre et Denis Champoux

    Vivre en région : Saint-Adelphe, Nathalie Lefebvre et Denis Champoux

    23 février 2026

    St-Adelphe. Nathalie Lefebvre et Denis Champoux ont modelé leur lopin de terre afin de pouvoir le récolter mais surtout de le partager.

    NousTV réf.: https://youtu.be/ym0l_VO-6_Q


  • Le collectif Toujours Maîtres chez nous dénonce le déni démocratique des chambres de commerce

    Le collectif Toujours Maîtres chez nous dénonce le déni démocratique des chambres de commerce

  • Pascal Paradis dénonce les affirmations mensongères de TES Canada

    Pascal Paradis dénonce les affirmations mensongères de TES Canada

    10 février 2026

    TES Canada a faussement prétendu dans un document officiel sur son controversé projet en Mauricie que « la mairesse [de Grandes-Piles] a exprimé son intérêt pour davantage d’éoliennes ». Dans une lettre déposée hier au conseil municipal du village de Grandes-Piles, le conseil municipal dénonce ce qu’il qualifie d’« affirmation mensongère ».

    En manque d’appuis, les promoteurs privés du projet recourent maintenant à des « affirmations mensongères ».

    Jusqu’où ira le gouvernement de la CAQ dans son appui inconditionnel à ce projet? Pourquoi n’écoute-t-il pas les gens de la Mauricie qui ont voté à 92%, 85%, 69% et 68% contre le projet dans des referendums à Saint-Maurice, Saint-Luc-de-Varennes, Sainte-Thècle et Saint-Tite? Peut-être parce que le gouvernement de la CAQ a complètement ignoré ces résultats, affirmant qu’il « ne snobera pas les gens d’affaires, au contraire [il] va être à leur côté »? Peut-être parce qu’il ne parle pas aux gens de la place? Comme le maire de Saint-Thècle l’a affirmé, les « discussions n’ont jamais eu lieu » entre le gouvernement de la CAQ et les élus locaux sur le projet de TES, contrairement à ce qu’a affirmé en chambre celle qui était alors ministre, Christine Fréchette.

    Voyez le nouveau ministre réitérer son appui au projet, pendant que j’affirme que le PQ ne l’appuie pas :

    Réf.: https://www.facebook.com/pascalparadisJETA/videos/25793140790317131/


  • Vivre en région : Hérouxville avec Alain Meunier et Isabelle Clément

    Vivre en région : Hérouxville avec Alain Meunier et Isabelle Clément

    9 mars 2026

    Hérouxville. Pour Alain Meunier et Isabelle Clément, leur charmante demeure est le point de départ d’une vie commune remplie de simplicité et de bonheur.r.

    NousTV réf.: https://youtu.be/908gN8xccA0


  • Rencontres de TES Canada avec les élus et la chambre de commerce : un signal politique inquiétant

    Rencontres de TES Canada avec les élus et la chambre de commerce : un signal politique inquiétant

  • Vivre en région : Saint-Adelphe avec Dany Janvier

    Vivre en région : Saint-Adelphe avec Dany Janvier

    2 février 2026

    Saint-Adelphe. Dany Janvier nous parle de son amour pour sa région, de ressourcement et de l’inspiration de la forêt dans son travail.

    NousTV réf.: https://youtu.be/aUTZM4AOwTM


  • TES Canada: quand le citoyen devient un élève qu’il faut corriger

    TES Canada: quand le citoyen devient un élève qu’il faut corriger

    Par Michel Tremblay

    25 janvier 2026

    Depuis plusieurs mois, un même raisonnement revient dès qu’il est question du projet de TES Canada. On nous affirme que l’acceptabilité sociale évolue dans le temps. Que l’opposition actuelle est normale. Que, lorsque les citoyens comprendront mieux le projet et en verront les bénéfices, cette opposition diminuera.

    Ce discours est habile. Il se veut rassurant. Mais il mérite d’être examiné avec rigueur, parce qu’il ne répond pas au désaccord, il le requalifie.

    On ne parle plus d’une population qui exprime un refus. On parle d’une population qui n’a pas encore compris. Le problème n’est donc plus le projet, ni ses impacts, ni ses risques. Le problème devient la compréhension des citoyens. Ce glissement est discret, mais il change tout.

    Dans ce cadre, le citoyen n’est plus un acteur décisionnel. Il devient un élève. S’il s’oppose, ce n’est pas parce qu’il a évalué les conséquences ou jugé le projet incompatible avec son milieu. C’est parce qu’il lui manque de l’information. Le désaccord cesse d’être une position légitime, il devient une étape temporaire, appelée à disparaître.

    C’est ce qu’on appelle une manipulation liminale. Elle ne cherche pas à convaincre par des arguments nouveaux. Elle déplace le cadre mental dans lequel les arguments seront ensuite perçus comme raisonnables ou non.

    On ne dit pas aux gens quoi penser. On redéfinit silencieusement ce qui devient pensable.

    Ce type de raisonnement repose sur une hypothèse centrale : comprendre mène nécessairement à accepter. Or, cette hypothèse n’est ni neutre, ni démontrée. Dans bien des cas, comprendre davantage mène au contraire à refuser plus fermement. Comprendre les impacts, les coûts, les risques et les irréversibilités peut renforcer un désaccord au lieu de l’atténuer.

    Il y a un autre problème, plus sérieux encore, ce discours est non falsifiable. Si l’opposition persiste, on dira qu’il faut encore expliquer. Si elle diminue, on dira que la pédagogie fonctionne. Dans tous les cas, l’hypothèse de départ n’est jamais remise en question. Elle se protège elle-même.

    Pendant ce temps, le débat est déplacé dans le futur. Les inquiétudes présentes sont relativisées au nom d’un éventuel accord à venir. Or, les décisions se prennent maintenant. Les impacts se préparent maintenant. Les coûts potentiels aussi. Reporter la légitimité du refus à plus tard, c’est neutraliser le débat aujourd’hui.

    Soyons clairs. Les citoyens de nos municipalités ne sont ni confus ni mal informés. Ils ont entendu les arguments. Ils ont posé des questions. Ils ont pris position. Les traiter comme s’ils n’avaient pas encore compris revient à disqualifier leur jugement tout en prétendant le respecter.

    L’acceptabilité sociale n’est pas une humeur changeante qu’on fait évoluer avec de meilleures présentations. C’est un constat, à un moment précis, fondé sur des critères clairs : l’adhésion, l’opposition, les conditions, ou le refus. Tant que ces critères ne sont pas définis et mesurés, invoquer l’acceptabilité sociale n’est pas un argument. C’est un écran.

    En démocratie municipale, expliquer n’autorise jamais à contourner. Informer ne donne pas le droit d’ignorer un désaccord. Le rôle d’un élu n’est pas d’aider un promoteur à faire accepter un projet. Il est de prendre au sérieux ce que les citoyens disent, même lorsque cela complique les choses.

    Quand on cesse d’écouter au motif qu’il faudrait d’abord expliquer davantage, ce n’est plus de la pédagogie. C’est un déplacement du débat. Et ce déplacement, lui, n’est jamais acceptable.

    MIchel Tremblay est le maire de la municipalité d’Hérouxville.


  • Le Grand rendez-vous d’affaires avec TES Canada

    Le Grand rendez-vous d’affaires avec TES Canada

    Par Maxime Leclerc-Gingras

    26 janvier 2026

    Commentaire de Maxime Lecler-Gingras suite à cette annonce faite par la Chambre de commerce de Mékinac

    Annonce de la chambre de  commerce de Mékinac

    Avec son invitation, la Chambre de commerce agit comme s’il n’y avait jamais eu de sondage. Comme s’il n’y avait jamais eu de référendums. Comme s’il n’y avait jamais eu de consultations publiques. Comme si les élus de la MRC n’avaient pas eux-mêmes reconnu que les citoyens n’en veulent pas de ce projet.

    Le projet est présenté comme acquis, inévitable, déjà décidé. Il ne resterait plus qu’à s’organiser, à se positionner, à en tirer sa part. Cette posture n’est pas neutre. Elle efface volontairement la réalité démocratique.

    Soyons clairs sur une chose : une Chambre de commerce n’est pas neutre, et ce n’est pas un reproche. Elle est un acteur politique économique assumé. Elle défend des intérêts, elle influence les décisions, elle fait du lobbying. C’est son rôle.

    Le problème n’est donc pas qu’elle fasse de la politique. Le problème est où, quand et comment elle intervient.

    Lorsqu’une population a refusé massivement un projet par des sondages, des référendums, des consultations et par le choix de ses élus, ce refus constitue un verdict démocratique. À partir de là, agir comme si ce verdict n’existait pas, ce n’est plus influencer un débat en cours. C’est contourner une décision déjà rendue, la volonté populaire.

    Je ne prétends pas détenir toute la vérité ni comprendre toutes les dimensions de ce dossier. Je réagis à ce qui m’interpelle, à ce qui m’inquiète, à ce que je perçois comme un glissement préoccupant.

    L’objectif de TES n’est manifestement plus de convaincre la population. Cet exercice a échoué. L’objectif devient autre chose : vendre le projet à la communauté d’affaires, afin de créer des intérêts économiques locaux capables de faire pression, directement ou indirectement, sur la population.

    On déplace ainsi le rapport de force. On ne cherche plus le consentement. On cherche l’usure.

    En organisant ce type de rencontre, la Chambre de commerce ne se contente pas de défendre des intérêts économiques. Elle participe à un mécanisme qui vise à transformer un refus collectif clair en une série de choix économiques individuels. Elle intervient après le verdict citoyen pour en atténuer la portée. C’est là que, selon moi, la ligne est franchie.

    On invoquera qu’il faut garder les canaux de communication ouverts. Qu’il faut se parler. Qu’il vaut mieux se préparer dans l’éventualité où le projet irait de l’avant.

    Cet argument peut sembler raisonnable. Mais dans ce contexte précis, il ne tient pas.

    Le dialogue a déjà eu lieu et il a été clair. Maintenir des canaux sans jamais reconnaître le refus, ce n’est pas dialoguer, c’est refuser le choix des citoyens qui se sont exprimés. Se préparer à un projet rejeté, c’est déjà accepter implicitement qu’il s’imposera malgré tout. Ce n’est pas de la prudence, c’est une forme de déni de démocratie.

    Et cette stratégie a des conséquences bien réelles.

    Citoyens et entreprises sont intimement liés. Ils vivent dans les mêmes communautés, dépendent les uns des autres. Associer certaines entreprises à un projet rejeté démocratiquement, c’est inévitablement les exposer à la méfiance d’une partie de la population. À l’intérieur même de ces entreprises, il y a des travailleurs, des citoyens, parfois opposés au projet, pris dans des contradictions qu’ils n’ont pas choisies.

    On fabrique de la tension.

    On fragilise la cohésion sociale.

    On paie collectivement le prix d’un projet sans légitimité sociale.

    Mais au-delà du projet lui-même, j’ai l’impression qu’il nous manque quelque chose de plus fondamental.

    Un sentiment d’appartenance. Une fierté collective. Une solidarité réelle.

    Peut-être que l’occasion est de prendre un pas de recul et de se parler entre nous. Pas avec TES. Entre nous.

    Citoyens, travailleurs, jeunes, aînés, familles, entreprises locales, groupes communautaires, élus municipaux. Prendre le temps de faire le point. De se demander ensemble ce que nous voulons pour notre région, ce que nous souhaitons encourager, ce que nous refusons d’accueillir, et surtout pourquoi.

    Pour ne plus nous retrouver, encore une fois, devant un projet massif venu de l’extérieur qui prétend combler un vide que nous n’avons jamais pris le temps de définir nous-mêmes.

    Dans cette perspective, la Chambre de commerce de Mékinac pourrait jouer un rôle positif et rassembleur. Non pas comme promotrice d’un projet rejeté, mais comme alliée de la population. En annulant cette rencontre. En affirmant clairement sa solidarité avec les citoyens de Mékinac qui ont dit non. Et en contribuant à ouvrir un véritable espace de réflexion collective, locale, enracinée.

    Il n’y a aucune honte à faire un pas de recul.

    Les erreurs ne sont pas ce dont on se souvient le plus.

    C’est la manière dont on choisit d’en sortir qui marque une communauté.

    Faire la bonne chose maintenant, ce serait choisir la cohésion plutôt que la pression, le dialogue entre nous plutôt que le contournement, et le respect clair d’une population qui a déjà parlé


  • Vivre en région : Saint-Prosper avec René Beaudoin

    Vivre en région : Saint-Prosper avec René Beaudoin

    26 janvier 2026

    Saint-Prosper. René Beaudoin est propriétaire d’une érablière, il nous partage la musicalité de la nature ainsi que son amour de Vivre en région.

    NousTV réf.: https://youtu.be/nxsUv2nuoHI


  • TES Canada: l’appui des gens d’affaires ne remplace pas la démocratie

    TES Canada: l’appui des gens d’affaires ne remplace pas la démocratie

    Par Dany Janvier

    26 janvier 2026

    À la suite de la visite de Mme France Chrétien-Desmarais à Shawinigan, à l’invitation de quelques acteurs du milieu des affaires, et des articles publiés récemment dans Le Nouvelliste, une mise au point s’impose. Les prises de position répétées en faveur du projet TES Canada entretiennent une confusion inquiétante entre information, persuasion et démocratie.

    Rappelons une évidence trop souvent évacuée: la démocratie ne se joue ni dans des salons privés, ni lors de rencontres d’affaires à huis clos, ni à coups de chiffres changeants présentés à des publics triés sur le volet.

    Lorsque la population s’exprime clairement et massivement contre un projet, il n’est plus question de «mieux l’expliquer», de «mieux le vendre» ou de «convaincre». La décision collective est déjà prise.

    Dans un tel contexte, ce n’est pas à la population de plier. C’est le promoteur qui doit arrêter.

    Or, que constate-t-on? Dans un récent article, M. Claude Baril se félicite qu’après une rencontre privée avec Mme Chrétien-Desmarais et des acteurs du milieu des affaires, «ceux qui n’étaient pas convaincus en rentrant l’étaient en sortant». Voilà précisément le problème: on ne parle plus d’écoute citoyenne, mais de stratégie de persuasion.

    Le discours de M. Daniel Allard mérite d’être replacé dans son contexte. Il compare l’implantation du projet TES Canada à la création du parc national de la Mauricie, comme si l’opposition de la population était un réflexe automatique, une réaction contre tout projet.

    Or, cette comparaison est trompeuse. Un parc national protège et valorise un territoire, alors qu’un complexe industriel, une usine à gaz et un parc éolien de plus de 200 mètres industrialisent et défigurent le paysage, en transformant la région en zone d’exportation de profits. Ce n’est donc pas une simple question d’acceptabilité ou d’information: c’est un choix de société, et la population a clairement fait son choix.

    Sur le plan économique, le discours est tout aussi fragile. On parle tour à tour de 600 emplois, de 1000 emplois, puis de 50 à 60 emplois permanents à terme. Durant la caravane d’information de TES Canada l’été dernier, on évoquait même 4350 «emplois payants», chiffre affiché noir sur blanc. Comment prendre au sérieux un projet dont les retombées varient à ce point selon l’auditoire? Ce n’est pas de la rigueur, c’est de l’improvisation.

    Enfin, parlons du BAPE. Oui, le BAPE est un outil utile. Mais il est de plus en plus présenté comme un lieu de décision, alors qu’il ne s’agit que d’un processus consultatif. Il ne décide pas, il recommande. Pourtant, certains agissent comme si le simple fait de «passer par le BAPE» suffisait à légitimer n’importe quel projet, même lorsqu’il est massivement rejeté.

    Dans le cas du BAPE générique sur l’éolien au Québec, il est légitime et nécessaire de s’interroger sur le développement actuel de l’éolien industriel, trop souvent désordonné et sans vision d’ensemble. Un tel BAPE doit servir à établir de grandes orientations claires, respectueuses du territoire, des paysages et des communautés, construites avec la population et non contre elle. La population a parlé. Le projet TES Canada n’a aucune légitimité sociale. Il doit être abandonné. La Mauricie mérite mieux qu’un développement imposé, appuyé par des stratégies de persuasion et des chiffres fluctuants.

    Dany Janvier, CPVSMDC, citoyen de Mékinac.


  • Vivre en région : Saint-Stanislas avec Isabelle Dupuis et Francis Boisvert

    Vivre en région : Saint-Stanislas avec Isabelle Dupuis et Francis Boisvert

    19 janvier 2026

    Isabelle Dupuis et Francis Boisvert nous font découvrir leur Presbytère ainsi que leur amour de vivre en région.

    NousTV réf.: https://youtu.be/nxsUv2nuoHI


  • TES Canada : On ne veut pas retarder le projet, on veut l’enterrer

    TES Canada : On ne veut pas retarder le projet, on veut l’enterrer

  • Vent d’élus déplore le manque de vision d’Hydro-Québec et lance un appel à la démocratie

    Vent d’élus déplore le manque de vision d’Hydro-Québec et lance un appel à la démocratie

  • Quand la ministre Fréchette reprend le mirage de TES Canada pour décarboner les transports

    Quand la ministre Fréchette reprend le mirage de TES Canada pour décarboner les transports

    Par Isabelle Clément, 18 décembre 2025

    Plusieurs experts se sont déjà prononcés sur les pertes énergétiques importantes associées à la transformation d’électricité en hydrogène et sur le coût exorbitant (10 fois plus cher que le gaz naturel) du gaz de synthèse prévu dans le cadre du Projet Mauricie de TES Canada. Il semble que l’entreprise considère que son argument ultime et imparable, c’est sa promesse de décarboner les transports lourds, une promesse reprise comme parole d’évangile par la ministre Christine Fréchette.

    Dans ses projections de décarbonation, TES Canada affirme pouvoir alimenter de 2000 à 3000 camions lourds avec près de la moitié de l’hydrogène produit par son Projet Mauricie. Or cette affirmation est totalement déconnectée de la réalité actuelle du marché.

    Décarboner quels camions?

    À ce jour, il n’existe pas un seul camion hydrogène en opération commerciale au Québec. Un article de La Tribune, publié le 13 novembre 2025, rapporte de plus que la seule station publique d’hydrogène au Québec fermera définitivement le 7 décembre.

    Harnois Énergies, qui avait lancé en juillet 2024 un projet pilote de camions hydrogène, vient de céder, au mois d’octobre dernier, ses actifs de production et distribution d’hydrogène à Charbone Hydrogen. Harnois Énergies avait misé sur le constructeur américain Nikola Motor, qui a dû déclarer faillite sept mois plus tard.

    Aujourd’hui, on compte moins de 50 voitures à hydrogène sur tout le territoire québécois. C’est dire si un écosystème hydrogène pour le transport lourd est inexistant.

    Or TES Canada prétend que, dans ce contexte, l’industrie québécoise du camionnage pourrait convertir ou renouveler une flotte de 2000 camions à court ou moyen terme. Mais remplacer 2000 camions diesel neufs coûterait environ 300 à 500 millions de dollars.

    La même flotte en version hydrogène coûterait, selon les estimations les plus conservatrices basées sur les prix internationaux actuels, entre 900 millions et 1,2 milliard. Autrement dit: 600 à 800 millions de dollars de plus, et probablement davantage, puisque les camions à hydrogène commercialement disponibles demeurent rares et coûteux.

    D’ailleurs, Hyzon, la plus grosse entreprise de fabrication de camions à hydrogène aux États-Unis, a déclaré faillite en mars dernier. Plusieurs grands joueurs européens ont aussi cessé leurs activités dans le secteur de l’hydrogène depuis la fin de 2024.

    Et le coût d’achat des camions n’est que la dépense initiale. Le coût d’opération au kilomètre est lui aussi nettement plus élevé. Le prix de l’hydrogène à la pompe dépasse largement celui du diesel, et il n’existe aucun réseau de ravitaillement au Québec, ni même en Amérique du Nord, capable de soutenir une flotte lourde. Même avec des engagements politiques, créer un tel réseau exigerait des investissements publics massifs et une planification sur plusieurs années.

    Pas d’hydrogène sans subventions massives

    Il est donc illusoire de penser que des transporteurs québécois dépenseront spontanément près d’un milliard de dollars supplémentaires pour adopter une technologie plus coûteuse à l’achat, plus chère à l’usage et dépourvue d’infrastructures.

    À coûts actuels, et sans subventions publiques de plusieurs milliards de dollars, aucun scénario réaliste ne permet d’imaginer que l’hydrogène jouera un rôle significatif dans la décarbonation du transport lourd au Québec, ni à moyen terme, ni probablement à long terme.

    Dans ce contexte, l’affirmation que l’hydrogène de TES Canada servira à décarboner les transports québécois n’a aucune base réelle. C’est une affirmation fantaisiste, farfelue : un mirage.

    Pourquoi alors TES Canada maintient-elle une affirmation aussi invraisemblable?

    Plusieurs hypothèses sont possibles:

    • Un argument marketing destiné à séduire un gouvernement en quête de succès verts;
    • Une stratégie visant à faciliter l’acceptabilité sociale du projet;
    • Un pari que de futures politiques publiques massivement subventionnaires changeront artificiellement l’équation économique;
    • Ou encore l’idée que l’hydrogène sera vendu ailleurs, mais emballé localement sous un récit climatique flatteur.

    Lorsqu’on parle d’une entreprise privée, ce genre de considération n’a malheureusement pas de quoi faire sourciller.

    Ce qui est plus difficile à comprendre, en revanche, c’est pourquoi le gouvernement reprend sans examen critique un argument aussi facilement vérifiable — et faux —, et pourquoi tant de médias le répètent sans le remettre en question. La rigueur minimale exigerait qu’on confronte les affirmations d’une entreprise privée aux réalités économiques, technologiques et logistiques actuelles. Si on veut éviter des erreurs coûteuses dans la planification énergétique et dans l’utilisation des fonds publics, cette rigueur est indispensable. Il est dommage que nos médias et notre gouvernement avalent sans grimacer les couleuvres de TES Canada.

    Isabelle Clément, est conseillère municipale à Hérouxville.


  • Des Moulins et des Hommes : regard sur l’éolien

    Des Moulins et des Hommes : regard sur l’éolien

    Le Regroupement vigilance énergie Québec (RVÉQ)a lancé en septembre 2025 une série de neuf capsules vidéos sur le développement éolien au Québec. Intitulé Des Moulins et des Hommes : Regard sur l’éolien, les vidéos invitent la population à jeter un regard critique sur la filière éolienne.

    La série, tournée et réalisée par le renommé Dany Janvier, est animée par Grégory Lemoyne, coordonnateur adjoint du RVÉQ pour le Centre-du-Québec et enseignant de formation.

    Restez à l’affût, d’autres capsules seront rendues disponibles au fil des prochaines semaines. Bon visionnement!


  • La démocratie a parlé, mais il faut la respecter

    La démocratie a parlé, mais il faut la respecter

    14 octobre 2025

    «La démocratie a parlé », déclarait Jean-Pierre Jolivet dans sa lettre d’opinion du 12 novembre.

    Je suis touché par cette déclaration venant d’un démocrate de la qualité de monsieur Jolivet, déclaration que s’est empressé de saluer Claude Baril en commentaire juste en dessous. Oui, la démocratie a parlé.

    Si c’est vrai pour Shawinigan, c’est nécessairement vrai aussi pour les municipalités des MRC des Chenaux et Mékinac.

    Il faudra que les Shawiniganais le reconnaissent en toute honnêteté, de même que les dirigeants de la multinationale TES Canada et ses propriétaires, le clan des multimilliardaires Chrétien-Desmarais de Power Corporation.

    La démocratie a parlé dans des Chenaux et Mékinac :

    • 5000 signatures de pétitions contre le projet de TES,
    • le sondage municipal de Saint-Prosper a donné 84 % d’opposants,
    • le référendum de Saint-Maurice 91,5 % d’opposants,
    • le sondage Léger dans les 10 municipalités de Mékinac a donné 69 % d’opposants,
    • les référendums de Saint-Luc-de-Vincennes à 85,5 % d’opposants,
    • de Sainte-Thècle à 69 % d’opposants
    • et Saint-Tite à 68 % d’opposants.

    Ajoutons les élections référendaires à Saint-Adelphe avec sept élus opposés au projet de TES et à Saint-Séverin avec quatre élus opposés. Et les autres candidats ouvertement opposés au projet de TES : au total, une quarantaine ont été élus démocratiquement dans les deux MRC.

    La démocratie a parlé. Dorénavant, nous ne sommes plus des opposants, nous sommes la volonté populaire, démocratique.

    Et rappelons que l’enjeu n’est pas seulement l’implantation des méga-éoliennes industrielles de TES de 55 étages de hauteur en zone agricole et habitée, l’enjeu est également la privatisation de l’électricité.


    Les petits barrages hydroélectriques privés et les éoliennes ont pour résultat que 5 % de l’électricité est maintenant privée. Depuis 2009, ça nous a coûté 6,09 milliards de dollars, selon l’IREC, de l’argent qui ont rempli les poches des promoteurs plutôt que d’aller dans nos hôpitaux, nos écoles, nos routes et nos services sociaux. Le projet de loi 69, adopté sous bâillon (un autre !) par la CAQ à 4 h d’un matin de juin 2025 ouvre la porte toute grande à cette privatisation. Ça s’annonce épouvantable pour l’avenir.

    Shawinigan est le berceau de la nationalisation de l’électricité. En étant complice avec les éoliennes des Chrétien-Desmarais de TES Canada, Shawinigan deviendrait le berceau de la privatisation de l’électricité. La démocratie a parlé : Mékinac et des Chenaux refusent d’être complices de cette aberration.

    Il ne reste, pour une Shawinigan qui se veut vraiment démocrate, que de faire comme les vingt maires des deux MRC ont fait unanimement en juin 2025 et comme l’UPA l’a fait récemment : adopter une résolution pour réclamer du gouvernement un bloc d’électricité suffisant pour l’usine d’hydrogène, si vraiment cette usine est la solution du siècle, un octroi qui fasse tomber le volet éolien du projet de la multinationale.

    Les vingt maires l’ont adopté à l’unanimité. À l’unanimité ! La démocratie a parlé. Il faut la respecter.

    René Beaudoin


    Cet article est paru également dans Le Nouvelliste. : https://www.lenouvelliste.ca/opinions/point-de-vue/2025/11/14/la-democratie-a-parle-mais-il-faut-la-respecter-ZDILHLWN2NFXHGJOW32ZCMWHU4

  • Les urnes confirment la volonté citoyenne

    Les urnes confirment la volonté citoyenne

  • TES Canada: les tactiques de la ministre Fréchette ou comment désinformer les citoyens de la Mauricie

    TES Canada: les tactiques de la ministre Fréchette ou comment désinformer les citoyens de la Mauricie

    Par Richard Bérubé, 9 novembre 2025

    Lors de la période de questions et réponses orales du 4 novembre dernier à l’Assemblée nationale, la ministre Fréchette a encore une fois fait des siennes. Après avoir faussement affirmé que son gouvernement était en contact avec les élus des municipalités et MRC visées par le projet TES Mauricie, elle a (encore) esquivé une question du député de Jean-Talon concernant ce projet.

    La question peut se résumer comme suit: « À la lumière des résultats des sondages effectués avant et lors des élections municipales – et dont les résultats démontrent sans contredit le refus du projet TES Mauricie par toutes les communautés sondées – et de la venue de 20 nouveaux élus qui sont contre le projet, comptez-vous les écouter? ».

    La réponse de Mme Fréchette: une affirmation que « […]le projet est un excellent projet », une supposition quant au rôle qu’occupera l’hydrogène vert pour décarboner certains secteurs difficiles à décarboner au Québec, et surtout, la prétention que ce projet ne bénéficiera « […]d’aucune contribution de deniers publics », illustre soit un parti pris de la ministre et de son gouvernement envers TES Canada, soit une méconnaissance profonde du dossier et des enjeux auxquels font face les communautés visées par le projet.


    Mais surtout, Mme Fréchette démontre qu’elle prend les Québécois pour des imbéciles. Comment peut-on croire qu’un projet de génération d’hydrogène vert de quatre milliards de dollars, aligné sur la Stratégie canadienne pour l’hydrogène et sur la Stratégie québécoise pour l’hydrogène vert et les bioénergies 2030 ne bénéficiera pas de deniers publics? Mme la ministre, s’il va de l’avant, le projet de TES Canada bénéficiera probablement de plus d’un milliard de dollars provenant de crédits d’impôt* ou autres!

    Mme Fréchette, vous l’avez démontré lors de l’adoption du PL69 et vous le démontrez encore aujourd’hui: votre condescendance envers les élus s’opposant à vous et envers tous les Mauriciens, appuyée par votre non-reconnaissance des enjeux sociétaux du projet TES Mauricie démontre la totale déconnexion qu’a votre gouvernement avec les réalités du milieu.

    Le projet TES Mauricie n’est PAS un excellent projet et n’a pas l’acceptabilité sociale requise pour aller de l’avant. Cessez vos propos partisans et commencez à écouter la population.

    — Richard Bérubé, citoyen de Grandes-Piles


    * TES Canada bénéficiera probablement du Crédit d’impôt à l’investissement (CII) pour l’hydrogène propre couvrant de 15 % à 40 % des coûts en capital admissibles pour les projets d’hydrogène propre.

    TES Canada pourrait aussi avoir bénéficié (lors de l’élaboration de son étude environnementale) ou pourra bénéficier du Fonds pour les combustibles propres du Gouvernement du Canada.

    Enfin, TES Canada pourra bénéficier des crédits de SR&ED (Recherche scientifique et développement expérimental) pour certaines innovations mises de l’avant dans son projet.

  • Un Gros Merci!

    Un Gros Merci!

    Carole Neill
    Carole Neill

    Lors de ces élections, nous avons été ambitieux dans les nouveautés proposées à la population de St-Adelphe.

    D’abord, en proposant une équipe complète, une équipe basée sur des compétences diversifiées et complémentaires ainsi qu’une équipe composée d’une majorité de femmes.

    Et vous nous avez élues.

    Merci de votre appui!

    Merci pour votre généreux accueil lors de nos porte-à-porte !

    Merci pour toutes vos questions posées qui nous ont permis de mieux vous connaître!

    Merci de nous avoir fait part de vos préoccupations et de vos soucis!

    Merci pour toutes ces discussions enlevantes sur l’avenir de notre municipalité!

    Merci pour tous les beaux souvenirs dont nous avons pu nous rappeler au sujet de notre municipalité!

    Nous tenons à souligner à l’ensemble de la population de St-Adelphe que l’Intégrité, l’humilité et la transparence sont les valeurs sur lesquelles reposent nos engagements inscrits dans notre programme. Mais la campagne électorale étant terminée, nous aurons besoin de la bonne volonté de tous les membres de notre communauté.

    Souhaitons-nous de la bienveillance et nous croyons ainsi que le respect suivra automatiquement.

    Encore une fois, en toute simplicité, un gros merci!


  • TotalEnergies ne croit plus à l’hydrogène pour décarboner la mobilité lourde

    TotalEnergies ne croit plus à l’hydrogène pour décarboner la mobilité lourde

    Réf.: Cet article fut publié initialement dans La Tribune : https://www.latribune.fr/article/entreprises-finance/energie-environnement/67269387155523/totalenergies-ne-croit-plus-a-l-hydrogene-pour-decarboner-la-mobilite-lourde