Auteur/autrice : Gaston

  • TES: un projet hautement risqué

    TES: un projet hautement risqué

    France Laliberté

    31 mai 2025

    Jeudi soir, la MRC Mékinac présentait un webinaire sur l’entente conclue avec TES Canada. Heureusement, il a été dit que cela ne consistait en rien à une acceptation de ce projet sur notre territoire.


    Il y a été clairement indiqué que le projet de TES ne pourrait pas voir le jour si le volet usine d’hydrogène n’y est pas associé, car le potentiel éolien des MRC Mékinac et des Chenaux n’est pas rentable, ce que nous avions questionné à plusieurs reprises lors des séances des MRC et municipales. En effet, le facteur «FU» étant de 20-25 %, il est largement sous la barre de rentabilité qui est de 35-40 %.

    Selon ce qui a été dit jeudi, le potentiel éolien de nos MRC n’aurait pas le seuil de rentabilité pour la vente d’électricité, ce pour quoi HQ n’irait jamais en appel d’offres pour un éventuel projet de partenariat.


    TES construirait ces éoliennes exclusivement comme intrants pour sa production d’hydrogène pour soi-disant décarboner, ce qu’ils n’ont jamais démontré par des chiffres probants. Plutôt décrit comme une aberration énergétique, ce projet obscur‚ mal ficelé, accaparerait deux territoires, les grevant d’un développement futur structurant, en accord avec la population.

    Encore plus un non-sens environnemental, social, économique. Tout ça pour ÇA? 800 MW d’éoliennes non rentables à 20-25 %, 200 MW de solaire et 150 précieux MW provenant de HQ pour une hypothétique décarbonation?

    Nous ne consentons pas à sacrifier nos MRC à une seule multinationale au projet obscur qui bénéficierait de crédits et subventions pour son hypothétique rentabilité.

    Si ce projet venait à être non rentable, par exemple à cause de développements où l’hydrogène serait produit à des coûts moins astronomiques, ou parce que TES repose sur les deniers publics, imaginez que toutes ces éoliennes seraient caduques, car non rentables… Elles devraient être démantelées. Imaginez le gaspillage éhonté!

    Le développement éolien en Gaspésie, via l’Alliance de l’Est, ne peut en aucun cas être comparé avec celui de TES, n’en déplaise à nos élus!

    Avons-nous vraiment les ressources pour alimenter des projets industriels hyperénergivores et incertains dans le contexte actuel?

    Avons-nous les moyens de jouer à la roulette russe?


    Pourquoi n’y a-t-il pas d’acceptabilité sociale pour ce projet dans nos communautés?

    Ceci concerne tous les Québécois et les Québécoises. Ce ne sont pas seulement des enjeux «pas dans ma cour» comme certains voudraient le faire croire, car on pige dans les poches des citoyens pour alimenter des industriels pendant que les services se dégradent inexorablement. Et que l’on s’accapare de nos biens les plus précieux: nos ressources et nos milieux de vie.

    — France Laliberté, Sainte-Thècle

    Cette lettre est paru également ici : https://www.lenouvelliste.ca/opinions/parole-aux-lecteurs/2025/05/31/tes-un-projet-hautement-risque-KQIJDHW4ZJDJTDVASGRZHKUPQI/#KQIJDHW4ZJDJTDVASGRZHKUPQI

  • Aucune décision par rapport au projet de TES Canada, vraiment?

    Aucune décision par rapport au projet de TES Canada, vraiment?

    Édith Béland

    En avril 2025, la MRC de Mékinac a envoyé un feuillet publicitaire sur lequel on peut lire: « À ce stade, aucune décision n’a été prise concernant la position de la MRC sur le projet de TES Canada. » Ah oui, vraiment?


    Comment expliquer qu’aucune pétition contre le projet n’ait été considérée? Certaines expriment pourtant un désaccord au projet par la majorité des citoyens.

    Comment expliquer que la MRC des Chenaux a résisté aux demandes des ministères tandis qu’à la MRC de Mékinac on a commencé à négocier dans la confidence avec le promoteur avant même l’autorisation finale du projet? Pourquoi s’empresser de signer quoi que ce soit?


    Comment expliquer que le RCI (adopté en mai 2023) de la MRC du Haut-Richelieu a des normes de distances de 2km entre une éolienne de 2MW et une résidence, mais que la MRC de Mékinac a adopté des normes qui favorisent l’implantation d’une éolienne de 5 à 7MW (soit 210m de hauteur) à 800m d’une résidence?

    Comment peut-on affirmer à la MRC de Mékinac qu’«on a dû suivre lesOrientations gouvernementales en aménagement du territoire (OGAT)» quand au final on en suit principalement qu’une: l’OGAT no. 9 (implantation d’éolienne)?

    Pourtant, sur le site du gouvernement, il est stipulé à propos des OGATs «qu’aucune n’a préséance sur l’autre».

    L’OGAT no 2 à l’article 2.1 décrit ceci: «conserver les milieux naturels d’intérêt.» Qu’ont fait les maires de la MRC de Mékinac devant la demande d’appui à l’étude par le gouvernement du projet d’aire protégée du Lac des Grands-Bois? Ils l’ont refusé!

    Que dit l’OGAT no 3? «Planifier l’aménagement et le développement du territoire agricole de manière à assurer sa protection…» Que fait la MRC? Elle négocie avec TES qui installerait possiblement une partie de ses éoliennes en milieu agricole ou en milieu agroforestier!

    Que dit l’OGAT no 6? «Favoriser l’attractivité des territoires et le dynamisme des communautés». Est-ce que la MRC de Mékinac pense vraiment qu’un parc d’éoliennes plus hautes que la place Ville-Marie de Montréal va favoriser l’attractivité de son territoire? Vraiment? Qui voudrait s’installer à Saint-Adelphe quand ce village serait entouré par 66 éoliennes (44 sur son territoire plus 22 autour de ses limites)?


    Que dit l’OGAT no 4 ? «Consolider des milieux de vie existants… et assurer la protection des milieux naturels et agricoles. Faudrait penser à la considérer.

    Si le gouvernement affirme «qu’aucune OGAT n’a préséance sur aucune autre», pourquoi la MRC de Mékinac se concentre sur le no 9 (implantation d’éoliennes) et oublie les OGATs nos 2,3, 4 et 6?

    La MRC de Mékinac a prétendu suivre «les Orientations gouvernementales en aménagement du territoire» lors de la présentation du RCI en avril 2025. Vraiment?

    Accepter un montant de 83 000 $ de TES Canada pour ses «frais de négociations et de développement» (voir p.4 entente-cadre 10 février 2025) c’est être neutre? Accepter 75 000 $ par année du promoteur jusqu’au dépôt du décret ministériel c’est «ne pas appuyer le projet de TES»?


    Prendre une partie de cet argent pour produire un mémoire au BAPE n’est pas un appui au projet? Signer une entente sur les retombées économiques avec TES c’est pour s’assurer «de l’autonomie politique» de la MRC? Vraiment?

    Pourquoi s’empresser de signer des ententes avant que le projet ne soit autorisé officiellement? Est-ce pour brandir une carte d’acceptabilité sociale?

    Prétendre «qu’aucune décision par rapport au projet de TES Canada» n’est prise et affirmer aux citoyens qu’ils sont neutres est un affront à l’intelligence des habitants des 10 municipalités.

    Aucune décision? Vraiment?

    Édith Béland, Lac-aux-Sables


    Cet lettre est paru également ici : https://www.lenouvelliste.ca/opinions/parole-aux-lecteurs/2025/05/23/aucune-decision-par-rapport-au-projet-de-tes-canada-vraiment-W2GXR7UZZJHZ5N4IX7SHPXTHXM/


  • Vivre à 800 mètres d’éoliennes géantes — à quoi ça ressemble vraiment ?

    Vivre à 800 mètres d’éoliennes géantes — à quoi ça ressemble vraiment ?

    22 mai 2025

    Regardez cette vidéo.

    Voilà ce qu’on nous promet.

    Voilà notre avenir.

    Est-ce raisonnable d’être inquiet? Ceux qui se réjouissent du projet de TES Canada vivront-ils dans un environnement entièrement défiguré par des monstres d’acier, des méga-éoliennes de 200 ou 210 mètres? Ce sont les gens qui vivront entourés de ces abominations qu’il faut interroger, non ceux des centres urbains qui n’en subiront aucun des impacts et qui réfléchissent malheureusement trop souvent en priorisant l’aspect financier.

    Il est un peu simpliste de réduire au simple reflexe du « pas dans ma cours » la prise de position des opposants face à ce projet. Ce reflexe est la saine réaction face à toute menace sérieuse; ne pas avoir ce reflexe, voilà ce qui est pathologique.

    Cette vidéo, produite par M. Dany Janvier lors de son passage dans la région d’Alma, illustre clairement le futur que l’on promet à plusieurs centaines de citoyens des MRC de Mékinac et de Des Chenaux. Doit-on les sacrifier parce que TES Canada, dont le projet est présenté comme une « aberration ÉNERGÉTIQUE » par plusieurs experts, nous promet quelques deniers en échange de ce qu’on pourrait qualifier du vol et du saccage de notre territoire?

    Nous ne sommes pas les seuls, nous du collectif « Toujours maîtres chez nous » à nous inquiéter du danger que représente le projet de TES Canada. Deux partis politiques, le Parti Québécois et Québec Solitaire, s’inquiètent fortement du projet de TES Canada. Ils luttent désespérément aux commissions sur le projet de loi 69, car si elle n’est pas amendée, cette loi permettra et fera en sorte que se multiplient de tels projets. Celui de TES Canada est en réalité la première première tentative pour privatiser nos énergies renouvelables : luttons pour éviter cette dégringolade et conserver notre territoire intact.

    Après le visionnement, croyez-vous encore que les 133 méga-éoliennes de TES Canada apporteront vraiment « une touche de modernité »?

    Réf.: https://youtu.be/tLB58-eupfM

  • L’entente entre TES Canada et le MRC de Mékinac est illégitime !

    L’entente entre TES Canada et le MRC de Mékinac est illégitime !

  • TES Canada: où est la vérité?

    TES Canada: où est la vérité?

    Pierre Pouliot

    Nul besoin d’être un grand visionnaire pour comprendre ce qui se trame autour du projet TES Canada.


    Depuis le début, le promoteur multiplie les déclarations floues, les zones grises, et les intentions changeantes. Il est temps que la population se pose les vraies questions et que nos dirigeants exigent des réponses claires.

    Possibilité 1: un projet vidé de sa substance, sans preuve d’efficacité

    La première possibilité, bien réelle, serait que TES Canada abandonne l’idée de produire de l’hydrogène pour le transport lourd, ne conservant que le volet de méthanisation de l’hydrogène pour injection dans le réseau d’Énergir.


    Problème: aucune étude ne confirme les bénéfices de cette approche pour la décarbonation. On parle ici de 80 000 tonnes de gaz naturel renouvelable (GNR) de 3e génération, accompagnées de 220 000 tonnes de CO₂ biogénique injectées dans le réseau — mais sans qu’aucun contrat formel ne lie Énergir à l’achat de ce gaz de synthèse.

    Pire encore, aucune entente ne semble conclue pour l’approvisionnement de ce CO₂, pourtant essentiel au procédé.

    Et même si l’on continue à croire que TES Canada souhaite réellement produire de l’hydrogène vert, on peut se demander comment la ministre de l’Énergie, Christine Fréchette, peut fermer les yeux sur les inefficacités flagrantes du procédé. Des experts et scientifiques de partout dans le monde dénoncent déjà l’aberration énergétique du projet: d’énormes pertes d’énergie pour un rendement minimal.

    La ministre envisagerait même de subventionner ce gaz pour compenser l’écart de prix avec le gaz naturel fossile. Est-ce là le rôle de l’État? De tous les experts, aucun ne croit que ce type de projet puisse devenir viable sans injection massive de fonds publics. Les coûts de conversion sont bien trop élevés.

    Et tout ça pour quoi? Injecter une goutte d’hydrogène dans un océan de gaz naturel polluant. Une illusion de progrès à fort coût collectif.

    Possibilité 2: un projet qui lorgne l’exportation

    Deuxième scénario: TES Canada viserait en réalité l’exportation de son hydrogène. On nous a toujours dit que le projet était destiné au marché québécois. C’est d’ailleurs ce qui est écrit noir sur blanc dans l’Avis de projet. Pourtant, aucun contrat d’achat ne lie le promoteur à des clients québécois. Alors, on produit pour qui? Pourquoi?


    La seule conséquence, selon la ministre, en cas de non-respect des engagements? Retirer le bloc d’énergie octroyé. Une simple tape sur les doigts. Aucune véritable pénalité. Aucune obligation de résultat. Si TES ne réussit pas à trouver d’acheteurs, il pourrait simplement tout abandonner — sans conséquence majeure.

    Possibilité 3: une privatisation déguisée de nos ressources

    Et si le véritable objectif était ailleurs? Sans contrat local, sans projet exportateur viable, TES pourrait très bien se contenter… de produire de l’électricité. Une production assurée, sans appel d’offres, et surtout, extrêmement rentable — grâce à l’énergie publique fournie par Hydro-Québec. Ce serait alors une privatisation déguisée de notre accès à l’énergie. Un précédent grave.

    On permettrait ainsi à un promoteur étranger de s’implanter en territoire québécois, avec toute la latitude pour exploiter nos ressources, occuper nos terres et imposer ses conditions. Le tout avec une opacité jamais vue et un discours marketing bien huilé, promettant espoir et développement durable à l’échelle planétaire… alors que les fondements mêmes du projet sont loin d’être clairs.

    Pendant ce temps, nos élus — municipaux, provinciaux et fédéraux — préfèrent jouer à l’autruche. Ils ferment les yeux sur les contradictions, refusent de poser les vraies questions et laissent le promoteur avancer, sans jamais devoir rendre de comptes à la population.


    Il est temps de demander des réponses. Il est temps de voir clair dans ce projet qui prétend sauver la planète, mais qui pourrait bien, au contraire, devenir un cheval de Troie de la privatisation et du greenwashing énergétique.

    Pierre Pouliot

    Notre-Dame-du-Mont-Carmel

    Cet lettre est paru également ici : https://www.lenouvelliste.ca/opinions/parole-aux-lecteurs/2025/05/18/tes-canada-ou-est-la-verite-PRYZ2EKFBVBZZEWS4XYLY2MJ4A/


    Voici un extrait de l’intervention d’Haroun Bouazzi questionnant la ministre Christine Fréchette sur le projet de TES Canada aux commissions sur le projet loi 69.

  • Observations sur le dernier texte de M. Claude Baril paru dans le Nouvelliste

    Observations sur le dernier texte de M. Claude Baril paru dans le Nouvelliste

    17 mai 2025

    Citation :
    « L’auteur de cette lettre croit que le Projet Mauricie se présente à un moment charnière pour notre développement, et même pour notre vitalité sociale et économique. »

    Observation :
    Ce genre d’affirmation est un poncif facile et creux. Présenter un projet industriel comme une « opportunité » sans véritable analyse critique des impacts sociaux, environnementaux et économiques à long terme, c’est juste faire de la propagande. « Moment charnière » ? Non, c’est plutôt un moment où on sacrifie des territoires, on fragilise des communautés et on alimente un modèle extractiviste qui ne profite qu’à quelques multinationales, pas à la population locale. Ton « développement » n’est pas viable s’il détruit ce qui fait la richesse réelle du territoire : ses écosystèmes, sa culture, son autonomie.


    Citation :
    « … au début du mois d’avril, j’ai assisté à la séance du conseil municipal… Plusieurs citoyens de la région… »

    Observation :
    Une séance municipale, c’est souvent un théâtre d’affrontements stériles où les décisions sont déjà prises en coulisses. Que des citoyens viennent « s’informer » et « partager leurs commentaires » ne veut rien dire si leurs préoccupations sont ignorées ou minimisées. Le vrai problème, c’est que la démocratie locale est souvent bafouée par des projets imposés d’en haut, avec un discours officiel lisse qui masque des pressions politiques et économiques. Et puis, se contenter de « s’informer » dans ce contexte, c’est participer à un simulacre de consultation.


    Citation :
    « … des gens braqués depuis la première heure contre ce projet… »

    Observation :
    Les opposants ne sont pas « braqués », ils sont alertes. Ce sont eux qui voient clair dans les conséquences désastreuses pour leur territoire. La critique du slogan « Maître chez nous » comme « statu quo » est ridicule : c’est justement un cri pour préserver ce qui reste de la souveraineté locale face à un projet qui la dissout. Ce n’est pas du conservatisme borné, c’est une résistance légitime à la destruction de leur cadre de vie.


    Citation :
    « Depuis 30 ans, la population régresse, l’âge médian augmente, les jeunes partent, le revenu moyen est bas… »

    Observation :
    Voilà le vrai problème. Mais le projet présenté n’offre aucune solution durable à ce déclin. Il prétend créer des emplois, mais pour combien de temps ? Et à quel prix social et environnemental ? Le renouvellement démographique ne se fera pas en sacrifiant la qualité de vie et la nature locale pour des profits éphémères. On ne combat pas la fuite des jeunes avec des projets industriels destructeurs ; on doit au contraire investir dans des alternatives locales, écologiques, qui renforcent le tissu social et économique. Ce n’est pas ce que TES Canada propose.


    Citation :
    « Disparition des commerces, dépendance aux transferts gouvernementaux… »

    Observation :
    Exact, et c’est là qu’on attend un vrai plan, une vision locale forte. Or, le Projet Mauricie est un coup d’épée dans l’eau : il ne soutient pas les commerces de proximité, il ne revitalise pas les entreprises établies, il ne renforce pas le tissu associatif. Il ouvre la porte à une dépendance nouvelle, mais cette fois envers les multinationales et leurs retombées financières au compte-gouttes. La prétendue « vitalité économique » promise est en réalité une façade pour un modèle extractif qui détruit plus qu’il ne crée.


    Citation :
    « Le Projet Mauricie offre 5,6 milliards, 4335 emplois, 1,9 milliard en salaires… »

    Observation :
    Ces chiffres sont impressionnants, mais ils manquent cruellement de contexte et d’analyse. Combien de ces emplois sont temporaires, saisonniers, peu qualifiés, et combien profiteront vraiment à la population locale ? Quelle part de cet argent restera dans la région ? Sans parler des coûts cachés : dégradation environnementale, impact sur la santé, perte de biodiversité, risques pour l’eau potable… Ce n’est pas une solution miracle, mais un transfert massif de richesse vers les promoteurs, avec des bénéfices sociaux très limités.


    Citation :
    « Les redevances sont importantes, elles aideront à boucler les budgets… »

    Observation :
    Les redevances, ce sont des miettes lancées à une population dont on exploite le territoire. Elles ne compensent en rien les dégâts. Ce discours paternaliste qui prétend que « ça va aider à payer les infrastructures » masque surtout l’irresponsabilité de confier à des multinationales le soin de gérer l’avenir des territoires. Ce n’est pas un plan d’investissement durable, c’est un pansement sur une plaie béante.


    Citation :
    « L’énergie éolienne est verte… l’hydrogène contribuera à décarboner… »

    Observation :
    L’énergie éolienne, oui, est renouvelable. Mais elle n’est pas sans impacts : déboisement, bruit, perturbation des habitats, industrialisation du paysage… Quant à l’hydrogène, les « défis techniques » sont immenses et l’efficacité énergétique discutable. Il est dangereux de présenter ça comme une panacée écologique sans un débat honnête sur les alternatives et les vraies conséquences. On ne sauvera pas la planète en bétonnant des forêts et en vendant du rêve technologique.


    Citation :
    « Nos élus font un travail de titan, parlons avec respect, pas de procès d’intention… Le civisme est essentiel. »

    Observation :
    Respect ? Oui, mais le respect ne doit pas être aveugle ni servir à bâillonner la critique. Le civisme ne signifie pas accepter sans broncher un projet qui détruit l’environnement et ignore la volonté populaire. Le travail des élus est parfois honorable, parfois soumis à des intérêts économiques puissants. Il faut garder la capacité de questionner, de contester, de dénoncer les manquements. La démocratie ne se limite pas à des séances formelles et des discours convenus.

    Dany Janvier

    1) Le texte de M. Baril « TES Canada, un projet à ne pas échapper » est paru dans Le Nouvelliste le 16 mai 2025

  • Jean-marc Jancovici – L’Hydrogène

    Jean-marc Jancovici – L’Hydrogène

    21 sept 2020

    Réponse de M Jean-marc Jancovici, sur la question du récent financement européen du développement de l’hydrogène. Genève le 21-09-2020, Hôtel des Bergues, Atlanti

    Réf.: https://youtu.be/LF6bMcjCxU4


    Trois mythes à déconstruire: TES Canada nous donne maintenant un cours de mythologie

    Gaston Rivard TES Canada aime bien « déconstruire » des mythes. C’est son dada. Il y revient sans…

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    TES Canada contribuera-t-il vraiment à la décarbonation du Québec? On parle souvent de l’hydrogène comme d’un futur carburant…

    L’hydrogène n’est pas la réponse : 0,7 à 1,5 milliard de tonnes de CO2 en feraient une responsabilité climatique – CleanTechnica

    Réf. : Version originale sur : cleantechnica.com Michael Barnard Traduit par Google Version originale L’hydrogène n’est pas la réponse…
  • TES CANADA prend en otage la population de dix municipalités

    TES CANADA prend en otage la population de dix municipalités

  • TES Canada : Quand le progrès est synonyme de recul

    TES Canada : Quand le progrès est synonyme de recul

    4 mai 2025

    Dans une lettre d’opinion parue le 31 mars dernier dans Le Nouvelliste, intitulée On ne doit pas arrêter le progrès, Claude Baril se propose de nous ramener 60 ans en arrière, et même à l’époque de Maurice Duplessis.


    Il importe de reprendre son argumentaire, car c’est malheureusement une série de commentaires assez répandue, caractérisée par l’amalgame de différents concepts, une sorte de fourre-tout idéologique, qui conduit à concevoir le projet de TES Canada en Mauricie comme un progrès.

    «Nos sociétés ont évolué à vitesse grand V depuis les 30 dernières années. Nos usines se sont robotisées, nos entrepôts sont automatisés, nos fermes se sont modernisées et nos PME sont plus efficaces. Les secteurs des technologies et de la science ont assurément contribué de façon positive à notre qualité de vie», affirme monsieur Baril.


    Il semble ainsi croire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

    Malheureusement, le secteur des technologies et des sciences n’a pas seulement «contribué de façon positive à notre qualité de vie», il fut également un des principaux responsables de la dégradation environnementale dont l’urgence climatique se veut le cri d’alarme. La croissance économique à n’importe quel prix a fait mourir à petit feu notre planète, elle est à l’origine des changements climatiques. La surconsommation à laquelle nous sommes invités ne milite pas en faveur d’un supposé progrès ou même d’une quelconque évolution. Sinon, pour quelle raison parlerait-on de sobriété énergétique dans le contexte de la transition énergétique?

    Il est vrai que le gouvernement caquiste nous entraîne, sous prétexte de transition énergétique, dans un modèle de développement du Québec axé sur la réindustrialisation du territoire. Et c’est la raison pour laquelle les énergies renouvelables sont devenues de simples opportunités d’affaires au lieu de servir à la décarbonation du Québec, et ce, en toute complicité avec la Fédération québécoise des municipalités qui encourage ses partenaires à profiter de la manne des parcs éoliens.

    Mais continuons notre périple dans les dédales de l’argumentaire de notre apôtre du progrès. «Il faut sortir des sentiers battus, être créatif, mais surtout visionnaire. Qui croyait, en 1971, qu’un jeune premier ministre, alors âgé de 36 ans, réaliserait un projet fou: Hydro-Québec, qui a pour toujours changé le Québec», prétend monsieur Baril.

    Déjà, il semble que les connaissances historiques de ce dernier soient pour le moins confuses. Hydro-Québec existe depuis 1944 et a été créée sous la gouverne du premier ministre Adélard Godbout. René Lévesque avait 41 ans et était ministre du gouvernement libéral de Jean Lesage lorsqu’il a piloté le projet de nationalisation de l’électricité en 1963, qui a beaucoup augmenté l’importance d’Hydro-Québec. En 1971, le premier ministre de 36 ans était Robert Bourassa et sa grande annonce était le projet du complexe hydroélectrique de la Baie James.

    La création de la société d’État Hydro-Québec et la nationalisation de l’électricité ont été un rouage essentiel du développement économique et social du Québec. Cela a permis à la population québécoise de devenir maître de son destin par le contrôle de ses ressources énergétiques. C’est pourquoi il serait important que les générations futures auxquelles M. Baril fait référence puissent en profiter.


    Il est par conséquent étonnant de le voir parler de l’importance d’Hydro-Québec et, dans un même souffle, de l’entendre nous vanter le projet de TES Canada. En réalité, ce projet se veut le cheval de Troie de la privatisation de l’électricité. Comment peut-on prôner les mérites du projet de TES Canada sans se rendre compte qu’il sera à l’origine du démantèlement «du projet fou: Hydro-Québec»?

    Selon les dires de M. Robert Laplante, directeur de l’Institut de recherche en économie contemporaine, le projet de TES Canada est «le navire amiral de la privatisation de l’électricité». Lorsque l’on permet à une compagnie privée de s’approprier les ressources énergétiques d’un immense territoire, on ouvre la voie à la privatisation de l’électricité.

    Le projet TES Canada ce n’est pas miser sur le futur, c’est miser sur le passé. Passé qui fut une période plutôt sombre de notre histoire où la population québécoise se retrouva otage de l’avidité des entreprises étrangères parce que nos élus n’eurent pour seul fait d’armes d’avoir cédé au rabais nos ressources naturelles. La privatisation de l’électricité, c’est le retour des porteurs d’eau, d’une population privée de la maîtrise de son développement. Cette époque que l’on a si souvent qualifiée de Far West énergétique s’appelle aujourd’hui la privatisation de l’électricité, et le projet de TES Canada annonce son retour.

    Pourtant, M. Baril écrit encore: «Le projet TES Canada, c’est prendre à deux mains le progrès et se donner les outils pour éviter une récession majeure. Quelle belle façon de progresser. La décarbonation, il ne faut pas seulement y croire: il faut surtout y voir. Nous, les «boomers», avons une plus grande responsabilité dans cette transition énergétique importante, car nous en sommes les principaux artisans de ce qui se passe actuellement. Il faut plus que jamais prendre position, mais surtout oser, car la génération qui nous succède nous regarde.»


    Confondre ainsi progrès, récession majeure et décarbonation est stupéfiant. La majorité des experts indépendants – vraiment indépendants – réfutent la prétention de TES Canada à la décarbonation. Ils considèrent même comme une aberration énergétique l’utilisation qu’il projette de faire de son hydrogène vert. Mais notre apôtre du progrès n’a visiblement pas pris la peine de les lire. Utiliser la guerre des tarifs douaniers imposée par Trump pour faire peur aux citoyens et les convaincre de la nécessité du projet ressemble étrangement à de la démagogie.

    Nous ne pourrions qu’applaudir aux préoccupations que M. Baril manifeste envers les générations futures s’il n’associait pas l’urgence de décarboner à celle d’abandonner nos ressources au secteur privé dont TES Canada est le représentant type. Il y a de l’inconscience dans cette attitude. À moins que ce ne soit de l’insouciance.

    Par ailleurs, il serait peut-être approprié de s’interroger sur les sources de financement de ce fameux progrès sur lequel notre apôtre ne tarit point d’éloges.

    Le lundi 31 mars, TES Canada rendait publique son étude des retombées économiques régionales et locales. Mais quelle est la source des 4 milliards supposément privés de TES Canada, dont la firme Malette ne s’est pas préoccupée dans son étude sur les retombées économiques?

    Qui assumera le coût des multiples subventions auxquelles la compagnie aura droit? Qui assumera les exemptions d’impôt qu’un habile comptable saura orchestrer?

    Non seulement nous privatiserons nos ressources énergétiques, mais nous paierons pour les privatiser. Aucune indépendance énergétique ne sera assurée par le projet de TES Canada puisque cette énergie appartiendra à une compagnie privée dont les profits seront probablement mis à l’abri de l’impôt grâce aux paradis fiscaux. Et ce n’est pas le fait que la compagnie appartient à 40 % à une Québécoise que les lois du marché ne s’imposeront pas. Power Corporation ne sert allégeance qu’à un seul pays, celui du profit.

    Permettez-nous de citer René Lévesque au moment où il tentait de convaincre la population québécoise de nationaliser l’électricité.

    « Une population dont le territoire est planifié par d’autres, aménagé par d’autres, géré par d’autres, exproprié par d’autres et au profit des autres est réduite à l’insignifiance. »

    C’est à cette insignifiance que nous convie notre apôtre du progrès en misant sur le projet de TES Canada.

    — Carole Neill et René Beaudoin, porte-paroles du Collectif Toujours Maîtres chez nous Mékinac-Des Chenaux

  • Les éoliennes apportent-elles vraiment une touche de modernité au paysage?

    Les éoliennes apportent-elles vraiment une touche de modernité au paysage?

  • Jean-François Blain dans Nicolet-Yamaska: Est-il venu tirer la sonnette d’alarme ou faire de la « propagande syndicale »?

    Jean-François Blain dans Nicolet-Yamaska: Est-il venu tirer la sonnette d’alarme ou faire de la « propagande syndicale »?

     1 mai 2025

    Lorsque le collectif Pour un choix éclairé dans Nicolet-Yamaska (PCENY) a demandé aux municipalités de la MRC de publier l’annonce de la conférence d’un analyste reconnu des questions énergétiques, certains maires et directions générales nous ont répondu: « On ne diffusera pas cette propagande! »

    Puis, le 16 avril 2025, au lendemain de cette «conférence-propagande» avec Jean-François Blain, Madame Geneviève Dubois, préfète de la MRC a affirmé: « Moi, c’est pour ça que je n’ai pas voulu y assister, parce que votre expert n’est pas vraiment indépendant ».

    Je m’étais fait un devoir, mercredi dernier au conseil des maires, de résumer à nos élus le point le plus important de l’analyse de Jean-François Blain, car ce sont eux qui auront à prendre les meilleures décisions POUR notre MRC et POUR les Québécois.

    C’est bien là que se trouve l’ambiguïté d’un projet de production d’énergie renouvelable dans une MRC: les avantages financiers des MRC se retrouvent en conflit avec les intérêts des Québécois, clients d’Hydro-Québec et bénéficiaires des services sociaux financés par notre société d’État

    Jean-François Blain nous a expliqué, le 15 avril dernier, comment la privatisation de la production énergétique se fait de façon sournoise, s’accroissant continuellement depuis les 25 dernières années, et s’apprêtant à passer à grande vitesse avec le projet de loi 69.

    Après nous avoir rappelé le précieux héritage de la nationalisation de l’électricité au Québec (financement de nos services sociaux, soutien au développement économique provincial, gage de cohésion sociale et d’une distribution plus équitable des richesses), nous en sommes arrivés à la fameuse question:

    Comment les Québécois pourraient-ils laisser faire ça? Car ce n’est certes pas la majorité qui souhaite perdre les bénéfices sociaux de la nationalisation!

    C’est en morcelant l’actif d’Hydro-Québec, un partenariat avec une MRC à la fois, et en offrant des avantages locaux pour les MRC qui accepteront ce marché, que notre société d’État sera graduellement privatisée. Ainsi, on achète, localité par localité, l’acceptabilité sociale d’une nation qui n’est pas foncièrement d’accord avec cette privatisation.

    Ce n’est pas de la propagande que de donner les moyens à nos concitoyens, non seulement d’entendre cette analyse, qui sonne l’alarme, mais également de comprendre sur les faits sur lesquelles elle a été basée.

    Il y a peu, Fitzgibbon nous faisait pleurer, sur toutes les tribunes, à propos de nos lave-vaisselles énergivores, sans se gêner pour dilapider nos précieux Mégawatts à des entreprises étrangères sans aucune valeur ajoutée. Une pénurie créée de toute pièce et sans aucun débat démocratique, tel que nous l’expliquait Martine Ouellet, ancienne cadre d’H-Q et ministre des Ressources naturelles à Saint-Wenceslas en mai 2024. En début de l’an passé, on apprenait même qu’Hydro préparait une vaste campagne publicitaire tel l’article intituler: « 100 millions pour nous endoctriner ». L’article nous exposait la dérive démocratique en cours : « Une compagnie d’État qui tente de nous convaincre d’une option très politique que ses nouveaux dirigeants ont choisie sans débat, avec de surcroît une campagne publicitaire payée par nos propres sous. »

    Où se trouve donc la véritable propagande?

    De son côté, Madame Geneviève Dubois discrédite le messager, Jean-François Blain, parce que sa conférence aurait été financée en partie par le syndicat représentant les travailleurs d’Hydro-Québec.

    Vous avez manqué l’occasion, Mme Dubois de venir questionner directement Jean-François Blain sur sa véritable indépendance. Cette conférence avait été volontairement annoncée comme un espace de débat, comme toutes les soirées tenues par le PCENY, alors que la MRC n’a encore jamais offert d’espace de débat public sur le développement éolien toujours envisagé. C’est plus facile de s’extraire du débat en décrédibilisant la démarche sur la seule base de vos propres préjugés.

    Une simple recherche internet vous aurait permis de saisir que l’analyse que M. Blain a offerte à Nicolet, lors d’une conférence en partie financée par le SCFP-Québec, n’est pas influencée par les négociations des travailleurs d’Hydro-Québec pour leurs conditions, puisqu’il l’a entre autres exposée à de nombreuses occasions, particulièrement dans un mémoire rédigé en collaboration avec l’Institut de recherche en information socioéconomique (IRIS).

    Pour terminer, je suis fière de pouvoir dire que, grâce au travail du PCENY, aucun maire de la MRC Nicolet-Yamaska ne pourra dire qu’il ne savait pas qu’en ouvrant la porte à un projet énergétique en partenariat public-privé, il sabrait du même coup notre société d’État et le pacte social qu’elle incarne. D’autant plus que M. Blain a proposé des solutions et un autre modèle de développement pour la production d’énergie renouvelable et le développement des MRC.

    Les élections municipales de novembre 2025 approchent. C’est le temps de questionner les candidats sur leur compréhension et leur position sur l’enjeu de la privatisation énergétique au Québec.

    Janie Vachon-Robillard

    Porte-parole du collectif Pour un choix éclairé dans Nicolet-Yamaska

    Réf.:  publiée dans Le Courrier Sud.

  • L’environnement, ce n’est pas seulement les arbres et le climat

    L’environnement, ce n’est pas seulement les arbres et le climat

     16 avril 2025

    Maxime Leclerc-Gingras

    L’environnement, ce n’est pas seulement les arbres et le climat.

    C’est aussi le climat social..

    Le tissu humain.

    Le vivre-ensemble.

    Qu’en est-il de ceux qui acceptent les éoliennes sur leur terre?

    C’était un des sujets de discussion hier, à la manif.

    Quand une personne accepte une éolienne sur son terrain, elle exerce un droit, certes. Mais ce droit a des répercussions très concrètes sur ses voisins. Son choix personnel devient une réalité imposée aux autres.

    Et ça soulève une question de fond :

    Quelles responsabilités avons-nous les uns envers les autres, dans une communauté?

    Au-delà du bruit, du paysage, de la réciprocité, des impacts sur la santé ou les valeurs foncières… il y a une autre conséquence, plus insidieuse : la fracture sociale.

    Accepter une éolienne, c’est peut-être faire un pari – un pari sur le dos de ses voisins, de sa communauté. Un pari que les effets seront minimes, que l’argent compensera, qu’on pourra continuer à vivre ensemble comme avant.

    Mais pourra-t-on?

    Ces personnes-là, on peut supposer qu’elles savent déjà qu’une partie de leurs concitoyens désapprouvent.

    Ce n’est pas ça la vraie question.

    La vraie question, c’est :

    Comment allons-nous vivre ensemble après?

    Et c’est là que je vois la stratégie bien rodée de TES Canada :

    diviser pour mieux régner.

    Miser sur l’appât du gain pour quelques-uns. Offrir des miettes aux municipalités en guise de solution miracle à des problèmes structurels profonds.

    Et pendant qu’on se divise, eux avancent leurs pions.

    On parle de protéger l’environnement.

    Mais l’environnement, ce n’est pas seulement les arbres et le climat.

    C’est aussi le climat social. Le tissu humain. Le vivre-ensemble.

    Et c’est, à mes yeux, le plus grand échec des élus dans ce dossier :

    ne pas avoir pris soin des gens.

    Je ne les accuse pas d’être malveillants.

    Ce projet leur est tombé dessus comme à nous tous. Mais après plus d’un an :

    • Aucun geste pour préserver le lien social
    • Aucun mot pour anticiper les tensions
    • Aucun plan pour penser l’après

    Et pourtant, il est encore temps d’agir.

    Ce que les élus pourraient faire, dès maintenant :

    • Créer des espaces de dialogue où toutes les voix peuvent s’exprimer sans jugement
    • Reconnaître publiquement les divisions sociales causées par le projet
    • Nommer un médiateur ou comité citoyen pour suivre l’évolution du climat social
    • S’engager à organiser une consultation citoyenne formelle (référendum ou autre)
    • Protéger le tissu social avec autant de sérieux que le territoire lui-même

    Et après? Quand la poussière retombera…

    Peu importe l’issue — adoption, rejet ou moratoire — il y aura des gagnants et des perdants. Et si on ne fait rien, il y aura des rancunes.

    Mais on peut choisir de guérir collectivement :

    Des pistes concrètes pour recoller les morceaux :

    • Cercle de réconciliation citoyenne : parler, écouter, comprendre
    • Projets communs non-politisés : jardins, fêtes, corvées
    • Déclaration de respect mutuel : un petit texte, un grand symbole
    • Formations gratuites : écoute active, communication non violente
    • Un rituel rassembleur : « La fête des voisins de la transition »

    Rien ne changera si on attend que “ça passe tout seul”.

    Guérir un village, c’est un travail lent, humble… mais nécessaire.

    Et c’est une responsabilité partagée.

  • Sondage versus Référendum: le manque de courage de la MRC Mékinac

    Sondage versus Référendum: le manque de courage de la MRC Mékinac

     25 avril 2025

    Depuis plus d’un an et demi, le projet Mauricie de TES Canada soulève de nombreuses questions, inquiétudes et résistances dans nos communautés. Plutôt que de répondre à cette mobilisation citoyenne par une réelle consultation démocratique, le conseil des maires de la MRC de Mékinac a choisi de recourir à un sondage pour évaluer l’« acceptabilité sociale » du projet. Un choix qui en dit long.

    Soyons clairs : un sondage n’est pas une consultation démocratique. Ce n’est ni un débat public, ni un référendum. C’est un outil statistique, utile dans certaines circonstances, mais qui peut devenir un instrument politique quand il est utilisé pour fabriquer l’illusion d’un consensus.

    Le projet de TES Canada, avec ses impacts potentiels sur le territoire, l’environnement, l’économie locale et le tissu social, exige beaucoup plus. Il exige une consultation citoyenne authentique, ouverte, transparente. Ce projet est loin d’être banal : il redessinerait littéralement notre paysage et engagerait nos collectivités pour des décennies.

    Or, que voit-on? Un sondage qu’on dit « scientifique » mais qui ne sera sans doute qu’une boîte noire dont sortira une donnée magique censée représenter « l’opinion publique ». C’est une approche minimaliste et opportuniste, dans un dossier qui exige au contraire courage politique, écoute et respect de l’intelligence citoyenne.

    Le recours au sondage, dans ce contexte, n’est pas neutre. C’est une manœuvre : une tentative de contrôler le récit, de calmer la grogne, de donner une caution technique à une décision déjà prise. En d’autres mots, on ne mesure pas l’acceptabilité sociale — on tente de la créer artificiellement.

    Mais l’acceptabilité sociale, ce n’est pas un chiffre sur une feuille Excel. C’est un processus vivant, qui repose sur la confiance, l’échange, la participation réelle. Et quand on la contourne, on creuse un peu plus le fossé entre les élus et les citoyens.

    Ce projet a besoin de lumière, pas de filtres. Il est encore temps de faire les choses autrement. Et si nos élus croient vraiment à la légitimité du projet, qu’ils aient le courage d’aller au bout de la démarche démocratique : qu’ils consultent la population par référendum. Sinon, qu’ils assument clairement leur alignement avec TES Canada — sans se cacher derrière les chiffres.

    Isabelle Clément – Conseillère municipale Hérouxville

  • TES Canada, ou la dépossession tranquille du Québec

    TES Canada, ou la dépossession tranquille du Québec

    https://youtu.be/yLPGxPrHxeI

    26 mars 2025

    Dans cet épisode du balado Empreinte sauvage, Patrick R. Bourgeois et Carole Neill explorent les enjeux entourant l’implantation de Tes Canada en Mauricie, qui vise à produire de l’hydrogène vert.

    Ils discutent des implications de ce projet sur l’environnement, la santé publique et les communautés locales, tout en remettant en question la véritable nature de la décarbonation et les bénéfices pour la population.

    Cette conversation aborde les impacts des éoliennes sur la faune, la pollution sonore et ses effets sur la santé humaine, ainsi que l’importance du patrimoine paysager pour la santé mentale. Les intervenants discutent également des enjeux économiques liés à l’exploitation des ressources, de la privatisation de l’énergie et des profits réalisés par des entreprises privées. La mobilisation citoyenne et le soutien scientifique sont mis en avant comme des éléments clés dans la lutte contre ces projets controversés.

    Dans cette conversation, Carole Neill et Patrick R. Bourgeois discutent des enjeux liés aux éoliennes et à la manipulation au sein des conseils municipaux. Ils abordent les mensonges et la désinformation qui circulent, ainsi que les impacts environnementaux des projets éoliens. Ils soulignent également l’importance de la démocratie locale et des référendums pour impliquer les citoyens dans les décisions qui les concernent. TES Canada, ou la dépossession tranquille du Québec

    Pour recevoir les conseils et trucs photo de Patrick Bourgeois par courriel : https://bit.ly/3yAzcOH

    Réf.: https://youtu.be/yLPGxPrHxeI


  • Où va notre argent? Question de Isabelle Clément – Conseillère municipale Hérouxville le 15 avril dernier à la séance de la MRC

    Où va notre argent? Question de Isabelle Clément – Conseillère municipale Hérouxville le 15 avril dernier à la séance de la MRC

     15 avril 2025

    QUESTION

    En 2024, selon les documents que nous avons obtenu grâce à une demande d’accès à l’information, vous avez dépensé (chiffres arrondis):

    • 82 000$ pour de l’accompagnement en communication, firme Catapulte.
    • 40 000 $ pour de l’accompagnement juridique avec la FQM
    • 9 000$ pour de l’accompagnement juridique
    • 8 100 $ pour de l’accompagnement avec une experte en environnement du BAPE (Terre Publique)
    • 460 $ pour une visite de parc éolien

    Pour un total de 146 766 $.

    Pourquoi était-ce nécessaire de dépenser autant d’argent pour finalement arriver devant vos citoyens pour n’avoir toujours pas position (et leur dire d’attendre le BAPE qui aurait lieu en 2026)?

    Ne serions-nous pas en droit de nous attendre à ce que vous ayiez eu le temps de vous faire une opinion claire ?

    Réponse de la préfète: silence…. « ce n’est pas une question de temps »…

    deuxième question

    Pouvez m’expliquer pourquoi dans la MRC des Chenaux (qui semble pour leur part avoir une position plus « assumée » que la vôtre), ils ont dépensé seulement 3000 $ ?

    Réponse : …

    Pas de réponse.

    Pour résumé, on fait une dépense très significative avec l’argent des citoyens et aucun élu ne peut expliquer à quoi à servi cet argent?

    Les citoyens sont-ils entrain de payer pour ne pas se faire représenter?

    On paie une firme de communication des milliers de dollars pour se faire dire: allez sur le site de TES Canada, attendez les études d’impacts, attendez la CPTAQ, attendez le BAPE.

    C’est vraiment pas sérieux !

    Séance du 16 avril 2025

    Réf.: Écouter la question à 28.16 minutes de l’enregistrement : https://www.youtube.com/watch?v=sU7Ums9QzHc

  • Conférence de Jean-François Blain le 13 avril 2025 à Saint-Adelphe

    Conférence de Jean-François Blain le 13 avril 2025 à Saint-Adelphe

    https://youtu.be/qLfZ7H3SElQ

    13 avril 2025

    IMPORTANTE RÉFLEXION suscitée par le projet de TES Canada


    Jean-François Blain est un analyste sénior indépendant du secteur de l’énergie. II a participé à de nombreux dossiers réglementaires devant la Régie de l’énergie, à des commissions d’examen du Bureau d’audience publique du Québec (BAPE), et à plusieurs consultations menées par les commissions parlementaires traitant des enjeux énergétiques.

    Fort de plusieurs décennies d’expérience, M. Blain a apporté un éclairage précieux sur les enjeux liés au projet de TES Canada et au projet de loi 69. Avec rigueur et clarté, il a analysé les implications énergétiques, économiques et juridiques de ces initiatives, tout en soulignant le manque de transparence et les risques pour nos institutions démocratiques. Sa présentation a permis de mieux comprendre les dessous de ce mégaprojet et a suscité une réflexion critique sur le rôle des citoyens et des municipalités dans les choix énergétiques qui nous concernent tous.

    Réf.: https://youtu.be/qLfZ7H3SElQ


    Furent abordés les sujets suivants :

    • Quelles sont les conditions à réunir pour réaliser la décarbonation de notre économie de façon optimale et profitable pour tous ?
    • Quelles sont les exigences démocratiques à satisfaire pour susciter l’adhésion populaire à un projet commun d’une telle ampleur ?

    Dans le cadre de cette conférence-débat, Jean-François Blain a fait un tour d’horizon des défis posés par la transition énergétique et une réflexion sur les modèles de développement privilégiés.

    Le débat fut animé par Mme Carole Neill porte-parole du collectif Toujours Maîtres chez nous.


    Cet événement fut organisé par le collectif Toujours Maîtres chez nous

    et appuyé par le Syndicat canadien de la fonction publique

  • Signataires de Saint-Narcisse et retombées économiques

    Signataires de Saint-Narcisse et retombées économiques

    Résumé du tableau pour Narcisse

    • 71,4 % des redevances sont empochées par des « Non résidents » contre 28,6 % pour les résidents
    • 6 signataires se partagent les 7 éoliennes
      • 4 signataires qui ne résident pas dans la municipalité accueillent 5  éoliennes
      • 2 signataires qui résident dans la municipalité accueillent 2 éoliennes
    • En somme, 6 signataires sur approximativement 1 503 personnes éligibles à voter, dont 2 résident dans la municipalité, décident du sort d’environ 1 801 citoyens

    Structure du tableau

    • Propriétaire : les codes trouvés dans cette colonne correspondent au code indiquant l’éolienne sur la carte
    • Non-résident : désigne que celui qui a signé pour accueillir une éolienne ne réside pas dans cette municipalité
    • Résident : désigne que celui qui a signé pour accueillir une éolienne et qui réside dans cette municipalité.

    Pour l’instant nous n’avons pas les données nécessaires pour distinguer le signataire qui réside dans la municipalité d’accueil, mais qui ne résiderait pas sur le lot, ou à proximité, de l’éolienne qu’il accueille. La connaissance de ce critère améliorerait notre évaluation de l’acceptabilité sociale. Un propriétaire acceptant une éolienne dont il ne subira pas les impacts ne peut être comptabilisé, au même titre qu’un non-résident, comme participant de l’acceptabilité sociale.

    Il n’y a qu’un moyen de connaître l’acceptabilité sociale: un référendum

    Le montant des redevances est calculé sur la base de 4500$/MW, soit approximativement 27 500$ par éolienne. Que ce montant soit revu à la hausse ou à la baisse par TES Canada, cela n’aura aucune incidence sur la pertinence des statistiques compilées.

    Afin de ne pas envenimer un climat social qui se détériore à la même vitesse que le projet de TES Canada progresse, nous n’avons pas indiqué les noms des propriétaires accueillant des éoliennes. À noter que les signataires « Non résident », sont presque tous de gros producteurs forestiers ou autres; le total des redevances illustre assez bien ce fait.

    Retombées économiques de Saint-Narcisse

    Carte construite à partir de celle de TES Canada et de celle de la MRC

    Carte de Saint-Narcisse
  • Signataires de Saint-Luc de Vincennes et retombées économiques

    Signataires de Saint-Luc de Vincennes et retombées économiques

    Résumé du tableau pour Saint-Luc de Vincennes

    • 16,7 % des redevances sont empochées par des « Non résidents » contre 83,3 % pour les résidents
    • 6 signataires se partagent les 6 éoliennes
      • 1 signataire qui ne réside pas dans la municipalité accueillent 1  éolienne
      • 5 signataires qui résident dans la municipalité accueillent 5 éoliennes
    • En somme, 6 signataires sur approximativement 461 personnes éligibles à voter, dont 5 résident dans la municipalité, décident du sort d’environ 519 citoyens

    Structure du tableau

    • Propriétaire : les codes trouvés dans cette colonne correspondent au code indiquant l’éolienne sur la carte
    • Non-résident : désigne que celui qui a signé pour accueillir une éolienne ne réside pas dans cette municipalité
    • Résident : désigne que celui qui a signé pour accueillir une éolienne et qui réside dans cette municipalité.

    Pour l’instant nous n’avons pas les données nécessaires pour distinguer le signataire qui réside dans la municipalité d’accueil, mais qui ne résiderait pas sur le lot, ou à proximité, de l’éolienne qu’il accueille. La connaissance de ce critère améliorerait notre évaluation de l’acceptabilité sociale. Un propriétaire acceptant une éolienne dont il ne subira pas les impacts ne peut être comptabilisé, au même titre qu’un non-résident, comme participant de l’acceptabilité sociale.

    Il n’y a qu’un moyen de connaître l’acceptabilité sociale: un référendum

    Le montant des redevances est calculé sur la base de 27 500$ par éolienne. Que ce montant soit revu à la hausse ou à la baisse par TES Canada, cela n’aura aucune incidence sur la pertinence des statistiques compilées.

    Afin de ne pas envenimer un climat social qui se détériore à la même vitesse que le projet de TES Canada progresse, nous n’avons pas indiqué les noms des propriétaires accueillant des éoliennes. À noter que les signataires « Non résident », sont presque tous de gros producteurs forestiers ou autres; le total des redevances illustre assez bien ce fait.

    Carte construite à partir de celle de TES Canada et de celle de la MRC

  • Signataires de Saint-Adelphe et retombées économiques

    Signataires de Saint-Adelphe et retombées économiques

    Structure du tableau

    • Propriétaire : les codes trouvés dans cette colonne correspondent au code indiquant l’éolienne sur la carte
    • Non-résident : désigne que celui qui a signé pour accueillir une éolienne ne réside pas dans cette municipalité
    • Résident : désigne que celui qui a signé pour accueillir une éolienne et qui réside dans cette municipalité.

    Pour l’instant nous n’avons pas les données nécessaires pour distinguer le signataire qui réside dans la municipalité d’accueil, mais qui ne résiderait pas sur le lot, ou à proximité, de l’éolienne qu’il accueille. La connaissance de ce critère améliorerait notre évaluation de l’acceptabilité sociale. Un propriétaire acceptant une éolienne dont il ne subira pas les impacts ne peut être comptabilisé, au même titre qu’un non-résident, comme participant de l’acceptabilité sociale.

    Il n’y a qu’un moyen de connaître l’acceptabilité sociale: un référendum

    Le montant des redevances est calculé sur la base de 27 500$ par éolienne. Que ce montant soit revu à la hausse ou à la baisse par TES Canada, cela n’aura aucune incidence sur la pertinence des statistiques compilées.

    Afin de ne pas envenimer un climat social qui se détériore à la même vitesse que le projet de TES Canada progresse, nous n’avons pas indiqué les noms des propriétaires accueillant des éoliennes. À noter que les signataires « Non résident », sont presque tous de gros producteurs forestiers ou autres; le total des redevances illustre assez bien ce fait.

    Carte construite à partir de celle de TES Canada et de celle de la MRC

  • Signataires de Saint-Tite et retombées économiques

    Signataires de Saint-Tite et retombées économiques

    Résumé du tableau pour Saint-Tite

    • 80 % des redevances sont empochées par des « Non résidents » contre 20 % pour les résidents
    • 6 signataires se partagent les 10 éoliennes
      • 4 signataires qui ne résident pas dans la municipalité accueillent 8 éoliennes
      • 2 signataires qui résident dans la municipalité accueillent 2 éoliennes
    • En somme, 6 signataires sur approximativement 3 105 personnes éligibles à voter, dont seulement 2 résident dans la municipalité, décident du sort d’environ 3 784 citoyens

    Structure du tableau

    • Propriétaire : les codes trouvés dans cette colonne correspondent au code indiquant l’éolienne sur la carte
    • Non-résident : désigne que celui qui a signé pour accueillir une éolienne ne réside pas dans cette municipalité
    • Résident : désigne que celui qui a signé pour accueillir une éolienne et qui réside dans cette municipalité.

    Pour l’instant nous n’avons pas les données nécessaires pour distinguer le signataire qui réside dans la municipalité d’accueil, mais qui ne résiderait pas sur le lot, ou à proximité, de l’éolienne qu’il accueille. La connaissance de ce critère améliorerait notre évaluation de l’acceptabilité sociale. Un propriétaire acceptant une éolienne dont il ne subira pas les impacts ne peut être comptabilisé, au même titre qu’un non-résident, comme participant de l’acceptabilité sociale.

    Il n’y a qu’un moyen de connaître l’acceptabilité sociale: un référendum

    Le montant des redevances est calculé sur la base de 27 500$ par éolienne. Que ce montant soit revu à la hausse ou à la baisse par TES Canada, cela n’aura aucune incidence sur la pertinence des statistiques compilées.

    Afin de ne pas envenimer un climat social qui se détériore à la même vitesse que le projet de TES Canada progresse, nous n’avons pas indiqué les noms des propriétaires accueillant des éoliennes. À noter que les signataires « Non résident », sont presque tous de gros producteurs forestiers ou autres; le total des redevances illustre assez bien ce fait.

    Carte construite à partir de celle de TES Canada et de celle de la MRC