31 mars 2025
La vie dans un milieu éolien
Claude Charron, Porte-parole du Comité des riverains du projet éolien de l’Érable, nous parle de la vie dans un milieu éolien
NousTV réf.: https://youtu.be/MUpcMmUOyXg
Collectif de citoyens de Mékinac – Des Chenaux

31 mars 2025
La vie dans un milieu éolien
Claude Charron, Porte-parole du Comité des riverains du projet éolien de l’Érable, nous parle de la vie dans un milieu éolien
NousTV réf.: https://youtu.be/MUpcMmUOyXg

communiqué de presse – pour diffusion immédiate
MÉKINAC- DES CHENAUX, le 31 mars 2025 – C’est avec un immense sentiment d’injustice que les citoyens de Mékinac et des Chenaux viennent de prendre connaissance de l’emplacement des éoliennes sur leur territoire.
Cet après-midi, TES Canada a lâchement tenté de détourner l’attention en faisant miroiter d’importantes retombées économiques dans les municipalités tout en mettant sciemment de côté la question des nuisances.
Or combien d’argent valent la qualité de vie des résidents et la préservation de notre environnement ?
Combien d’argent va-t-on perdre à cause de la dévaluation de nos maisons et de la perte de l’usage de nos propriétés (principe de réciprocité, chutes de glace, etc.) ?
Par tous les moyens, TES s’efforce de masquer le fait qu’un paisible et magnifique milieu de vie rural se transformerait en une zone industrielle. Or, les redevances que TES promet sont infimes devant les bénéfices qu’elle ferait en pillant les ressources énergétiques de nos deux MRC, ressources qui doivent rester dans le domaine du public.
Nous refusons
Nous refusons que notre qualité de vie soit sacrifiée au profit de milliardaires et de quelques privilégiés.
Avons-nous besoin de cette énergie qui appartiendrait à une compagnie constituée à 60% d’intérêts étrangers?
Nous refusons que TES Canada vole nos ressources énergétiques sur notre immense territoire pour son projet d’autoproduction d’électricité.
Nous refusons qu’elle ouvre ainsi la voie à la privatisation de l’électricité, ce que de nombreux experts sont venus affirmer lors de la commission parlementaire sur le projet de loi 69.
Nous refusons que TES Canada saccage nos communautés avec ses méga-éoliennes industrielles et empoche les profits qui finiront probablement dans des paradis fiscaux.
Nos élus municipaux, provinciaux ainsi que les différents ministères se font les complices de ce vol à grande échelle, mais les milliers d’opposants, signataires des pétitions qui circulent sur le territoire de Mékinac et Des Chenaux, voient les choses autrement. Ils n’ont de cesse d’affirmer leur volonté de rester « Toujours Maîtres chez nous » !
Si le gouvernement et nos élus municipaux aiment avaler les couleuvres des lobbyistes, ce n’est pas le cas du collectif Mékinac-Des Chenaux Toujours Maitres chez nous!
L’hydrogène vert de TES Canada : pour la décarbonation? Réellement?
La grande majorité des experts indépendants au Québec considèrent que l’utilisation prévue par TES Canada de son hydrogène vert est une aberration énergétique. Il faut rappeler que la décarbonation a pour but de remplacer l’énergie fossile. C’est le contraire qui se produirait avec TES Canada. L’hydrogène vert véhiculé dans les tuyaux d’Énergir ne constituerait qu’une goutte de vert dans un océan d’énergie fossile. En fait, l’hydrogène vert permettrait à Énergir de prolonger l’utilisation et la vente de son gaz naturel d’origine fossile.
On peut répéter « décarboner » ad nauseam, le mot ne peut suffire à masquer la réalité : TES Canada ne décarbonnerait rien du tout!
Et que dire du gaspillage d’électricité qu’impliquerait la production de l’hydrogène vert pour une utilisation aussi déraisonnable? Les experts indépendants estiment à près de 70% la perte énergétique lors de la production d’hydrogène par électrolyse, et cette perte atteindrait 80% lors des opérations de transformation associées au transport des camions lourds.
Posons-nous la question qui tue !
Si le projet de TES Canada est aussi important et essentiel pour la création d’emplois que le prétendent les défenseurs trop intéressés de ce projet, pourquoi n’insistent-ils pas pourqu’Hydro-Québec alloue le bloc de mégawatts nécessaire au fonctionnement de l’usine à Shawinigan? L’implantation du parc éolien de TES Canada ne se justifie que dans la mesure où il alimente l’usine d’hydrogène.
Si le bloc d’électricité consenti à Northvolt était alloué à ce prétendu « beau » et « magique » projet, que la providence, en l’occurrence Power Corporation, nous offre sur un plateau d’argent, nous aurions encore un projet boiteux, mal ficelé, mais au moins on épargnerait le massacre d’un territoire couvrant deux MRC.
Saint-Adelphe, zone industrielle
L’épicentre du projet de TES Canada serait la municipalité de Saint-Adelphe où l’on compterait un minimum de 44 éoliennes. Malgré une pétition de 421 signatures sur 886 votants, le maire de cette municipalité (comme d’autres d’ailleurs) continue de favoriser le promoteur. En ignorant ses citoyens, Paul Labranche les trahit. Depuis le début, il refuse de discuter avec sa population.
Il en est ainsi dans la majorité des municipalités visées par le projet où les élus prennent parti en faveur des méga-éoliennes au lieu de protéger leur population.
Nous sommes en droit de questionner la légitimité de ces personnes à prendre des décisions alors qu’elles n’ont jamais consulté leurs citoyens.
Les citoyens de Mékinac et Des Chenaux méritent mieux, nettement mieux.
-30-
Carole Neill : (819) 609-4206
René Beaudoin : (819) 295-3594 Porte-paroles du collectif Toujours Maîtres chez nous Mékinac – Des Chenaux

31 mars 2025
La démocratie sous l’angle municipal
Avec Rachel Fahlman, Conseillère municipale à St-Zéphirin de Courval et Présidente du mouvement Vent d’élus, nous parle de DÉMOCRATIE MUNICIPALE
NousTV réf.: https://youtu.be/G_X3KxzJnWY

Le 13 avril prochain à 13h00
À l’église de St-Adelphe

Jean-François Blain est un analyste sénior indépendant du secteur de l’énergie. II a participé à de nombreux dossiers réglementaires devant la Régie de l’énergie, à des commissions d’examen du Bureau d’audience publique du Québec (BAPE), et à plusieurs consultations menées par les commissions parlementaires traitant des enjeux énergétiques.
Seront abordés les sujets suivants :
Dans le cadre de cette conférence-débat, Jean-François Blain vient nous proposer un tour d’horizon des défis posés par la transition énergétique et une réflexion sur les modèles de développement privilégiés.
Cette conférence se veut aussi une occasion pour le conférencier de débattre avec les citoyens et de leur permettre de poser des questions.
Le débat sera animé par Mme Carole Neill porte-parole du collectif Toujours Maîtres chez nous.
La conférence sera précédée d’une mise en contexte du projet de TES Canada
par M. René Beaudoin porte-parole du collectif Toujours Maîtres chez nous.
Le projet de TES Canada est-il vraiment ce qu’il prétend?
Cet événement est organisé par le collectif Toujours Maîtres chez nous
et appuyé par le Syndicat canadien de la fonction publique



24 mars 2025
Jean Guilbert, Producteur laitier de la MRC Des Chenaux, nous parle d’accessibilité sociale dans la communauté
Transcription
NousTV réf.:https://youtu.be/_RRHvNrJzD8

13 juin 2024
A l’heure où la vidéo prend le pas sur l’écrit, il semble indispensable de présenter les acteurs de terrain, témoins, lanceurs d’alertes sous la forme de mini-vidéos de 3 minutes qui dépoussièrent les idées reçues véhiculées par les partis politiques et une partie de la presse. Ces vidéos participent aux réflexions nécessaires pour que chacun(e) puisse développer son libre arbitre.
Il est essentiel de parler le langage de citoyenneté . La création de la webTV Youtube « Tour de France des Enr » propose un rendez-vous à la manière d’une série policière parsemée de témoignages. Les résultats du sondage national OpinionWay prennent toute leur place dans ce nouveau dispositif.
Les thématiques d’intervention
Explication l’historique, ingénierie éolienne, sondage, la dévastation du biotope à des fins mercantiles… sont autant de thèmes abordés. Le rapport du Conseil économique et social et environnemental présenté le 23 mars préconise au gouvernement une meilleure concertation avec les populations concernant l’industrie éolienne, l’acceptabilité des implantations éoliennes en France. Le sondage Opinionway 2 mars 2022 démontre que 82 % des personnes interrogées sont favorables à la possibilité donner aux communes de s’opposer au nouveau projet de parc éolien après avoir consulté la population par référendum.

2 mars 2025
Lors de la rencontre d’information organisée par le collectif Toujours Maîtres chez nous à Saint-Séverin, M. René Beaudoin nous a présenté un volet du projet TES Canada sur lequel ce dernier n’aime guère braquer les projecteurs. M. Beaudoin ,lui, n’a pas cette timidité. L’éclairage qu’il apporte à ce projet est donc des plus instructives.
Réf.: https://www.youtube.com/watch?v=CEvRhxjhhhE

10 mars 2025
Jean-Pierre Finet nous parle d’efficacité énergétique et d’écoblanchiment
NousTV réf.: https://youtu.be/2hnB_IGZlz0


Le 22 mars, toujours possible…d’être maîtres chez nous !
Des rassemblements auront lieu simultanément dans neuf villes afin d’envoyer un message clair au gouvernement : notre hydroélectricité doit servir le peuple et non le profit. Voir ici le détail et les lieux de mobilisation.


Roman Pokorski
6 mars 2025
Le 27 janvier dernier, notre conseil a rencontré TES Canada. Il faut savoir que cette rencontre s’inscrivait dans une série de rencontres que TES a organisées auprès de plusieurs municipalités dans Mékinac et Des Chenaux. D’ailleurs, lors d’une des ces rencontres, le conseil municipal d’Hérouxville a appris qu’il n’y aurait aucune éolienne dans sa municipalité.
À Saint-Adelphe, impossible de vous dire de quoi nous avons parlé avec TES Canada pendant cette rencontre car notre maire, M. Paul Labranche, nous a imposé, sous peine de sanction applicable, la confidentialité par rapport au contenu de cette rencontre. Lors du conseil du 3 février, j’ai remis en cause la validité de cette demande avec diplomatie. À la suite de cette déclaration, j’ai subi les foudres du maire, me menaçant de m’exclure de toute rencontre avec TES Canada. Puis, il a déclaré qu’il excluait tous les membres du conseil à cause de mon intervention. Bel exemple de transparence!
Contrairement à M. Labranche, je ne pense pas que de laisser au promoteur la responsabilité d’informer la population soit une bonne idée. En tant qu’élu, je pense plutôt qu’il est de notre devoir de démontrer à nos citoyens que nous les représentons en leur prouvant que nous nous informons, que nous posons les bonnes questions et que nous les protégeons. Ce n’est malheureusement pas ce que mon conseil a choisi de faire.
Depuis plus d’un an, à chaque mois, la salle municipale est pleine de citoyens inquiets qui posent des questions auxquelles personne ne répond. De plus, le maire ne se gêne pas pour mettre fin à une séance du conseil des maires de la MRC sous un prétexte sans fondement, pour ne pas entendre l’avis des citoyens.
Les citoyens n’ont donc pas le loisir de débattre avec les membres de leur conseil car mes collègues et le maire ont décidé de rester muets.
Nous abordons le sujet des éoliennes seulement lorsque les citoyens nous interrogent lors de la période de questions.
C’est une situation qui a assez duré. Nos citoyens méritent mieux que des élus qui se cachent. Nos citoyens doivent savoir la vérité sur la position de leur conseil.
À la suite de l’information affirmant que le projet compterait une quarantaine d’éoliennes à Saint-Adelphe – information qui suscite la grogne citoyenne – les citoyens ont reçu un communiqué signé du maire qui aborde la question de TES Canada. Soyons clair, je n’ai pas été consulté pour élaborer ce communiqué. Le projet TES Canada n’a jamais officiellement été inscrit à l’ordre du jour dans nos séances municipales. Le maire n’a jamais jugé bon aborder la question officiellement avec ses citoyens. Je trouve également déplorable que les citoyens et citoyennes aient appris sur Facebook que TES envisage l’implantation d’environ quarante éoliennes.
Dans ce communiqué, le maire explique que le conseil est neutre vis-à-vis le projet. Qu’à ce jour, on ne peut déterminer le nombre d’éoliennes dans la municipalité et que les citoyens devront attendre que le promoteur ait obtenu toutes les autorisations gouvernementales.
Il ajoute que le mandat du conseil municipal se limite à donner une information juste et véridique aux citoyens au moment venu et prendre position (sic) en temps opportun.
Lorsqu’on a une information juste et véridique, le moment pour la partager, c’est le plus tôt possible. Ajouter «au moment venu» et prendre position en temps opportun, c’est se donner toute la latitude pour contrôler l’information, c’est nier le devoir de transparence. Le moment opportun pour prendre position, c’est quand il est encore possible d’agir et non quand tout est décidé, signé, adopté, terminé et bétonné.
Le maire ajoute: «Qui plus est, ce projet étant de nature privé (sic), il appartient au promoteur de divulguer les endroits et le nombre d’éoliennes exactes sur notre territoire. Le tout dans un but de respecter la confidentialité des propriétaires concernés à laquelle tout élu municipal est assujetti. »
Ici, le maire abdique complètement la responsabilité de représenter les citoyens. Il ne veut pas donner des renseignements que le promoteur lui-même ne considère pas confidentiels.
Si quelqu’un refuse que l’on sache qu’il a signé avec TES Canada, l’idée serait de ne pas ériger une éolienne de plus de 200 m sur son terrain.
En conclusion, M. Labranche invite les citoyens à attendre le BAPE afin d’être entendus. Il écrit: «Par ailleurs, c’est lors des audiences publiques que vous aurez l’occasion de vous faire entendre. Vous pourrez faire valoir votre opinion, votre position, votre idéologie car c’est à ce moment là qu’il est primordial d’émettre, tous ensemble, vos revendications »
Oui, le BAPE sert à ça, tout autant que le conseil municipal. C’est-à-dire: écouter les citoyens et les représenter. Or, le conseil municipal a reçu une pétition contre le projet TES Canada comportant 418 signatures sur 886 électeurs. Pourtant, M. Labranche se contente de dire qu’il est neutre, qu’il ne peut rien à faire, qu’il doit respecter la confidentialité, qu’il faut voir avec le promoteur et que ce sont les ministères qui décident.
Les gens de Saint-Adelphe méritent mieux.
Roman Pokorski
Conseiller municipal
Saint-Adelphe

Février 2025
Trois raisons pour lesquelles le privé en matière d’électricité nous coûte une beurrée

Éliane Trudel
1 mars 2025
Je me prononce rarement, voire jamais, sur les réseaux sociaux et je n’aurais jamais osé publier ma position dans les journaux, concernant des sujets politiques, économiques ou écologiques parce que je trouve que ça ouvre la porte à bien des débats et à des opinions très divergentes ainsi qu’à des propos et des commentaires souvent non pertinents, irrespectueux et haineux.
Mais, aujourd’hui, je ne peux m’empêcher d’exprimer publiquement, mon désaccord, mon mécontentement tout aussi monstrueux que ces éoliennes qui viendront s’ériger par plusieurs dizaines sur notre belle Mékinac, surtout sur notre beau Saint-Adelphe.
Je ne peux m’empêcher de m’imaginer sortir de chez moi et voir tout autour, ces géantes structures surplomber l’horizon. Je ne comprends tout simplement pas pour quelles raisons Saint-Adelphe accueille à bras grands ouverts un projet privé qui enrichira ses dirigeants au détriment de toutes les conséquences dénoncées haut et fort par les militants.
Je ne comprends pas pour quelles raisons un projet qui divise autant un village ne fait pas l’objet d’un référendum. Étrangement, quand je me promène dans notre beau Saint-Adelphe, je vois plusieurs affiches démontrant le désaccord envers le projet.
Pourquoi imposer un projet qui divise autant la population? Parce que financièrement parlant nous en bénéficierons? Jusqu’à quel point? Et ces belles retombées économiques, qui en profitera et jusqu’à quel point?
Étrangement, je ne trouve pas qu’on nous vend ce projet, qu’on nous le «vante» comme un projet qui sera bénéfique pour notre belle Mékinac. En quoi ce projet nous sera bénéfique à nous, le «petit peuple» payeur de taxes? Ne me dites pas que nos taxes seront révisées à la baisse. À mon avis, c’est évident qu’elles vont baisser car nos maisons ne vaudront plus grand-chose.
Une belle grosse pilule
Alors, ces retombées économiques, nous allons les ressentir où exactement? Jusqu’à quel point nous avons besoin d’une quarantaine d’éoliennes pour «survivre»? Sommes-nous dans la misère à ce point à Saint-Adelphe? Le peu, ou devrais-je dire le pas, de positif que l’on entend sur ce projet me questionne et m’inquiète. Ça me donne l’impression que certains se graisseront la patte plus que d’autres… Ça me donne l’impression qu’on nous cache des choses.
J’ai l’impression que le «petit peuple» va en payer les conséquences au détriment de nos charmants dirigeants. Encore une belle grosse pilule qu’on nous enfonce bien profond dans la gorge et celle-là, elle va faire mal.
On reproche aux militants de manquer de respect, mais le respect, ça se manifeste sous plusieurs formes. De donner le «GO» pour un projet d’envergure comme celui-là sans même prendre le moindre pouls de la population, sans même entendre, ni écouter ou, dirais-je plutôt, considérer ce que les électeurs dénoncent, c’est à mon avis un énorme manque de respect.
Si l’on croit fermement que ce projet est bon pour Saint-Adelphe et que la majorité des habitants est pour aussi, alors pourquoi un référendum n’a pas lieu? Les gens se prononceront et décideront ce qu’ils croient être le mieux pour leur village. Ceux qui ont le projet à cœur se déplaceront pour voter. Ceux qui sont contre, comme moi, se déplaceront aussi. Ceux qui s’en balancent resteront chez eux. Laissons la démocratie parler.
J’ai grandi ici, je vis ici, mes enfants vivent ici, j’ai une maison et un bloc appartement ici, ma famille est ici, ma famille a opéré un commerce ici, j’ai choisi Saint-Adelphe parce que j’aime St-Adelphe. Mais si ce projet voit le jour, et bien mon Saint-Adelphe ne sera plus jamais aussi lumineux à mes yeux.
Ceux qui sont contre ce projet, c’est le temps de se lever avant que ces 40 éoliennes de 200 mètres ne se lèvent à notre place. Ce n’est pas une fois les premières éoliennes implantées qu’il faudra se réveiller: c’est MAINTENANT!

17 mars 2025
Rachel Fahlman, Conseillère municipale à St-Zéphirin de Courval et Présidente du mouvement Vent d’élus, nous parle de BAPE générique
NousTV réf.:https://youtu.be/5LcXMTR7W80

Dany Janvier
5 mars 2025
M. Dany Janvier nous informe qu’un projet de parc industriel éolien menace de transformer St-Adelphe dans Mékinac en un immense chantier. Face à cette catastrophe annoncée, les citoyens doivent s’unir pour défendre leur territoire et refuser ce développement imposé.
Une catastrophe annoncée pour Saint-Adelphe et ses citoyens: une atteinte à notre patrimoine, à notre qualité de vie et à nos écosystèmes
Imaginez un instant : vous vivez dans une belle région agricole, patrimoniale, entourée de forêts et de paysages naturels. Cette tranquillité, héritée de plusieurs générations, fait la fierté de votre communauté. Mais du jour au lendemain, vous apprenez qu’un projet de parc industriel éolien, d’une envergure massive, est sur le point d’être imposé sur votre territoire. Ce projet, comprenant pas moins de 70 éoliennes, dont 40 sur le territoire même de Saint-Adelphe, transformera notre environnement en un chantier gigantesque. Au total, ce sont 140 éoliennes qui viendront défigurer nos deux MRC (Mékinac et Des Chenaux).
Les impacts sur nos vies quotidiennes, notre patrimoine et notre environnement seront irréversibles. Le calme qui caractérise nos zones rurales sera remplacé par le bruit incessant et envahissant, jour et nuit, des pales des éoliennes. Les flashs lumineux rouges clignoteront sans relâche dans le ciel, visibles à des dizaines de kilomètres, perturbant nos nuits et nos paysages. Les chantiers nécessaires à l’implantation de ces infrastructures géantes ravageront nos terres agricoles, modifiant à jamais le visage de notre territoire.
Ce projet aura également des conséquences catastrophiques sur nos écosystèmes naturels. Ces zones agricoles et ces forêts, véritables puits de carbone, jouent un rôle fondamental dans la régulation de notre climat. Au lieu de préserver ces milieux naturels, nous allons les sacrifier pour un projet éolien qui prétend décarboner notre société, tout en dégradant ces écosystèmes essentiels à la séquestration du carbone. Ce sont ces milieux, nos forêts et nos milieux humides, qui sont en réalité les véritables usines à décarbonation naturelles. Leur destruction, sous prétexte de transition énergétique, ne fait que remettre en question l’efficacité réelle de ce projet prétendant participer à la décarbonation.
Les conséquences économiques seront tout aussi dramatiques. Les valeurs immobilières s’effondreront. Qui voudra acheter une propriété en périphérie de ces géants d’acier, qui envahiront nos champs et nos forêts ? De nombreux propriétaires verront leurs maisons perdre des milliers, voire des dizaines de milliers de dollars en valeur, et seront piégés, incapables de vendre ou de quitter un territoire désormais défiguré.
Pendant ce temps, nos élus, en particulier Paul Labranche, se présentent comme « neutres », mais il est évident qu’ils sont aveuglés par les milliers voire les millions de dollars privés qui s’annoncent. Une arrogance non dissimulée. Paul Labranche et ses alliés semblent obnubilés par les redevances annuelles qui leur seront peut-être versées, au détriment de la population, à l’exception peut-être de quelques propriétaires terriens, souvent absents de la municipalité ou en difficulté financière, pour qui l’argent semble n’être qu’un pansement temporaire. Leur vision est réductrice, centrée uniquement sur les profits immédiats des éoliennes, dont la taille dépasse celle de la Place Ville-Marie à Montréal. Paul Labranche, qui semble être celui qui remportera le jackpot grâce au grand nombre d’éoliennes dans sa municipalité, sera-t-il fier du legs qu’il laissera une fois le territoire dévasté? C’est dommage, car il a sûrement accompli des choses positives pour le village s’il est resté maire aussi longtemps. Cependant, depuis que je le connais, il fait systématiquement la sourde oreille à ceux qui ne pensent pas comme lui, leur répond de manière insensée, ou agit en coulisse sous prétexte de neutralité ou de confidentialité, de concert avec ceux qui dirigent la MRC de Mékinac.
On peut excuser les maires et la mairesse, dont certains se sentent contrôlés par les gouvernements. Si c’est le cas, pourquoi ne s’unissent-ils pas à d’autres MRC ou à d’autres municipalités qui se disent contrôlées et qui ne peuvent rien faire ? Pourquoi ne s’unissent-ils pas à leurs citoyens en leur disant la vérité et ne dénoncent-ils pas cette situation aux médias et à la face du monde ? Un gouvernement de girouettes comme celui de François Legault et de la CAQ écouterait la vraie voix des gens; les maires qui se sentent pris pourraient le dire à tout le monde sur la place publique, au lieu de jouer en catimini dans un mauvais film de mauvaise foi. Je crois que si les maires et la mairesse n’ont pas tous les pouvoirs, ils ont au moins celui de dénoncer la situation et de promouvoir le bien-être de leur population, ainsi que de défendre leurs ressources naturelles et énergétiques.
Notre territoire, notre patrimoine, nos terres agricoles et nos écosystèmes naturels sont bradés aux multinationales au nom d’un développement soi-disant écologique, alors que ce projet n’est qu’un exemple de greenwashing où le profit prime sur la véritable préservation de notre environnement.
Nous, citoyens de Saint-Adelphe, avons le pouvoir de nous opposer à cette catastrophe. D’ici novembre, nous devons nous unir et reprendre le contrôle de nos municipalités avant qu’il ne soit trop tard. Il est impératif de dire NON à ce projet et de défendre notre territoire, nos terres agricoles, nos milieux naturels, notre patrimoine et notre avenir.
(une belle campagne patrimoniale mais future zone industrielle de production énergétique pour le privé)
Dany Janvier,
citoyen de Saint-Adelphe
Contre la privatisation du vent et du soleil dans Mékinac Des Chenaux(CPVSMDC),
Toujours Maîtres Chez Nous(TMCN), RVÉQ

Le citoyens de Sainte-Thècle
Le 19 mars 2025
Après Saint-Adelphe, c’est au tour des citoyens de Sainte-Thècle d’avoir eu droit la semaine dernière à un «communiqué important» de la part de leur conseil municipal. Cette communication, au contenu similaire à celui de Saint-Adelphe, nous a fait sursauter à plusieurs égards.
Tout d’abord, il est extrêmement ironique – pour ne pas dire révoltant – de lire que ces deux municipalités ont à cœur d’écouter leurs citoyens alors que les conseils municipaux des deux municipalités ont reçu deux des plus grosses pétitions de Mékinac: 421 signatures sur 886 votants à Saint-Adelphe et 965 signatures sur 2241 à Sainte-Thècle.
Or, depuis plus d’un an et demi, les maires de ces deux municipalités ont tout fait pour ignorer leurs citoyens.
Comment croire une seconde le maire Blouin lorsqu’il écrit «votre opinion est essentielle» alors qu’il se cache derrière une position de neutralité, position qui, bien sûr, ne tient pas la route lorsqu’on constate qu’il agit essentiellement comme un facilitateur pour le promoteur privé du projet.
Si l’opinion de ces citoyens était si essentielle que cela, il y a longtemps qu’il aurait pu sortir de sa posture de supériorité. Nous avons compris que nous ne sommes pas assez importants pour être écoutés.
De notre côté, le lien de confiance est brisé.
Nous sommes révoltés de lire dans ce même communiqué que le règlement de contrôle intérimaire (RCI) de la MRC «vient poser des balises claires sur l’implantation des éoliennes, notamment en ce qui concerne les distances séparatrices, afin d’assurer que, si le projet avance, ce soit fait de manière encadrée et réfléchie».
Comme nous l’avons souvent mentionné, ce RCI est une capitulation pure et simple. Rappelons que neuf maires de Mékinac se sont mis à plat ventre devant le Ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie (MEIE) – lui-même à plat ventre devant TES Canada et devant Northvolt – en permettant qu’une pale d’éolienne puisse arriver à 1,5 mètre (5 pieds) de la ligne de lot d’un voisin.
En clair, si votre voisin choisit de mettre une éolienne sur son terrain, vous perdez, sans votre autorisation, une partie de l’usage de votre terrain parce vous ne pourrez pas construire à moins de 500 mètres de distance de ladite éolienne. Et c’est sans parler des dangers que la proximité d’une éolienne (chute de glace, notamment) peut représenter pour un voisin. Cette disposition du RCI n’est ni plus ni moins que de l’expropriation déguisée et Éric Blouin y a clairement et sciemment consenti en votant pour le RCI . C’est peut-être une «manière encadrée et réfléchie» de faire les choses pour le promoteur, mais pas pour la MRC et certainement pas pour les citoyens. Rappelons aussi que les maires de la MRC voisine de Des Chenaux ont décidé de ne pas plier devant le gouvernement et de plutôt essayer de défendre le bon sens et l’intérêt de leurs citoyens.
Dans le même communiqué, toujours, on peut lire : «nous avons entrepris des négociations avec TES Mauricie pour obtenir des engagements solides et des retombées concrètes pour notre communauté» et «nous voulons être clairs; ces négociations ne signifient en aucun cas que la MRC a donné son aval au projet. Notre priorité est d’aller chercher le maximum pour notre région et de nous assurer que, si ce projet devait aller de l’avant, il se fasse aux conditions les plus avantageuses pour notre communauté».
Quelle mauvaise foi! Quelle malhonnêteté! Comment peut-on négocier alors qu’on est censé être «neutre»? Sur la base de quoi négocie-t-on lorsqu’on n’a pas pris la peine de se faire une opinion sur un sujet? Et d’où vient l’urgence de négocier maintenant? Pourquoi ne pas avoir déjà entamé un processus rigoureux de consultation de la population? Pourquoi se contenter de dire aux gens qu’on ne peut rien faire pour eux? Pourquoi attendre le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) pour donner son opinion?
On connaît les résultats qu’ont les consultations du BAPE: 90 % des projets soumis au BAPE vont de l’avant. Il sera trop tard!
Qu’est-ce que cette fumisterie de faire appel à un sondage pour déterminer l’avis de sa population dans un dossier aussi important? Un référendum consultatif n’a peut-être pas de portée légale, mais il démontrerait clairement l’intention réelle de la population. Quand on voit la façon dont tous les maires de Mékinac, sauf un seul, se sont comportés dans ce dossier, il est évident que le sondage dont ils parlent risque d’être sévèrement biaisé avec des questions tendancieuses.
Autre aspect proprement scandaleux de toute cette affaire: la distribution des communiqués de Saint-Adelphe et Sainte-Thècle. Est-ce le fruit d’une stratégie de communication?l faut rappeler que la MRC Mékinac a choisi de se doter des services de Catapulte Communication, pour gérer le dossier TES Canada. Catapulte offre notamment, parmi ses services, un service «d’acceptabilité sociale». Il est pour le moins étrange que la MRC ait décidé de se lancer dans une dépense aussi faramineuse pour ses stratégies de communication : on parle de 83 000 $ pour un seul dossier! Si elle est neutre et transparente, comme elle le prétend, pourquoi a-t-elle besoin d’experts en communication aux tarifs prohibitifs et de surcroit offrant une spécialité assez rare comme l’acceptabilité sociale?
Il faudrait rappeler aux maires que, si la MRC est effectivement neutre dans ce projet, ce n’est pas à elle de travailler à l’acceptabilité sociale – ce qu’elle est clairement en train de faire avec les communiqués susmentionnés – mais plutôt au promoteur. Mais – oh surprise! – nous avons appris dans la fameuse entente-cadre signée il y a quelques semaines entre la MRC et TES Canada que le promoteur s’engage à rembourser les frais encourus par la MRC dans le dossier. D’une certaine façon, c’est comme si l’agence Catapulte Communication travaillait de facto pour TES Canada depuis le début. Ça expliquerait pourquoi la MRC, habituellement modeste dans ses moyens, dépense comme une multinationale en frais de communication depuis l’annonce du projet TES Canada.
Il n’aurait fallu qu’une fraction de cette somme pour organiser un référendum consultatif.
À un certain point, le mépris de la démocratie, le manque de transparence et la mauvaise foi ne passent plus! Il faut cesser de prendre vos citoyens pour des imbéciles!
En novembre 2025, nous nous en souviendrons!
Les citoyens de Sainte-Thècle : Jean Mercier, Louise Dumas, France St-Amand. Lucie Brochu, François Trépanier, Pierre Lachance, Marilou Rodrigue, Stéphane Lévesque, Stéphanie Veilleux, Louise Marchand, René Soucy, Line Bacon, Jean Vandal, Yvan Germain, Marie Dessureau, Guy Trudel, Michel Demers, Denise Béland, Stevens Germain, Nathalie Blais, Herman Martel, Anne-Marie Groleau, Éric Baril, Pierre Marchand, Gisèle Beaulieu, Gilles Lalonde, Clément Aylwin, Jean Claude Cyr, Claude St André, Françoise Dufresne, Julie Pelletier, Claudette Piché, France Laliberté, Ghislain Davidson, Matthieu Groleau, Martine Cloutier, Sébastien Lincourt , Réjean Lampron, Colette Bussières, Alain Bédard, Richard Legault, Guylaine Groleau, Gérard Godbout, Patrice Plamondon, Jean Yves Perron, Marie Hélène Caya, Pierre Moreau, Gabrielle Veillette, Sylvie Rodrigue, Céline Bélisle, Claude Rochon, Jean-Marie Rodrigue et Michel Béland.


Le 17 février 2025
Mme Carole Neill recevait la médaille du couronnement de Charles III pour son enseignement a l’École internationale de français à l’UQTR et son rayonnement dans la francophonie.
« La Médaille du couronnement du roi Charles III marque une occasion historique, étant la première médaille commémorative canadienne décernée lors d’un couronnement depuis celui de la reine Élisabeth II »
Le Nouvelliste
Liens
49 citoyens de la région reçoivent la Médaille du couronnement du roi Charles III
Des personnalités de l’UQTR honorées par la lieutenante-gouverneure

Vous craignez de perdre une partie de vos droits de propriété*?
Vous craignez ne plus avoir la jouissance complète de votre propriété?
Vous craignez de ne plus être maîtres chez vous?
Grâce à TES Canada, pour plusieurs, cette crainte deviendra sous peu une réalité.
Règlement de contrôle intérimaire dans la MRC de Mékinac et Schéma d’aménagement dans la MRC des Chenaux
Le projet de TES Canada aura pour les MRC de Mékinac et Des Chenaux des conséquences irréversibles auxquelles les responsables de nos deux MRC, même s’ils en ont peut-être conscience, semblent peu empressés de les faire connaître à leur population. Pendant ce temps, à la faveur de cette ignorance, TES Canada agit et progresse dans sa prise de possession d’un territoire qui de nature agricole et champêtre se verra à terme qualifié de territoire industriel. Pourquoi industriel? Parce qu’à terme les contraintes limitant les activités sur ce territoire correspondront à la nature des interdits définissant en partie un milieu industriel.
Nos 2 MRC viennent tout juste de modifier et d’adopter une nouvelle règlementation afin de circonscrire la présence d’éoliennes sur leur territoire respectif. La MRC de Mékinac a adopté le 12 décembre 2024 un Règlement de Contrôle intérimaire (RCI) qui fut jugé conforme le 14 février 2025 par la ministère des Affaires Municipales (MAMH). La MRC Des Chenaux adoptait, quand à elle, son schéma d’aménagement le 27 novembre 2024, mais ce dernier fut refusé par le MAMH le 3 février 2025. En réalité c’est le ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie (MEIE) qui imposa aux 2 MRC ses règles, le MAMH ne fut que son porte-parole docile. Ce ministère (MEIE) tire les ficelles et, au nom de l’économie, sacrifie tout ce qui entrave sa marche, même s’il s’agit de la population au nom de laquelle il prétend œuvrer
Ces règlementations, le RCI et le schéma d’aménagement, à quelques variantes près, fixent les normes et les modalités de l’implantation des éoliennes. Ces sont des distances imposées entre les éoliennes et les résidences et bâtiments d’élevage qui principalement, parmi d’autres conditions, précisent les règles à respecter. Ce sont ces distances qui soumises au concept de réciprocité** seront à l’origine d’une expropriation déguisée de servitude***, soit la perte de la jouissance d’un bien foncier. Et il n’est pas interdit, d’ailleurs, de penser que cette perte donnera naissance à des litiges entre propriétaires, à des réclamations, des poursuites judiciaires, etc.
Afin d’illustrer notre propos considérons les 3 distances proposées par la MRC de Mékinac dans son Règlement de Contrôle intérimaire (RCI).
Lors de toute implantation d’une éolienne de grand gabarit, les distances séparatrices suivantes doivent être respectées:
- Résidence, commerce, bâtiment d’élevage, industrie ou institution: La distance à respecter entre une éolienne de grand gabarit et toute résidence, industrie, institution et tout commerce et bâtiment d’élevage est établie à quatre (4) fois la hauteur de cette éolienne, sans jamais être inférieure à cinq cents (500) mètres de distance.
Dans le cas du projet de TES Canada, « quatre (4) fois la hauteur de l’éolienne » correspond approximativement, selon la hauteur des éoliennes retenues par TES Canada, à 800 m ou 880 m. (2625 à 2887 pieds – – 13.6 à 15 arpents)
Aucune éolienne de grande hauteur ne peut être érigée à moins d’un mètre et demi (1,5 mètres de toute limite d’une propriété foncière, mesuré à l’extrémité des pales, à moins que les propriétaires concernés par une limite de propriété foncière mitoyenne n’aient convenu, par le biais d’une servitude, de réduire cette distance. La servitude devra être perpétuelle jusqu’au démantèlement de l’éolienne et être publiée au registre foncier du Québec
Une pale mesurant approximativement 100 mètres, le mât de l’éolienne devra donc se situer à 100 mètres de la limite d’une propriété.
Toute nouvelle résidence, industrie, institution, tout nouveau commerce, ou immeuble protégé doit être implanté à une distance minimale de cinq cents (500) mètres d’une éolienne de grand gabarit, d’un groupe électrogène …
Tout nouveau bâtiment d’élevage doit être implantée à une distance minimale de trois cents (300) mètres d’une éolienne de grand gabarit, d’un groupe électrogène d’éoliennes et de deux cents (200) mètres d’un poste de raccordement
Les figures ci-dessous illustrent les conséquences de l’application de ces 3 distances. Nous avons retenu comme périmètre d’un lot une largeur de 200 mètres et une longueur de 1000 mètres afin de faciliter le calcul. Naturellement ces mesures peuvent variées, mais elles sont toutefois assez réalistes.
L’ellipse en rouge est la zone circonscrite par une distance de 500 mètres calculée à partir du bout de la pale de l’éolienne. Il sera interdit de construire toute Résidence, commerce, industrie ou institution dans ce périmètre. Cette zone est celle dans laquelle vous perdez une partie de la jouissance de votre propriété, celle dans laquelle vous subissez un préjudice.
On constate ici qu’un seul propriétaire acceptant une éolienne à l’extrémité de son terrain peut en venir à nuire à 9 autres propriétaires.
Si le préjudice causé ne peut être qualifié d’expropriation selon la loi, ce préjudice qui consiste en la perte de jouissance, en tout ou en partie, de son bien peut être vu comme une « expropriation déguisée de servitude ».
La figure 1 montre l’impact d’une seule éolienne.

La figure 2 montre l’impact de 2 éoliennes. Un lot sans éolienne sépare ces 2 éoliennes.

La figure 3 montre l’impact de 3 éoliennes. Un lot sans éolienne sépare chaque éolienne.

La figure 4 montre la zone entière affectée par la perte de jouissance des propriétés.

Prenons un exemple concret du potentiel néfaste d’une telle règlementation.
Cette règlementation pourrait par exemple interdire toute expansion pour un agriculteur, tout développement récréotouristique, etc dans la zone circonscrite. Un projet comme celui du « Centre Agrotouristique, Domaine de la Forêt Perdue, Domaine Enchanteur » situé au 1180 dans le rang St-Félix à Notre-Dame-du-Mont-Carmel n’aurait pu voir le jour dans le cadre d’une telle règlementation, si un des voisins immédiats de ce Centre avait accepté des éoliennes sur sa terre. De nombreux développements futurs ne le pourront pas si ces éoliennes industrielles de 200 à 220 mètres s’implantent dans les MRC de Mékinac et Des Chenaux.
Avant de signer avec TES Canada, tout propriétaire terrien devrait connaître et prendre en considération les effets négatifs sur ses voisins.
Dans ce contexte des poursuites judiciaires ne sont pas à exclure, tant entre propriétaires qu’entre les propriétaires et la MRC. L’avenir des éoliennes en milieu habité risque de multiplier les recours contre l’expropriation déguisée.
Liens
Expropriation déguisée : Exemple de Saint-Adelphe
Pour un complément d’information sur la notion d’expropriation déguisée, voir ce texte du Centre Québécois du Droit de l’Environnement.
Règlement de contrôle intérimaire de la MRC de Mékinac
Schéma d’aménagement de la MRC des Chenaux
Ci-dessous les liens vers les 2 lettres de contestation du RCI.
Si vous désirez ajouter votre nom aux signataires de ces lettres, communiquez avec Mme Martine Cloutier (martine.cloutier@uqtr.ca)
Toujours Maîtres chez nous
* Droit de propriété : Le droit de propriété est composé de trois éléments désignés généralement par trois mots en latin. Ils désignent, ensemble, les différentes façons dont un bien est utilisé (« usus » : les usages), exploité (« fructus » : les bénéfices ou les revenus) et disposé (« abusus » : la transmission par vente ou autrement, la modification, etc.).
** Concept de réciprocité : concept ayant pour objectif d’offrir un milieu de vie de qualité à une collectivité tout en fournissant aux établissements ou activités qui sont des sources de contraintes l’espace requis pour mener à bien leurs activités sans nuire au voisinage. Il vise à ce que les normes s’appliquant aux établissements ou aux activités pouvant générer des contraintes aux usages à proximité s’appliquent de façon réciproque lors de l’implantation d’usages sensibles près de ceux-ci. Par exemple, si l’on exige d’une activité industrielle qu’elle s’établisse à une distance minimale de 400 mètres d’un quartier résidentiel, par réciprocité, on ne permettra pas à des usages résidentiels de s’établir à moins de 400 mètres de cette activité industrielle, sauf si des mesures d’atténuation sont prévues
Cette définition est tirée des Orientations gouvernementales en aménagement du territoire pour les MRC du groupe E à la p. 133.
*** Expropriation déguisée de servitude : L’expropriation déguisée de servitude est un concept juridique reconnu au Québec où des restrictions imposées privent un propriétaire de l’utilisation ou du développement d’une portion de sa propriété privée sans son consentement. Elle réduit la jouissance de cette propriété. Dans ce type de situation, un propriétaire est contraint, sans son consentement, de céder une partie de ses droits sur sa propriété foncière au profit d’un tiers (voisin, entreprise, municipalité). Le propriétaire perd une partie de l’usage de son bien sans son consentement.

03 mars 2025
Robert Laplante, Directeur-général de l’Institut de recherche en économie contemporaine du Québec, nous parle de la nationalisation de l’électricité
NousTV réf.: https://youtu.be/0oCcwGgKkJY

Claude Charron
28 février 2025
« dans les 10-20-30 prochaines années les entreprises vont se battre pour avoir de l’énergie propre et vont être prêtes à payer le gros prix. Ça veut dire qu’on peut dans les prochaines années développer en masse d’éolien puis revendre ça à profit ».
François Legault, Rimouski, 4 septembre 2024.
Pourtant depuis que l’on a confié à l’entreprise privée le développement de la filière éolienne il y a 25 ans Hydro-Québec a toujours revendu « ça » à perte et tout indique que cette tendance non seulement se poursuit mais s’accélère. En effet la CAQ a annoncé l’ajout de 10,000 MW d’énergie éolienne supplémentaire d’ici 2035 dont les principaux bénéficiaires seront encore les promoteurs privés au détriment de l’intérêt public. Jusqu’ici, pour une production de 4,000 MW, ceux-ci ont pu engranger de juteux profits à peu de risque ; en tenant compte des contrats de gré à gré et du cadeau de $2.7 milliards d’Hydro-Québec pour défrayer le coût des sous-stations et le câblage des éoliennes ce sont plus de $10 milliards en subventions directes qui ont profité à la filière. Un manque à gagner pour Hydro-Québec qui estime que d’ici 15 ans ces pertes atteindront $25 milliards. Les profits de la rente éolienne qu’entrevoit M.Legault devront attendre. Et longtemps; les 5-6 ièmes appels d’offres récemment retenus pour un total de 2,700 MW coûteront à Hydro-Québec 12-14 sous/kWh. Cet achat, à un prix de vente moyen de 8 sous/kWh sur les marchés, se traduirait par des pertes annuelles de $300-400 millions si les projets passent l’étape du BAPE, une simple formalité voire un automatisme pour les promoteurs. L’obligation pour les MRC d’investir des millions s’ils veulent jouir des subventions éoliennes est une autre formalité; les populations sont mises devant un fait accompli sans véritable possibilité de recourir à un processus référendaire. De transférer des fonds publics vers le privé est un risque qui ne fait pas partie de la description de tâches de nos élus.
Hydro-Québec a annoncé l’amorce de trois méga projets totalisant 5,000 MW en partenariat avec le privé et les Premières Nations. Prévus en territoires non organisés, M.Sabia, pdg d’Hydro-Québec, invoquant l’économie d’échelle et l’incontournable acceptabilité sociale qui fait défaut dans la vallée du Saint-Laurent, n’a dit mot quant à la rentabilité de ces nouveaux approvisionnements alors que les coûts des matériaux, du transport, de la main d’œuvre et des taux d’intérêt connaissent une hausse vertigineuse depuis la fin de la pandémie.
L’énergie éolienne en production actuellement demeure toujours excédentaire, commandée alors que nous étions et que nous sommes toujours en surplus historique d’électricité. Ce n’est que récemment que le gouvernement a créé une pénurie artificielle d’énergie électrique en octroyant des blocs importants d’énergie à des firmes multinationales énergivores souvent étrangères au détriment des entreprises d’ici et en signant de contrats d’approvisionnement avec les États-Unis qui, de surcroît, doivent obligatoirement inclure 40 % d’énergie éolienne.
Depuis une dizaine d’années 10% de notre facture d’électricité sert à payer une partie de la dette éolienne qui, en plus, contribue à la baisse des transferts d’Hydro-Québec vers le Trésor Public. Plutôt que d’investir dans nos infrastructures et dans nos programmes sociaux nos élus font le choix de maintenir les promoteurs éoliens sous respirateur artificiel et de subventionner les américains pour qu’ils puissent continuer à consommer à moindre coût.
Cette marche forcée de l’éolien industriel nous place devant le plus grand scandale financier de l’histoire du Québec, un vaste détournement légal de fonds publics vers le privé, orchestré par nos gouvernements successifs de façon délibérée et systématique. Les milliards engloutis dans cette filière sont autant d’occasions ratées, des coûts d’opportunité qui auraient pu contribuer à améliorer notre qualité de vie plutôt que de nous appauvrir et de traumatiser inutilement les populations riveraines sises à l’ombre de ces éoliennes géantes.
Tous ces nouveaux projets autorisés à la hâte nécessiteront jusqu’à 5,000 km de nouvelles lignes de transport partout au Québec pour rejoindre les villes. Un immense défi environnemental et paysager fragilisant les écosystèmes, enlaidissant la Belle Province et contribuant davantage à la dette éolienne.
Cette nouvelle capacité éolienne aura également un effet majeur sur la fiabilité et la sécurité du réseau de distribution d’Hydro-Québec déjà mal en point; l’équilibrage est une opération complexe et délicate qui devra être renforcée par l’ajout d’équipements de contrôle sophistiqués et coûteux.
Doit-on cesser d’accorder des blocs d’énergie à des firmes énergivores que l’éolien, non fiable et non stockable, ne peut combler ?
La transition énergétique ne serait-elle pas mieux servie par des programmes d’efficacité énergétique, consolidant en plus des milliers d’emplois alors que les emplois permanents dans l’éolien sont subventionnés à hauteur de $1 million/année/emploi?
Doit-on remettre en question les contrats d’exportation à long terme de nos énergies renouvelables, une ressource limitée et vulnérable aux aléas climatiques?
Plutôt que de subventionner les MRC et les municipalités par le biais de l’éolien privé pourquoi ne pas contribuer directement au développement régional en s’affranchissant de la dette éolienne?
Le gouvernement a toujours acquiescé aux demandes de l’industrie éolienne pour qui le profit est le motif principal. Il est maintenant temps de répondre aux valeurs et aux aspirations des citoyens. Il est donc légitime, nécessaire et vital d’exiger un moratoire immédiat sur tout développement éolien, la fin de la propriété privée de nos ressources énergétiques, la restauration de la démocratie dans nos municipalités par la tenue de référendums obligatoires. Un vaste débat sur le développement et l’avenir énergétique du Québec s’impose d’urgence.
Claude Charron, comité des riverains des éoliennes de l’Érable (CRÉÉ)
– IREC, Rapport de recherche, La privatisation de l’énergie éolienne et l’impact sur la mission d’Hydro-Québec, Noël Fagoaga et Krystof Beaucaire, mars 2024

DIMANCHE, LE 2 MARS 2025 À 13H00
CENTRE COMMUNAUTAIRE ROBERT-CRÊTE
51 BOUL. SAINT-LOUIS
Saint-Séverin
CONFÉRENCIERS INVITÉS
MARTINA BASTIAN
Auteur d’un mémoire recensant les dernières études relatives aux éoliennes.
YVAN FLEURENT
Évaluateur professionnel nous parlera de l’impact des éoliennes sur la valeur mobilière
RENÉ BEAUDOIN
Porte-parole du collectif Toujours Maitres chez nous, René nous parlera de TES Canada et des dangers de certains règlements municipaux. Voir sa présentation …
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