Auteur/autrice : Gaston

  • Séance extraordinaire du conseil des maires de la MRC de Mékinac du 7 février 2025

    Séance extraordinaire du conseil des maires de la MRC de Mékinac du 7 février 2025

    07 février 2025

    Séance extraordinaire du conseil des maires de la MRC de Mékinac du 7 février 2025

    Pour ceux qui n’hésitent pas à affronter le ridicule, à la fin de cette vidéo, alors même que la séance se déroule dans un climat paisible, M. le maire Labranche de Saint-Adelphe demande la levée de l’assemblée.

    Avec M. Labranche, la démocratie ne fait pas dans la dentelle. Quand il n’est plus d’accord, il prend les commandes et impose ses sautes d’humeur. Résultat : on muselle les citoyens à cause des montées de sang de M. Labranche.

    Il semble bien que le nouveau règlement qui régit les assemblées a omis d’encadrer les incartades des élus.

    Réf.: https://www.youtube.com/watch?v=Mca_aXezw1Y


  • Toujours Maitres chez nous ne reconnait pas la légitimité de la MRC à négocier avec TES Canada à 9 mois des élections

    Toujours Maitres chez nous ne reconnait pas la légitimité de la MRC à négocier avec TES Canada à 9 mois des élections

  • Le mirage de TES Canada : une illusion coûteuse pour la Mauricie

    Le mirage de TES Canada : une illusion coûteuse pour la Mauricie

    Dany Janvier

    4 février 2025

    En cet hiver, où le froid saisit autant qu’il émerveille, une menace plane toujours sur nos régions rurales : le projet TES Canada. Sous des airs de modernité et de transition énergétique, cette initiative s’apprête à transformer nos paysages en zones industrielles, bouleversant la qualité de vie, l’économie locale et l’équilibre environnemental.

    Il est fascinant de constater avec quelle ferveur Michel Angers, maire de Shawinigan, compare le projet TES Canada aux grandes réalisations qui ont façonné le Québec moderne. Mais que reste-t-il de ces beaux discours lorsqu’on gratte la surface ? Un projet ancré dans des promesses illusoires, qui menace de transformer la Mauricie en une zone industrielle défigurée, sous prétexte de transition énergétique.

    D’abord, rappelons que le projet TES Canada ne se limite pas à l’érection de quelque 140 méga éoliennes industrielles. Il s’agit d’une vaste entreprise de production d’hydrogène vert et de gaz naturel synthétique. Une industrie lourde qui s’implanterait en plein cœur de nos territoires et dans le parc industriel Alice-Asselin, à Shawinigan, avec un impact environnemental et social dont les promoteurs taisent l’ampleur réelle.

    Les chiffres : un écran de fumée

    Éric Gauthier et Jean-Benoît Courchesne, figures de proue de TES Canada, brandissent des chiffres mirobolants : 5,6 milliards de retombées économiques sur 23 ans, des milliers d’emplois, et des millions en redevances annuelles. Mais d’où viennent ces données ? Elles émanent directement des promoteurs eux-mêmes, sans audit indépendant. La firme Mallette, qui a produit l’analyse économique, l’a admis : si les données changent, les conclusions changent aussi. En d’autres termes, on demande à la population d’avaler ces chiffres sans poser de questions.

    Et pendant ce temps, le maire Angers qualifie l’opposition de « minorité bruyante », balayant du revers de la main les préoccupations des citoyens et des municipalités voisines. Où est le débat démocratique lorsque les interventions citoyennes lors des conseils sont réduites à 30 minutes ?

    Un coût social et environnemental inacceptable

    Le véritable prix de TES Canada ne se mesure pas seulement en milliards de dollars, mais en hectares de terres agricoles sacrifiées, en écosystèmes détruits et en communautés déstabilisées. Avec 140 éoliennes géantes, des lignes de transport d’énergie, un parc solaire et une usine industrielle, la Mauricie sera méconnaissable.

    Ce projet illustre parfaitement le « greenwashing » : un vernis écologique appliqué sur une entreprise qui repose en réalité sur des technologies énergivores et polluantes. Produire de l’hydrogène vert et du gaz synthétique à une échelle industrielle exige une quantité astronomique d’énergie et d’eau. Où est la durabilité dans cette équation ?

    Les dangers pour nos terres et nos citoyens

    En plus des impacts écologiques, TES Canada représente un risque concret pour les propriétaires et usagers des territoires avoisinants. Les projections de glace des éoliennes en hiver constituent un danger majeur pour les sentiers, les chemins de terre et les zones de circulation agricole. Ces blocs de glace projetés à grande vitesse menacent la sécurité des travailleurs, des résidents et des visiteurs des centres récréotouristiques et agrotouristiques.

    De plus, la réciprocité joue en défaveur des citoyens : les propriétaires de terrains voisins aux installations éoliennes voient leur droit de jouissance de leur propriété considérablement réduit en plus du bruit, de l’ombre portée et de la nuisance visuelle. Bien qu’ils reçoivent une compensation monétaire, celle-ci est minime et sans commune mesure avec la perte d’usage réelle de leur bien ni avec l’occupation du territoire qui leur est imposée. Ils subissent ainsi les méfaits de ces infrastructures sans en retirer aucun bénéfice réel. TES Canada impose un sacrifice à plusieurs familles et exploitants, sans leur offrir de véritable contrepartie et sans qu’ils aient leur mot à dire.

    Michel Angers : visionnaire ou opportuniste ?

    Le maire Angers voit dans TES Canada une chance de redorer le blason d’un parc industriel qui peine à attirer des projets depuis sa création. Mais à quel prix ? Faire de la Mauricie un laboratoire d’expérimentation pour des multinationales avides de profits n’a rien d’une « pertinence sociale ».

    En réalité, TES Canada n’est qu’un mirage. Derrière ses promesses attrayantes se cache une vérité bien plus sombre : l’exploitation de nos ressources naturelles au profit de quelques-uns, au détriment de notre qualité de vie, de notre territoire, de nos agriculteurs et des générations futures.

    Michel Angers oublie que les grands projets qu’il évoque sont nés de la nationalisation de l’électricité, un pilier fondamental du Québec moderne. Or, TES Canada menace de plein front cet héritage en mettant nos ressources énergétiques entre les mains d’intérêts privés. René Lévesque et Adélard Godbout doivent se retourner dans leur tombe, car ce projet représente une attaque directe contre notre trésor public.

    Une alternative est possible

    Nous devons refuser cette vision réductrice de l’avenir de la Mauricie. Plutôt que de vendre nos terres aux multinationales, investissons dans des projets qui respectent nos écosystèmes, soutiennent nos communautés locales et favorisent une véritable transition énergétique.

    Le débat sur TES Canada ne doit pas se limiter aux chiffres, mais inclure une réflexion sur ce que nous voulons pour notre région et notre planète. La Mauricie mérite mieux qu’un avenir fait de béton et de pales d’éoliennes. Elle mérite un avenir ancré dans le respect, la résilience et la durabilité.

    Dany Janvier, citoyen de St-Adelphe

    Contre la privatisation du vent et du soleil dans Mékinac Des Chenaux(CPVSMDC),

    Toujours Maîtres Chez Nous(TMCN), RVÉQ

  • « Vers une transition énergétique ? » Épisode 2 avec Carole Dupuis

    « Vers une transition énergétique ? » Épisode 2 avec Carole Dupuis

    03février 2025

    Carole Dupuis, Consultante en planification stratégique et en communication et Présidente sortante du Front commun pour la transition énergétique, nous parle de transition énergétique ou transition écologique.

    NousTV réf.: https://youtu.be/ar47CtlFpi0


  • Point de presse MRC des Chenaux 03 février 2025 suite au refus du schéma d’aménagement

    Point de presse MRC des Chenaux 03 février 2025 suite au refus du schéma d’aménagement

    03février 2025

    Point presse de la MRC des Chenaux du 3 février 2025 pour clarifier la position de la MRC suite au refus du schéma d’aménagement par le Ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) et le Ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie (MEIE).

    Nous attirons votre attention sur le passage commençant à 19:20 jusqu’à 20:35.

    À 20:20 , À la question adressée au préfet, Guy Veillette, de savoir si le gouvernement pourra s’interposer dans la règlementation d’une municipalité si cette dernière adopte une règlementation contenant des mesures plus sévères que le schéma (par exemple des distances plus longues), ce dernier répond qu’à son avis cela ne pourra avoir lieu. « Une fois que le règlement de la MRC est jugé conforme, après cela la balle est dans la cour des municipalités« 

    Réf.: https://youtu.be/hUjh5olNvxI


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  • Conférence de presse : Une levée de boucliers contre le développement éolien antidémocratique

    Conférence de presse : Une levée de boucliers contre le développement éolien antidémocratique

    29 janvier 2025

    Face à la multiplication des projets éoliens au Québec, des dizaines de comités citoyens ont vu le jour et s’allient aujourd’hui à plusieurs organisations et experts pour réclamer un changement de cap majeur dans le développement de la filière.

    Lire la suite sur le site du PCENY

    Réf.: https://youtu.be/V-B1AmajQBQ



    Les référendums municipaux : une véritable acceptabilité sociale


    Hydro-Québec, la population québécoise, les politiciens, les organismes environnementaux croient à tort que les communautés ont été consultées lorsque la MRC concernée est partie prenante du projet ou ne s’oppose pas au projet. C’est faux ! Dans la grande majorité des cas, les maires qui siègent au Conseil des MRC ne consultent même pas leur propre conseil municipal. Ils adoptent des nouveaux Schémas d’aménagement ou des Règlements de contrôle intérimaire (RCI) sans que les conseillers de leur municipalité soient partie prenante. De toute manière, ils n’en ont pas l’obligation.

    Portrait de la situation :

    • Aucune ou peu de rencontre d’information organisée par les élus à propos du projet;
    • Rencontres de promotion organisée par les promoteurs et parfois promotion du projet dans le journal local;
    • Les élus deviennent ainsi les promoteurs du projet au nom de la transition énergétique pour pouvoir toucher les redevances;
    • Aucune rencontre d’information avec des experts indépendants afin de déterminer les avantages et les inconvénients du projet;
    • Absence de connaissance appropriée chez les élus pour répondre aux questions des citoyens, utilisation d’un argumentaire superficiel basé sur les clichés de la transition énergétique;
    • Le projet éolien n’apparaît pas à l’ordre du jour des conseils municipaux et les conseils des maires;
    • Ou le projet éolien apparaît à l’ordre du jour lorsque les travaux sont bien avancés;
    • Aucune intention de mesurer l’acceptabilité sociale.

    Ce qui amène les citoyens à prendre d’assaut la période de questions pour avoir de l’information, signaler leurs préoccupations et pour savoir comment le conseil municipal compte mesurer l’acceptabilité sociale. En réalité, rien n’est fait pour favoriser une bonne compréhension du dossier ainsi que la qualité des échanges. Les craintes et les préoccupations des citoyens sont considérées comme des mythes et sont totalement évincées.

    Et qu’est-ce que la Fédération québécoise des municipalités a proposé pour répondre à cette opposition de plus en plus soutenue aux projets éoliens : un modèle de règlement pour réduire significativement la période de questions et un encouragement auprès des municipalités à participer aux appels d’offres d’Hydro-Québec dans le but de profiter de cette manne financière. Belle manière de promouvoir l’acceptabilité sociale !

    Et même notre superministre, madame Fréchette, s’est mise de la partie sur les ondes de Radio-Canada Mauricie en définissant l’acceptabilité sociale comme « une trame de fond en faveur du projet » [1]. Comment mesure-t-on une trame de fond en faveur d’un projet ?

    Par ailleurs, lorsque les élus décident un tant soit peu de protéger leur territoire en adoptant un règlement un peu plus restrictif, le ministère de l’Économie s’ingère dans le dossier et en refuse l’approbation.

    Ces projets de parcs éoliens menés en catimini par nos élus, sous le sceau de la confidentialité par les promoteurs mènent inévitablement à la confrontation, au déchirement du tissu social et à la création d’un climat toxique au sein de la communauté, car il y a les bénéficiaires des avantages financiers et les victimes des nuisances.

    Comment ne pas empoisonner le débat et promouvoir un développement éolien respectueux du territoire et des communautés ?

    1. Une tribune pour permettre aux citoyens de s’exprimer ;
    2. Des élus qui s’investissement de manière approfondie dans l’analyse du projet de concert avec un comité citoyen;
    3. Des suivis serrés à l’ordre du jour des conseils municipaux ou des conseils des maires;
    4. L’organisation de plusieurs rencontres d’informations avec des experts indépendants;
    5. Une géolocalisation du territoire reliée à une connaissance fine des réalités environnementales et géographiques.

    Les référendums municipaux auraient pour effet d’obliger les élus à établir un parcours de consultation des citoyens comme partie prenante pour en arriver à terme à une véritable acceptabilité sociale, soit un projet respectueux des réalités locales et une adhésion au projet qui se donne en toute connaissance de cause.


    Portrait résumé de l’éolien au Québec[1]


    Dressons un portrait rapide des parcs éoliens au Québec afin de bien contextualiser ce que nous dénonçons.

    Nous avons 46 parcs éoliens en activité et 15 parcs éoliens qui sont en attente d’autorisation.

    En 2029,  nous aurons 71 parcs éoliens pour 6 700 MW avec 3 000 éoliennes qui tapisseront le Québec.

    Il manque à ce portrait sur le site Web du MEIE le projet de TES Canada en Mauricie où le plus gros parc éolien privé de 800 MW composé de 130 à 140 éoliennes de 200 mètres de hauteur serait implanté dans les MRC de Mékinac et Des Chenaux en plein milieu d’un territoire habité.  Aucune mention dans leur tableau et pourtant, Hydro-Québec a reçu le mandat de raccorder le parc éolien de TES Canada à son propre réseau d’électricité.

    Il faut savoir aussi que l’on retrouve dans les 8 derniers projets de parc éolien en attente d’autorisation des éoliennes de 200 mètres de hauteur, de 6 à 8 MW de puissance.  Ce sont donc des éoliennes plus puissantes, plus hautes que l’on implante en suivant les mêmes distances séparatrices avec les habitations que celles utilisées pour les éoliennes de 2MW.  Ces normes sont désuètes pour les méga-éoliennes industrielles.

    Vers un Québec décarboné et prospère

    Plan d’action 2035-Hydro-Québec

    En novembre 2023, avec son plan d’action 2035, Hydro-Québec annonce qu’elle a besoin de 10 000  MW supplémentaires provenant du secteur éolien.

    Je récapitule : en 2029 nous aurons 71 parcs éoliens pour 6 700 MW. Bien qu’aux yeux de plusieurs experts, la transition énergétique du gouvernement et d’Hydro-Québec n’a été ni définie ni planifiée et laisse place à l’arbitraire, Hydro-Québec veut rajouter 10 000 MW .

    En mai 2024, coup de théâtre de la part de Michael Sabia affirmant que« développer des projets à droite à gauche et all over the place », comme on l’a fait jusqu’à maintenant, ne permettra pas à Hydro-Québec d’atteindre son objectif de 10 000 mégawatts »[2]. « Le Québec a besoin d’une stratégie beaucoup mieux intégrée.»[3]

    C’est pourquoi Hydro-Québec veut reprendre le contrôle de l’éolien en implantant des mégaparcs industriels de 1 000 MW et plus avec  des centaines d’éoliennes de 200 mètres de hauteur dans le nord du Québec « pour s’éviter la contestation des zones habitées, dans le sud du Québec, car il dit avoir entendu la grogne des québécois»[4]

    À titre d’exemple, le mégaparc éolien industriel situé au Nord-Ouest du Lac-St-Jean couvrirait une superficie d’au moins 10 fois l’Ile de Montréal. C’est d’ailleurs au nord du Québec que se situent les plus gros gisements éoliens.

    Mais en même temps, Michael Sabia affirme que les petits et les moyens parcs éoliens vont continuer à s’implanter et la Fédération québécoise des municipalités continue à en faire la promotion.


    [1] Site Web du ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie mis à jour en juillet 2024.

    [2] Stéphane Bordeleau, Hydro-Québec prend le contrôle de la filière éolienne, Radio-Canada, 30 mai 2024.

    [3] Hélène Baril, Hydro-Québec prend le contrôle de l’éolien, La Presse, 30 mai 2024.

    [4] Thomas Gerbet, Voici où les «mégaparcs» éoliens d’Hydro-Québec sont attendus, Radio-Canada, 19 juin 2024.

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  • Entrevue de Richard Martineau avec Martine Ouellet, cheffe de Climat Québec

    Entrevue de Richard Martineau avec Martine Ouellet, cheffe de Climat Québec

    29 janvier 2025

    Québec veut tripler sa production d’énergie éolienne d’ici à 2035. Pour Martine Ouellet, la cheffe de Climat Québec et ancienne ministre des Ressources naturelles, cela serait « antidémocratique ». Entrevue avec Martine Ouellet, cheffe de Climat Québec

    «L’éolien aurait toujours dû être fait par Hydro-Québec», dit Martine Ouellet

    Réf.: https://www.youtube.com/watch?v=NAImCx6VkxQ


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  • Écoutez Rachel Fahlman, la présidente de Vent d’élus vous expliquer la différence en un BAPE spécifique et un BAPE générique.

    Écoutez Rachel Fahlman, la présidente de Vent d’élus vous expliquer la différence en un BAPE spécifique et un BAPE générique.

    15 janvier 2025

    Écoutez Rachel Fahlman, la présidente de Vent d’élus vous expliquer la différence en un BAPE spécifique et un BAPE générique.

    Réf.: https://youtube.com/shorts/msO8Sk1d5dw


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  • « Vers une transition énergétique ? » Épisode 1 avec Robert Laplante

    « Vers une transition énergétique ? » Épisode 1 avec Robert Laplante

    27 janvier 2025

    Robert Laplante, Directeur-général de l’Institut de recherche en économie contemporaine du Québec, nous parle de la nationalisation de l’électricité

    NousTV réf.: https://youtu.be/6vuNGKFOb6M


  • La filière éolienne québécoise: un lourd déficit démocratique

    La filière éolienne québécoise: un lourd déficit démocratique

    Claude Charron

    53 Pour, 55 Contre. Il n’y aura pas d’usine de bio méthanisation à St-Nazaire dans Bellechasse, un processus industriel qui transforme la matière organique en méthane. Après un an de discussions, le référendum a tranché, la démocratie a parlé. Les citoyens ont choisi de préserver leur qualité de vie plutôt que de subir odeurs et bruits dérangeants générés par une usine à la rentabilité douteuse.

    Un tel scénario est très improbable lorsqu’il s’agit d’un projet d’éoliennes industrielles en milieu habité. Pourtant rien ne va changer plus le cadre de vie des résidents que l’ajout de dizaines d’infrastructures plus hautes que la Place Ville-Marie et dont l’effet cumulatif des impacts est majeur (pollution sonore et visuelle, paysages patrimoniaux dégradés, baisse de la valeur des résidences, risques sanitaires, impacts psycho-sociaux, etc.). Tout le monde veut s’arracher la tête, insultes, menaces, vandalisme, foire d’empoignes aux séances du conseil. Alors pourquoi, à l’instar de St-Nazaire, ne pas avoir recours à un référendum pour éviter la crise sociale?

    Il y a 25 ans la création de la filière éolienne attribuée à l’entreprise privée n’est pas étrangère à cette situation. Dans une perspective d’énergie verte et de développement régional une brèche a été ouverte dans le monopole public d’Hydro-Québec marquant le début de la dénationalisation de l’électricité. Ce choix politique douteux s’avère surtout une affaire de gros sous avec pour principaux bénéficiaires les promoteurs privés dont les généreux profits sont financés par des hausses de tarifs des abonnés d’Hydro-Québec et une baisse des transferts vers le Trésor Public. La notion de « profits et redevances » combiné à l’entêtement de l’État à poursuivre une idéologie sans nuances sera au cœur de cette implantation chaotique de la filière éolienne n’importe où, n’importe comment et à n’importe quel prix. Mais pourquoi vouloir enfoncer dans la gorge des citoyens des projets dont ils ne veulent pas alors que le Québec regorge de gisements éoliens beaucoup plus performants en territoires non organisés?

    En 2023 Hydro-Québec réduit considérablement la durée de son appel d’offres pour l’approvisionnement de 1500 MW d’énergie éolienne, de surcroît en période estivale, de façon à accélérer les mises en chantier et empêcher l’organisation de groupes citoyens dénonçant depuis plusieurs années une énergie coûteuse, non fiable, non stockable, socialement inacceptable et ne générant aucune activité économique dans les communautés d’accueil pendant la phase d’exploitation. Les critères d’acceptabilité sociale et d’obligation d’un pourcentage de contenu local sont abandonnés. Les distances de protection des habitations restent pratiquement inchangées face à des éoliennes beaucoup plus hautes et puissantes encore jamais testées au Québec.

    Forts de dizaines de contrats avec clauses de confidentialité, les promoteurs exigent des conseils municipaux un cadre légal calqué sur leurs besoins pour implanter leurs projets. Des ententes sont signées, des résolutions adoptées, des montants sont négociés, dans la frénésie plusieurs élus se retrouvent en conflit d’intérêts; le secret est de mise, le citoyen attendra, la transition énergétique, elle, ne peut attendre. Sans mandat de la population, sourds aux doléances de leurs citoyens et à la solde des promoteurs pour vendre le projet à leurs citoyens, les MRC et les municipalités se placent dans une position de soumission quant au projet, position contraire à la recherche constante de l’intérêt public. Aveuglés par les redevances, les MRC adoptent des réglementations ou comportements moralement, éthiquement et démocratiquement discutables; des séances publiques écourtées, des mises en demeure, l’adoption de RCI au bénéfice exclusif du promoteur et la création de régies qui incite les municipalités à abandonner leur compétence en matière d’énergie sur leur territoire. Rien n’est prévu pour que les populations puissent s’exprimer démocratiquement sur l’opportunité ou non d’implanter des éoliennes industrielles dans leur milieu de vie. Les référendums, outil démocratique par excellence, sont proscrits et toute tentative d’y recourir deviendra un véritable parcours du combattant. Les Chambres de commerce, les organismes bénévoles, les commerces sont abreuvées de promesses économiques qui s’avéreront exagérées sinon fausses. Au gouvernement plus d’une cinquantaine de lobbyistes de l’éolien dont le profit est le motif principal harcèlent députés et ministres pour les convaincre de ce qui est bon pour les québécois.

    Sans réponses et sans arguments les élus locaux lancent :

    « Citoyens, adressez-vous au BAPE! »

    Après plusieurs commissions d’enquête sur l’éolien, le BAPE reconnaît lui-même qu’il intervient trop tard. Ses recommandations sont systématiquement ignorées par le conseil des ministres. Le BAPE devient un exutoire pour les doléances des citoyens plutôt qu’un réel moteur de changements. Les commissaires du BAPE ont recommandé à maintes reprises de « considérer un référendum pour communiquer au décideur gouvernemental la position réelle de la population sur le projet » (BAPE no 267, page 110) et ont constaté l’absence de réelles consultations de la population de la part des autorités municipales. Celles-ci s’en remettent presqu’exclusivement au discours des promoteurs et à la politique de l’État qui a érigé l’éolien en dogme. Marie-Claude Prémont, docteure en droit et ingénieure, conclut ainsi son analyse sur les ententes signées entre les parties: « La filière éolienne démontre que l’État a mis tout son poids afin de s’assurer de trouver la formule la plus flexible et implacable pour forcer l’implantation d’une production privée d’énergie renouvelable au Québec. Le citoyen se trouve ainsi éjecté du triangle de la justice négociée entre les trois parties que sont l’État, la municipalité et le promoteur, ce qui remet en question les fondements mêmes de la démocratie municipale. » *

    Les principaux intéressés, les riverains qui vont se retrouver à l’ombre des éoliennes, placés devant un fait accompli, calculent leurs pertes. À la défense de leur milieu de vie ils n’ont de cesse d’exiger un moratoire immédiat sur tout projet éolien industriel et des référendums obligatoires. De plus Hydro-Québec doit cesser tout partenariat avec le privé et prendre le contrôle exclusif de la production d’énergie éolienne de façon à offrir aux québécois les meilleurs tarifs pour leur richesse collective.**

    Claude Charron, comité des riverains des éoliennes de L’Érable

    *Marie-Claude Prémont, La justice négociée de l’énergie éolienne au Québec, Cahiers de droit, juin 2019, page 365

    ** Michel Morin, $23 milliards sur 25 ans pour l’éolien déjà en place, Journal de Montréal, 9 avril 2016

  • Entrevue avec l’animatrice de l’émission « Vers une transition énergétique ? »

    Entrevue avec l’animatrice de l’émission « Vers une transition énergétique ? »

    20 janvier 2025

    Entrevue avec Mme Carole Neill, l’animatrice de l’émission « Vers une transition énergétique ? » qui est sur les ondes de NousTV depuis le 16 janvier.

    Réf.: https://youtu.be/DfCmLGCNWuQ


  • « Santé et éoliennes : recensement des connaissances »

    « Santé et éoliennes : recensement des connaissances »

    Une vidéo sur le même sujet, également de Martina Bastian, est disponible sur le site du Comité Pour un choix éclairé dans Nicolet-Yamaska.


    Mettez vos connaissances à l’épreuve

  • Quel gâchis

    Quel gâchis

    Quel gâchis!

    «…la Terre couchée en rond,
    dont on a abusé
    et,
    il faut le dire,
    pillé, grapillé les trésors,
    par le mari d’abord,
    ensuite les enfants,
    avec leurs gestes d’anges, l’ont tachée, salie bien souvent,
    disons-le, souillée, la Terre… »

    (Extrait de «Terre, jamais je ne t’oublierai» de Félix Leclerc, Dernier calepin, 1988, pp.190-191)

    Quel gâchis que nous continuions à consommer de façon compulsive au lieu de prendre le temps de réfléchir sur de meilleurs choix individuels et collectifs. Quel gâchis que, par notre individualisme et notre égocentrisme, pour des ambitions de carrière et de confort excessif, nous assistons sans réagir au spectacle de la planète qui ne peut plus supporter notre surproduction et se déchaîne.

    Quel gâchis, pour nous et notre Terre, que de gaspiller les plus belles régions habitées d’un pays dont la plus grande richesse est sa nature encore préservée, garante d’une qualité de vie et d’un immense potentiel récréotouristique. Quel gâchis que de construire des éoliennes gigantesques et écrasantes pour ensuite relier l’énergie produite par ces parcs éoliens avec des lignes de transport serpentant au-dessus de nos têtes.

    Quel gâchis que d’empêcher la gestion efficace de cette énergie en l’émiettant pour enrichir quelques promoteurs qui exporteront nos capitaux. Quel gâchis que d’encourager aussi certaines communautés à s’endetter à la place du gouvernement pour construire ces immenses tours, qui n’ont qu’une courte durée de vie d’environ vingt ans, qui nécessitent des frais d’entretien colossaux et des coûts de démolition qui deviennent très rapidement problématiques. Quel gâchis que de payer d’énormes sommes pour subventionner les promoteurs et d’acheter également l’électricité à un coût plus élevé que si nous la produisions. Quel gâchis que de privatiser notre richesse énergétique plutôt que de continuer à la partager de façon équitable jusque dans les régions les plus reculées.

    Quel gâchis que durant les périodes de surplus d’électricité, inévitables parce que nous ne pouvons pas emmagasiner cette imposante énergie, nous soyons obligés de payer des sommes considérables pour une électricité temporairement inutile parce que nous devons honorer des contrats privés. Quel gâchis alors que, si nous avions fait le choix de demeurer maîtres chez nous, nous pourrions gérer efficacement les périodes de plus ou moins grands vents et les périodes où le niveau d’eau des bassins hydroélectriques fluctuent; nous aurions alors la possibilité de laisser s’emplir les bassins ou d’interrompre à l’occasion les éoliennes en prolongeant ainsi leur trop courte durabilité.  

    Quel gâchis que de laisser un gouvernement néolibéral continuer à vouloir privatiser à toute vitesse nos richesses collectives. Quel gâchis que d’engendrer des inégalités entre les municipalités en abandonnant à des promoteurs le rôle d’en financer quelques-unes et d’ignorer les autres. Quel gâchis que de laisser ce même gouvernement, par sa politique du laisser-faire par l’entreprise privée, créer d’immenses iniquités dans le financement des agriculteurs plutôt que de planifier correctement une aide équitable.

    Quel gâchis que, d’une part, nos représentants municipaux refusent de consulter adéquatement tous leurs citoyens par référendum et, d’autre part, de façon invraisemblable, se laissent soumettre à des règles qui permettent aux compagnies d’installer ces monstres industriels à 1,5 mètre des propriétés voisines et laisser ainsi se concrétiser d’immenses injustices (2).

    Quel gâchis, qu’en endossant ces non-sens et en acceptant d’en porter l’odieux au nom des dirigeants qui les assujettissent, nos élus municipaux consentent à déclencher ainsi un bouleversement qui entraînera probablement de multiples poursuites judiciaires contre les MRC. Quel gâchis que de créer une discorde entre agriculteurs qui, en regard de la dépréciation des valeurs considérables des terres agricoles, entraînera possiblement aussi des poursuites judiciaires entre voisins et une détérioration du tissu social.

    Quel gâchis pour un gouvernement que d’être en train de multiplier la même dégradation de notre qualité de vie dans plus de vingt des plus belles régions densément peuplées du Québec sans consulter convenablement les experts et la population (1). Quel gâchis que de détruire ainsi à toute vitesse notre patrimoine et l’avenir des générations futures. Quel gâchis que de mettre à risque notre santé, celle de la faune et des élevages domestiques en multipliant les infrasons, jugés très dommageables par plusieurs experts, sans appliquer le moindre principe de précaution (3). Quel gâchis que de confisquer la valeur résidentielle de ceux qui devront cohabiter près de ces machines industrielles, tournant jour et nuit et détruisant la quiétude de nos campagnes.

    Quel gâchis que de créer de multiples zones inhabitables ou peu désirables atrophiées par des servitudes interminables. Quel gâchis alors que plus de 80 % du territoire du Québec n’est presque pas occupé et que nous pourrions rester maîtres de nos ressources en construisant ces éoliennes le long des grands bassins hydroélectriques très venteux et équipés de corridors de transport de l’énergie (4). Quel gâchis que de grignoter ainsi notre minuscule 2% de territoire agricole.

    Quel gâchis que de détruire les rêves des citadins qui voudraient un jour trouver un peu de quiétude dans nos magnifiques régions rurales sans craindre constamment d’être bientôt envahis par ces voisins tapageurs et non recommandables.

    Sommes-nous un peuple en train de fractionner notre principal levier économique et le rendre difficilement opérable pour avantager quelques affairistes et perdre ainsi une importante source de revenus?

    Claude Rochon

    Résident de Mékinac

    Notes explicatives:

    1. Territoires concernés : de Mékinac, Des Chenaux, de Nicolet-Yamaska, de Rouville, des Jardins de Napierville, des Maskoutains, de Beauharnois-Salaberry, des Sources, de Maskinongé, de Drummond, de Bécancour, d’Arthabaska, de Lotbinière, de l’Érable, des Appalaches, de Coaticook, des Etchemins, de Kamouraska, de la Côte-de-Beaupré, de Bellechasse, de Marguerite d’Youville, de la Côte-Nord, du Fjord-du-Saguenay.
    2. Comme la majorité des terres du Québec ont été divisées en lots rectangulaires de 2 ou 3 arpents de large et comme les éoliennes seraient possiblement installées de chaque côté d’une propriété ayant cédé des servitudes, les voisins ne pourraient se construire sur une distance de 500 mètres (1640 pieds ou 8,55 arpents) de part et d’autre de ces éoliennes, soit sur une longueur de 17 arpents ou 3280 pieds.  Si les lots visés ont 3 arpents de large, l’injustice toucherait environ 3 voisins de part et d’autre (soit 6 voisins).

    Références :

    1. https://www.ledevoir.com/opinion/idees/807901/idees-developper-production-hybride-reservoirs-hydroquebecois
    2. https://pourunchoixeclaire.ca/2023/12/21/mariana-alves-pereira/

    La lettre est paru également ici : https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=&cad=rja&uact=8&ved=2ahUKEwjbkPfr9fyKAxXOwvACHSzzFHgQFnoECBsQAQ&url=https%3A%2F%2Fwww.lenouvelliste.ca%2Fopinions%2Fparole-aux-lecteurs%2F2025%2F01%2F17%2Fquel-gachis-IOQTQ6I3QBCCRGN4PAUKCJLUFM%2F&usg=AOvVaw10OgC5fgT2W5vOieSy4rec&opi=89978449

  • Références

    Références

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    Éoliennes

    Bruit

    RCI de Mékinac, Schéma d’aménagement de Des Chenaux, et autres

    Projet de loi 69

    Lois et Affaires municipales

    Pétition

  • Annonce de la série documentaire « Vers la transtion énergétique » (Nous TV)

    Annonce de la série documentaire « Vers la transtion énergétique » (Nous TV)

  • René Beaudoin : ambassadeur

    René Beaudoin : ambassadeur

    15 janvier 2025

    Découvrez René Beaudoin, un historien passionné qui nous parle du patrimoine et de son rôle essentiel dans notre société.

    René Beaudoin nous invite à réfléchir sur la richesse du patrimoine, défini comme l’héritage matériel et immatériel transmis par les générations passées : des savoir-faire aux récits, en passant par les lieux historiques. Pour lui, le patrimoine forge notre identité, crée du bonheur en renforçant le tissu social, et nous aide à comprendre d’où nous venons.

    Avec des anecdotes captivantes, René partage aussi ses coups de cœur patrimoniaux, comme les moulins de la région et des sites méconnus qui mériteraient plus de reconnaissance. Il souligne l’importance des médias locaux comme La Gazette de la Mauricie pour préserver notre mémoire collective et renforcer l’engagement citoyen face aux défis actuels.

    Plongez dans cet échange inspirant et découvrez pourquoi René Beaudoin croit fermement au pouvoir du patrimoine et à la nécessité de soutenir nos médias indépendants!

    Réf.: https://www.youtube.com/watch?v=IAHBYHUQMII&t=3s


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  • Développement régional : Du BAEQ des années 1960-1970 à l’extractivisme actuel

    Développement régional : Du BAEQ des années 1960-1970 à l’extractivisme actuel

    Un document exceptionnel de Ferrisson

    Par L’aut’journal    

    Dans les années 1960 et 1970, deux stratégies de développement régional s’affrontent au Québec. Une approche basée sur le peuplement des régions avec un développement économique autocentré et une approche néolibérale axée sur l’intégration au marché nord-américain et mondial. La seconde, proposée par le gouvernement fédéral, en collaboration avec celui du Québec, l’a emporté.

    Dans l’Est du Québec, les élites locales qui désiraient sortir leur région du sous-développement n’ont pas vu l’angle mort du plan de développement proposé par les aménagistes soit celui de la consolidation des centres urbains au détriment des zones rurales.

    Cela s’est traduit par la fermeture d’une dizaine de paroisses dites marginales, la relocalisation des populations qui a été l’amorce du dépeuplement régional et le pillage des ressources.

    À partir d’une analyse de l’expérience du Bureau d’aménagement de l’Est du Québec (BAEQ), Robert Laplante démontre avec brio comment ces événements préfigurent le mode d’exploitation extractiviste actuel de la forêt, des minéraux, des terres et du vent (éolien).

    La résistance héroïque des populations locales dans le cadre des Opérations Dignité, racontée dans ce document, devrait nous inspirer dans la lutte actuelle contre l’accaparement des terres agricoles par les multinationales, l’exploitation éhontée de la forêt, l’extraction minière accélérée et l’implantation de parcs éoliens et de barrages hydro-électriques justifiées par la supposée « transition énergétique ».

    Dans deux épisodes d’environ 35 minutes chacun, illustrés par des documents d’époque, Robert Laplante, interviewé par André Laplante (sans lien de parenté aucun), expose de façon magistrale ce parcours historique.

    Pour visionner ces documents :Parties 1 et 2 : https://www.ferrisson.org/saisons/saison-12/l-angle-mort-du-baeq

    Pour vous abonner à L’aut’journalcliquez ici.

    Est paru ici le 6 janvier 2025: https://link.lautjournal.info/v/443/fafeaad2dc0bee7663b617797f27aabd55085059ad8674b4

  • L’engouement pour l’hydrogène s’estompe, et c’est une bonne chose

    L’engouement pour l’hydrogène s’estompe, et c’est une bonne chose

    5 janvier 2025

    Au cours de la dernière décennie, les gouvernements du monde entier ont investi massivement dans l’économie de l’hydrogène, c’est-à-dire dans l’idée d’utiliser l’hydrogène pour stocker et transporter l’énergie provenant d’énergies renouvelables intermittentes. Mais au cours de l’année écoulée, les actions de nombreuses entreprises clés du secteur ont chuté jusqu’à 50 %. Il y a de bonnes raisons à cela.

    Sabine Karin Doris Hossenfelder (née en 19762) est une physicienne théoricienne, autrice et vulgarisatrice scientifique allemande spécialisée en gravité quantique. Elle est attachée de recherche à l’Institut des études avancées de Francfort


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  • Modélisation qui met en perspective la taille impressionnante d’une éolienne

    Modélisation qui met en perspective la taille impressionnante d’une éolienne

    7 janvier 2025

    Modélisation à l’échelle d’une éolienne dans le village de Saint-Adelphe. Les éoliennes industrielles prévues par TES Canada auront entre 200m et 222m.Le point le plus élevé du clocher de l’église est à 51,3 mètres.

    Ces éoliennes seront visibles sur des dizaines de kilomètres selon leur emplacement.

    Gracieuseté de Dany Janvier. @CPVSMDC


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  • TES Canada: la nouvelle idole

    TES Canada: la nouvelle idole

    Nous avons eu droit, mercredi le 13 novembre à la Cité de l’énergie, à la première célébration de la dernière idole des GENS D’AFFAIRES. En plus des officiants, quelques fidèles étaient présents. Tous participaient au culte du jour, tous communiaient avec la même ferveur à la table des redevances de TES Canada, l’hostie ostentatoire capable d’apaiser les pires tourments de l’âme et de faire taire les pires remords engendrés par la culpabilité de céder à l’intérêt personnel.

    Certes, le prochain n’est pas totalement oublié par ces gens d’affaires malgré la ferveur qui les transporte. Seuls les citoyens égarés, qui tournent le dos à leur idole, ne trouvent pas place dans leur cœur. Mais ils sont peu nombreux selon leurs dires. Un groupuscule d’opposants! Malheureusement, ils menaceraient la majorité des fidèles, pacifiques, silencieux et invisibles qui aimeraient manifester leur foi ouvertement.

    Ils seraient dangereux ces opposants. Vindicatifs, aux dires des fidèles interrogés, ils seraient prompts à lancer des pierres aux apôtres du nouveau culte. Voilà la raison pour laquelle ces derniers ont tant attendu avant d’affirmer leur foi vacillante. Mais voilà, c’est chose du passé. Leur courage a cru parce que les débordements des opposants seraient aujourd’hui moindres.

    Mais qui sommes-nous, nous qui nous opposons au projet de TES Canada?

    Nous ne sommes pas contre les éoliennes, mais nous sommes contre les éoliennes en milieu habité.

    Nous ne sommes pas contre la transition énergétique, mais contre le fait que l’urgence climatique puisse servir à excuser toutes manœuvres, plus intéressées par le profit que par des solutions réelles capables d’en enrayer la progression.

    La politique actuelle du gouvernement, qui agit dans la précipitation, qui progresse «de risques calculés» en «risques calculés», abusant de son pouvoir pour contourner les mesures élémentaires de prudence, telle l’abolition du BAPE dans le cas de Northvolt, non seulement n’agit pas contre le dérèglement climatique, mais provoque celui du climat social.

    D’autres solutions existent et sont proposées par plusieurs experts, mais le gouvernement semble vouloir poursuivre une mission pour laquelle il n’a pas obtenu le mandat lors de son élection. À qui obéit notre gouvernement et qui sert-il?

    La panique, à laquelle il semble obéir, le conduit à proposer un remède qui risque d’engendrer des maux pires que le mal qu’il veut guérir. Ces parcs éoliens ont des impacts et même TES Canada le reconnaît puisqu’il consent à indemniser les résidents demeurant à moins de 1000 mètres de ses éoliennes. Mais TES Canada ne reconnaît pas tous les impacts. Il a même le culot, si ce n’est le ridicule, d’en présenter certains comme des mythes et d’autres comme enjolivement. Selon ses dires, les éoliennes «ajoutent une touche de modernité au paysage». TES Canada pense-t-il qu’en ridiculisant les faits et maquillant la réalité, il abolira le réel? Un parc éolien n’améliore pas un paysage, il le dénature. La nuisance sonore et les risques indirects susceptibles d’affecter la santé sont bien réels, la dévaluation foncière est bien réelle, les impacts sur la faune et la biodiversité sont bien réels, sinon pourquoi TES Canada entend-il «minimiser» les impacts?

    Ces parcs éoliens en milieu habité, construits sous le prétexte de sauver la planète, de nous sauver, font de nous de nouvelles victimes de ce dérèglement climatique. Ils ajoutent des victimes aux victimes.

    Il faut cesser de nous présenter les GENS D’AFFAIRES et les PROMOTEURS comme des philanthropes magnanimes et généreux. Il s’en trouve sûrement, mais c’est l’exception, non la règle. Leurs intérêts premiers sont avant tout leur intérêt: il est de «faire des AFFAIRES». S’ils sont utiles à la bonne marche de l’économie, ils ne sont qu’un rouage d’une politique qui doit trouver ailleurs ses lumières. On oublie trop facilement qu’une politique dominée par l’argent accouche toujours d’un monstre.

    M. Angers, maire de Shawinigan, par un grossier subterfuge, substitue la «pertinence sociale» à l’ «acceptabilité sociale». Il biffe ainsi cette notion capitale sur laquelle insistent tous les documents officiels du gouvernement. Cette condition préalable et indispensable à tout projet de société, supprimée par M. Angers, est un bel exemple de l’humanisme de certains GENS D’AFFAIRES.

    Il n’y a pas que les gens d’affaires qui font passer leur intérêt avant le bien-être de leur voisinage et de leur environnement.

    Le témoignage poignant d’une propriétaire terrienne, qui accepta de signer une entente pour accueillir une éolienne, est apporté pour illustrer la mansuétude dont peut faire preuve TES Canada. Et oui, TES accepta de modifier l’emplacement choisi pour son éolienne parce que la dame ne le voulait pas à cet endroit sur sa terre. Probablement parce qu’elle était trop près de sa résidence, parce qu’elle craignait pour le bruit, que la beauté du paysage soit amoindrie, ou pour tout autre caprice légitime. Légitime en effet, mais tous les voisins, de tous ces propriétaires ayant signé des ententes avec TES Canada, n’auront pas cette chance.

    Gaston Rivard

    Citoyen de Saint-Adelphe

    Cette lettre est paru dans le Nouvelliste : https://www.lenouvelliste.ca/opinions/parole-aux-lecteurs/2024/11/23/tes-canada-la-nouvelle-idole-D7POPURPTBDYXC5OEKIQMWF7XM/

    Elle est une réponse à l’article du Nouvelliste ; Démonstration de soutien envers TES Canada à Shawinigan