Auteur/autrice : Gaston

  • Le conseil Municipal de Saint-Adelphe est-il complice de TES Canada?

    Le conseil Municipal de Saint-Adelphe est-il complice de TES Canada?

    Pourquoi le conseil municipal tracasserait-il la population avec un projet qui modifierait complètement
    l’environnement dans lequel nous vivons?

    Qu’importe que notre municipalité devienne un Parc Industriel de 40 éoliennes et plus. Des éoliennes
    d’une hauteur de 210m (688 pi.), plus hautes que le toit du Stade Olympique, plus haute que la Place
    Ville-Marie à Montréal.

    Ajoutons les éoliennes de Sainte-Thècle, Saint-Séverin, Saint-Prosper, voire Saint-Tite et Saint-Stanislas, des éoliennes que nous savons près des frontières de Saint-Adelphe. Nous vivrons donc avec un paysage de 60 à 65 éoliennes. Il y a quelques mois, TES Canada prévoyait installer 20 à 29 éoliennes à Saint-Adelphe, aujourd’hui, il y prévoit plus du tiers de son Parc Éolien.

    Qu’importe que nos paysages soient défigurés par cette quantité démesurée d’éoliennes industrielles.
    Après tout, un paysage, ce n’est pas important, ce n’est que notre patrimoine et notre milieu de vie, une
    valeur négligeable…

    Qu’importe la baisse de la valeur de nos propriétés.

    Qu’importe qu’en arrivant à Saint-Adelphe, les éoliennes en soit la pièce maitresse, la première chose
    que les visiteurs et la population verront au lieu de contempler notre magnifique rivière.


    25 février 2025

    Il apparaît que le Conseil municipal de Saint-Adelphe ne se préoccupe guère d’informer la population sur la nature exacte du projet de TES Canada ayant pour objectif est de créer un parc éolien dont l’épicentre sera la municipalité de Saint-Adelphe. Les impacts d’un tel projet sont loin d’être négligeables et la présence de ces éoliennes industrielles de 210 mètres, contrairement à la propagande de TES Canada, détruira pour une durée de 30 ou 60 ans, voire plus, le milieu dans lequel nous vivons.

    Ne laissons pas cela se produire. Une municipalité a le contrôle de son territoire. Elle peut règlementer en conséquence.

    Toujours Maîtres chez nous

    L’inaction de notre Conseil Municipal

    • Aucune séance d’information ne fut organisée avec des experts indépendants afin d’informer la population sur les volets de ce projet. Il ne se résume pas qu’à l’économie. Il modifiera notre milieu de vie, détruira le climat social ainsi que la beauté du paysage.
    • Le projet de TES Canada ne fut jamais inscrit à l’ordre du jour.
    • Le projet n’apparait dans le Reflet Municipal qu’à la section Correspondance.
    • Le projet n’est discuté qu’à la période de questions parce que des citoyens interrogent le conseil. LES RÉPONSES DEMEURENT ABSENTES, ÉVASIVES OU LACUNAIRES. Sans ces questions, le projet de TES Canada serait une donnée absente de la vie politique de notre municipalité.
    • Depuis janvier 2025, la période de questions a été réduite à 30 minutes. Le citoyen a droit qu’à une question et sous-question. En clair, ceci signifie RÉDUIRE LE CITOYEN au SILENCE.
    • La réparation d’un ponceau ou l’horaire de la patinoire apparaissent à l’ordre du jour alors que ce projet, qui modifiera la face de notre territoire, y est absent. AUCUNE IMPORTANCE D’EN INFORMER LA POPULATION.
    • Le dépôt d’une pétition intitulée PÉTITION CONTRE L’IMPLANTATION DU PARC ÉOLIEN DE TES CANADA SUR LE TERRITOIRE DE LA MUNICIPALITÉ DE SAINT-ADELPHE signée par 418 personnes éligibles à voter à Saint-Adelphe est restée lettre morte. Monsieur Labranche fut élu maire avec moins de votes que le nombre de signataires. Cette pétition nous semble un signe fort, l’indicateur qu’une CONSULTATION PUBLIQUE par RÉFÉRENDUM S’IMPOSE. Notre maire et la MRC de Mékinac propose un sondage! Un sondage peut être orienté, pas un référendum!
    • Un corridor de protection de 3 km fut demandé par le COLLECTIF VENT DE DÉMOCRATIE afin d’interdire la présence d’éoliennes, l’exploitation de mines et la construction de centrale nucléaire sur les versants de la rivière Batiscan. Cette rivière est le joyau de notre village. Cette résolution fut rejetée du revers de la main par tous les conseillers sauf M.Roman Pokorski. Les raisons de ce refus nous semble aussi loufoques que farfelues.
    • M.LABRANCHE PRÉTEND QUE LA MRC AVANCE DANS CE PROJET, MAIS EN RÉALITÉ, C’EST TES CANADA QUI PROGRESSE. Il avance ses pièces sur l’échiquier en bénéficiant de la complicité d’un Conseil Municipal figé dans l’inaction la plus totale. Par son attitude, le maire nous conduit progressivement vers une situation qui nous liera à TES Canada sans jamais avoir informé ni consulté sa population.

    Le Maire prétend “maintenir le dialogue avec les citoyens et citoyennes qui sont préoccupé.e.s par le projet de TES Canada”.

    M. le maire Paul Labranche

    Nous devons vous avouer, qu’ayant assisté à tous les Conseils Municipaux de Saint-Adelphe ainsi qu’à tous les Conseils des Maires de la MRC de Mékinac à Saint-Tite, ce dialogue existe nulle part ailleurs que dans l’imaginaire de Monsieur Labranche.

    Le Collectif Vent de Démocratie de Saint-Adelphe


    PÉTITION CONTRE L’IMPLANTATION DU PARC ÉOLIEN DE TES CANADA SUR LE TERRITOIRE DE LA MUNICIPALITÉ DE SAINT-ADELPHE

    Toute personnes éligibles à voter à Saint-Adelphe peut la signer.

    Il suffit de contacter
    Nathalie Lefebvre
    418.322.5529


    La face caché de TES Canada –>

  • La face caché de TES Canada

    La face caché de TES Canada

    25 février 2025

    Dépliant distribué dans les 12 municipalités des MRC de Mékinac et Des Chenaux concernées par le projet de TES Canada


    Dépliant, La face cachée de TES Canada


  • « Vers une transition énergétique ? » Épisode 5 avec Bruno Detuncq

    « Vers une transition énergétique ? » Épisode 5 avec Bruno Detuncq

    24 février 2025

    Bruno Detuncq, Professeur retraité de la Polytechnique Montréal, Spécialiste en combustion et énergie, nous parle d’hydrogène vert.

    NousTV réf.: https://youtu.be/ao7oB-6P72s


  • Le mirage du Projet Mauricie, ou l’art du greenwashing industriel

    Le mirage du Projet Mauricie, ou l’art du greenwashing industriel

    Dany Janvier

    21 février 2025

    M. Dany Janvier, de St-Adelphe, répond à Éric Gauthier, chef de la direction de TES Canada, qui tente de présenter le Projet Mauricie comme une initiative bénéfique pour le Québec. Derrière ce discours se cache en réalité un exemple flagrant de greenwashing industriel, visant à privatiser nos ressources au profit d’intérêts étrangers.

    Le mirage du Projet Mauricie, ou l’art du greenwashing industriel

    Réponse à Éric Gauthier Chef de la direction et Lobbyiste pour TES Canada

    Le texte d’Éric Gauthier, président et chef de la direction de TES Canada, est une parfaite démonstration du greenwashing industriel : un habillage vert pour masquer un projet fondamentalement nuisible à l’environnement, à l’économie locale et à notre autonomie énergétique réelle. Décryptons ensemble cette tentative grossière de vendre aux Québécois un projet conçu avant tout pour enrichir des multinationales.

    Un projet profondément québécois… ou profondément opportuniste ?

    M. Gauthier affirme que le Projet Mauricie est « profondément québécois ». Pourtant, TES Canada n’est qu’une filiale d’une entreprise dont le siège social est situé à Schiphol, aux Pays-Bas, et qui cherche avant tout à exploiter nos ressources pour alimenter un marché international. Ce projet ne vise en rien à renforcer notre autonomie énergétique, mais plutôt à exporter de l’hydrogène vert, une technologie dont l’efficacité et la viabilité restent largement contestées.

    Ironie du sort, une multinationale étrangère tente de nous vendre son projet en usurpant le nom de notre collectif : «C’est une occasion d’être toujours plus maîtres chez nous ». On aura tout vu !

    Pire encore, TES Canada tente de brouiller encore davantage les cartes en changeant son nom : d’abord TES Canada, puis TES Mauricie, ou simplement « Projet Mauricie ». Une tentative grossière pour masquer ses véritables intentions. Projet Mauricie ? Plutôt « Projet d’assaut sur la Mauricie »

    Des chiffres gonflés et un modèle économique douteux

    Les chiffres avancés par TES Canada relèvent davantage du marketing que de la réalité économique. 5,6 milliards de dollars en retombées économiques ? Plus de 4 300 emplois ? Ces projections ne sont basées sur aucune étude indépendante et omettent surtout les coûts environnementaux et sociaux majeurs.

    M. Gauthier prétend enrichir le Québec, mais en réalité, il propose de privatiser notre électricité et d’envoyer les profits à des dirigeants milliardaires, plutôt que de faire bénéficier Hydro-Québec, notre véritable levier économique collectif. Au lieu d’engraisser les coffres d’Hydro-Québec, qui redistribue ses revenus aux Québécois et finance nos infrastructures publiques, ce projet siphonnerait nos ressources naturelles pour maximiser les rendements d’intérêts privés.

    De plus, il est naïf de croire que ce projet pourrait être un rempart économique contre la guerre tarifaire américaine. TES Canada prétend que l’incertitude économique des États-Unis justifie de nous lancer dans une filière hasardeuse et coûteuse, alors même que l’hydrogène vert n’a pas encore prouvé sa rentabilité sans subventions massives. On tente ici de faire croire aux Québécois qu’ils doivent se lancer dans l’inconnu pour compenser l’instabilité d’un partenaire commercial de longue date.

    Un projet qui menace l’environnement et les communautés locales

    Si ce projet était réellement conçu pour le bien du Québec, pourquoi est-il rejeté par tant de citoyens et d’experts en environnement ? L’hydrogène vert est loin d’être la panacée qu’on nous vend. Sa production nécessite d’énormes quantités d’électricité et d’eau, ce qui engendre des pressions sur nos ressources naturelles et un impact environnemental sous-estimé.

    De plus, les MRC de Mékinac et des Chenaux risquent de payer un lourd tribut : expropriations, destruction de terres agricoles, industrialisation forcée de milieux naturels. TES Canada parle de 240 millions de dollars en compensations sur 20 ans, mais ces sommes ne suffisent pas à réparer les dégâts irréversibles qu’un tel projet engendrerait sur l’écosystème et la qualité de vie des résidents. Un « dynamisme économique » basé sur la destruction de notre territoire est un leurre.

    Un avenir collectif ? Non, un cadeau aux multinationales

    Enfin, TES Canada tente de nous faire croire que ce projet est un investissement pour notre avenir collectif. En réalité, il s’agit d’une opération massive de privatisation des ressources québécoises, au bénéfice d’intérêts étrangers. Un véritable développement économique durable passerait par des investissements dans les énergies réellement propres et adaptées à notre contexte, comme l’efficacité énergétique, l’éolien ou la biomasse locale.

    Dire non au Projet Mauricie, c’est refuser de tomber dans le piège des grandes promesses sans fondement. C’est protéger notre territoire, notre eau et notre autonomie énergétique contre un modèle qui profite aux multinationales bien plus qu’aux citoyens du Québec.

    Dany Janvier, citoyen de St-Adelphe dans Mékinac,

    Contre la Privatisation du vent et du soleil dans Mékinac Des Chenaux, RVÉQ

    Toujours Maîtres Chez Nous,

    Cette article fut également publié ici : https://rveq.ca/replique-opinions/le-mirage-du-projet-mauricie-ou-lart-du-greenwashing-industriel

  • « Vers une transition énergétique ? » Épisode 4 avec Normand Beaudet

    « Vers une transition énergétique ? » Épisode 4 avec Normand Beaudet

    17 février 2025

    Normand Beaudet, Expert en gestion des ressources naturelles renouvelables à la Fondation RIVIERES, nous parle du couplage des barrages et de l’éolien.

    NousTV réf.: https://youtu.be/GDRFiiAvgN8


  • TES Canada, un projet profondément trompeur pour les Québécois

    TES Canada, un projet profondément trompeur pour les Québécois

    Toujours Maîtres chez nous

    15 février 2025

    Le 13 février dernier, dans sa lettre d’opinion parue dans Le Nouvelliste, Éric Gauthier a repris le slogan des opposants au Projet Mauricie en osant prétendre que TES Canada devenu TES Mauricie « est une occasion d’être toujours plus maîtres chez nous ».

    Il faut avoir une profonde méconnaissance de l’histoire (ce qu’Éric Gauthier n’a manifestement pas) pour oser, en tant qu’actionnaire d’une compagnie multinationale privée, avoir le culot de reprendre un slogan qui a son origine dans un projet de société qui fait référence à la nationalisation de l’électricité. Comment une compagnie privée qui veut auto-produire son électricité et ainsi faire une brèche dans la marché de la production d’électricité au Québec pourrait-elle nous faire croire que son projet va nous permettre d’être toujours plus maîtres chez nous ? Est-ce une farce ?

    Il faut aussi avoir bien culot pour prétendre que TES Canada/Mauricie est une entreprise québécoise. Une simple recherche aux registres des entreprises du Québec suffit pour prouver le contraire :

    a) Le premier actionnaire de TES Canada est Tree Energy Solution B.V dont l’adresse est aux Pays-Bas ;

    b) Le deuxième actionnaire est FCD Inv. Inc dont l’adresse est en Ontario !

    Une recherche plus « profonde » permet également de voir que le premier actionnaire de la compagnie aux Pays-Bas est Marcel Van Poecke. Ce monsieur est à la tête de nombreuses compagnies, compagnies qui n’œuvrent pas toutes dans les énergies renouvelables, d’ailleurs, et qui pour certaines ont leur siège social dans des paradis fiscaux ! Rien de moins !

    TES Canada/Mauricie peut bien nous balancer tous les chiffres qu’il veut, lesquels n’ont pas été validés de l’aveu même de la firme comptable Mallette, il ne convaincra pas que tout ce qu’il souhaite est de mettre la main sur la richesse la plus précieuse des Québécois : l’énergie.

    L’entreprise a d’ailleurs déposé au registre des lobbyistes un mandat dans toutes les municipalités du Québec. Qu’on ne s’y trompe pas, TES Canada/Mauricie est certainement la première phase d’une ambition beaucoup plus grande dont les Desmarais, avec la complicité du gouvernement de la CAQ de François Legault et Sonia Lebel, ne se cache à peine, c’est-à-dire mettre la main sur notre plus grande richesse qu’est Hydro-Québec.

    Les projets de loi 69 et 81 ouvrent toutes grandes les portes de la privatisation de l’électricité. Les études le démontrent : cette privatisation a coûté déjà 6 milliards de dollars aux Québécois depuis 25 ans, alors qu’il s’agissait d’une privatisation à petite échelle. En ouvrant cette privatisation à grande échelle, on imagine facilement les milliards qui iront dans les poches des multimillionnaires plutôt que d’aller dans notre système de santé, dans nos écoles, nos routes, etc. Et cette privatisation ne sert pas à la transition énergétique ni à la décarbonation, les experts le répètent aussi.

    Quant aux redevances promises, elles cachent une « vente à rabais » de nos territoires lorsqu’on les compare à leur valeur économique et aux profits qu’empocheraient les actionnaires privés. Elles cachent une « acceptabilité sociale achetée » alors que plus de 4000 résidents ont déjà signé les pétitions pour s’opposer au projet de TESCanada/Mauricie. Elles cachent également une « expropriation déguisée » d’au moins cinq ou six terres voisines de chacune des méga-éoliennes à cause du principe de réciprocité

    inscrit dans les orientations gouvernementales et dans les règlements municipaux, une réciprocité qui empêchera les voisins d’exploiter pleinement le potentiel de leurs terres. Elles cachent aussi de multiples risques et impacts reconnus par les experts et par les ministères eux-mêmes, de même que par la MRC des Chenaux et par TESCanada/Mauricie elle-même dans son Avis de projet.

    Qu’on ne s’y trompe pas : le Projet Mauricie de TES Canada/Mauricie est profondément trompeur pour les Québécois.

    Carole Neill et René Beaudoin, co-porte-paroles du collectif Toujours Maîtres chez nous – Mékinac-Des Chenaux.

    Le collectif s’oppose au projet de TES Canada/Mauricie.

  • Pascal Paradis, aux séances des commissions du 12 et du 13 février 2025, mentionne que « Toujous Maîtres chez nous » devrait être entendu par la commission.

    Pascal Paradis, aux séances des commissions du 12 et du 13 février 2025, mentionne que « Toujous Maîtres chez nous » devrait être entendu par la commission.

    Séance du 12 février


    Séance du 13 février

    12 et 13 février 2025

    Le 12 février, en commission parlementaire, le député Pascal Paradis, député de Jean-Talon a déposé une motion préliminaire afin que les préoccupations de notre collectif soit entendues.

    Il poursuit son plaidoyer le 13 février.

    Nous sommes fiers d’être cité au côté des organisations suivantes: Collectif scientifique sur les enjeux énergétiques du Québec, de la Fondation David Suzuki, Greenpeace Canada, et le syndicat de la fonction publique SCFP 1500 – Syndicat des employé-e-s de métiers d’Hydro-Québec dans cette motion.


    Séances des commissions

    Agriculture, pêcheries, énergie et ressources naturelles

    Étude détaillée du projet de loi n° 69, Loi assurant la gouvernance responsable des ressources énergétiques et modifiant diverses dispositions législatives

    Les passages présentés sur notre page commencent :

    Le 12 février à 3:09:26 de la vidéo originale suivante : https://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/archives-parlementaires/travaux-commissions/AudioVideo-107405.html

    Le 13 février à 0:01:05 de la vidéo originale suivante : https://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/archives-parlementaires/travaux-commissions/AudioVideo-107435.html


  • « Vers une transition énergétique ? » Épisode 3 avec Martin Marcouiller

    « Vers une transition énergétique ? » Épisode 3 avec Martin Marcouiller

    11 février 2025

    Martin Marcouiller, Producteur agricole et Président UPA Mauricie, nous parle du territoire agricole

    NousTV réf.: https://youtu.be/ayGlaNBYnUo


  • Séance extraordinaire du conseil des maires de la MRC de Mékinac du 7 février 2025

    Séance extraordinaire du conseil des maires de la MRC de Mékinac du 7 février 2025

    07 février 2025

    Séance extraordinaire du conseil des maires de la MRC de Mékinac du 7 février 2025

    Pour ceux qui n’hésitent pas à affronter le ridicule, à la fin de cette vidéo, alors même que la séance se déroule dans un climat paisible, M. le maire Labranche de Saint-Adelphe demande la levée de l’assemblée.

    Avec M. Labranche, la démocratie ne fait pas dans la dentelle. Quand il n’est plus d’accord, il prend les commandes et impose ses sautes d’humeur. Résultat : on muselle les citoyens à cause des montées de sang de M. Labranche.

    Il semble bien que le nouveau règlement qui régit les assemblées a omis d’encadrer les incartades des élus.

    Réf.: https://www.youtube.com/watch?v=Mca_aXezw1Y


  • Toujours Maitres chez nous ne reconnait pas la légitimité de la MRC à négocier avec TES Canada à 9 mois des élections

    Toujours Maitres chez nous ne reconnait pas la légitimité de la MRC à négocier avec TES Canada à 9 mois des élections

  • Le mirage de TES Canada : une illusion coûteuse pour la Mauricie

    Le mirage de TES Canada : une illusion coûteuse pour la Mauricie

    Dany Janvier

    4 février 2025

    En cet hiver, où le froid saisit autant qu’il émerveille, une menace plane toujours sur nos régions rurales : le projet TES Canada. Sous des airs de modernité et de transition énergétique, cette initiative s’apprête à transformer nos paysages en zones industrielles, bouleversant la qualité de vie, l’économie locale et l’équilibre environnemental.

    Il est fascinant de constater avec quelle ferveur Michel Angers, maire de Shawinigan, compare le projet TES Canada aux grandes réalisations qui ont façonné le Québec moderne. Mais que reste-t-il de ces beaux discours lorsqu’on gratte la surface ? Un projet ancré dans des promesses illusoires, qui menace de transformer la Mauricie en une zone industrielle défigurée, sous prétexte de transition énergétique.

    D’abord, rappelons que le projet TES Canada ne se limite pas à l’érection de quelque 140 méga éoliennes industrielles. Il s’agit d’une vaste entreprise de production d’hydrogène vert et de gaz naturel synthétique. Une industrie lourde qui s’implanterait en plein cœur de nos territoires et dans le parc industriel Alice-Asselin, à Shawinigan, avec un impact environnemental et social dont les promoteurs taisent l’ampleur réelle.

    Les chiffres : un écran de fumée

    Éric Gauthier et Jean-Benoît Courchesne, figures de proue de TES Canada, brandissent des chiffres mirobolants : 5,6 milliards de retombées économiques sur 23 ans, des milliers d’emplois, et des millions en redevances annuelles. Mais d’où viennent ces données ? Elles émanent directement des promoteurs eux-mêmes, sans audit indépendant. La firme Mallette, qui a produit l’analyse économique, l’a admis : si les données changent, les conclusions changent aussi. En d’autres termes, on demande à la population d’avaler ces chiffres sans poser de questions.

    Et pendant ce temps, le maire Angers qualifie l’opposition de « minorité bruyante », balayant du revers de la main les préoccupations des citoyens et des municipalités voisines. Où est le débat démocratique lorsque les interventions citoyennes lors des conseils sont réduites à 30 minutes ?

    Un coût social et environnemental inacceptable

    Le véritable prix de TES Canada ne se mesure pas seulement en milliards de dollars, mais en hectares de terres agricoles sacrifiées, en écosystèmes détruits et en communautés déstabilisées. Avec 140 éoliennes géantes, des lignes de transport d’énergie, un parc solaire et une usine industrielle, la Mauricie sera méconnaissable.

    Ce projet illustre parfaitement le « greenwashing » : un vernis écologique appliqué sur une entreprise qui repose en réalité sur des technologies énergivores et polluantes. Produire de l’hydrogène vert et du gaz synthétique à une échelle industrielle exige une quantité astronomique d’énergie et d’eau. Où est la durabilité dans cette équation ?

    Les dangers pour nos terres et nos citoyens

    En plus des impacts écologiques, TES Canada représente un risque concret pour les propriétaires et usagers des territoires avoisinants. Les projections de glace des éoliennes en hiver constituent un danger majeur pour les sentiers, les chemins de terre et les zones de circulation agricole. Ces blocs de glace projetés à grande vitesse menacent la sécurité des travailleurs, des résidents et des visiteurs des centres récréotouristiques et agrotouristiques.

    De plus, la réciprocité joue en défaveur des citoyens : les propriétaires de terrains voisins aux installations éoliennes voient leur droit de jouissance de leur propriété considérablement réduit en plus du bruit, de l’ombre portée et de la nuisance visuelle. Bien qu’ils reçoivent une compensation monétaire, celle-ci est minime et sans commune mesure avec la perte d’usage réelle de leur bien ni avec l’occupation du territoire qui leur est imposée. Ils subissent ainsi les méfaits de ces infrastructures sans en retirer aucun bénéfice réel. TES Canada impose un sacrifice à plusieurs familles et exploitants, sans leur offrir de véritable contrepartie et sans qu’ils aient leur mot à dire.

    Michel Angers : visionnaire ou opportuniste ?

    Le maire Angers voit dans TES Canada une chance de redorer le blason d’un parc industriel qui peine à attirer des projets depuis sa création. Mais à quel prix ? Faire de la Mauricie un laboratoire d’expérimentation pour des multinationales avides de profits n’a rien d’une « pertinence sociale ».

    En réalité, TES Canada n’est qu’un mirage. Derrière ses promesses attrayantes se cache une vérité bien plus sombre : l’exploitation de nos ressources naturelles au profit de quelques-uns, au détriment de notre qualité de vie, de notre territoire, de nos agriculteurs et des générations futures.

    Michel Angers oublie que les grands projets qu’il évoque sont nés de la nationalisation de l’électricité, un pilier fondamental du Québec moderne. Or, TES Canada menace de plein front cet héritage en mettant nos ressources énergétiques entre les mains d’intérêts privés. René Lévesque et Adélard Godbout doivent se retourner dans leur tombe, car ce projet représente une attaque directe contre notre trésor public.

    Une alternative est possible

    Nous devons refuser cette vision réductrice de l’avenir de la Mauricie. Plutôt que de vendre nos terres aux multinationales, investissons dans des projets qui respectent nos écosystèmes, soutiennent nos communautés locales et favorisent une véritable transition énergétique.

    Le débat sur TES Canada ne doit pas se limiter aux chiffres, mais inclure une réflexion sur ce que nous voulons pour notre région et notre planète. La Mauricie mérite mieux qu’un avenir fait de béton et de pales d’éoliennes. Elle mérite un avenir ancré dans le respect, la résilience et la durabilité.

    Dany Janvier, citoyen de St-Adelphe

    Contre la privatisation du vent et du soleil dans Mékinac Des Chenaux(CPVSMDC),

    Toujours Maîtres Chez Nous(TMCN), RVÉQ

  • « Vers une transition énergétique ? » Épisode 2 avec Carole Dupuis

    « Vers une transition énergétique ? » Épisode 2 avec Carole Dupuis

    03février 2025

    Carole Dupuis, Consultante en planification stratégique et en communication et Présidente sortante du Front commun pour la transition énergétique, nous parle de transition énergétique ou transition écologique.

    NousTV réf.: https://youtu.be/ar47CtlFpi0


  • Point de presse MRC des Chenaux 03 février 2025 suite au refus du schéma d’aménagement

    Point de presse MRC des Chenaux 03 février 2025 suite au refus du schéma d’aménagement

    03février 2025

    Point presse de la MRC des Chenaux du 3 février 2025 pour clarifier la position de la MRC suite au refus du schéma d’aménagement par le Ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) et le Ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie (MEIE).

    Nous attirons votre attention sur le passage commençant à 19:20 jusqu’à 20:35.

    À 20:20 , À la question adressée au préfet, Guy Veillette, de savoir si le gouvernement pourra s’interposer dans la règlementation d’une municipalité si cette dernière adopte une règlementation contenant des mesures plus sévères que le schéma (par exemple des distances plus longues), ce dernier répond qu’à son avis cela ne pourra avoir lieu. « Une fois que le règlement de la MRC est jugé conforme, après cela la balle est dans la cour des municipalités« 

    Réf.: https://youtu.be/hUjh5olNvxI


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  • Conférence de presse : Une levée de boucliers contre le développement éolien antidémocratique

    Conférence de presse : Une levée de boucliers contre le développement éolien antidémocratique

    29 janvier 2025

    Face à la multiplication des projets éoliens au Québec, des dizaines de comités citoyens ont vu le jour et s’allient aujourd’hui à plusieurs organisations et experts pour réclamer un changement de cap majeur dans le développement de la filière.

    Lire la suite sur le site du PCENY

    Réf.: https://youtu.be/V-B1AmajQBQ



    Les référendums municipaux : une véritable acceptabilité sociale


    Hydro-Québec, la population québécoise, les politiciens, les organismes environnementaux croient à tort que les communautés ont été consultées lorsque la MRC concernée est partie prenante du projet ou ne s’oppose pas au projet. C’est faux ! Dans la grande majorité des cas, les maires qui siègent au Conseil des MRC ne consultent même pas leur propre conseil municipal. Ils adoptent des nouveaux Schémas d’aménagement ou des Règlements de contrôle intérimaire (RCI) sans que les conseillers de leur municipalité soient partie prenante. De toute manière, ils n’en ont pas l’obligation.

    Portrait de la situation :

    • Aucune ou peu de rencontre d’information organisée par les élus à propos du projet;
    • Rencontres de promotion organisée par les promoteurs et parfois promotion du projet dans le journal local;
    • Les élus deviennent ainsi les promoteurs du projet au nom de la transition énergétique pour pouvoir toucher les redevances;
    • Aucune rencontre d’information avec des experts indépendants afin de déterminer les avantages et les inconvénients du projet;
    • Absence de connaissance appropriée chez les élus pour répondre aux questions des citoyens, utilisation d’un argumentaire superficiel basé sur les clichés de la transition énergétique;
    • Le projet éolien n’apparaît pas à l’ordre du jour des conseils municipaux et les conseils des maires;
    • Ou le projet éolien apparaît à l’ordre du jour lorsque les travaux sont bien avancés;
    • Aucune intention de mesurer l’acceptabilité sociale.

    Ce qui amène les citoyens à prendre d’assaut la période de questions pour avoir de l’information, signaler leurs préoccupations et pour savoir comment le conseil municipal compte mesurer l’acceptabilité sociale. En réalité, rien n’est fait pour favoriser une bonne compréhension du dossier ainsi que la qualité des échanges. Les craintes et les préoccupations des citoyens sont considérées comme des mythes et sont totalement évincées.

    Et qu’est-ce que la Fédération québécoise des municipalités a proposé pour répondre à cette opposition de plus en plus soutenue aux projets éoliens : un modèle de règlement pour réduire significativement la période de questions et un encouragement auprès des municipalités à participer aux appels d’offres d’Hydro-Québec dans le but de profiter de cette manne financière. Belle manière de promouvoir l’acceptabilité sociale !

    Et même notre superministre, madame Fréchette, s’est mise de la partie sur les ondes de Radio-Canada Mauricie en définissant l’acceptabilité sociale comme « une trame de fond en faveur du projet » [1]. Comment mesure-t-on une trame de fond en faveur d’un projet ?

    Par ailleurs, lorsque les élus décident un tant soit peu de protéger leur territoire en adoptant un règlement un peu plus restrictif, le ministère de l’Économie s’ingère dans le dossier et en refuse l’approbation.

    Ces projets de parcs éoliens menés en catimini par nos élus, sous le sceau de la confidentialité par les promoteurs mènent inévitablement à la confrontation, au déchirement du tissu social et à la création d’un climat toxique au sein de la communauté, car il y a les bénéficiaires des avantages financiers et les victimes des nuisances.

    Comment ne pas empoisonner le débat et promouvoir un développement éolien respectueux du territoire et des communautés ?

    1. Une tribune pour permettre aux citoyens de s’exprimer ;
    2. Des élus qui s’investissement de manière approfondie dans l’analyse du projet de concert avec un comité citoyen;
    3. Des suivis serrés à l’ordre du jour des conseils municipaux ou des conseils des maires;
    4. L’organisation de plusieurs rencontres d’informations avec des experts indépendants;
    5. Une géolocalisation du territoire reliée à une connaissance fine des réalités environnementales et géographiques.

    Les référendums municipaux auraient pour effet d’obliger les élus à établir un parcours de consultation des citoyens comme partie prenante pour en arriver à terme à une véritable acceptabilité sociale, soit un projet respectueux des réalités locales et une adhésion au projet qui se donne en toute connaissance de cause.


    Portrait résumé de l’éolien au Québec[1]


    Dressons un portrait rapide des parcs éoliens au Québec afin de bien contextualiser ce que nous dénonçons.

    Nous avons 46 parcs éoliens en activité et 15 parcs éoliens qui sont en attente d’autorisation.

    En 2029,  nous aurons 71 parcs éoliens pour 6 700 MW avec 3 000 éoliennes qui tapisseront le Québec.

    Il manque à ce portrait sur le site Web du MEIE le projet de TES Canada en Mauricie où le plus gros parc éolien privé de 800 MW composé de 130 à 140 éoliennes de 200 mètres de hauteur serait implanté dans les MRC de Mékinac et Des Chenaux en plein milieu d’un territoire habité.  Aucune mention dans leur tableau et pourtant, Hydro-Québec a reçu le mandat de raccorder le parc éolien de TES Canada à son propre réseau d’électricité.

    Il faut savoir aussi que l’on retrouve dans les 8 derniers projets de parc éolien en attente d’autorisation des éoliennes de 200 mètres de hauteur, de 6 à 8 MW de puissance.  Ce sont donc des éoliennes plus puissantes, plus hautes que l’on implante en suivant les mêmes distances séparatrices avec les habitations que celles utilisées pour les éoliennes de 2MW.  Ces normes sont désuètes pour les méga-éoliennes industrielles.

    Vers un Québec décarboné et prospère

    Plan d’action 2035-Hydro-Québec

    En novembre 2023, avec son plan d’action 2035, Hydro-Québec annonce qu’elle a besoin de 10 000  MW supplémentaires provenant du secteur éolien.

    Je récapitule : en 2029 nous aurons 71 parcs éoliens pour 6 700 MW. Bien qu’aux yeux de plusieurs experts, la transition énergétique du gouvernement et d’Hydro-Québec n’a été ni définie ni planifiée et laisse place à l’arbitraire, Hydro-Québec veut rajouter 10 000 MW .

    En mai 2024, coup de théâtre de la part de Michael Sabia affirmant que« développer des projets à droite à gauche et all over the place », comme on l’a fait jusqu’à maintenant, ne permettra pas à Hydro-Québec d’atteindre son objectif de 10 000 mégawatts »[2]. « Le Québec a besoin d’une stratégie beaucoup mieux intégrée.»[3]

    C’est pourquoi Hydro-Québec veut reprendre le contrôle de l’éolien en implantant des mégaparcs industriels de 1 000 MW et plus avec  des centaines d’éoliennes de 200 mètres de hauteur dans le nord du Québec « pour s’éviter la contestation des zones habitées, dans le sud du Québec, car il dit avoir entendu la grogne des québécois»[4]

    À titre d’exemple, le mégaparc éolien industriel situé au Nord-Ouest du Lac-St-Jean couvrirait une superficie d’au moins 10 fois l’Ile de Montréal. C’est d’ailleurs au nord du Québec que se situent les plus gros gisements éoliens.

    Mais en même temps, Michael Sabia affirme que les petits et les moyens parcs éoliens vont continuer à s’implanter et la Fédération québécoise des municipalités continue à en faire la promotion.


    [1] Site Web du ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie mis à jour en juillet 2024.

    [2] Stéphane Bordeleau, Hydro-Québec prend le contrôle de la filière éolienne, Radio-Canada, 30 mai 2024.

    [3] Hélène Baril, Hydro-Québec prend le contrôle de l’éolien, La Presse, 30 mai 2024.

    [4] Thomas Gerbet, Voici où les «mégaparcs» éoliens d’Hydro-Québec sont attendus, Radio-Canada, 19 juin 2024.

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  • Entrevue de Richard Martineau avec Martine Ouellet, cheffe de Climat Québec

    Entrevue de Richard Martineau avec Martine Ouellet, cheffe de Climat Québec

    29 janvier 2025

    Québec veut tripler sa production d’énergie éolienne d’ici à 2035. Pour Martine Ouellet, la cheffe de Climat Québec et ancienne ministre des Ressources naturelles, cela serait « antidémocratique ». Entrevue avec Martine Ouellet, cheffe de Climat Québec

    «L’éolien aurait toujours dû être fait par Hydro-Québec», dit Martine Ouellet

    Réf.: https://www.youtube.com/watch?v=NAImCx6VkxQ


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  • Écoutez Rachel Fahlman, la présidente de Vent d’élus vous expliquer la différence en un BAPE spécifique et un BAPE générique.

    Écoutez Rachel Fahlman, la présidente de Vent d’élus vous expliquer la différence en un BAPE spécifique et un BAPE générique.

    15 janvier 2025

    Écoutez Rachel Fahlman, la présidente de Vent d’élus vous expliquer la différence en un BAPE spécifique et un BAPE générique.

    Réf.: https://youtube.com/shorts/msO8Sk1d5dw


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  • « Vers une transition énergétique ? » Épisode 1 avec Robert Laplante

    « Vers une transition énergétique ? » Épisode 1 avec Robert Laplante

    27 janvier 2025

    Robert Laplante, Directeur-général de l’Institut de recherche en économie contemporaine du Québec, nous parle de la nationalisation de l’électricité

    NousTV réf.: https://youtu.be/6vuNGKFOb6M


  • La filière éolienne québécoise: un lourd déficit démocratique

    La filière éolienne québécoise: un lourd déficit démocratique

    Claude Charron

    53 Pour, 55 Contre. Il n’y aura pas d’usine de bio méthanisation à St-Nazaire dans Bellechasse, un processus industriel qui transforme la matière organique en méthane. Après un an de discussions, le référendum a tranché, la démocratie a parlé. Les citoyens ont choisi de préserver leur qualité de vie plutôt que de subir odeurs et bruits dérangeants générés par une usine à la rentabilité douteuse.

    Un tel scénario est très improbable lorsqu’il s’agit d’un projet d’éoliennes industrielles en milieu habité. Pourtant rien ne va changer plus le cadre de vie des résidents que l’ajout de dizaines d’infrastructures plus hautes que la Place Ville-Marie et dont l’effet cumulatif des impacts est majeur (pollution sonore et visuelle, paysages patrimoniaux dégradés, baisse de la valeur des résidences, risques sanitaires, impacts psycho-sociaux, etc.). Tout le monde veut s’arracher la tête, insultes, menaces, vandalisme, foire d’empoignes aux séances du conseil. Alors pourquoi, à l’instar de St-Nazaire, ne pas avoir recours à un référendum pour éviter la crise sociale?

    Il y a 25 ans la création de la filière éolienne attribuée à l’entreprise privée n’est pas étrangère à cette situation. Dans une perspective d’énergie verte et de développement régional une brèche a été ouverte dans le monopole public d’Hydro-Québec marquant le début de la dénationalisation de l’électricité. Ce choix politique douteux s’avère surtout une affaire de gros sous avec pour principaux bénéficiaires les promoteurs privés dont les généreux profits sont financés par des hausses de tarifs des abonnés d’Hydro-Québec et une baisse des transferts vers le Trésor Public. La notion de « profits et redevances » combiné à l’entêtement de l’État à poursuivre une idéologie sans nuances sera au cœur de cette implantation chaotique de la filière éolienne n’importe où, n’importe comment et à n’importe quel prix. Mais pourquoi vouloir enfoncer dans la gorge des citoyens des projets dont ils ne veulent pas alors que le Québec regorge de gisements éoliens beaucoup plus performants en territoires non organisés?

    En 2023 Hydro-Québec réduit considérablement la durée de son appel d’offres pour l’approvisionnement de 1500 MW d’énergie éolienne, de surcroît en période estivale, de façon à accélérer les mises en chantier et empêcher l’organisation de groupes citoyens dénonçant depuis plusieurs années une énergie coûteuse, non fiable, non stockable, socialement inacceptable et ne générant aucune activité économique dans les communautés d’accueil pendant la phase d’exploitation. Les critères d’acceptabilité sociale et d’obligation d’un pourcentage de contenu local sont abandonnés. Les distances de protection des habitations restent pratiquement inchangées face à des éoliennes beaucoup plus hautes et puissantes encore jamais testées au Québec.

    Forts de dizaines de contrats avec clauses de confidentialité, les promoteurs exigent des conseils municipaux un cadre légal calqué sur leurs besoins pour implanter leurs projets. Des ententes sont signées, des résolutions adoptées, des montants sont négociés, dans la frénésie plusieurs élus se retrouvent en conflit d’intérêts; le secret est de mise, le citoyen attendra, la transition énergétique, elle, ne peut attendre. Sans mandat de la population, sourds aux doléances de leurs citoyens et à la solde des promoteurs pour vendre le projet à leurs citoyens, les MRC et les municipalités se placent dans une position de soumission quant au projet, position contraire à la recherche constante de l’intérêt public. Aveuglés par les redevances, les MRC adoptent des réglementations ou comportements moralement, éthiquement et démocratiquement discutables; des séances publiques écourtées, des mises en demeure, l’adoption de RCI au bénéfice exclusif du promoteur et la création de régies qui incite les municipalités à abandonner leur compétence en matière d’énergie sur leur territoire. Rien n’est prévu pour que les populations puissent s’exprimer démocratiquement sur l’opportunité ou non d’implanter des éoliennes industrielles dans leur milieu de vie. Les référendums, outil démocratique par excellence, sont proscrits et toute tentative d’y recourir deviendra un véritable parcours du combattant. Les Chambres de commerce, les organismes bénévoles, les commerces sont abreuvées de promesses économiques qui s’avéreront exagérées sinon fausses. Au gouvernement plus d’une cinquantaine de lobbyistes de l’éolien dont le profit est le motif principal harcèlent députés et ministres pour les convaincre de ce qui est bon pour les québécois.

    Sans réponses et sans arguments les élus locaux lancent :

    « Citoyens, adressez-vous au BAPE! »

    Après plusieurs commissions d’enquête sur l’éolien, le BAPE reconnaît lui-même qu’il intervient trop tard. Ses recommandations sont systématiquement ignorées par le conseil des ministres. Le BAPE devient un exutoire pour les doléances des citoyens plutôt qu’un réel moteur de changements. Les commissaires du BAPE ont recommandé à maintes reprises de « considérer un référendum pour communiquer au décideur gouvernemental la position réelle de la population sur le projet » (BAPE no 267, page 110) et ont constaté l’absence de réelles consultations de la population de la part des autorités municipales. Celles-ci s’en remettent presqu’exclusivement au discours des promoteurs et à la politique de l’État qui a érigé l’éolien en dogme. Marie-Claude Prémont, docteure en droit et ingénieure, conclut ainsi son analyse sur les ententes signées entre les parties: « La filière éolienne démontre que l’État a mis tout son poids afin de s’assurer de trouver la formule la plus flexible et implacable pour forcer l’implantation d’une production privée d’énergie renouvelable au Québec. Le citoyen se trouve ainsi éjecté du triangle de la justice négociée entre les trois parties que sont l’État, la municipalité et le promoteur, ce qui remet en question les fondements mêmes de la démocratie municipale. » *

    Les principaux intéressés, les riverains qui vont se retrouver à l’ombre des éoliennes, placés devant un fait accompli, calculent leurs pertes. À la défense de leur milieu de vie ils n’ont de cesse d’exiger un moratoire immédiat sur tout projet éolien industriel et des référendums obligatoires. De plus Hydro-Québec doit cesser tout partenariat avec le privé et prendre le contrôle exclusif de la production d’énergie éolienne de façon à offrir aux québécois les meilleurs tarifs pour leur richesse collective.**

    Claude Charron, comité des riverains des éoliennes de L’Érable

    *Marie-Claude Prémont, La justice négociée de l’énergie éolienne au Québec, Cahiers de droit, juin 2019, page 365

    ** Michel Morin, $23 milliards sur 25 ans pour l’éolien déjà en place, Journal de Montréal, 9 avril 2016

  • Entrevue avec l’animatrice de l’émission « Vers une transition énergétique ? »

    Entrevue avec l’animatrice de l’émission « Vers une transition énergétique ? »

    20 janvier 2025

    Entrevue avec Mme Carole Neill, l’animatrice de l’émission « Vers une transition énergétique ? » qui est sur les ondes de NousTV depuis le 16 janvier.

    Réf.: https://youtu.be/DfCmLGCNWuQ


  • « Santé et éoliennes : recensement des connaissances »

    « Santé et éoliennes : recensement des connaissances »

    Une vidéo sur le même sujet, également de Martina Bastian, est disponible sur le site du Comité Pour un choix éclairé dans Nicolet-Yamaska.


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