Auteur/autrice : Gaston

  • Angers et la pertinence sociale

    Angers et la pertinence sociale

    Jean Guilbert

    Lors de la conférence de presse du mercredi 13 novembre, le maire de Shawinigan a préféré parler de «pertinence sociale» plutôt que «l’acceptabilité sociale». On comprend que derrière ce nouveau concept, monsieur le maire défend plutôt la «pertinence politique» en récupérant le concept de transition énergétique.

    Sur le site du gouvernement du Québec, on peut lire la définition suivante: «une transition énergétique (ou transformation du système énergétique) est un changement structurel majeur de l’approvisionnement et de la consommation d’énergie dans un système énergétique».

    C’est précisément cette transition faussement «verte» que dénoncent les détracteurs de TES Canada. Comme Johanne Whitmore, chercheuse à HEC de Montréal, l’a souvent souligné, ce projet est «une aberration énergétique», car il y a un gaspillage énorme d’énergie.

    Produire de l’hydrogène (et ultimement du gaz) avec de l’électricité est une aberration tellement il y a une immense perte dans le processus (70 %). Aussi, dans cette définition de la transition énergétique , il y a le mot consommation. La grande majorité des gens qui nous appuient (on le voit dans nos échanges lors de la signature de pétitions) ont une vision du futur axée sur un environnement sain ainsi que sur une préservation de leur milieu de vie.

    En ce moment (n’en déplaise à monsieur Angers et à TES Canada) il n’y a pas d’acceptabilité sociale. On assiste même à une rupture sociale avec la minorité en faveur du projet (souvent des propriétaires terriens n’habitant même pas le territoire et qui ne pensent qu’à leur intérêt personnel).

    Pendant qu’à Shawinigan on se réjouit en se frottant les mains, ailleurs les résidents des MRC (qui eux pourraient subir directement les inconvénients de ces mauvaises décisions contrairement aux Shawinganais) cultivent les pancartes de protestation et continuent de faire entendre haut et fort leurs voix. Les millions de dollars promis par TES Canada n’achèteront pas le bon sens des résidents.

    Transitons ensemble vers une sobriété énergétique et non pas vers un gaspillage énergétique.Jean Guilbert,Producteur agricole à Saint-Maurice

    Cette lettre est parue également dans le Nouvelliste :Angers et la pertinence sociale

    Elle est une réponse à l’article du Nouvelliste ; Démonstration de soutien envers TES Canada à Shawinigan

  • Les éoliennes vont vous coûter 9MDs pour RIEN en 2025 ! – Fabien Bouglé reçu par André Bercoff

    Les éoliennes vont vous coûter 9MDs pour RIEN en 2025 ! – Fabien Bouglé reçu par André Bercoff

    Sortie le 3 nov. 2024

    Nouvelle émission d’André Bercoff

    DIMANCHE à 13h pour TOCSIN !

    Le développement des éoliennes en France a commencé sur un conflit d’intérêt.
    Il a continué sur un détournement de la loi.
    Il coûtera 9Mds en taxes rien qu’en 2025 et exige 200Mds d’investissements pour que le réseau de distribution puisse supporter ces sources intermittentes…
    Alors que le nucléaire marche très bien !
    Angela Merkel avait prévenu que si l’on commençait à donner des subventions aux éoliennes, on ne pourrait jamais les retirer tant leur lobby est puissant.
    Et pourtant…
    La France sans ses éoliennes a une empreinte carbone 7 fois plus faible que l’Allemagne qui les a développé massivement.
    Dernier mensonge, l’éolien et le nucléaire de font pas bon ménage que les centrales atomiques ne peuvent pas monter en charge suffisamment rapidement quand les éoliennes s’arrêtent… La France est donc obligée de s’appuyer sur des capacités thermiques !


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  • L’acceptabilité sociale, ce n’est pas du vent : nous exigeons un vrai consentement

    L’acceptabilité sociale, ce n’est pas du vent : nous exigeons un vrai consentement

    Madame la ministre Christine Fréchette, 

    Nous vous écrivons concernant l’importance de l’acceptabilité sociale dans les projets publics, notamment dans le cadre du projet d’hydrogène “vert” de TES Canada et des autres projets éoliens près de milieux habités et agricoles. Votre déclaration récente à l’émission Toujours le matin, évoquant une « trame de fond plutôt en faveur », nous préoccupe. Ce type de mesure ambiguë ne garantit pas un véritable consentement citoyen.

    Dans vos propos, vous semblez réduire l’acceptabilité sociale à un simple assentiment minimal que l’on pourrait même ignorer afin de ne pas ralentir un projet. Ceci est inacceptable dans une société qui se dit démocratique, contredit toute l’expertise en matière de consultation citoyenne, en plus d’ouvrir la voie à des décisions précipitées pouvant nuire à la qualité de vie des communautés locales.

    Ne serait-il pas de votre devoir de vous assurer du consentement citoyen? Votre prédécesseur avait pourtant bien assuré à la même émission de radio le 16 mai dernier que “En bout de piste, si les gens n’en veulent pas d’éoliennes, on ne pourra pas aller contre les gens”. 

    Comme le soulignent experts et organisations de renom, dont Marie-Ève Maillé (Acceptabilité sociale : sans oui, c’est non) et l’Organisation des Nations Unies avec le principe du consentement libre, préalable et éclairé (CLPE), l’acceptabilité sociale doit se baser sur un consentement explicite des populations affectées. Sans ce consentement, elle ne peut être considérée comme légitime.

    Le collectif Pour un choix éclairé dans Nicolet-Yamaska, le Comité des riverains des éoliennes de l’Érable, Toujours Maîtres chez nous et le Collectif Vent de démocratie de Saint-Adelphe vous demandons que tout projet industriel, en particulier dans les domaines de l’énergie et de l’extraction, soit soumis à un référendum dans chaque municipalité impactée, ceci afin de garantir un consentement démocratique et un soutien communautaire significatif. 

    Madame la ministre, la prise en compte sérieuse de l’acceptabilité sociale est essentielle pour bâtir une société juste et harmonieuse. Nous sommes convaincus qu’un cadre clair à cet égard, incluant des référendums municipaux, nous permettra de mener à bien des projets véritablement porteurs et rassembleurs pour les communautés touchées, respectant leurs valeurs et leurs priorités locales.

    Dans l’attente de vos réflexions et actions sur ce sujet primordial, nous vous prions d’agréer, madame la ministre, l’expression de nos salutations distinguées.

    Cordialement,

    Janie Vachon-Robillard, porte-parole du collectif Pour un choix éclairé dans Nicolet-Yamaska-RVÉQ

    Philippe Duhamel, porte-parole du Regroupement vigilance énergie Québec

    Claude Charron, porte-parole du Comité des riverains des éoliennes de l’Érable

    Martine Cloutier et René Beaudoin, porte-paroles de Toujours Maîtres chez nous

    Carole Neill du porte-parole du Collectif Vent de démocratie de Saint-Adelphe

    Cette lettre est paru ici : https://www.lanouvelle.net/lettres-dopinion/lacceptabilite-sociale-ce-nest-pas-du-vent-nous-exigeons-un-vrai-consentement/

  • Ça passe pas le TES

    Ça passe pas le TES

    Jean Guilbert

    Quelles études démontrent la nécessité ou l’urgence de ce parc éolien, y compris près des habitats, dans nos zones rurales et agricoles? (Josée Lafortune)

    LA PAROLE AUX LECTEURS / Ce sont des résidents de chez nous, inquiets, qui mènent la lutte contre un envahisseur nommé Trees energy solutions.

    Contrairement à ce que certains croient, TES Canada ne signifie pas «très enthousiaste solution» mais bien «très empoisonnante solution».

    Johanne Whitmore des Hautes études commerciales de Montréal l’a bien dit dans les médias, TES n’a jamais fait la preuve que son projet pouvait contribuer à la décarbonation du Québec.

    Quelles études démontrent la nécessité ou l’urgence de ce parc éolien, y compris près des habitats, dans nos zones rurales et agricoles? À qui va servir cette poussée d’industrialisation, soi-disant verte, alors que sur le plan environnemental, nous fonçons directement dans un mur avec le dérèglement climatique?

    Les événements récents ne sont-ils pas suffisamment évocateurs pour montrer que cette multinationale, n’ayant aucune assise dans notre milieu, veut notre bien? Elle se présente sous le prétexte d’une transition énergétique et d’une décarbonation pour le Québec. Depuis quand une multinationale étrangère s’installe quelque part pour sauver une population locale?

    Depuis que les scientifiques colligent des données statistiques sur les moyennes de température, 2023 a été l’année la plus chaude de tous les temps et les pronostics à venir pour 2024 ne sont pas réjouissants.

    Quand on y ajoute de tels mégaprojets industriels, dont le bénéfice ne sert que quelques individus, nous avons raison d’être inquiets. Qui parle de «sobriété énergétique» surtout pour les grandes entreprises et les services gouvernementaux?

    Notre collectif de citoyens «Toujours maîtres chez nous» s’efforce d’informer la population sur les impacts possibles d’un tel projet.

    En documentant des informations provenant de régions d’ici et d’ailleurs, nous contribuons à faire connaître les risques de la présence de tours d’acier, plus hautes que tous nos clochers d’églises, dans notre paysage. Agissons pour éviter que cela arrive chez nous. Faites connaître votre opposition à vos élus et dans les médias.

    Jean Guilbert

    Saint-Maurice

    Cettre lettre est parue également ici: Réf. : https://www.lenouvelliste.ca/opinions/parole-aux-lecteurs/2024/10/25/ca-passe-pas-le-tes-T7CGWSJCFNCBXCS37H2ZCYNHWY/

  • La prochaine mission de TES Canada : éduquer les récalcitrants

    La prochaine mission de TES Canada : éduquer les récalcitrants

    Gaston Rivard

    Selon M. Gauthier, PDG de TES Canada, seul « un petit bassin de gens » s’oppose au projet. Mais alors, que faut-il penser de la multitude de pancartes qui sur le territoire témoigne du contraire, comme des stigmates anticipés sur un territoire qu’on se prépare à sacrifier. Ce démenti formel serait donc l’œuvre d’une petite minorité?

    De plus, ces opposants seraient ignares? Sinon, comment comprendre ce besoin avancé par M. Gauthier « d’éduquer les gens sur les impacts des éoliennes. Y a des impacts». Éduquer, ici, signifierait-il dissoudre les nuisances réelles dans une rhétorique fallacieuse conduisant à faire de ce moindre mal la voie royale vers un grand bien? D’autant plus qu’il est question de « démontrer que certaines des préoccupations et des craintes on les évite ou ne sont tout simplement pas là… »

    Un an s’est presque écoulé depuis l’annonce du projet, et nous devons avouer, qu’au sein de ce « petit bassin de gens », les préoccupations et les craintes, loin de se dissiper, ont crû à la mesure des connaissances acquises de la filière éolienne et du projet de TES en particulier. Pourquoi avoir tant tardé à vouloir nous éduquer? Ne serait-ce pas plutôt parce que « ces préoccupations et ces craintes », on voulait avant tout « éviter » d’en parler?

    Évidemment, M. Gauthier a l’excuse de circonstance, l’échappatoire morale capable de disculper les consciences de toute faute. Et oui, il lui suffit de dire « on a fait le meilleur projet qu’il était possible de faire». Mais pour qui?

    Et de conclure comme s’il luttait contre une implacable fatalité dont TES Canada ne serait pas à l’origine « on a écouté la population »

    Ce discours est-il suffisant pour se dédouaner d’impacts réels pouvant être évités? Nous ne le croyons pas.

    Si un territoire habité ne peut permettre la création d’un parc éolien sans créer de graves préjudices à la population qui l’habite, ne serait-ce pas parce que ce n’est pas l’endroit idéal pour le créer?

    Ne serait-ce pas parce que le promoteur ne veut surtout pas s’engager à respecter certaines normes protégeant véritablement les citoyens, les considérant trop exigeantes et donc susceptibles de l’empêcher de répondre entièrement à ses désirs?

    TES Canada n’a pas « écouté la population » parce que ce projet fut pensé sans la consultation de cette population. L’écouter l’obligerait à modifier ce projet, à éloigner les éoliennes de la population, mais cela nécessiterait des coûts supplémentaires et TES Canada, de l’aveu même de M. Gauthier, ne veut pas franchir ce pas. Trop dispendieux, pas suffisamment de profit. La solution est simple, sacrifions le territoire et sa population au nom de la rentabilité. Qu’importe la démesure entre la taille du projet et la possibilité d’accueil du territoire, poussons pour qu’il y entre tout de même.

    « certaines des préoccupations et des craintes on les évite »

    Vraiment? Essayons de voir ce qu’il en est. Illustrons notre propos à l’aide d’une mesure possible parmi bien d’autres. TES Canada pourrait s’engager à éliminer les nuisances produites par le bruit, s’il avait véritablement « écouté la population ». Que nous promet-il? Qu’il n’excèdera pas la norme provinciale de 40 décibels la nuit, et de 45 le jour. Notons toutefois qu’il n’est pas vraiment méritoire de s’engager à la respecter quand on sait que ces seuils de décibels sont prescrits par la loi. Un véritable signe de bonne volonté de la part de TES Canada serait d’abaisser ce seuil, de s’engager à ce que 35 décibels soit le seuil maximum du bruit émanant de l’éolienne qui puisse être entendu à l’emplacement d’une résidence. Voilà un engagement qui serait probant envers la population. Mais pourquoi, direz-vous placer ce seuil à 35 décibels? Mais tout simplement parce qu’un rapport datant du 28 octobre 2014, sur une étude menée en 2012 par Santé Canada sur une période d’un an, dans des parcs éoliens d’Ontario et de l’Île-du-Prince-Édouard, montre parfaitement que les seuils de 40 et 45 décibels ne sont pas aptes à protéger le bien-être des citoyens. « Une augmentation statistiquement significative du désagrément a été observée lorsque le bruit des éoliennes dépassait 35 dBA », voilà un des résultats obtenu par Santé Canada dans cette étude. En Ontario 16,5% des répondants déclaraient être « fortement incommodés » lorsque le nombre de décibels étaient plus grand ou égal à 40 décibels. TES Canada serait donc prêt à sacrifier ce pourcentage de la population? Il n’aurait donc « écouté » que 83,5% de la population?

    Dans les faits, une source de bruit de 40 décibels, probablement imperceptible en milieu urbain, sera belle et bien perceptible dans un rang en campagne, justement là où seront les éoliennes. Car c’est le bruit ambiant qui détermine si une source d’un bruit particulière sera perçue. Dans un rang, en campagne, la nuit, un bruit de 40 décibels dérangera. Peut-être même dérangera-t-il le jour lors de l’accalmie des activités humaines. TES Canada nous annonce que cela correspond au bruit d’une conversation à voix basse. Aimeriez-vous dormir avec des gens qui chuchotent tout la nuit à proximité, et cela parfois pendant plusieurs nuits? Surtout si la discussion est ennuyante? Poser la question, c’est y répondre.

    Le programme d’éducation projeté par TES Canada comprendra sûrement un petit cours de géométrie et/ou de géographie, car certaines notions sont assez complexes à saisir. Pensons à l’obligation légale précisant que la source d’alimentation électrique doit être « adjacente » à l’usine qu’elle dessert, alors que certaines éoliennes seront à plus de 35 kilomètres. La formation prévue vous permettra de résoudre cet épineux problème par une solution ingénieuse : il suffit de doter le terme « adjacent » d’une extension infinie. Inscrivez-vous dès maintenant, les places sont peut-être restreintes.

    Enfin, ce projet d’éduquer la population n’atteindra pas son objectif, s’il ne s’attaque pas à la classe plus cultivée de la population. On peut donc s’attendre à ce que les universitaires de maintes disciplines, les experts fort de plusieurs années d’expérience dans leur champ de compétence, de même que plusieurs joueurs s’activant dans les coulisses de la politique provinciale, seront également invités à parfaire leur « éducation » afin de rectifier leur vue erronée sur la décarbonation proposée par TES Canada, leur attachement excessif à la nationalisation de l’électricité, leur méthode de calcul des bilans financiers, etc. Il y a tant à faire pour « éduquer » la population. Encore une fois, merci TES Canada, pour tout effort allant en ce sens.

    Il est incontestable que le projet de TES Canada ne fait pas l’unanimité et que les gens réfractaires à sa réalisation sont beaucoup plus nombreux que ne l’affirme M. Gauthier. Il est également manifeste que les raisons de cette résistance excèdent, et de beaucoup, celles mentionnées plus haut et qu’elles ne peuvent être condensées dans une seule lettre d’opinion.

    TES Canada profite du climat apocalyptique, des craintes légitimes engendrées par le dérèglement climatique, essaie de distendre les règles de l’autoproduction pour ouvrir une brèche vers la privatisation de l’électricité, et bénéficie d’une politique gouvernementale fonçant tous azimuts vers des choix mal planifiés, fortement contestés et ne répondant pas au mandat pour lequel il fut élu. Sans ces trois conditions réunies, l’évidence nous sauterait aux yeux : le projet de la création d’un parc éolien, en milieu habité, pour alimenter une usine sise à des dizaines de kilomètres, et impactant considérablement 12 municipalités apparaîtrait pour ce qu’il est : une aberration énergétique.

    Gaston Rivard,

    Saint-Adelphe

    Cette lettre est paru également ici : https://rveq.ca/replique-opinions/la-prochaine-mission-de-tes-canadanbsp-duquer-les-rcalcitrants

  • TES Canada: référendum ou sondage?

    TES Canada: référendum ou sondage?

    Pierre Pouliot

    À la dernière assemblée des maires de la MRC de Mékinac, il a été à nouveau demandé la tenue d’un référendum consultatif régional, ce que la préfète a encore ignoré prétextant que les considérations à l’égard de ce projet ne devraient pas se résumer à une seule question.

    Après bientôt un an, qu’y a-t-il de plus à connaître de ce projet? Celui-ci ne peut être mieux expliqué que par TES Canada lui-même et la suite n’est que questionnements tels que ceux décrits par l’étude d’Hydrogène-Sciences-Coalition, par une multitude d’autres chercheurs, scientifiques et experts en énergie qui condamnent cette aberration énergétique en plus de diverses recommandations faites par l’Institut nationale de santé publique du Québec (INSPQ).

    Toutes autres interrogations et examens demeurés jusqu’à ce jour sans réponse ont été soulevés par le public et les différents médias.

    Suggérant l’approche d’un sondage pouvant être réalisé l’an prochain, la MRC se heurte aux mêmes défis que les opposants à ce projet, soit mettre en lumière les questions à caractère privé demeurées sans réponse issues d’une non divulgation de la part de ce promoteur.

    Pour ce faire, les MRC ont le devoir d’apporter plusieurs autres compléments d’informations auprès du public outre les supposées retombées économiques promises. Il faut également que chacun des maires puisse enfin avouer leur méconnaissance de ce dossier.

    Considérant les garanties inexistantes dans l’atteinte promise des objectifs visés de décarbonation, comment la population peut-elle croire en ce projet mal cousu depuis son annonce?

    À propos de ce sondage, une population non impactée par un projet se désintéresse généralement de l’information véhiculée et, sans obtenir toute l’information à de vraies questions et l’obtention de réponses véridiques et validées par tous les milieux, médias y compris, il risque de n’y avoir aucun acquis au niveau de l’accroissement de ces connaissances.

    C’est un peu aberrant. On peut faire dire et obtenir ce que l’on veut d’un sondage dépendamment de qui le propose, le diriger vers des objectifs voulus et des individus ciblés, en plus d’en tirer une interprétation déguisée digne de celle définie en exemple par notre nouvelle ministre de l’Énergie à propos de l’acceptabilité sociale.

    Il appartiendra donc aux élus par la suite de démontrer avec clarté que ce genre de sondage n’est aucunement biaisé, fallacieux, orienté ou manipulé.

    Pierre Pouliot

    Notre-Dame-du-Mont-Carmel

    Cet lettre est paru également ici : https://www.lenouvelliste.ca/opinions/parole-aux-lecteurs/2024/10/24/tes-canada-referendum-ou-sondage-SIRSUTZD6NGTPOT5U3ZZLMMGNQ/

  • Les impacts de la production éolienne privée au Québec

    Les impacts de la production éolienne privée au Québec

    22 octobre 2024

    Le PCENY offrait une fois de plus cet espace pour s’informer, questionner et échanger. Cette fois, l’assemblée publique avait lieu à Baie-du-Febvre le 22 octobre 2024. Près de 120 personnes se sont déplacés pour voir, entre autres, la conférence de Kristof Beaucaire, soulignant les impacts de la production éolienne privée au Québec.

    Wow, quelle conférence ! Dans celle-ci, M. Beaucaire a parlé des acteurs impliqués dans la création d’un parc éolien, son financement ainsi que les enjeux plus larges d’un parc éoliens (économiques, politiques et environnementaux).

    Qui est Krystof Beaucaire ?

    Krystof Beaucaire est doctorant de sociologie à l’Université Concordia et se spécialise en sociologie de l’économie et en sociologie de l’environnement. Il est chercheur associé à l’Institut de recherche en informations socioéconomiques (IRIS), à la Chaire de recherche sur la transition écologique et à l’atelier d’Écologie sociale du capitalisme avancé (ESCA). Bonne écoute !


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  • TES Canada et le mépris des faits

    TES Canada et le mépris des faits

    TES Canada demeure déterminée à mener à bien son projet. (Josée Lafortune)

    POINT DE VUE / L’auteure, Isabelle Clément, est conseillère municipale à Hérouxville.


    C’est presque gênant d’avoir à le rappeler, mais un fait et une opinion sont deux choses distinctes qui n’ont pas la même valeur de vérité.

    Lorsque Éric Gauthier, président de TES Canada, affirme dans une entrevue au Nouvelliste que le nombre d’opposants à son Projet Mauricie est restreint quand on considère la population des MRC concernées dans son ensemble, c’est une simple opinion. Une opinion fondée sur rien du tout et visant uniquement à servir l’immense campagne de marketing mise en marche par TES Canada.


    Rappelons que TES Canada a des millions de dollars à investir pour se faire entendre alors que les gens sur le terrain n’ont à peu près rien, si ce n’est leur temps, qu’ils doivent trouver malgré des vies professionnelles et familiales déjà très occupées.

    Si Éric Gauthier trouve l’opposition insignifiante, c’est probablement lorsqu’il constate cette disproportion entre les moyens à sa disposition et ceux des opposants au projet. Mais en termes de nombre de personnes – ce qui devrait signifier quelque chose dans un pays supposément fondé sur la démocratie – l’opposition est loin d’être insignifiante.

    Dans la réalité, nos villages et campagnes sont placardés de pancartes marquant l’opposition à ce projet. Alors qu’à Hérouxville, nous pouvions auparavant compter sur les doigts d’une seule main les citoyens qui se présentaient les soirs de conseil municipal, notre salle est désormais pleine chaque mois. C’est aussi le cas dans les municipalités touchées par le projet.

    Aussi :

    • L’UPA Mauricie s’est positionnée contre le projet.
    • 84% des répondants à un sondage commandé par le village de Saint-Prosper se sont positionnés contre le projet.
    • À Saint-Adelphe, village de 900 habitants, une pétition de 410 noms a été remise à la MRC.
    • À Sainte-Thècle, village de 2400 habitants, c’est 925 personnes qui ont signé pour marquer leur opposition.
    • À Saint-Luc-de Vincennes, village de 556 habitants, 314 signatures.
    • À Saint-Maurice, village de 3781 habitants, 950 signatures.
    • À Saint-Narcisse, village de 1834 habitants, 688 signatures.
    • À Saint-Prosper, village de 475 habitants, 376 signatures.
    • À Saint-Stanislas, village de 1020 habitants, 500 signatures.

    À l’échelle du Québec, ça représenterait des millions de signatures.

    Ces chiffres sont énormes. Les ignorer relève d’un mépris difficilement qualifiable.

    Il faut être dans un déni grave de la réalité pour penser que l’opposition au Projet Mauricie est négligeable.

    Plus encore, j’inviterais monsieur Gauthier à relire le texte d’une résolution qui demande un BAPE générique sur le développement éolien et qui a été adoptée par les municipalités de Saint-Adelphe et Sainte-Thècle, ainsi que la MRC de Mékinac cet été.

    Voici un extrait:

    «Considérant que le Projet Mauricie ne se réalise ni dans l’esprit de la nouvelle stratégie d’Hydro-Québec ni dans l’esprit du développement éolien qui a cours au Québec depuis plus de 20 ans»

    «Considérant que le Projet Mauricie a été annoncé sans que les élus ou la population locale n’aient pu se prononcer sur le sujet»

    «Considérant que le Projet Mauricie ouvre une brèche inédite en matière d’autoproduction hors site, et ce sans encadrement»

    Peut-on vraiment conclure à la lecture des faits énumérés plus haut et de cette résolution que l’opposition au projet n’est portée que par une petite minorité?

    Refuser de tenir compte de l’opposition qui fait rage en ce moment chez nous est non seulement une insulte aux principes démocratiques, c’est une déconnexion de la réalité.

    Or, lorsqu’une personne refuse les faits avec une telle insistance, lui faire confiance devient un acte irresponsable.

    La seule chose en laquelle on peut avoir confiance, c’est que TES Canada va maximiser les profits quitte à saccager la qualité de vie des populations au sein desquelles l’entreprise va s’établir. TES Canada nous montre des miettes au microscope en nous disant «Regardez l’immensité de ce que nous allons vous donner». Ça reste des miettes.

    A paru également dans : Réf. : https://www.lenouvelliste.ca/opinions/point-de-vue/2024/10/18/tes-canada-et-le-mepris-des-faits-UUEW74KRVRDJZGUGI3YJKDSJ6Y/

    Isabelle Clément

  • Réponse au journaliste Patrice Bergeron, La Presse Canadienne

    Réponse au journaliste Patrice Bergeron, La Presse Canadienne

    Le 11 octobre 2024

    Bonjour Monsieur Bergeron,

    Nous sommes des opposants au projet de TES Canada en Mauricie. Si vous étiez venu frapper à nos
    portes, nous vous aurions répondu avec empressement. Voici nos commentaires en suivant le plan de
    votre article du 6 octobre dernier.

    1. Fin avril 2024, la multinationale TESCanada H2 inc. avise le ministère de l’Environnement, dans son
      Avis de projet, qu’elle projette jusqu’à 145 éoliennes. Trois ou quatre jours plus tard, elle disait aux
      médias passer de 144 à 130 éoliennes. Quoiqu’elle l’ait répété par la suite, la porte reste ouverte jusqu’à
      145 éoliennes selon son dossier au ministère. Les cartes émises par TES Canada datent du 30 avril 2024
      et n’ont pas été modifiées à ce jour. Alors vous comprendrez que de notre part, nous continuons à dire
      que c’est un projet de 145 éoliennes industrielles et non de 130.
    2. Sur la décarbonation, les Johanne Whitmore et Paul Martin qui, les premiers, ont levé le drapeau
      rouge dans La Presse du 2 janvier 2024, les 101 organisations qui ont envoyé une lettre au premier
      ministre le 3 février, les 18 organisations et 13 scientifiques qui ont signé une lettre dans Le Devoir du
      1er mars, les cinq experts dans leur webinaire de mai, pour ne nommer que ceux-là, ont tour à tour émis
      des réserves. Ce n’est pas un discours nouveau, voir Radio-Canada du 21 décembre 2022 : « Il faut
      réduire les attentes vis-à-vis de l’hydrogène vert, selon des experts ». Ce sont des spécialistes de la
      question. Ils s’entendent pour dire qu’il ne suffit pas de l’énoncer comme le fait TESCanada. C’est
      pourquoi nous mettons de l’avant le nécessaire principe de précaution face aux prétentions de la
      multinationale et de ceux qui relaient ses informations.
    3. La multinationale prétend avoir consulté 2000 à 3000 personnes ? Ses trois premières séances de
      consultation consistaient en des kiosques d’information, une méthode qui s’est valu des critiques de la
      part du BAPE dans d’autres projets. Elles ont eu lieu les 21, 27 et 28 novembre 2023. Le Nouvelliste du 2
      décembre rapportait que c’est « plus de 600 citoyens rencontrés, une centaine d’élus et de
      fonctionnaires municipaux ». Puis il a fallu la pression des élus municipaux, à ce qu’ils nous ont répété,
      pour que la multinationale consente à tenir de véritables séances d’information les 26 et 27 mars, qui
      ont réuni un total de quelque 500 citoyens, majoritairement contre le projet, et auxquels TESCanada n’a
      pas vraiment su répondre. On est loin des 2000 personnes consultées.
    4. Au sujet du bloc d’énergie promis par Hydro-Québec, rappelons qu’il a été concédé sans appel
      d’offres, et ce, à un coût ridiculement bas de 0,04$. Pendant qu’on nous répète que le projet de la
      multinationale ne bénéficie d’aucune aide financière de l’État… Et si la multinationale obtient la
      possibilité de revendre l’électricité à Hydro-Québec, comme elle le souhaite, ces 150 MW obtenus à
      0,04$ seront sans doute revendus à quelque 0,12$. C’est une aide financière déguisée.
    5. Le « Pas dans ma cour » s’appuie sur une réalité dont ne parlent jamais la multinationale et les élus : le
      principe de réciprocité. Si l’éolienne ne peut s’approcher à moins de 600 mètres d’une habitation, tous
      1Articles : « Un projet de parc éolien privé divise la population en Mauricie » et « Des opposants au
      projet souhaitent un référendum » dans La Presse et La Presse Plus du 6 octobre 2024, et « Des
      opposants à un projet d’usine à hydrogène souhaitent un référendum » et « Voici quelques données
      statistiques sur l’entreprise TES Canada » dans L’Actualité du 6 octobre 2024.
      les propriétaires situés à l’intérieur de ce périmètre de 600 mètres perdront, sans leur consentement, la
      liberté d’usage de leurs propriétés. C’est de l’expropriation déguisée de servitude. Il n’y a pas
      d’approbation des voisins, comme vous le laissez entendre dans votre article.
    6. L’acceptabilité sociale que vous rapportez n’est rien d’autres qu’une acceptabilité sociale achetée : les
      municipalités recevront des centaines de milliers de dollars en redevances, les propriétaires signataires
      en recevront aussi, de même que les voisins. Mais insistons que cette redevance destinée aux voisins
      sera divisée par le nombre de voisins impactés. Dans plusieurs cas, ça donnerait entre 500$ et 1000$ par
      année par voisin. La qualité de vie, la qualité de l’eau potable, le droit de propriété (l’usage) et la valeur
      marchande d’une propriété valent nettement beaucoup plus que cette maigre compensation. Si c’était
      aussi rose et aussi vert que ce que disent les rapporteurs, il n’y aurait pas autant de mouvements
      d’opposition partout dans le monde.
    7. Le BAPE et la CPTAQ sont-ils des garanties de protection ? Non, le BAPE n’a qu’un pouvoir de
      recommandation et la CPTAQ a accepté plus de 90% des demandes liées aux éoliennes. D’ailleurs, il y a
      au moins un endroit au Québec où les éoliennes installées sont plus puissantes que celles qui avaient été
      soumises au BAPE et qui avaient fait l’objet de l’étude d’impact. C’est une réalisation passée sous le radar
      du BAPE.
    8. Les règlements proposés par les MRC de Mékinac (RCI) et des Chenaux (schéma d’aménagement) sont
      copiés des autres règlements adoptés ailleurs au Québec pour des éoliennes plus petites et moins
      puissantes. Ils ne tiennent pas compte du projet de la multinationale. Les élus refusent d’y mettre un
      coefficient Distance-Hauteur-Puissance plutôt qu’une distance séparatrice fixe. C’est d’autant plus
      important que la plus haute instance en santé au Québec, de son propre aveu, n’a pas les données
      suffisantes pour se prononcer. Par ailleurs, ces règlements créent deux catégories de citoyens : ceux des
      villages qui seront protégés et ceux des rangs qui ne le seront pas à cause des distances réduites. Y a-t-il
      véritablement un danger pour l’eau potable ? Les élus de la MRC des Chenaux l’ont reconnu en adoptant
      un règlement pour protéger leurs sources d’approvisionnement en eau potable. Mais ces règlements ne
      protègent pas les puits privés. On le voit, ce sont plutôt des règlements incomplets qui briment les
      citoyens. Avec ses 24 ans d’expérience, le maire Labranche de Saint-Adelphe devrait le savoir.
    9. J’ai moi-même été la cible d’un pro-éoliennes. Il a mis fin à son intimidation lorsque j’ai menacé de
      porter plainte à la Sûreté du Québec et après avoir fait intervenir deux maires. Puis cet intimidateur s’est
      tourné vers une autre victime.
    10. Le soutien gouvernemental : Depuis plus de cinq mois, nous demandons une rencontre à notre
      député Sonia Lebel. Et cet été, nous avons aussi demandé une rencontre à notre député Champagne.
      Nos demandes restent sans réponse. L’intervention du député Boulet dans votre article est sa toute
      première publique dans le dossier, faite parce que vous avez communiqué avec lui.
    11. La transparence municipale : Depuis l’annonce du projet en novembre 2023, les MRC et les
      Municipalités n’ont organisé aucune séance d’information (outre la consultation d’avril 2024 sur le projet
      de RCI par la MRC de Mékinac et celle du 5 juin 2024 sur le projet de modification du schéma
      d’aménagement par la MRC des Chenaux) et n’ont diffusé aucune information (dates, compte-rendus,
      contextes) sur des rencontres ou formations qu’elles disent avoir eues ici et là. Certaines informations
      ont pu être soutirées lors des périodes de questions aux séances municipales mais qui se résument
      souvent par des « On ne peut pas en parler » et des « Faites-nous confiance », comme s’il fallait signer
      un chèque en blanc.
    12. Plus de 4000 personnes ont signé les pétitions qui ont circulé dans plusieurs municipalités. Combien
      de pro-éoliennes ont signé pour ne pas faire valoir leur position divergente, comme le croient le maire
      Blouin de Sainte-Thècle et la plupart des autres maires ? Même en appliquant la loi de Pareto du 80%
      20%, même en réduisant de 20% le nombre de signataires, les opposants sont encore en majorité. Saint
      Prosper est la seule municipalité à avoir organisé un véritable sondage qui a révélé que 84% des
      répondants étaient contre. Mettons-y une marge d’erreur de 20% si on veut, ça donne quand même une
      importante majorité d’opposants. Ce résultat est sans doute applicable aux onze autres municipalités.
    13. L’UPA Mauricie, comme d’autres régionales au Québec, s’oppose vigoureusement à l’implantation
      d’éoliennes en zone agricole. Chaque parcelle soustraite aux 2% de territoire agricole au Québec est une
      parcelle de trop. On ne peut se contenter de la vision à courte vue du maire Blouin. S’il n’y a pas de
      culture ou de pâturage aujourd’hui, il faut conserver tout le potentiel agricole avec une vision d’avenir.
    14. N’en déplaise au maire Blouin, les impacts sur la qualité de vie, sur les paysages, etc., seraient les
      mêmes si le promoteur était Hydro-Québec ou les Municipalités avec les Autochtones. Tout le monde est
      d’accord avec les éoliennes, mais pas en zone habitée ni en zone agricole. Qu’Hydro-Québec soit l’unique
      promoteur de l’éolien au Québec ? C’est ce que tout le monde ici souhaite. Que les Municipalités et les
      Autochtones soient partenaires ? Non. Je vous renvoie à ce sujet à l’intervention de Jean-François Blain
      lors des audiences de la Commission sur le projet de loi 69 à l’effet qu’il faut viser l’équité entre les
      instances municipales et non favoriser la compétition entre elles. L’Alliance de l’Est, dans son
      intervention devant cette commission, voudrait se présenter comme le modèle à suivre, mais monsieur
      Blain propose plutôt la création d’un fonds équitable de développement régional. Nous sommes de l’avis
      de monsieur Blain.
    15. Nous comprenons très bien, contrairement à ce que croit Éric Gauthier, que ce « projet-pieuvre » –
      l’expression est de Caroline Clément, préfète de Mékinac– est un ensemble lié. Nous avons fait nos
      devoirs, examiné la situation, consulté de la documentation et des experts. Rien de ce qui a été présenté
      par la multinationale ne nous a convaincu du bien-fondé de risquer le caractère public d’Hydro-Québec,
      notre potentiel agricole, la valeur économique de nos paysages et de nos propriétés, et la qualité de nos
      vies en campagne.
    16. Les redevances ne sont pas une solution équitable aux problèmes vécus en agriculture. Il y a plus de
      500 agriculteurs sur le territoire et seulement un sur cinq pourraient en bénéficier.
    17. Ajoutons à cela la problématique des résidents et des non-résidents. Derrière chez moi, là où des
      éoliennes sont projetées, 74% des terres appartiennent à des non-résidents du secteur. Ils peuvent
      décider d’imposer des éoliennes à leurs voisins-résidents, soit en signant avec la multinationale, soit en
      votant en faveur de l’implantation d’éoliennes puisque ce sont tous les propriétaires qui ont droit de
      vote et pas seulement les résidents.
    18. Retenons aussi qu’il n’est jamais question d’une seule éolienne, isolée, mais toujours d’un groupe de
      quatre à six éoliennes avec les autres installations diesel, ce qui multiplie sans doute les nombreux
      risques d’impacts.

    Vous le voyez par cette longue épître, si vous étiez venu frapper à nos portes pour une entrevue, nous en
    aurions eu long à vous répondre.

    René Beaudoin, Sainte-Geneviève-de-Batiscan
    Pour le collectif Toujours Maîtres chez nous – Mékinac Des Chenaux
    Co-signataires :
    Martine Cloutier, Sainte-Thècle
    Carole Neill, Saint-Adelphe
    Gaston Rivard, Saint-Adelphe
    Isabelle Clément, conseillère municipale à Hérouxville
    Dany Janvier, Contre la privatisation du vent et du soleil dans Mékinac Des Chenaux, RVÉQ citoyen de St
    Adelphe
    Dany Brouillette, Sainte-Geneviève-de-Batiscan
    Chantale Desaulniers, Saint-Tite
    Johanne Tremblay, Saint-Prosper
    Yves Maurais, Saint-Tite
    Yves Maurice, Sainte-Geneviève-de-Batiscan
    Mathieu Ferragne, Saint-Maurice
    Michel Magny, Saint-Stanislas
    Guy Dessureault, Saint-Narcisse
    Lise Mercier, Saint-Narcisse
    Nathalie Lefebvre, Saint-Adelphe
    Pierre Pouliot, Notre-Dame-du-Mont-Carmel
    Jean Guilbert, Saint-Maurice
    Denis Déziel, Saint-Narcisse
    Annie Bédard, Sainte-Thècle
    Ginette Gauthier, Saint-Narcisse
    Serge Mathon, Sainte-Geneviève-de-Batiscan
    Monique Bélanger, Saint-Narcisse
    Claudette Piché, Sainte-Thècle
    Monique Tremblay, Saint-Prosper
    Jean-Claude Cyr, Sainte-Thècle
    Gaétan Massicotte, Saint-Prosper
    Nicole Lemay, Saint-Adelphe
    Robert Desfonds, Hérouxville
    Roman Pokorski, conseiller municipal, Saint-Adelphe
    Cathy Gingras, Saint-Maurice
    Alain Gagnon, Saint-Prosper
    Pascal Baudelet, Saint-Maurice
    Marie Dessureault, Sainte-Thècle
    Pierre Baril, Saint-Narcisse
    Karine Brouillette, Saint-Prosper
    Normand Hamelin, Saint-Luc-de-Vincennes
    Éric Noël, Saint-Prosper
    Cornelia Jucker, Saint-Adelphe
    Antoine Rousseau, Saint-Narcisse
    France Laliberté, Sainte-Thècle
    Pierrette Charest, Saint-Adelphe
    Jean-Paul Rousseau, Saint-Stanislas
    Michel Gauthier, Saint-Adelphe
    Lucille Tessier, Saint-Stanislas
    Louise Côté, Sainte-Geneviève-de-Batiscan
    Sylvie Dessureault, Saint-Narcisse
    Lina De Rossi, Saint-Stanislas
    Chloé Germain-Thérien, conseillère municipale à Saint-Stanislas
    David Dessureault, Sainte-Geneviève-de-Batiscan
    Frédéric Krebs, Saint-Prosper

  • La CAQ et la filière éolienne québécoise

    La CAQ et la filière éolienne québécoise

    Claude Charron

    Le développement de l’énergie éolienne fait encore et toujours jaser. (Archives Le Soleil)

    LA PAROLE AUX LECTEURS / Au-delà des gens qui se tiennent debout pour défendre le territoire ainsi que leurs valeurs (cadre de vie, qualité de vie, santé, liens sociaux, patrimoine familial, etc.), il y a des partis politiques (PL, PQ, CAQ) qui successivement ont fait de la filière éolienne québécoise, depuis 25 ans, un gouffre financier maintes et maintes fois dénoncés de façon unanime par les analystes en énergie, les économistes, divers instituts de recherche et les spécialistes de l’état dont Hydro-Québec, la commission d’enquête du BAPE, la vérificatrice générale, pour n’en nommer que quelques-uns.

    Des pertes qui aujourd’hui, en 2024, se chiffrent à une dizaine de milliards et qui atteindront les 25 milliards dans une quinzaine d’années, s’avérant l’un des pires scandales financiers de l’histoire du Québec. M. Legault persiste et signe en affirmant que: «Je parie que l’énergie éolienne sera payante un jour.» En attendant, le dernier appel d’offres de 1550 MW sanctionné par la CAQ coûtera à Hydro-Québec 11 sous/kWh, générant de nouvelles pertes estimées à $150-200 millions/année.

    De tous les partis politiques impliqués dans le dossier éolien, le pire bilan est sans aucun doute celui de la CAQ, pour les raisons suivantes:

    • la CAQ, avant d’être élue une première fois, a juré de ne pas être le parti des lobbies et des intérêts privés et dénonce les surcoûts de la filière éolienne;
    • la CAQ, six mois après son arrivée au pouvoir, fait un virage à 180 degrés et autorise les projets éoliens privés qu’elle dénonçait (Apuiat, Des Cultures, Des Dunes, Belle-Rivière, et autres de gré à gré);
    • la CAQ réduit considérablement la durée d’appels d’offres pour l’approvisionnement en énergie éolienne, de surcroit en période estivale, de façon à accélérer les mises en chantier et empêcher l’organisation de groupes citoyens dénonçant une énergie coûteuse, non fiable, non stockable, socialement inacceptable, créant peu d’emplois fortement subventionnés et ne générant pas ou peu d’activités économiques;
    • la CAQ accélère de façon exponentielle l’implantation anarchique de projets éoliens industriels sur le territoire sans égards aux gens qui y habitent et qui y cultivent la terre;
    • la CAQ abaisse la distance séparatrice de protection des noyaux villageois de 2 km à 1,2 km malgré des éoliennes prévues de 2 à 3 fois plus puissantes, plus hautes et plus bruyantes et expose les riverains à des distances de protection dérisoires;
    • la CAQ élimine pratiquement les critères à la nécessaire acceptabilité sociale et élimine l’obligation d’un pourcentage de contenu local et québécois dans les appels d’offres d’approvisionnement éolien afin d’accélérer la mise en chantier des projets;
    • la CAQ crée une pénurie artificielle d’énergie électrique en bradant nos réserves à des tarifs dérisoires, attirant la venue d’industries énergivores;
    • la CAQ se montre favorable à la privatisation et à la distribution privée d’énergie au détriment de l’intérêt public;
    • la CAQ, de concert avec Hydro-Québec, crée l’illusion d’une nationalisation de la filière éolienne alors qu’en fait elle consolide l’approvisionnement privé de l’énergie éolienne;
    • la CAQ refuse de tenir une enquête publique sur l’opportunité de la filière éolienne en particulier et sur l’énergie en général de façon à dresser un portrait global et surtout une direction éclairée de cet enjeu sociétal majeur;
    • – la CAQ justifie ses décisions au nom de la transition énergétique et de l’accroissement du PIB, semant surtout la confusion et l’illusion de la richesse;
    • – la CAQ ment à la population en affirmant que l’éolien coûte moins cher que les nouveaux barrages: dernier appel d’offres éolien à 11 sous/kWh et barrage La Romaine à 6.5 sous/kWh (meilleur facteur d’utilisation, meilleure fiabilité, amortissement sur 125 ans, etc.);
    • – la CAQ refuse de voir l’échec de l’acceptabilité sociale de l’éolien dans les zones habitées et cultivées alors qu’Hydro-Québec annonce un mégaprojet de 3000 MW en territoire non organisé pour «rechercher l’acceptabilité sociale» qui fait défaut ailleurs.

    Comment expliquer cette situation? La puissance des lobbies ou la faiblesse du gouvernement caquiste?

    Personne n’est naïf, dans une économie de libre marché, sans subventions et crédits de taxe de toutes sortes, la filière éolienne ferait faillite. À l’instar du Danemark, de l’Angleterre et de l’Allemagne, cessons cette perfusion financière qui prive les Québécois de revenus dont ils ont bien besoin. Écoles, hôpitaux, routes, etc., ne cessent de prendre du retard dans leur amélioration et leur réalisation.

    Cela fait 25 ans que les besoins de l’industrie éolienne sont comblés. Il est maintenant temps de répondre aux besoins des populations rurales en finançant adéquatement l’agriculture et les municipalités au lieu d’imposer des projets diviseurs et coûteux qui drainent chaque année des centaines de millions de fonds publics directement dans les poches de firmes privées.

    — Claude Charron, Comité des riverains des éoliennes de L’Érable (CRÉÉ)

    Cette lettre est paru ici : https://www.lenouvelliste.ca/opinions/parole-aux-lecteurs/2024/10/09/la-caq-et-la-filiere-eolienne-quebecoise-WL7LRRN6H5A5VM6IGTUXTTOA4Q/

  • L’ Indre, poubelle éolienne de la région Centre ?

    L’ Indre, poubelle éolienne de la région Centre ?

    2 octobre 2024

    Alors que les projets éoliens se multiplient dans l’Indre, quels sont les impacts économiques et patrimoniaux pour le département ? Comment face à un territoire déjà saturé agissent les promoteurs ? À quoi les habitants peuvent ils s’attendre et comment réagir ?


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  • Projet de loi n°69 : Le gouvernement doit faire les choses dans l’ordre selon des groupes de la société civile

    Projet de loi n°69 : Le gouvernement doit faire les choses dans l’ordre selon des groupes de la société civile

    Au lendemain de la fin des consultations particulières sur le projet de loi n°69, Loi assurant la gouvernance responsable des ressources énergétiques et modifiant diverses dispositions législatives, des groupes issus de la société civile réitèrent leur demande de suspendre les procédures parlementaires sur ce projet de loi et de le réviser de fond en comble, après un véritable débat public large sur l’énergie effectué dans le cadre d’une commission indépendante et lors de laquelle l’ensemble des voix de la société québécoise auront été entendues.

    Ce débat public, réclamé de toutes parts depuis près de deux ans par de nombreux groupes et spécialistes, devrait constituer le socle sur lequel plusieurs scénarios de plan de gestion intégrée des ressources énergétiques (PGIRE) devront être élaborés et débattus en misant sur une approche systémique plutôt qu’une approche en silo. Ces scénarios devraient notamment inclure :

    • l’identification des véritables besoins en énergie pour réussir la décarbonation complète du Québec ;
    • les multiples impacts de la production d’énergie sur le territoire ;
    • les différents usages possibles de l’énergie ;
    • les mesures garantissant l’accès aux services énergétiques et un niveau de vie décent pour toutes et tous, en conservant les tarifs d’électricité à un niveau accessible pour les ménages à faible revenu pour répondre à leurs besoins essentiels ;
    • les options liées à la sobriété, la réduction de la demande, à l’efficacité énergétique et aux sources d’énergies renouvelables.

    Ces scénarios devraient être débattus au sein d’une institution indépendante du gouvernement. Les groupes réitèrent leur offre de collaboration à cet égard.

    Les groupes sont également préoccupés par les éléments suivants :

    Le projet de loi ne permettra pas la décarbonation du Québec et la protection du territoire. Si le présent est garant de l’avenir, rien ne permet de croire que l’avalanche de nouvelle puissance bénéficierait nécessairement aux entreprises existantes qui veulent verdir leurs opérations et à qui on refuse les quelques mégawatts nécessaires, comme les Forges de Sorel. Le PL-69 favorise plutôt de nouveaux projets industriels, souvent initiés par des multinationales ayant peu ou même rien à voir avec la décarbonation.

    Des impacts importants sur les tarifs. L’ajout massif de capacités électriques favorisé par le PL-69 ferait inévitablement augmenter les tarifs résidentiels et commerciaux, puisque les nouvelles infrastructures coûtent beaucoup plus cher que les capacités existantes et que le gouvernement cherche à appâter les industries avec une électricité à rabais. Les commerces et les ménages, surtout les moins nantis, assumeraient ainsi une part disproportionnée des coûts de la transition.

    Un projet de privatisation. Sous le prétexte d’accélérer l’ajout de capacités énergétiques sans preuve à l’appui, le PL-69 ouvrirait des brèches béantes dans le caractère public du secteur électrique québécois, et ce, sans l’aval de la population. En 1962, nous avons collectivement rejeté la mainmise du privé sur l’électricité lors d’une élection référendaire qui a façonné le Québec d’aujourd’hui. De la même façon, nos décisions d’aujourd’hui façonnent le Québec de demain.

    Un projet de loi qui ne priorise pas la sobriété énergétique, bien que cela permette de minimiser la construction de nouvelles infrastructures et ainsi contrôler les coûts de production, l’impact tarifaire et les impacts sur le territoire.

    Pour toutes ces raisons, nous demandons au gouvernement de mettre le PL-69 de côté, le temps d’élaborer collectivement une politique énergétique et un PGIRE, un outil demandé depuis longtemps par les groupes, qui exprimera clairement la volonté de la population quant à son avenir. Les groupes insistent sur la nécessité que cette politique énergétique et ce PGIRE soient adoptés à la suite d’ un véritable débat public – volonté qu’il sera ensuite possible d’enchâsser dans une loi qui serait le fruit d’un véritable processus démocratique.

    Signataires

    Mélanie Busby, Front commun pour la transition énergétique

    Bruno Detuncq, Regroupement vigilance énergie Québec (RVÉQ)

    Émilie Laurin-Dansereau, ACEF du Nord de Montréal

    Maxime Dorais, Union des consommateurs

    Michel Jetté, GroupMobilisation (GMob)

    Alice-Anne Simard, Nature Québec

    Patricia Clermont, Association québécoise des médecins pour l’environnement (AQME)

    Charles-Edouard Têtu, Équiterre

    Jacque Lebleu, Mobilisation environnement Ahuntsic-Cartierville

    Shirley Barnea, Pour le futur Montréal

    Patrick Bonin, Greenpeace Canada

    Jean-François Lefebvre, Imagine Lachine-Est

    Andréanne Brazeau, Fondation David Suzuki

    André Bélanger, Fondation Rivières

    Arnaud Theurillat-Cloutier, Travailleuses et travailleurs pour la justice climatique (TJC)

    Cette lettre est paru ici : https://www.pressegauche.org/Projet-de-loi-no69-Le-gouvernement-doit-faire-les-choses-dans-l-ordre-selon-des-62800

  • POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

    POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

  • Audition – Projet PL 69 – Séances des commissions : Fondation Rivières, Toujours Maîtres chez nous

    Audition – Projet PL 69 – Séances des commissions : Fondation Rivières, Toujours Maîtres chez nous

    17 septembre 2024

    Audition sur le projet de loi n° 69, Loi assurant la gouvernance responsable des ressources énergétiques et modifiant diverses dispositions législatives

    17 septembre 2024 | 16 h 55 | Durée : 0:43:57

    Sont auditionnés : Normand Beaudet, Carole Neill, André Bélanger

    Réf.: https://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/archives-parlementaires/travaux-commissions/AudioVideo-105341.html?appelant=MC


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  • Où est Sonia Lebel?

    Où est Sonia Lebel?

    Depuis des mois que des citoyens des MRC de Mékinac et Des Chenaux font valoir sur la place publique leurs revendications concernant l’aberration du projet TES Canada pour nos communautés. Malgré des appels téléphoniques, des lettres écrites et des courriels, pas de réponses du bureau de madame la députée Sonia Lebel.

    Et pourtant, ce projet est loin de faire un consensus dans nos municipalités. Les nombreuses pétitions d’opposants au projet et la grande participation de citoyens aux séances publiques des élus démontrent qu’il y a une forte mobilisation contre l’envahissement de notre territoire par ces monstres d’acier de plus de 200 mètres de hauteur.

    Car ce projet, c’est votre volonté et celle de votre gouvernement. Vous nous l’avez même démontré au cours des derniers mois par vos sorties publiques. Où êtes-vous pour entendre nos voix? C’est comme si le feu était pris dans votre comté et que vous ne voulez pas contribuer à l’éteindre!

    Pourtant, on voit bien que vous venez faire des visites de courtoisie avec les élus dans nos campagnes, mais, semble-t-il, ces derniers n’osent pas aborder ce sujet avec vous ou bien vous préférez qu’ils ne le fassent pas.

    Êtes-vous là pour représenter les gens qui vous ont élue ou pour imposer l’orientation de votre gouvernement à la population? Si c’est le cas, nous sommes très mal représentés et je pense qu’un coup de vent pourrait vous faire tomber en bas de votre siège. Nous, soussignés, résidents des MRC de Mékinac et Des Chenaux: Denis Déziel, Pierre Baril, François Baril, Ginette Gauthier, Sylvie Dessureault, Jean Guilbert, Frédéric Krebs, Michel Jacob, Lise Mercier, Guy Dessureault, Pierre Pouliot, Yves Maurice, Serge Mathon, Nicole Lemay, Normand Hamelin, Nathalie Lefebvre, Martine Cloutier, Pierre Germain, Gaston Rivard, Roch Roy, Annie Bédard, Isabelle Clément, Chantale Désaulniers, Yves Maurais, Alain Gagnon, René Beaudoin, Carole Neill.

    Cette lettre est paru ici : https://www.lenouvelliste.ca/opinions/parole-aux-lecteurs/2024/09/07/ou-est-sonia-lebel-YEMGPEPIJRCCLMEPP2B7272GBI/

  • Éoliennes dans Nicolet-Yamaska: 30 000 $ de fonds publics pour contourner la démocratie

    Éoliennes dans Nicolet-Yamaska: 30 000 $ de fonds publics pour contourner la démocratie

    Ce mois-ci, le Regroupement énergie renouvelable Centre-du-Québec, composé des maires de 11 municipalités de la MRC de Nicolet-Yamaska, a commencé à faire adopter une résolution afin d’autoriser des dépenses totalisant 30 000 $ de fonds publics pour poursuivre leurs démarches obscures de recherche «d’information» au sujet des «énergies renouvelables». Cette résolution a été présentée de façon précipitée aux conseils municipaux juste avant les séances publiques d’août. Aux dires de certains conseillers, certains maires étaient insistants et pressés.

    Vous avez bien lu! Les maires continuent de faire avancer le dossier toujours sans nous consulter, nous leurs citoyens, et sans se préoccuper des nombreuses pétitions que nous leur avons soumises à l’été 2023. Des élus de 11 municipalités auraient, à quelques exceptions près, tous voté en faveur de cette dépense: 30 000 $ de notre argent, nous, qu’ils n’ont jamais voulu entendre ou consulter depuis le début de cette histoire.

    Et que feront-ils avec ces 30 000 $? Poursuivre leurs démarches sans nous rendre de comptes? Poursuivre leurs discussions avec le promoteur Innergex? Continuer de se faire vanter les mérites des projets éoliens de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent par les élus de l’Alliance de l’Est, sans se soucier qu’ici, au Centre-du-Québec, on est en milieu habité et agricole, dans un environnement moins venteux et dans une période où les taux d’intérêt sont bien plus élevés par-dessus le marché?

    De ce qu’auraient dit certains élus lors des conseils municipaux de ce mois-ci, les fonds recueillis serviront à obtenir des avis juridiques et à payer le salaire d’une secrétaire.

    La question se pose: des avis juridiques pour faire quoi exactement?

    Pour continuer de trouver des moyens légaux, mais non éthiques, de contourner la démocratie? Pour continuer de nous refuser l’accès aux cartes représentant les zones où pourraient s’implanter les éoliennes dans notre MRC? Selon le maire de Saint-Léonard d’Aston, en adhérant au Regroupement, les municipalités doivent également adhérer aux politiques de confidentialité du regroupement. Quelles sont-elles? Ça, ils ne le disent pas. Ce regroupement a été mis sur pied par les maires eux-mêmes. Ils créent de toutes pièces les règles du jeu. Ils s’engagent donc encore à faire les choses en vase clos…

    Bien souvent, lorsque nous posons des questions au conseil des maires, ils nous répondent qu’il n’y a pas de projet éolien actuellement et que nos questions ne sont pas pertinentes. Si c’est le cas, à quoi peut bien servir le Regroupement Énergie Renouvelable Centre-du-Québec? Pourquoi refuser des réponses aux citoyens alors que d’un autre côté, les maires du Regroupement s’activent fébrilement à livrer en pâture à l’appétit des promoteurs nos terres agricoles, notre santé, notre qualité de vie et la qualité de notre environnement?

    La vive déception qui se fait sentir parmi nos concitoyens de la MRC de Nicolet-Yamaska vis-à-vis de nos élus ne cesse de s’agrandir depuis le début de ce projet mal ficelé d’immenses éoliennes industrielles de 200 mètres de haut en milieu agricole et habité.

    Nos élus sont censés être à l’écoute des citoyens, pas des promoteurs, comme c’est le cas présentement. Rappelons-nous que lors de la préparation du règlement de contrôle intérimaire (RCI), lequel ne représente rien d’autre que le déroulement du tapis rouge aux promoteurs, le conseil des maires a refusé de consulter les citoyens. Il a de plus adopté les mêmes distances séparatrices entre les éoliennes et les maisons qui étaient présentées par Innergex lors de ses portes ouvertes, mais selon ses dires, ce n’était qu’un hasard!

    Nos élus sont censés nous représenter, pas représenter des intérêts privés.

    Nos élus sont censés gérer de façon responsable les fonds publics, pas les dépenser pour agir contre leurs propres citoyens.

    Mais, tristement, nous en sommes rendus là.

    Heureusement, il y a des citoyens qui s’organisent et qui vont se lever pour apporter un vent de renouveau aux conseils municipaux de la MRC de Nicolet-Yamaska.

    Nous comptons les jours avant les élections municipales du 2 novembre 2025 et nous souhaitons à l’ensemble de la population de la MRC de Nicolet-Yamaska, une vague de démocratie et de valorisation du bien commun.

    Yvan Jutras, Baie-du-Febvre

    Kathleen Gauthier, Baie-du-Febvre

    Marc-Olivier Billette, Saint-Léonard-d’Aston

    Janie Vachon-Robillard, Saint-Léonard-d’Aston

    Rollande Bergeron, Baie-du-Febvre

    Martina Bastian, La Visitation-de-Yamaska

    Yves Lebel, La Visitation-de-Yamaska

    Yvan Fleurent, La Visitation-de-Yamaska

    Monique Provencher, La Visitation-de-Yamaska

    François Paradis, La Visitation-de-Yamaska

    Lyse Laforce, Baie-du-Febvre

    Josianne Pelletier, Saint-Léonard d’Aston

    Cristina Lopez Laso, Saint-Léonard d’Aston

    Steve Beauchemin, Grand-Saint-Esprit

    Claudine Kleiber, Grand-Saint-Esprit

    Simon Trudel, Grand-Saint-Esprit

    M.Bergeron, Grand-Saint-Esprit

    Martine St-Germain, Saint-Léonard-d’Aston

    Bertrand Hébert, Saint-Léonard-d’Aston

    Jean-François Guévin, Grand-Saint-Esprit

    Francine Martel, Grand-Saint-Esprit

    Daniel Chabot, Grand-Saint-Esprit

    Grégory Lemoyne, Saint-Zéphirin-de-Courval

    Christine Céré, Saint-Célestin

    Jean François Auger, Grand-Saint-Esprit

    Robert Gaudreau, Nicolet

    Lucie Bellemare, Nicolet

    Bernard Bélisle, Nicolet

    Josée Perreault, Grand-Saint-Esprit

    Mario Turcotte, Grand-Saint-Esprit

    Stéphan Béliveau, Grand Saint-Esprit

    Pierre Bouvet, Saint-Célestin (paroisse)

    Sylvie Jamieson, Grand-Saint-Esprit

    Gilles Riendeau, Grand-Saint-Esprit

    Mathieu Fillion , Saint-Léonard d’Aston

    Frédérique Grondin , Saint-Léonard d’Aston

    Raphaël Lafond, Saint-Léonard d’Aston

    Daniel Lafond, St-Léonard d’Aston

    Marie Lemaire, St-Léonard d’Aston

    Agnès Freulon, Grand-Saint-Esprit

    Yvan Beauchemin, Grand-Saint-Esprit

    Lysandre Beauchemin, Grand-Saint-Esprit

    Charles-Olivier Bonnardeaux, Grand-Saint-Esprit

    Camil Brassard, Grand-Saint-Esprit

    Carole Doutaz, Grand-Saint-Esprit

    Mélanie Robitaille, Saint-Zéphirin-de-Courval

    Josée Beaudet, Grand-Saint-Esprit

    Denis Montembeault, Grand-Saint-Esprit

    Anne-Marie Beaulieu, Saint-Zéphirin-de-Courval

    Pierre-luc Laliberte, Grand-Saint-Esprit

    Julie Boisvert, Grand-Saint-Esprit

    Kévin Pierre Lennville Grand-Saint-Esprit

    Pierre-Yves Beauchemin, Grand-St-Esprit

    Lucien Beaupré, Aston-Jonction

    Jocelyne Alain, Aston-Jonction

    Gitane Camiré, Baie-du-Fèbvre

    Cloé Blais Grand-Saint-Esprit

    Annie Hébert Saint-Célestin

    Antoine Provencher Grand-Saint-Esprit

    Cette lettre est paru ici : https://www.lenouvelliste.ca/opinions/parole-aux-lecteurs/2024/08/29/eoliennes-dans-nicolet-yamaska-30-000-de-fonds-publics-pour-contourner-la-democratie-BUPABVPYNRAN5PG246GRLUJZ2Y/

  • TES Canada: quand les partisans sortent de l’ombre

    TES Canada: quand les partisans sortent de l’ombre

    Gaston Rivard

    Il semblerait que TES Canada trouve enfin des partisans. Au dernier conseil de maires de Mékinac, le mercredi 21 août, pas moins de quatre ou cinq personnes sont intervenues avec fougue et détermination pour nous chanter les louanges de TES Canada et la chance inouïe que nous avions, nous dans Mékinac, de bénéficier de sa magnanimité. De l’argent, de l’argent et encore de l’argent, même si pour cela il faut perdre certaines choses, non définies par nos chantres du progrès, mais sûrement trop importantes pour qu’ils osent les mentionner.

    «On ne fait pas des omelettes sans casser des œufs», prétend un de ces intervenants. J’aimerais bien savoir quelle est la nature de ces œufs. Il est fort probable qu’ils correspondent à ce que nous demandons, nous les opposants à ce projet, c’est-à-dire: la conservation de notre bien-être; la beauté du paysage intimement associé au respect de l’environnement; la garantie de ne pas le détruire, ni l’altérer; la certitude de ne pas transformer un milieu champêtre en zone industrielle; non pas la promesse mais la garantie que tous les citoyens seront équitablement traités au sein du territoire respectif de chacune des municipalités; que personne ne sera sacrifié par cette mutation en profondeur d’un territoire couvrant 12 municipalités.

    Le «progrès»! Au nom du «progrès», et des «jobs», et de l’«argent»! C’est presque à l’unisson que ces voix se sont fait entendre. Manifestement, il y eu concertation de leur part, mais cela va de soi. Les opposants se concertent également. Ils étudient, s’échangent de l’information, analysent le projet sous tous les angles, et sur ces fondements soulèvent des objections, pointent du doigt ce qui leur apparaît être des défaillances, des nuisances, proposent même parfois des solutions.

    Il est une chose cependant qu’ils ne font pas, c’est d’être obnubilé par l’argent et les jobs au point de vouloir tout sacrifier pour ces deux idoles qui sont probablement pour une grande part les responsables de la crise climatique.

    Au cours des deux derniers siècles, ce sont les concessions à ces fantomatiques promesses, la précipitation à y obéir les yeux fermés qui nous a conduits au dérèglement climatique. Deux siècles d’engouement pour une industrialisation avide, et aveugle parce qu’avide, ont suffi pour conduire l’humanité au bord d’un gouffre qu’on nomme «dérèglement climatique».

    Et tout à coup, il faudrait croire que cette mentalité s’est amendée et que tout ce qu’elle nous promet, une transition sans nuisance et sans victimes, sera bien réelle et de surcroît avantageuse pour nous. Il y a de quoi douter.

    Ce n’est pas nécessairement la science et la technologie qui sont fautives, mais leur utilisation désordonnée, la vue à court terme et souvent intéressée de ceux qui exploitent leur potentiel.

    Curieusement, le discours commun de nos partisans ressemble étrangement au discours promotionnel de TES Canada, une apologie sans nuance, car aucune critique ne l’accompagne. La décarbonation annoncée par TES Canada est parole d’évangile. Certes, ils savent, du moins je l’espère, que plusieurs experts la contestent, mais ce sont sûrement à leurs yeux de faux apôtres, des dissidents de la transition énergétique qui ne comprennent pas la mission de TES Canada.

    À leurs yeux, la critique est nécessairement négative car le projet de TES Canada avoisine la perfection. Le promoteur joue sa partition, il vend. Et nous, les «opposants», qui sommes-nous pour ne pas vouloir l’acheter?

    Il semblerait également que «les gens qui sont contre le projet» ont la mauvaise habitude de prétendre parler au nom de la majorité. S’ils ne parlent pas au nom de la majorité, on peut cependant assurer qu’ils parlent au nom d’un très grand nombre de personnes. Car ces gens qui sont contre ont justement fait l’effort de rencontrer la population et de la consulter à l’aide d’une pétition pour connaître leur «parole» et la faire connaître.

    C’est un travail ardu, et ceux qui s’y sont déjà attelés savent sûrement de quoi on parle. Vérifier s’ils parlent effectivement au nom de la majorité est simple: il suffit de faire un référendum sur le sujet. Nous serons alors fixés. Des sept municipalités pour lesquelles cet exercice fut fait, on obtient approximativement 50 % de gens contre le projet de TES Canada.

    Si on conteste ces chiffres et doute de leur pertinence, nous le répétons que la solution est simple: le référendum.

    Mais le référendum aux yeux de ceux qui font l’éloge du projet ne semble pas une alternative susceptible d’être probante. Pourtant, le référendum n’est-il pas l’outil par excellence d’une démocratie lorsqu’il s’agit de connaître le pouls de la population sur une décision cruciale et lourde de conséquence pour elle?

    «Au niveau des élections municipales, on est à 25 ou 30 % qui viennent voter. Un référendum, ça va être disons 35 %. Admettons que ça passe, il y en a qui vont dire qu’il y a seulement 35 % qui ont voté ». Nous devons avouer une véritable difficulté à saisir cet argument d’un intervenant. Il accepte d’être dirigé par des élus ayant un suffrage de 25 % ou 30 %, mais refuse un référendum sur un suffrage de 35 %. Qu’on me comprenne bien, mon propos n’est pas ici de discréditer les élus, mais de montrer la faiblesse de ce raisonnement.

    Parmi ces partisans du pour, il en est un qui a le courage de parler en son «nom seulement» car il n’a pas «cette prétention-là» de parler pour la majorité. Mais curieusement, tout à coup, il parle au nom des «jeunes, ils l’ont le sentiment d’appartenance. Ils veulent revenir». Assistons-nous à un dédoublement de la personnalité: il parle pour lui, puis soudain pour les jeunes, puis enfin pour les entrepreneurs, car il en fut également question. Magie de la psychologie humaine, que de surprises nous réserves-tu?

    Enfin, il est un autre point abordé à cette séance du conseil qui mérite qu’on s’y attarde un peu. Il s’agit du projet de règlement qui propose de créer «un corridor de protection panoramique de 3 kilomètres pour la rivière Saint-Maurice […] afin d’interdire les éoliennes de moyennes et grandes envergures (12 m et plus) à moins de 3 kilomètres de la rivière Saint-Maurice ».

    On peut comprendre, comme il nous fut révélé, que la réflexion sur cette mesure a débuté en 2015, mais il n’en demeure pas moins que l’avis de motion fut déposé le 6 mai 2024, et je n’ose croire que lorsqu’on dépose un avis de motion, on ait oublié que le principal objet de ce règlement est une distance de 3 km.

    Naturellement, la détermination de cette distance ne soulève aucun problème, au contraire, elle ne peut être que soulignée car elle montre la clairvoyance du conseil municipale de Grandes-Piles face à l’enjeu de la production tout azimut de l’énergie. On comprend qu’ici le «principe de précaution», tant demandé par nous, fut appliqué. Ce que l’on comprend moins, c’est pourquoi il ne le fut pas lors de l’élaboration du règlement de contrôle intérimaire (RCI) adopté le 10 juillet par le Conseil des maires.

    Pourquoi la rivière Batiscan, joyau qui traverse cinq des municipalités visées par le projet de TES Canada, n’aurait-elle pas droit aux mêmes égards?

    Et si l’on finissait par ce coup de gueule et ce cri du cœur de Yann Queffélec au sujet des éoliennes. «La laideur, outre le critère esthétique, c’est l’usurpation d’un paysage immémorial, propriété exclusive et non bornée des nuages, des oiseaux et des esprits errants… C’est un coup de couteau dans l’œil du créateur qui nous a légué l’Univers, c’est le viol du mystère invisible des choses, frère de l’essentiel ».

    Gaston Rivard Saint-Adelphe

    Cette lettre est paru dans le Nouvelliste : https://www.lenouvelliste.ca/opinions/parole-aux-lecteurs/2024/08/27/tes-canada-quand-les-partisans-sortent-de-lombre-WZWU3XJ2PRHMFI4JLZVW5HLYCE/

  • Le conseil municipal de Saint-Adelphe face à ses contradictions sur le projet de TES Canada

    Le conseil municipal de Saint-Adelphe face à ses contradictions sur le projet de TES Canada

    Dany Janvier

    Les citoyens et citoyennes qui suivent le dossier d’implantation d’éoliennes dans la région ont eu la surprise d’apprendre par le journal que Caroline Clément, la préfète de Mékinac et mairesse de Grandes-Piles, ainsi que son conseil, ont proposé un changement au règlement de zonage pour protéger un corridor de 3 km de chaque côté de la rivière Saint-Maurice. Aucune éolienne ne pourra être installée dans ce périmètre. Le projet aurait été lancé en mars ou avril, car la proposition a été faite officiellement en mai. Ce changement de zonage pourrait mener à un référendum.

    Cette décision de la mairesse de Grandes-Piles confirme ce que les citoyens bien informés ont toujours fait valoir auprès de leurs élus municipaux: les municipalités ont tous les pouvoirs nécessaires pour modifier ou créer des règlements de zonage. Elles n’ont pas besoin d’attendre un avis du BAPE (Bureau d’audiences publiques sur l’environnement) ni de la CPTAQ (Commission de protection du territoire agricole du Québec). Les municipalités ont le droit et le devoir de régir leur territoire, surtout en matière de protection de l’environnement et de leur population et de production énergétique. Les municipalités détiennent tous les pouvoirs pour réglementer l’implantation d’éoliennes industrielles sur leur territoire.

    Pourtant, depuis plus de huit mois, le maire de Saint-Adelphe, M. Paul Labranche, soutient le contraire. Aux citoyens qui réclament un encadrement plus strict que le laisser-faire actuel en matière d’implantation d’éoliennes, il répète qu’il ne peut rien décider et qu’on doit attendre un RCI (règlement de contrôle intérimaire). Les citoyens et citoyennes, bien au fait des lois et règlements des municipalités, ont indiqué aux élus les façons de procéder pour protéger le territoire, mais en vain. M. Labranche persiste à se dire impuissant.

    Les citoyens bien informés ont relevé d’autres arguments mensongers présentés par nos maires et mairesses pour justifier leur inaction. Le plus loufoque est peut-être celui selon lequel ils n’ont pas le pouvoir d’imposer des normes parce que TES Canada est une entreprise privée. Ce qui n’a aucun sens. Certains de nos élus municipaux disent qu’ils doivent représenter tout le monde, ceux «pour» et ceux «contre». Cette maxime est tout aussi loufoque.

    En effet, depuis le début de cette folie du projet TES Canada, les citoyens ont justement demandé que les municipalités prennent le pouls de leur population dans Mékinac et des Chenaux, par le biais d’une vraie consultation publique ou d’un référendum. Mais cette avenue, pourtant véritablement démocratique, a toujours été écartée, déclarée impossible ou trop compliquée. C’est faux. Il existe des façons de mesurer en toute légalité et efficacement ce que souhaite la population.

    Et nous, sur le terrain, nous le savons : les gens veulent protéger leur milieu de vie, leur paysage, le territoire qu’ils ont choisi, les terres agricoles, leur santé et la propriété publique de notre énergie. Ceux qui se disent pour cette destruction organisée qu’est le projet TES Canada sont presque toujours des personnes en conflit d’intérêts ou qui ne comprennent pas le projet.

    Les décisions qui se prennent maintenant dans le développement éolien auront des impacts sur les générations futures. Nos élus devraient faire preuve de vision et de leadership au lieu de diviser la population. Que ce soit par manque de courage, en raison de l’appel de l’argent, par hypocrisie ou par ignorance, le statu quo actuel que veulent imposer certains élus dans Mékinac et des Chenaux est un soutien direct au projet de TES Canada. C’est une prise de position contre la population qui exige plus de transparence et de démocratie. C’est honteux!

    Il faut réglementer avant que TES Canada ne commence ses travaux, avant le BAPE et toute autre audience, comme l’a fait Madame Clément, préfète de Mékinac. Messieurs et mesdames les élus, ayez du courage. Et que ceux et celles qui se sentent incapables et impuissants laissent la place à d’autres qui comprendront mieux leur rôle. Il n’est défendu à personne d’aller se reposer.

    Dany Janvier

    Contre la privatisation du vent et du soleil dans Mékinac–des Chenaux-RVÉQ

    Saint-Adelphe

    Cette lettre est parue également ici :https://www.lenouvelliste.ca/opinions/parole-aux-lecteurs/2024/08/24/le-conseil-municipal-de-saint-adelphe-face-a-ses-contradictions-sur-le-projet-de-tes-canada-QONDBI5SURFQRPYOYU5E2E2RBU/