Auteur/autrice : Gaston

  • Pour en finir avec la critique du « PAS DANS MA COUR »

    Pour en finir avec la critique du « PAS DANS MA COUR »

    7 octobre 2025

    Les gens qui s’opposent au Projet Mauricie de TES Canada le font essentiellement par égoïsme, selon TES Canada. C’est en tout cas ce que répète Éric Gauthier, le président de TES Canada, chaque fois qu’il en a l’occasion. Ainsi, les opposants au projet se rendent coupables de faire du « pas dans ma cour » en refusant de participer à la décarbonnation du Québec.

    C’est une accusation aberrante qui mérite d’être démontée, parce qu’elle révèle tout le mépris de l’entreprise pour la population au sein de laquelle elle cherche à s’établir.

    Cette accusation est aberrante, premièrement, parce qu’elle est avant tout morale. Faire du « pas dans ma cour » serait une forme d’égoïsme. Mais venant d’une entreprise privée, cette accusation est pour le moins hypocrite. Une entreprise est une entité dont la seule considération vise à accroître les profits pour ses actionnaires, donc à pomper vers elle le plus de richesse possible : c’est littéralement la matérialisation légale d’une pratique systématique de l’égoïsme. Le fait que cet égoïsme soit désincarné et exempt de tout sentiment n’y change rien et le rend peut-être encore plus brutal. Bref, venant d’une entreprise – de n’importe quelle entreprise – une accusation d’égoïsme n’est tout simplement pas recevable.

    Deuxièmement, cette accusation du « pas dans ma cour » est un détournement de son sens original. En effet, faire du « pas dans ma cour », c’est une forme d’égoïsme, mais qui vient d’un manque de sens civique et d’un refus de faire des sacrifices nécessaires pour le bien collectif. On l’utilise par exemple lorsqu’on parle d’un projet visant le mieux-être de la collectivité (un centre pour les personnes en situation d’itinérance, par exemple) mais que personne ne veut dans son quartier.

    Or pour qu’il s’agisse d’un réel « pas dans ma cour », il faut que les sacrifices demandés soient non seulement pour le bien collectif, mais aussi proportionnels au bien collectif.

    Ainsi, demander un énorme sacrifice à un petit groupe pour un bien collectif mineur ne serait pas vraiment raisonnable. Mais le Projet Mauricie de TES Canada ne représente ni des sacrifices proportionnels, ni un bien collectif. Selon les opposants au projet, c’est même le contraire. En effet, les deux seuls éléments de mieux-être collectif avancés par TES Canada pour vendre son projet sont la décarbonnation et les retombées économiques.

    Mais l’élément avancé de la décarbonnation représente une fumisterie de bas étage, que tous les spécialistes (sauf ceux payés par TES Canada) ont démontré sans équivoque.

    Et les retombées économiques promises ne sont que cela : une promesse qui n’engage en rien TES Canada. Le Projet Mauricie vise le bien-être financier des actionnaires de TES Canada, mais ne représente pas un bien collectif. Sauf si l’on considère la destruction des paysages, de la faune, de la flore, de la qualité de vie de toute une région comme un bien collectif.

    Troisièmement, les seules personnes qui défendent le Projet Mauricie sont des personnes qui ont reçu de l’argent ou qui espèrent recevoir de l’argent de TES Canada et qui, pour la plupart, n’auront à subir aucun désavantage de l’implantation du projet.

    En effet, la majorité des gens qui ont accepté de signer des contrats pour héberger des éoliennes sur un terrain leur appartenant ne vivent même pas dans la région touchée. Ce n’est pas un grand sacrifice de mettre quelque chose sur ma propriété si cette propriété s’adonne à être située à 200 km de l’endroit où je vis en réalité. C’est même l’opposé d’un sacrifice qui démontre la moralité d’un Séraphin Poudrier ou d’un Elvis Gratton. Et ce sont ces personnes qui seraient des exemples moraux à suivre selon TES Canada? Les bons citoyens qui œuvrent pour le bien de notre région? C’est grotesque.

    Quatrièmement, et c’est peut-être le point le plus choquant de tous, c’est l’attitude colonisatrice que démontre cette accusation de faire du « pas dans ma cour ». De quel droit une entreprise renverse-t-elle le fardeau de la preuve pour qu’il repose maintenant sur le dos des citoyens de démontrer de façon tangible et indiscutable les retombées négatives du projet? Nous vivons ici. Nous sommes établis dans cette région depuis des décennies et pour certaines familles, des siècles. Nous habitons ce terroir, nous le mettons en valeur, nous l’admirons, nous l’aimons depuis des générations, et nous aurions le devoir maintenant de quantifier cet attachement à notre qualité de vie? Non. C’est à l’entreprise de démontrer précisément, scientifiquement et en toute transparence que les retombées positives pour l’ensemble des citoyens éclipsent sans équivoque toutes les retombées négatives. Ce serait ensuite aux différents paliers gouvernementaux d’évaluer objectivement ces renseignements. Ensuite, les citoyens seraient libres de consentir ou non.

    Or jusqu’à présent, TES Canada offre un prévisible et décevant spectacle de marketing, un redoutable travail de lobbyisme, et le sens critique de tous les paliers de gouvernement (municipal, provincial et fédéral) est aux abonnés absents. Nous ne sommes pas un territoire à coloniser.

    Parce que c’est ce que cache véritablement l’accusation de faire du « pas dans ma cour ». Si Éric Gauthier était honnête, il devrait plutôt dire : « Les opposants au projet refusent d’être colonisés par TES Canada ». Cette accusation-là, nous l’acceptons sans problème..

    Isabelle Clément – Conseillère municipale Hérouxville

  • FRACTURE SOCIALE

    FRACTURE SOCIALE

    7 octobre 2025

    «La division réelle vient du sentiment de dépossession démocratique. Plusieurs ont eu l’impression que les élus ont traité un projet d’une telle ampleur comme une simple affaire courante.» (Stéphane Lessard/Archives Le Nouvelliste)

    À la lecture de l’article de Paule Vermot-Desroches paru dans Le Nouvelliste le 4 octobre, une méprise persiste: on parle d’une région divisée entre citoyens favorables ou défavorables au projet de TES Canada.


    Or, la fracture la plus profonde ne se situe pas entre les citoyens, mais entre les citoyens et leurs élus.

    Les gens ne s’affrontent pas pour défendre TES. On n’a vu ni rassemblements pro-éoliennes, ni pétitions, ni citoyens mobilisés pour promouvoir le projet. Ce silence en dit long.


    La division réelle vient du sentiment de dépossession démocratique. Plusieurs ont eu l’impression que les élus ont traité un projet d’une telle ampleur comme une simple affaire courante.

    Personne n’interdit pourtant à un conseil municipal de consulter sa population avant de se prononcer. Rien n’empêche de poser clairement la question suivante: «Souhaitez-vous refuser, accepter ou négocier le projet?»

    Même si les municipalités n’ont pas toujours, techniquement, tous les leviers pour refuser un projet, un tel geste aurait eu le mérite d’envoyer un message clair aux autorités et aux promoteurs: celui d’une population et d’un conseil unis sur la position à défendre.

    Un geste symbolique, mais lourd de sens et porteur.

    Les municipalités et la MRC ont échappé la gestion de crise

    Nos élus ne sont pas des spécialistes de communication publique ni de gouvernance de projet. Ils exercent une fonction souvent mal soutenue, avec une rémunération modeste, presque symbolique, alors même que la rémunération sociale, soit la reconnaissance, la confiance, le respect public est essentielle à leur équilibre.

    Mais il existait tout de même des gestes simples pour garder le dialogue ouvert:

    • Créer des espaces d’expression publique;
    • Accuser réception des inquiétudes ;
    • Répondre point par point avec des données neutres ;
    • Mettre les experts face à face ;
    • Reconnaître ce qu’on ne sait pas ;
    • Maintenir un ton calme et respectueux.

    Gouverner en temps de crise, c’est accueillir, clarifier, arbitrer et communiquer. Pas se fermer, minimiser et polariser.

    Le projet TES agit aujourd’hui comme un révélateur. Ce n’est plus seulement une question d’éoliennes, mais une remise en question du modèle de gouvernance municipale.

    Les citoyens ne veulent plus signer un chèque en blanc pour quatre ans. Ils veulent être impliqués, informés et consultés dans les décisions structurantes.

    Et c’est, d’après moi, de ça, bien plus que de TES et des éoliennes, dont il est question pour cette élection.

    Il s’agit de redéfinir la manière dont nos communautés débattent, décident et se gouvernent collectivement.

    Maxime Leclerc-Gingras

    Sainte-Thècle

    Cet article est paru également dans le Nouvelliste : https://www.lenouvelliste.ca/opinions/parole-aux-lecteurs/2025/10/07/la-veritable-fracture-dans-mekinac-4BNQMOIHXVDIVFKEHHU7UODINQ

  • TES Canada: l’obsession d’un homme qui refuse de voir la réalité

    TES Canada: l’obsession d’un homme qui refuse de voir la réalité

    25 septembre 2025 à 11h26

    Il faut le dire clairement: Éric Gauthier est complètement déconnecté de la réalité. Complètement. Et ce n’est pas une exagération.

    Comment peut-on oser se croire en droit de continuer à imposer un projet que la population rejette massivement? Comment peut-on ignorer 68 % de citoyens, un référendum où 91,5 % disent NON, et prétendre encore que le problème vient de nous et non de son projet toxique? C’est embarrassant pour lui… et pour nous tous.

    M. Gauthier a le culot de dire que la mobilisation des opposants «explique» ces résultats. Quoi? Les citoyens s’expriment clairement, démocratiquement, et lui ose parler de mobilisation comme si c’était nous les fautifs! Et maintenant, il affirme qu’il faut mieux «expliquer le projet», qu’il faut que «le message percole dans les noyaux urbains et les rues principales».

    Traduction: il croit sérieusement que si nous comprenions mieux sa chimère, nous l’accepterions. Sérieusement? Après deux ans de réunions, de référendum et de pétitions pleines à craquer, vous croyez qu’on est juste trop bêtes pour comprendre? C’est ridicule, insultant et grotesque.

    Il ose encore prétendre que les éoliennes ne posent aucun problème dans les zones directement touchées… simplement parce qu’une poignée de propriétaires ont accepté de les installer. Ces propriétaires ne sont pas juste volontaires: ils sont payés, chaque année, pour accepter les éoliennes sur leur terrain. Leur silence a un prix. Mais il faut le dire clairement: ils représentent une infime minorité face à l’écrasante majorité de la population qui refuse catégoriquement le projet.

    Comme si quelques chèques pouvaient effacer l’hostilité massive et légitime de nos villages. Comme si ces volontaires transformaient tout le reste du territoire en terrain disponible pour une chimère industrielle gigantesque. C’est une absurdité totale. Et il ajoute, sans rougir, que «les bénéfices sont tellement plus grands que les impacts». Oui, bien sûr, du haut de votre bureau, vous pouvez fermer les yeux sur le désastre visuel, environnemental et social que vous imposez à des communautés entières.

    M. Gauthier, assez. Vous n’êtes pas un visionnaire; vous êtes un enfant-roi accroché à sa bébelle. Plus vous parlez, plus vous vous ridiculisez. La population s’est exprimée. Les élus et la préfète le reconnaissent. Même un de vos fiers représentants, Paul Labranche, admet que le consensus est clair. Et vous continuez à nier l’évidence? C’est pathétique. C’est gênant. C’est dangereux.

    Nous refusons que TES Canada transforme nos villages et nos campagnes en terrain industriel pour satisfaire l’obsession d’un homme qui croit encore qu’on finira par l’accepter. Nous refusons de subir des éoliennes géantes qui défigurent nos paysages, perturbent nos vies et bafouent la démocratie.

    Si Éric Gauthier tient tellement à son mirage d’«hydrogène vert», dont il est pratiquement le seul à croire encore aux prétendus bénéfices, qu’il aille donc quémander les blocs d’énergie nécessaires à Hydro-Québec pour sa future usine à gaz de Shawinigan. Mais qu’il oublie complètement le volet éolien: la population a parlé, et sa réponse est claire et définitive.

    Éric Gauthier, la démocratie a parlé. Le peuple a dit NON. Votre projet est mort. Plus vous tentez de le défendre, plus vous montrez votre déconnexion avec la réalité et votre refus d’entendre la population. Assez, c’est assez. Prenez vos clics et vos claques, rentrez chez vous et surtout, laissez nos communautés tranquilles pour toujours. Point final.

    Dany Janvier , citoyen de Saint-Adelphe dans Mékinac, CPVSMDC


    Cet article est paru également dans Le Nouvelliste : https://www.lenouvelliste.ca/opinions/parole-aux-lecteurs/2025/09/25/tes-canada-lobsession-dun-homme-qui-refuse-de-voir-la-realite-TFJLN2YDGNGFVLCAPIY73BBSD4

  • 91,5 % de NON aux éoliennes: TES Canada tourne le dos à la démocratie

    91,5 % de NON aux éoliennes: TES Canada tourne le dos à la démocratie

    18 septembre 2025

    Le 14 septembre dernier, les citoyens de Saint-Maurice ont parlé: 91,5 % ont dit NON aux éoliennes. Un résultat historique, sans la moindre ambiguïté.


    Normalement, on accueille un tel verdict avec respect, peut-être même avec humilité. Mais à peine l’encre du dépouillement séchée, le PDG de TES Canada, Éric Gauthier, est monté au front pour affirmer que la consultation était incomplète, car la compagnie n’y avait pas participé. Il remettait donc en cause la validité même du processus.

    Rappelons que l’élaboration de la question référendaire et la tenue d’un référendum consultatif relèvent de la responsabilité municipale. Il appartient aux élus locaux d’en assumer l’entière légitimité. Le promoteur d’un projet n’a pas à s’ingérer dans ce processus démocratique. Sinon, on s’approcherait d’une forme de collusion entre les élus et le promoteur.


    Deux poids, deux mesures

    Au printemps dernier, à la suite de résolutions adoptées par les conseils municipaux de Saint-Stanislas-de-Champlain et de Saint-Prosper-de-Champlain refusant d’accueillir les éoliennes de TES Canada, le même M. Gauthier affirmait qu’il respecterait la position des conseils municipaux. Aujourd’hui, face à un référendum tenu dans les règles de l’art, où toute la population était appelée à se prononcer, son discours est nettement moins conciliant.

    En novembre 2023, lors d’une conférence de presse à Shawinigan, il avait d’ailleurs déclaré que le projet verrait le jour seulement si l’acceptabilité sociale était au rendez-vous. Regrette-t-il maintenant ces paroles?

    Un vote massif balayé comme un détail

    M. Gauthier l’a dit sans détour: «Les résultats dans Saint-Maurice ne reflètent pas ce qu’on entend sur le terrain. Des centaines de citoyens nous demandent de réaliser le projet.» Or, plus de 5000 personnes ont signé les pétitions toujours en circulation contre le projet, et des centaines se sont prononcées lors du référendum. De quelles «centaines de citoyens» parle-t-il? Fait-il référence aux 777 personnes évoquées dans leur étude d’impact? Ces 777 appuis auraient-ils plus de poids que les 937 citoyens de Saint-Maurice ou les 5000 signataires de la pétition? Existe-t-il une réalité parallèle où la majorité voudrait accueillir les éoliennes?

    Avouons-le: c’est insultant. On parle d’un référendum officiel, démocratique, où les citoyens ont eu la chance de s’exprimer clairement. Ce n’est pas un pseudo-sondage «scientifique» ni une impression générale, mais un résultat concret. Quand 9 personnes sur 10 te disent NON et que tu prétends que c’est OUI: c’est du déni.

    Le mot magique: «pas dans ma cour»

    Pour justifier ce déni, le PDG a sorti le grand classique: les opposants seraient un mouvement «pas dans ma cour» plus vocal que les autres. Or, un référendum n’est pas une question de décibels.

    En clair, les citoyens ne seraient pas contre les éoliennes, mais simplement trop égoïstes pour ne pas en vouloir près de chez eux. Peut-être même trop ignorants ou «analphabètes» pour en reconnaître les bienfaits.Ce raccourci est commode: il évite de répondre aux véritables inquiétudes. Car le résultat du référendum ne reflète pas un petit caprice de voisinage. C’est un rejet collectif d’un modèle de développement imposé d’en haut, qui gruge des terres agricoles et forestières, menace notre patrimoine paysager et nos nappes phréatiques, et privatise une ressource publique.


    Traiter 91,5 % d’une population de «pas dans ma cour», c’est non seulement faux, c’est méprisant. Ce n’est pas une poignée de voisins grincheux: c’est une collectivité qui défend son territoire.

    Les milliards qui font oublier la démocratie

    Pour faire passer la pilule, TES Canada brandit des chiffres mirobolants 5,6 milliards en retombées, 4350 emplois, un demi-milliard en redevances. Qui pourrait être contre le «progrès» et l’argent frais?

    Mais soyons lucides: ce ne sont que des promesses, pas des garanties. On a déjà vu ce film: des projets qui annonçaient des milliers d’emplois et qui n’en créaient que quelques dizaines, temporairement. Des redevances municipales qui paraissaient généreuses sur papier, mais qui se révélaient minimes une fois partagées et comparées aux profits astronomiques des promoteurs. Pendant ce temps, les impacts sur le territoire, eux, sont bien réels et irréversibles.

    Le BAPE comme échappatoire

    Autre argument de M. Gauthier: seul le BAPE serait légitime pour juger du projet. Le référendum, lui, ne serait qu’une «consultation incomplète».


    C’est inquiétant: pour une multinationale, le verdict démocratique d’une municipalité ne vaut donc rien. Ne compteraient que les processus où l’entreprise peut contrôler son discours, embaucher des experts à grands frais, présenter des chiffres avantageux, et se retrouver devant quelques commissaires dont les recommandations peuvent être ignorées par le Conseil des ministres.

    Or, le BAPE n’a pas pour mandat de mesurer l’acceptabilité sociale. Seuls les citoyens peuvent juger de l’acceptabilité d’un projet qui transformera leur quotidien pour les 30 prochaines années. Quand on balaie d’un revers de main le vote d’une collectivité, ce n’est pas seulement un projet énergétique qu’on impose: c’est une profonde arrogance envers la démocratie locale.

    Conclusion: NON veut dire NON

    L’histoire de Saint-Maurice dépasse largement le dossier des éoliennes. Elle pose une question fondamentale: la démocratie locale a-t-elle encore un sens au Québec ?

    Si la voix claire, nette et sans appel d’une population peut être balayée au nom de promesses économiques, il faut avoir le courage de le dire: vos votes ne comptent pas. La consultation n’est qu’un leurre, un simulacre de considération. Mais qu’on ne vienne pas, ensuite, se plaindre que les citoyens décrochent de la politique, que la colère monte, que le cynisme explose.

    En Mauricie, 91,5 % des citoyens ont dit NON. Et dans une démocratie digne de ce nom, NON veut dire NON. Point final.


    Carole Neill et René Beaudoin, porte-paroles du collectif citoyen Toujours Maîtres chez nous


    Cet article est paru également dans Le Nouvelliste. : https://www.lenouvelliste.ca/opinions/parole-aux-lecteurs/2025/09/18/915-de-non-aux-eoliennes-tes-canada-tourne-le-dos-a-la-democratie-APYQDO6TT5ELLF2TEY5KEQBY6Q/

  • TES Canada : Des impacts collectifs certains

    TES Canada : Des impacts collectifs certains

    15 septembre 2025

    Dernièrement les citoyens de Saint-Adelphe ont reçu un papier signé par le maire Paul Labranche. À première vue, ce papier semble empreint de neutralité. Mais on comprend vite, parce qu’il n’y est question que d’argent, que l’on a affaire à tout autre chose. En réalité il s’agit d’une brochure promotionnelle au service de TES Canada et probablement le premier signe d’une campagne électorale qui ne dit pas encore son nom.


    Rappelons que le projet de TES Canada prévoit 44 éoliennes à Saint-Adelphe. Toutefois, sa demande à la Commission de la Protection du Territoire Agricole (CPTAQ) en mentionne 55.

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    Les 11 supplémentaires seraient des emplacements optionnels selon le PDG de TES Canada. Mais faut-il vraiment le croire sur parole quand on sait que depuis novembre 2023 nous sommes passés de 10 à 19, éoliennes, puis à 33, puis à 44?

    M. Labranche ne parle pas de la baisse de valeur des maisons, inévitable dans les secteurs touchés, de la perte d’attractivité résidentielle, des nuisances sonores, des impacts paysagers, des battements d’ombre générés par les éoliennes, des lumières clignotantes sur chacune d’elle.

    Il ne dit rien du manque de connaissance réelle concernant les risques liés aux infrasons causés par les éoliennes, des effets indirects sur la santé – reconnus par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) –  engendrés par un bruit de 40 décibels comme nous l’annonce TES Canada. Il ne dit rien de la fragmentation du tissu sociale

    Où sont les études indépendantes, les contre-avis d’experts concernant les nuisances potentielles, probables et celles avérées ? Nous n’avons que la parole de TES Canada qui nous affirme que tout est sous contrôle.

    M. Labranche fait fi d’une pétition signée par plus de 50% de la population défavorable au projet de TES Canada. L’avis des citoyens compte-t-elle à ses yeux?

    Ce que M. Labranche appelle un « gain » est en réalité du troc : l’échange de notre qualité de vie contre une promesse de financement.

    La lettre du maire propose une longue liste de projets : bibliothèque, parc riverain, logements abordables, pistes cyclables, etc. De beaux mots. Mais derrière ces promesses : aucun budget détaillé, aucune priorisation, aucun calendrier, aucun engagement contraignant, aucun plan de réalisation, une confusion volontaire entre des besoins municipaux déjà finançables autrement et des projets rendus possibles grâce aux éoliennes.

    Le maire instrumentalise les besoins collectifs pour faire passer un projet privé.

    N’oublions pas que les redevances issues des projets éoliens ne mènent pas nécessairement à une amélioration durable de l’Indice de vitalité économique. Il serait donc prudent de ne pas fonder nos décisions sur cette seule promesse.

    Artificialiser un milieu agro-forestier à coup de béton, réduire la biodiversité forestière pour faire place à des turbines, déstabiliser la cohésion sociale d’une petite communauté, perturber des écosystèmes, menacer des espèces en voie de disparition, déboiser massivement, risquer une réelle contamination des eaux, tant celle de la municipalité que celle des particuliers, etc.

    Est-ce vraiment une opportunité exceptionnelle ou le pari hasardeux d’un joueur inconscient?

    M. Labranche nous affirme que « La municipalité analysera avec rigueur l’ensemble des enjeux économiques, sociaux et environnementaux avant de prendre toute décision et ce, selon les lois et règlements en vigueur ». Ce qu’il ne vous dit pas c’est qu’il sera bientôt trop tard pour prendre une décision. En ne prenant aucune mesure depuis l’annonce du projet en novembre 2023, soit depuis plus de 20 mois, en laissant le champ libre à TES Canada sur l’ensemble du territoire, il est facile de comprendre que M. Labranche a déjà pris sa décision.

    Orientations gouvernementales en aménagement du territoire (OGAT)

    Contrairement à que le maire insinue dans sa missive, les municipalités conservent leur pouvoir de dire non à un projet nuisible à leur territoire. Les OGAT encouragent la transition énergétique, mais pas au détriment de la cohésion sociale, de la qualité de vie ou de la démocratie municipale. Les OGAT ne créent pas de droit automatique à l’implantation d’un projet éolien, pas plus qu’elles n’annulent les compétences municipales en matière de zonage, de réglementation, de consultation publique ou de protection du territoire agricole.

    Contrairement à ce qu’affirme M. Labranche une municipalité peut formuler un avis défavorable à la CPTAQ concernant le dézonage agricole, elle peut protéger des secteurs de son territoire, elle peut limiter le nombre d’éoliennes, elle peut exiger que le bruit audible des décibels soit inférieur à 40 décibels, elle peut accroître les distances séparatrices entre les éoliennes et résidences des citoyens. Une municipalité peut beaucoup, mais M. Labranche ne fait rien parce qu’il est obnubilé par l’argent au point de ne plus écouter ses citoyens.

    Le papier envoyé par M. Labranche n’est pas une lettre d’information : c’est un geste politique favorable à TES Canada.

    Le devoir associé à sa fonction n’est pas de nous faire miroiter des redevances.

    C’est de défendre notre territoire, d’exiger des garanties, de consulter réellement la population, et d’avoir l’humilité de dire : ce projet n’est pas bon pour nous.

    La qualité de vie de notre communauté n’est pas à vendre.

    Même pour 1,2 million.


    Le collectif Vent de démocratie de Saint-Adelphe

  • Expropriation déguisée: l’exemple de Saint-Adelphe

    Expropriation déguisée: l’exemple de Saint-Adelphe

    Que faut-il penser du fait que seulement 18 propriétaires ont signé avec TES Canada afin d’accueillir des éoliennes sur leur lot? Est-il légitime que leur décision détermine des conditions de vie des 922 citoyens y résidant? Mais en réalité l’injustice est encore plus flagrante lorsqu’on apprend que de ce 18 propriétaires seulement 8 habitent la municipalité, et qu’ils ne comptabilisent que 9 des 44 éoliennes.

    Mais cette injustice pénalisera de surcroît plusieurs propriétaires voisins n’ayant pas signé avec TES Canada car ces derniers subiront ce qu’il est convenu d’appeler une expropriation déguisée de servitude.

    Expropriation déguisée
    Expropriation déguisée

    Dans la zone orange (grand cercle sur la carte) autour d’une éolienne (rayon de 500 mètres du mât) il est interdit selon le règlement de la MRC Mekinac de:

    • construire une nouvelle résidence
    • d’installer un nouveau commerce, camping, centre récréatif, plage, marina, cabane à sucre, etc

    Il est également interdit de construire un nouveau bâtiment d’élevage dans un rayon de 300 mètres autour du mât d’une éolienne.

    Si vous êtes voisin d’une éolienne, il est possible que cette dernière soit aussi près qu’à 91,5 mètres de votre terrain (la pale qui mesure 90 mètres pourrait donc arriver à 1,5 mètre de la limite de votre propriété)

    Dans un cas comme celui-ci, l’usage de votre terrain serait restreint sur 410 mètres sans compensation, même si vous n’avez pas signé.

    En résumé: la décision d’une personne impacte beaucoup de gens, beaucoup trop de gens. La réglementation restreint carrément l’usage de votre terrain alors que vous ne voulez peut-être même pas d’éoliennes!

    Combien de lots, combien de voisins sont victimes de cette expropriation déguisée? Une seule éolienne peut impacter de 2 à 10 lots voisins, voire plus.

    Chaque numéro inscrit dans le cercle orange de la zone d’expropriation correspond à un propriétaire. Ainsi, le numéro 2 est un gros propriétaire terrien qui a signé pour au moins 13 éoliennes.

  • La neutralité des élus: un piège démocratique

    La neutralité des élus: un piège démocratique

    24 août 2025

    Dans le débat actuel autour du projet éolien de TES Canada, plusieurs élus municipaux répètent qu’ils doivent «demeurer neutres» et «défendre les intérêts des deux camps». Cette formule, en apparence prudente et équilibrée, est en réalité intenable. Elle crée une illusion d’équilibre qui, dans les faits, favorise systématiquement l’avancement du projet et fragilise la démocratie locale.


    Pourquoi? Parce que les deux «camps» ne s’expriment pas de la même manière. Les opposants se manifestent au grand jour: ils signent des lettres ouvertes, se présentent aux assemblées publiques, organisent des rencontres, placent leur visage et leur réputation en première ligne. Cette parole publique est le cœur même de la démocratie: elle engage ceux qui la portent et permet un véritable débat collectif.

    À l’inverse, les partisans du projet sont presque invisibles dans l’espace public. Une simple revue de presse suffit à le constater: rares sont les témoignages favorables publiquement. Le soutien se limite surtout à des confidences de corridor, des murmures adressés en privé aux élus. Peut-on réellement mettre sur le même plan ces deux formes d’expression?


    La démocratie est fondée sur la transparence. L’action politique se fait au grand jour, pas dans le secret. Un élu qui accorde le même poids à une parole assumée publiquement et à une doléance chuchotée en privé ne pratique pas la neutralité: il renverse l’ordre démocratique. Il donne plus d’importance à des intérêts privés qu’à une volonté collective exprimée au grand jour.

    Pire encore, cette posture dite «neutre» crée un faux équilibre qui profite toujours au même camp: celui des promoteurs. Les promoteurs avancent tant qu’on ne les arrête pas. Ils disposent de capitaux, d’experts et d’un calendrier. Ils n’ont pas besoin d’un appui populaire explicite: l’inertie joue pour eux.

    Les opposants, eux, doivent se mobiliser, s’exposer et faire entendre leur voix publiquement pour ralentir ou contester le projet. En prétendant «défendre les deux côtés», les élus neutralisent cette parole citoyenne visible, mais laissent intacte la mécanique privée et silencieuse du projet.

    Résultat: ce n’est pas de la neutralité. C’est un biais qui penche toujours du côté des promoteurs. Et ce biais n’est pas banal: il mine la confiance des citoyens dans leurs institutions locales.

    Il faut le dire clairement: en donnant plus de poids aux confidences privées qu’à la parole publique, les élus cessent de jouer leur rôle de représentants. Ils ne défendent plus leur communauté, ils la fragilisent. Cette posture les transforme, qu’ils le veuillent ou non, en menace pour la cohésion sociale.

    Car au-delà du projet lui-même, c’est le tissu social qui est en jeu. Quand des citoyens prennent le risque de s’exprimer publiquement, parfois au prix de tensions avec leurs voisins ou leurs proches, ils incarnent l’esprit même de la démocratie. Quand leur parole est relativisée au nom d’une pseudo-neutralité, le message envoyé est clair: il vaut mieux se taire ou chuchoter aux bons interlocuteurs que d’assumer sa parole au grand jour.

    Est-ce cela que nous voulons comme culture politique municipale? Une gouvernance qui récompense le silence et pénalise la parole citoyenne?


    Nos élus ne sont pas des arbitres au-dessus de la mêlée. Ils sont les mandataires de la population. Leur responsabilité n’est pas de jouer les équilibristes entre des pressions contradictoires, mais d’incarner la volonté collective exprimée publiquement.

    Le débat démocratique ne se mesure pas à l’aune de confidences privées, mais à celle de la parole assumée. Tant que les élus persisteront dans l’illusion d’une neutralité qui n’existe pas, ils ne feront que renforcer le camp le plus discret, le plus organisé et le plus puissant. Et ce faisant, ils mineront leur propre légitimité.

    La démocratie ne peut pas s’épanouir dans le secret. Elle ne vit que dans la parole publique, dans l’espace commun, dans les débats assumés. Les élus qui veulent réellement protéger leur communauté doivent sortir de cette fausse neutralité. Sinon, ils cesseront d’être des gardiens du bien commun pour devenir, malgré eux, une menace pour la démocratie locale.

    Maxime Leclerc-Gingras

    Sainte-Thècle


    Cet article est paru également dans Le Nouvelliste. : https://www.lenouvelliste.ca/opinions/parole-aux-lecteurs/2025/08/24/la-neutralite-des-elus-un-piege-democratique-PWVCDVXWPJHC3GK765GX2DV4WI

  • Transparence  municipale : une question de choix, pas de loi

    Transparence  municipale : une question de choix, pas de loi

    Le 26 août 2025

    Lors d’une récente sortie publique, en lien avec les contaminants éternels, Mme la mairesse Stéphanie Lacoste a affirmé que l’administration municipale doit se conformer à la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels. Elle a laissé entendre que cette loi justifiait le refus de transmettre certaines informations aux citoyens. Il est important de rétablir les faits.

    La Loi d’accès fixe un cadre minimal pour encadrer la divulgation de documents. Elle prévoit des exceptions, par exemple pour protéger la vie privée, la sécurité publique ou des secrets industriels. Mais en aucun cas elle n’oblige une municipalité à retenir l’information. Au contraire, la Commission d’accès à l’information le rappelle régulièrement : l’accès est la règle, le refus l’exception.
    Autrement dit, rien n’empêche la Ville de Drummondville de rendre publique des études, rapports ou données financés par les contribuables. Ce n’est pas la Loi qui interdit, c’est la Ville qui choisit de ne pas le faire.

    On entend parfois invoquer le secret professionnel des ingénieurs comme autre justification. Or, l’Ordre des ingénieurs du Québec a été clair dans une déclaration écrite : «Le but de ce secret professionnel est la protection du client et non la protection de l’ingénieure ou ingénieur. Le client a le droit de lever le secret professionnel à tout moment en diffusant les renseignements qu’il a jugé nécessaire de rendre préalablement confidentiels.»

    Cela signifie que si des études réalisées par des firmes externes ne sont pas rendues publiques, ce n’est pas parce que la loi ou les ingénieurs l’interdisent. C’est parce que la Ville, en tant que cliente, décide de garder ces informations pour elle.

    La conseillère en relations publiques de la Ville, Anne-Élisabeth Benjamin, a récemment affirmé que la municipalité refuse régulièrement de divulguer des documents «qui peuvent servir de matière brute à des élus pour prendre des décisions», sauf si elle y est légalement contrainte. Cette déclaration confirme exactement ce que je dénonce comme citoyen : il ne s’agit pas d’une obligation légale, mais d’une politique volontaire d’opacité. En clair, la Ville reconnaît qu’elle pourrait être plus transparente, mais choisit de ne pas l’être.

    Plus grave encore, ce refus est défendu par des élus eux-mêmes. L’un d’entre eux m’a expliqué que les citoyens ne devraient pas avoir accès à l’information, par crainte qu’ils en retiennent seulement une partie et contestent les décisions municipales. Cet argument est non seulement paternaliste, mais insultant. Prétendre que des conseillers municipaux possèdent une intelligence ou un discernement supérieur aux citoyens qu’ils représentent, c’est faire preuve d’élitisme. Et c’est surtout nier le principe même de la démocratie : la confiance envers la capacité des citoyens à comprendre et à juger par eux-mêmes. Quand des élus prétendent protéger les citoyens contre l’information, ce n’est plus de la politique : c’est du mépris. En tout respect, un élu municipal n’a pas plus de capacité à comprendre un rapport qu’un citoyen. La démocratie repose sur la confiance envers la population, pas sur une volonté de la protéger d’elle-même.

    Même la Commission d’accès à l’information du Québec reconnaît les limites de la loi actuelle. Dans son rapport annuel 2022-2023, sa présidente Diane Poitras écrivait : «Malheureusement, 40 ans après son adoption, le volet accès aux documents de la Loi sur l’accès n’a toujours pas fait l’objet d’une refonte en profondeur. Il est urgent de la moderniser, car il ne répond plus aux attentes actuelles en matière de transparence et de reddition de comptes ni aux standards internationaux en la matière.»

    Si la loi est dépassée et imparfaite, cela ne justifie en rien d’adopter une politique d’opacité locale. Au contraire, les élus municipaux ont l’occasion d’être des agents de changements, d’innover et de faire preuve de transparence.

    À l’approche des élections municipales du 2 novembre prochain, il est temps que les candidats, à la mairie comme au conseil, clarifient leur position. Tous se sont engagés publiquement à la transparence et à l’écoute. Pourtant, plusieurs siègent depuis quatre ans et ont cautionné une politique d’opacité. Leur réélection ne peut être un simple retour au statu quo : elle doit devenir l’occasion de prouver que leurs paroles ont un sens, en rompant avec cette culture du secret et en plaçant la transparence et l’ouverture au coeur de l’action municipale.

    Une démocratie municipale digne de ce nom repose d’abord sur la confiance. La confiance, elle, ne se décrète pas : elle se mérite.

    Jean-Pierre Picard, citoyen de Drummondville


    Cet article est paru également dans.: https://www.journalexpress.ca/2025/08/26/transparence-municipale-une-question-de-choix-pas-de-loi  

  • CPTAQ : Processus et Intervention

    CPTAQ : Processus et Intervention

    Processus à la CPTAQ (Commission de la protection du territoire agricole du Québec)

    Étapes d’une demande :

    1. dépôt de la demande
    2. étude par la municipalité
    3. validation de la demande
    4. analyse de la demande
    5. rédaction de l’orientation préliminaire
    6. rédaction de la décision
    7. décision

    Comment intervenir?

    A –

    Aussitôt que le dépôt de la demande est fait, le numéro de dossier est accessible

    B –

    Toute personne voulant être inscrite comme ‘’personne intéressée*’’ afin de pouvoir exercer un ‘’droit de regard des voisins’’ peut appeler à la CPTAQ pour être inscrite.

    C –

    C’est après l’étape 5 (orientation préliminaire) que les personnes inscrites comme ‘’personne intéressée’’ peuvent demander une rencontre publique. Délai de 30 jours pour en faire la demande après le dépôt de l’orientation préliminaire.

    D –

    Le document que vous présenterez en rencontre doit absolument contenir le no de dossier de la demande d’autorisation afin de pouvoir transmettre vos ‘’observations basées sur l’orientation préliminaire rendue par la CPTAQ’’

    Il est très important de savoir

    • qu’une demande de rencontre publique suspend le processus décisionnel jusqu’à ce qu’une date de rencontre soit fixée (ce qui peut prendre jusqu’à 6 mois)
    • que la date d’audience doit être rendue publique
    • que toute personne intéressée* puisse intervenir et y participer.

    *personne intéressée : La personne tire un avantage direct ou risque de subir un préjudice réel, sérieux et immédiat du fait de la décision recherchée (par le promoteur).

    Conseil : n’hésitez pas à surligner des passages importants sur les documents que vous présenterez, cela guidera le regard des commissaires.

    No de téléphone CPTAQ : 1 800 667-5294 (bureaux de Québec)

    Sources de ces informations : site CPTAQ (étapes du processus)

    Site CQDE pour ‘’Comment intervenir devant la CPTAQ’’

  • Les éoliennes et l’Indice de vitalité économique…

    Les éoliennes et l’Indice de vitalité économique…

    30 juillet 2025

    En octobre 2024, plusieurs de nos élus ont visité Saint-Ferdinand pour se familiariser avec l’aspect technique d’une éolienne, même si la taille et la puissance (en MW) de cette structure sont moindres que celles proposées par TES Mauricie sur notre territoire. Mais au-delà de l’ingénierie, une question s’impose: quel est l’impact économique réel de ces projets pour les communautés d’accueil?


    Nos élus ont-ils pris le temps d’examiner l’effet du parc éolien sur l’indice de vitalité économique (IVE) de Saint-Ferdinand? Peut-être supposent-ils, comme beaucoup, que les redevances versées aux municipalités améliorent automatiquement leur situation économique.

    Pourtant, les données racontent une autre histoire. Selon l’Institut de la statistique du Québec, un an après l’entrée en fonction du parc éolien, l’IVE de Saint-Ferdinand s’établissait à -0,70 (en 2014). On pourrait croire qu’avec le temps, cet indice se serait amélioré. Or, en 2022 — soit 8 ans plus tard — il était tombé à -3,95.


    D’autres exemples renforcent ce constat. À Cap-Chat et Matane, qui bénéficient de projets éoliens depuis plus de 20 ans, les IVE en 2022 étaient respectivement de -7,83 et -4,43. Ces chiffres restent négatifs, malgré les redevances perçues.

    Même les projets dits «100 % communautaires» ne garantissent pas une amélioration généralisée. Dans la MRC Pierre-De Saurel, sur les 12 municipalités impliquées depuis 2016, 7 ont vu leur IVE s’améliorer, mais 5 ont connu une détérioration.

    Le Saguenay–Lac-Saint-Jean nous offre un autre contraste: en 2022, Saint-Bruno et Hébertville Station présentaient un indice inférieur à celui de 2014, tandis que Saint-Gédéon affichait un IVE nettement positif (6,70). Encore une fois, aucun lien clair entre redevances et vitalité économique.

    Bref, les données disponibles ne permettent pas de conclure que les redevances issues des projets éoliens mènent à une amélioration durable de l’Indice de vitalité économique. Il serait donc prudent de ne pas fonder nos décisions sur cette seule promesse.

    Puisque l’aspect économique est souvent mis de l’avant dans les débats sur l’énergie éolienne, il me semblait important de présenter ces faits.

    Alors, posons-nous cette question ensemble: le jeu en vaut-il vraiment la chandelle?

    Édith Béland, Lac-aux-Sables


  • Imbécilité et analphabétisme?

    Imbécilité et analphabétisme?

  • La physique l’emporte, l’hydrogène perd

    La physique l’emporte, l’hydrogène perd

  • Saint-Maurice : Faites entendre votre voix

    Saint-Maurice : Faites entendre votre voix


    Soirée d'information et référendum
    Soirée d’information et référendum

    Éoliennes : le point sur la situation.

    À St-Maurice, il y aurait 5 propriétaires de terres agricoles (dont 2 n’habitant pas à St-Maurice) prêts à offrir des servitudes pour 9 éoliennes, réparties sur 9 sites, d’un bout à l’autre de la municipalité. Évidemment, ces 9 éoliennes d’une hauteur de 210 mètres/689 pieds seraient visibles par tous les habitants, où qu’ils soient.

    Le projet de TES Canada concerne plusieurs municipalités des MRC de Mékinac et Des Chenaux et pourtant, St-Maurice est la seule administration à tenir un référendum sur la question. Chaque citoyen avec une preuve de résidence (carte d’identité avec adresse à St-Maurice) pourra donner son opinion de façon claire et anonyme.

    Quand : Jour du référendum : Dimanche 14 septembre 2025

    Où : Salle municipale

    L’opinion de chacun des habitants de la municipalité est importante; sachez que le résultat des votes aura des répercussions sur les décisions des élus qui siègent au conseil municipal.

    Pour faire un choix éclairé ou pour en savoir davantage sur les possibles impacts d’un parc éolien en milieu habité, vous êtes conviés à une séance d’informations par le Collectif « Toujours Maîtres chez Nous ». Vous pourrez aussi voir de près la maquette d’une éolienne dans un milieu qui pourrait être le nôtre; cela permet de visualiser l’ampleur de ces mégastructures versus nos routes et nos maisons.

    Quand : Mercredi 3 septembre 2025 à 19hr00

    Durée : Environ 1hr30 (incluant une période de questions)

    Où : Église de St-Maurice

    Sujets abordés :

    • perte de valeur foncière de vos maisons
    • risques pour votre santé et celle de votre famille
    • diminution de la qualité de votre environnement (sonore, visuel, faunique)

    ***

    Il est important de savoir que l’électricité qui serait produite par ces éoliennes servirait à alimenter une usine d’hydrogène situé à Shawinigan. Le tout au profit d’une firme provenant de la Belgique ainsi qu’à sa co-actionnaire France Desmarais Chrétien, laquelle figure sur la courte liste des familles les plus riches du Canada. Bien qu’ayant des budgets colossaux pour entreprendre leur mégaprojet sur nos terres, les actionnaires pourront aussi bénéficier des largesses des programmes de subventions canadiennes.

    Alors, si cela vous tient à cœur de conserver et protéger le bien collectif qu’est notre milieu de vie, nos paysages agricoles et forestiers ainsi que notre tissu social, soyez au rendez-vous pour faire entendre votre voix! N’hésitez pas à en parler à vos voisins et amis, car tout le monde est concerné.


  • Sondage dans Mékinac  – consultation ou manipulation

    Sondage dans Mékinac – consultation ou manipulation

  • Sondage ou manipulation?

    Sondage ou manipulation?

  • Une véritable modélisation 3D: voilà ce qu’aurait du réaliser TES Canada

    Une véritable modélisation 3D: voilà ce qu’aurait du réaliser TES Canada

    22 mai 2025

    Aucune éolienne de TES Canada ne sera installée près de l’Église de Saint-Adelphe, mais ce montage qui respecte les tailles réelles de l’église et de l’éolienne illustre parfaitement l’impact d’une telle infrastructure dans un paysage.

    TES Canada dans ses présentations minimise l’impact de ces structures géantes.

    Les photos qui accompagnent ses études d’impacts sont d’une qualité exécrable. Tout est pensé en vue de réduire l’effet néfaste de la présence des éoliennes dans le paysage.

    Avec les moyens dont il dispose, TES Canada aurait facilement pu modéliser en 3D chacune des éoliennes présentes sur le territoire de Saint-Adelphe et des autres municipalités impactées, offrant ainsi aux citoyens une vision réaliste et une perception exacte de son projet sur cet environnement.

    Nous pouvons en conclure que TES Canada ne veut pas que les citoyens aient une véritable connaissance de la nature de son projet.

    Réf.: https://youtu.be/Mwn4LiQm3O4

  • Projet éolien dans Lanaudière : des municipalités demandent un BAPE générique

    Projet éolien dans Lanaudière : des municipalités demandent un BAPE générique

  • Acteurs ou figurants? Les rôles dans le projet TES

    Acteurs ou figurants? Les rôles dans le projet TES

    9 juillet 2025

    En lisant le volume 1 de l’étude d’impact du projet de TES Canada, on voit que «les municipalités et les MRC sont des acteurs privilégiés pour assurer la compatibilité et l’intégration la plus harmonieuse possible du projet» (p.102).


    Nos élus sont peut-être des acteurs privilégiés, toutefois il ne faut pas qu’ils oublient que leur rôle initial d’acteur leur a été fourni, permis par l’ensemble des citoyens. Le metteur en scène, c’est tout d’abord les citoyens. Ces derniers méritent d’être respectés, d’être écoutés quant à leurs demandes de référendums.

    Le gouvernement a exigé des élus qu’ils ajustent leur règlementation afin que le projet de TES devienne conforme. Nos maires ont embrassé un nouveau rôle d’acteurs sans l’aval de leur premier metteur en scène, c’est-à-dire les citoyens qui les ont élus. Les citoyens sont passés de metteur en scène à un statut de figurant dont on restreint le pouvoir en refusant les débats et les référendums qui garantiraient un processus démocratique plus équitable dans cette affaire.


    Plusieurs citoyens n’ont même pas eu la chance de postuler sur ce rôle de figurant, ils sont hors du circuit de la pièce de théâtre! Les villégiateurs propriétaires n’ont jamais reçu de documentation publicitaire comme celle que la MRC de Mékinac a fait parvenir aux citoyens permanents. Pourtant, plusieurs de ces citoyens possédant une propriété de villégiature pourraient avoir des éoliennes de 210m de haut à quelques centaines de mètres de leur résidence! Ils mériteraient d’être avisés de la même manière qu’on leur a fait parvenir un avis d’inscription pour les prochaines élections municipales.

    Permettez-moi cette analogie: les acteurs-décideurs ne servent plus à rien si seulement une poignée de personnes se présentent à la représentation d’une pièce de théâtre. Les acteurs sont là pour une majorité, pas pour une minorité.

     «777 personnes ont signé pour recevoir des infrastructures du projet sur leur lot» (p. 106 vol.1 EIE déposé par TES). Cela représente 2,4 % de la population des deux MRC impliquées dans le projet! Selon les informations de Toujours maîtres chez nous, c’est un total de 0,46 % des gens qui ont signé pour des éoliennes sur leur terre située sur le territoire des deux MRC. De ce pourcentage, plusieurs ne résident même pas dans la municipalité où seraient érigées les éoliennes industrielles. C’est inacceptable!

    Cet infime pourcentage de citoyens deviendront des acteurs aux côtés des élus pour mettre en place ce projet? Peu d’acteurs, pas de théâtre, pas de projet!

    Cet été, les municipalités devront adopter des résolutions pour transmettre leur recommandation à la Commission de la protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ). Elles auront à émettre leur avis sur le projet ainsi qu’à statuer sur la conformité au règlement de zonage ou le RCI le cas échéant.

    J’aimerais rappeler aux décideurs, à TES et au gouvernement que la majorité des citoyens sont aussi des acteurs, voire les metteurs en scène de première ligne, et qu’ils ne sont pas de simples figurants devant demeurer dans l’ombre d’un parc éolien industriel. Tous les citoyens méritent d’être traités équitablement: en premier lieu l’adoption de distances séparatrices égales pour les citoyens qui vivent dans le périmètre urbain et ceux habitant en dehors des villages.


    Nous ne consentons pas à ce rôle de figurant, nous ne consentons pas au rôle octroyé à nos élus par le gouvernement. Nous ne consentons pas à ce projet industriel qui pourrait redéfinir notre territoire rural, agricole et habité par 31 942 personnes. Nous ne consentons pas à ce que les Québécois enrichissent une compagnie majoritairement étrangère en payant des subventions de toutes sortes puis en payant à fort prix le rachat des surplus d’électricité qui seraient revendus à Hydro-Québec. (p.80 et p.106 vol. 1 ÉIE de TES).

    Édith Béland, Lac-aux-Sables


  • Comment les fuites d’hydrogène contribuent au réchauffement climatique

    Comment les fuites d’hydrogène contribuent au réchauffement climatique

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