Auteur/autrice : Gaston

  • Transparence  municipale : une question de choix, pas de loi

    Transparence  municipale : une question de choix, pas de loi

    Le 26 août 2025

    Lors d’une récente sortie publique, en lien avec les contaminants éternels, Mme la mairesse Stéphanie Lacoste a affirmé que l’administration municipale doit se conformer à la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels. Elle a laissé entendre que cette loi justifiait le refus de transmettre certaines informations aux citoyens. Il est important de rétablir les faits.

    La Loi d’accès fixe un cadre minimal pour encadrer la divulgation de documents. Elle prévoit des exceptions, par exemple pour protéger la vie privée, la sécurité publique ou des secrets industriels. Mais en aucun cas elle n’oblige une municipalité à retenir l’information. Au contraire, la Commission d’accès à l’information le rappelle régulièrement : l’accès est la règle, le refus l’exception.
    Autrement dit, rien n’empêche la Ville de Drummondville de rendre publique des études, rapports ou données financés par les contribuables. Ce n’est pas la Loi qui interdit, c’est la Ville qui choisit de ne pas le faire.

    On entend parfois invoquer le secret professionnel des ingénieurs comme autre justification. Or, l’Ordre des ingénieurs du Québec a été clair dans une déclaration écrite : «Le but de ce secret professionnel est la protection du client et non la protection de l’ingénieure ou ingénieur. Le client a le droit de lever le secret professionnel à tout moment en diffusant les renseignements qu’il a jugé nécessaire de rendre préalablement confidentiels.»

    Cela signifie que si des études réalisées par des firmes externes ne sont pas rendues publiques, ce n’est pas parce que la loi ou les ingénieurs l’interdisent. C’est parce que la Ville, en tant que cliente, décide de garder ces informations pour elle.

    La conseillère en relations publiques de la Ville, Anne-Élisabeth Benjamin, a récemment affirmé que la municipalité refuse régulièrement de divulguer des documents «qui peuvent servir de matière brute à des élus pour prendre des décisions», sauf si elle y est légalement contrainte. Cette déclaration confirme exactement ce que je dénonce comme citoyen : il ne s’agit pas d’une obligation légale, mais d’une politique volontaire d’opacité. En clair, la Ville reconnaît qu’elle pourrait être plus transparente, mais choisit de ne pas l’être.

    Plus grave encore, ce refus est défendu par des élus eux-mêmes. L’un d’entre eux m’a expliqué que les citoyens ne devraient pas avoir accès à l’information, par crainte qu’ils en retiennent seulement une partie et contestent les décisions municipales. Cet argument est non seulement paternaliste, mais insultant. Prétendre que des conseillers municipaux possèdent une intelligence ou un discernement supérieur aux citoyens qu’ils représentent, c’est faire preuve d’élitisme. Et c’est surtout nier le principe même de la démocratie : la confiance envers la capacité des citoyens à comprendre et à juger par eux-mêmes. Quand des élus prétendent protéger les citoyens contre l’information, ce n’est plus de la politique : c’est du mépris. En tout respect, un élu municipal n’a pas plus de capacité à comprendre un rapport qu’un citoyen. La démocratie repose sur la confiance envers la population, pas sur une volonté de la protéger d’elle-même.

    Même la Commission d’accès à l’information du Québec reconnaît les limites de la loi actuelle. Dans son rapport annuel 2022-2023, sa présidente Diane Poitras écrivait : «Malheureusement, 40 ans après son adoption, le volet accès aux documents de la Loi sur l’accès n’a toujours pas fait l’objet d’une refonte en profondeur. Il est urgent de la moderniser, car il ne répond plus aux attentes actuelles en matière de transparence et de reddition de comptes ni aux standards internationaux en la matière.»

    Si la loi est dépassée et imparfaite, cela ne justifie en rien d’adopter une politique d’opacité locale. Au contraire, les élus municipaux ont l’occasion d’être des agents de changements, d’innover et de faire preuve de transparence.

    À l’approche des élections municipales du 2 novembre prochain, il est temps que les candidats, à la mairie comme au conseil, clarifient leur position. Tous se sont engagés publiquement à la transparence et à l’écoute. Pourtant, plusieurs siègent depuis quatre ans et ont cautionné une politique d’opacité. Leur réélection ne peut être un simple retour au statu quo : elle doit devenir l’occasion de prouver que leurs paroles ont un sens, en rompant avec cette culture du secret et en plaçant la transparence et l’ouverture au coeur de l’action municipale.

    Une démocratie municipale digne de ce nom repose d’abord sur la confiance. La confiance, elle, ne se décrète pas : elle se mérite.

    Jean-Pierre Picard, citoyen de Drummondville


    Cet article est paru également dans.: https://www.journalexpress.ca/2025/08/26/transparence-municipale-une-question-de-choix-pas-de-loi  

  • CPTAQ : Processus et Intervention

    CPTAQ : Processus et Intervention

    Processus à la CPTAQ (Commission de la protection du territoire agricole du Québec)

    Étapes d’une demande :

    1. dépôt de la demande
    2. étude par la municipalité
    3. validation de la demande
    4. analyse de la demande
    5. rédaction de l’orientation préliminaire
    6. rédaction de la décision
    7. décision

    Comment intervenir?

    A –

    Aussitôt que le dépôt de la demande est fait, le numéro de dossier est accessible

    B –

    Toute personne voulant être inscrite comme ‘’personne intéressée*’’ afin de pouvoir exercer un ‘’droit de regard des voisins’’ peut appeler à la CPTAQ pour être inscrite.

    C –

    C’est après l’étape 5 (orientation préliminaire) que les personnes inscrites comme ‘’personne intéressée’’ peuvent demander une rencontre publique. Délai de 30 jours pour en faire la demande après le dépôt de l’orientation préliminaire.

    D –

    Le document que vous présenterez en rencontre doit absolument contenir le no de dossier de la demande d’autorisation afin de pouvoir transmettre vos ‘’observations basées sur l’orientation préliminaire rendue par la CPTAQ’’

    Il est très important de savoir

    • qu’une demande de rencontre publique suspend le processus décisionnel jusqu’à ce qu’une date de rencontre soit fixée (ce qui peut prendre jusqu’à 6 mois)
    • que la date d’audience doit être rendue publique
    • que toute personne intéressée* puisse intervenir et y participer.

    *personne intéressée : La personne tire un avantage direct ou risque de subir un préjudice réel, sérieux et immédiat du fait de la décision recherchée (par le promoteur).

    Conseil : n’hésitez pas à surligner des passages importants sur les documents que vous présenterez, cela guidera le regard des commissaires.

    No de téléphone CPTAQ : 1 800 667-5294 (bureaux de Québec)

    Sources de ces informations : site CPTAQ (étapes du processus)

    Site CQDE pour ‘’Comment intervenir devant la CPTAQ’’

  • Les éoliennes et l’Indice de vitalité économique…

    Les éoliennes et l’Indice de vitalité économique…

    30 juillet 2025

    En octobre 2024, plusieurs de nos élus ont visité Saint-Ferdinand pour se familiariser avec l’aspect technique d’une éolienne, même si la taille et la puissance (en MW) de cette structure sont moindres que celles proposées par TES Mauricie sur notre territoire. Mais au-delà de l’ingénierie, une question s’impose: quel est l’impact économique réel de ces projets pour les communautés d’accueil?


    Nos élus ont-ils pris le temps d’examiner l’effet du parc éolien sur l’indice de vitalité économique (IVE) de Saint-Ferdinand? Peut-être supposent-ils, comme beaucoup, que les redevances versées aux municipalités améliorent automatiquement leur situation économique.

    Pourtant, les données racontent une autre histoire. Selon l’Institut de la statistique du Québec, un an après l’entrée en fonction du parc éolien, l’IVE de Saint-Ferdinand s’établissait à -0,70 (en 2014). On pourrait croire qu’avec le temps, cet indice se serait amélioré. Or, en 2022 — soit 8 ans plus tard — il était tombé à -3,95.


    D’autres exemples renforcent ce constat. À Cap-Chat et Matane, qui bénéficient de projets éoliens depuis plus de 20 ans, les IVE en 2022 étaient respectivement de -7,83 et -4,43. Ces chiffres restent négatifs, malgré les redevances perçues.

    Même les projets dits «100 % communautaires» ne garantissent pas une amélioration généralisée. Dans la MRC Pierre-De Saurel, sur les 12 municipalités impliquées depuis 2016, 7 ont vu leur IVE s’améliorer, mais 5 ont connu une détérioration.

    Le Saguenay–Lac-Saint-Jean nous offre un autre contraste: en 2022, Saint-Bruno et Hébertville Station présentaient un indice inférieur à celui de 2014, tandis que Saint-Gédéon affichait un IVE nettement positif (6,70). Encore une fois, aucun lien clair entre redevances et vitalité économique.

    Bref, les données disponibles ne permettent pas de conclure que les redevances issues des projets éoliens mènent à une amélioration durable de l’Indice de vitalité économique. Il serait donc prudent de ne pas fonder nos décisions sur cette seule promesse.

    Puisque l’aspect économique est souvent mis de l’avant dans les débats sur l’énergie éolienne, il me semblait important de présenter ces faits.

    Alors, posons-nous cette question ensemble: le jeu en vaut-il vraiment la chandelle?

    Édith Béland, Lac-aux-Sables


  • Imbécilité et analphabétisme?

    Imbécilité et analphabétisme?

  • La physique l’emporte, l’hydrogène perd

    La physique l’emporte, l’hydrogène perd


    Trois mythes à déconstruire: TES Canada nous donne maintenant un cours de mythologie

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    Hydrogène: une énergie d’avenir, mais à quel prix d’efficacité?

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    POUR EN FINIR AVEC LA PRÉTENTION DE TES CANADA À DÉCARBONER

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    TES Canada : un appel à la transparence

    2 janvier 2024 TES Canada a prévu installer son électrolyseur d’hydrogène dans le parc industriel de Shawinigan. Le…

    La physique l’emporte, l’hydrogène perd

    19 juillet 2025 Combien de fois avons-nous entendu dire que les voitures à hydrogène étaient « l’avenir » ? Cet avenir s’effondre depuis…

    Comment les fuites d’hydrogène contribuent au réchauffement climatique

    TES Canada contribuera-t-il vraiment à la décarbonation du Québec? On parle souvent de l’hydrogène comme d’un futur carburant…

    L’hydrogène n’est pas la réponse : 0,7 à 1,5 milliard de tonnes de CO2 en feraient une responsabilité climatique – CleanTechnica

    Réf. : Version originale sur : cleantechnica.com Michael Barnard Traduit par Google Version originale L’hydrogène n’est pas la réponse…
  • Saint-Maurice : Faites entendre votre voix

    Saint-Maurice : Faites entendre votre voix


    Soirée d'information et référendum
    Soirée d’information et référendum

    Éoliennes : le point sur la situation.

    À St-Maurice, il y aurait 5 propriétaires de terres agricoles (dont 2 n’habitant pas à St-Maurice) prêts à offrir des servitudes pour 9 éoliennes, réparties sur 9 sites, d’un bout à l’autre de la municipalité. Évidemment, ces 9 éoliennes d’une hauteur de 210 mètres/689 pieds seraient visibles par tous les habitants, où qu’ils soient.

    Le projet de TES Canada concerne plusieurs municipalités des MRC de Mékinac et Des Chenaux et pourtant, St-Maurice est la seule administration à tenir un référendum sur la question. Chaque citoyen avec une preuve de résidence (carte d’identité avec adresse à St-Maurice) pourra donner son opinion de façon claire et anonyme.

    Quand : Jour du référendum : Dimanche 14 septembre 2025

    Où : Salle municipale

    L’opinion de chacun des habitants de la municipalité est importante; sachez que le résultat des votes aura des répercussions sur les décisions des élus qui siègent au conseil municipal.

    Pour faire un choix éclairé ou pour en savoir davantage sur les possibles impacts d’un parc éolien en milieu habité, vous êtes conviés à une séance d’informations par le Collectif « Toujours Maîtres chez Nous ». Vous pourrez aussi voir de près la maquette d’une éolienne dans un milieu qui pourrait être le nôtre; cela permet de visualiser l’ampleur de ces mégastructures versus nos routes et nos maisons.

    Quand : Mercredi 3 septembre 2025 à 19hr00

    Durée : Environ 1hr30 (incluant une période de questions)

    Où : Église de St-Maurice

    Sujets abordés :

    • perte de valeur foncière de vos maisons
    • risques pour votre santé et celle de votre famille
    • diminution de la qualité de votre environnement (sonore, visuel, faunique)

    ***

    Il est important de savoir que l’électricité qui serait produite par ces éoliennes servirait à alimenter une usine d’hydrogène situé à Shawinigan. Le tout au profit d’une firme provenant de la Belgique ainsi qu’à sa co-actionnaire France Desmarais Chrétien, laquelle figure sur la courte liste des familles les plus riches du Canada. Bien qu’ayant des budgets colossaux pour entreprendre leur mégaprojet sur nos terres, les actionnaires pourront aussi bénéficier des largesses des programmes de subventions canadiennes.

    Alors, si cela vous tient à cœur de conserver et protéger le bien collectif qu’est notre milieu de vie, nos paysages agricoles et forestiers ainsi que notre tissu social, soyez au rendez-vous pour faire entendre votre voix! N’hésitez pas à en parler à vos voisins et amis, car tout le monde est concerné.


  • Sondage dans Mékinac  – consultation ou manipulation

    Sondage dans Mékinac – consultation ou manipulation

  • Sondage ou manipulation?

    Sondage ou manipulation?

  • Une véritable modélisation 3D: voilà ce qu’aurait du réaliser TES Canada

    Une véritable modélisation 3D: voilà ce qu’aurait du réaliser TES Canada

    https://youtu.be/Mwn4LiQm3O4

    22 mai 2025

    Aucune éolienne de TES Canada ne sera installée près de l’Église de Saint-Adelphe, mais ce montage qui respecte les tailles réelles de l’église et de l’éolienne illustre parfaitement l’impact d’une telle infrastructure dans un paysage.

    TES Canada dans ses présentations minimise l’impact de ces structures géantes.

    Les photos qui accompagnent ses études d’impacts sont d’une qualité exécrable. Tout est pensé en vue de réduire l’effet néfaste de la présence des éoliennes dans le paysage.

    Avec les moyens dont il dispose, TES Canada aurait facilement pu modéliser en 3D chacune des éoliennes présentes sur le territoire de Saint-Adelphe et des autres municipalités impactées, offrant ainsi aux citoyens une vision réaliste et une perception exacte de son projet sur cet environnement.

    Nous pouvons en conclure que TES Canada ne veut pas que les citoyens aient une véritable connaissance de la nature de son projet.

    Réf.: https://youtu.be/Mwn4LiQm3O4

  • Projet éolien dans Lanaudière : des municipalités demandent un BAPE générique

    Projet éolien dans Lanaudière : des municipalités demandent un BAPE générique

  • Acteurs ou figurants? Les rôles dans le projet TES

    Acteurs ou figurants? Les rôles dans le projet TES

    9 juillet 2025

    En lisant le volume 1 de l’étude d’impact du projet de TES Canada, on voit que «les municipalités et les MRC sont des acteurs privilégiés pour assurer la compatibilité et l’intégration la plus harmonieuse possible du projet» (p.102).


    Nos élus sont peut-être des acteurs privilégiés, toutefois il ne faut pas qu’ils oublient que leur rôle initial d’acteur leur a été fourni, permis par l’ensemble des citoyens. Le metteur en scène, c’est tout d’abord les citoyens. Ces derniers méritent d’être respectés, d’être écoutés quant à leurs demandes de référendums.

    Le gouvernement a exigé des élus qu’ils ajustent leur règlementation afin que le projet de TES devienne conforme. Nos maires ont embrassé un nouveau rôle d’acteurs sans l’aval de leur premier metteur en scène, c’est-à-dire les citoyens qui les ont élus. Les citoyens sont passés de metteur en scène à un statut de figurant dont on restreint le pouvoir en refusant les débats et les référendums qui garantiraient un processus démocratique plus équitable dans cette affaire.


    Plusieurs citoyens n’ont même pas eu la chance de postuler sur ce rôle de figurant, ils sont hors du circuit de la pièce de théâtre! Les villégiateurs propriétaires n’ont jamais reçu de documentation publicitaire comme celle que la MRC de Mékinac a fait parvenir aux citoyens permanents. Pourtant, plusieurs de ces citoyens possédant une propriété de villégiature pourraient avoir des éoliennes de 210m de haut à quelques centaines de mètres de leur résidence! Ils mériteraient d’être avisés de la même manière qu’on leur a fait parvenir un avis d’inscription pour les prochaines élections municipales.

    Permettez-moi cette analogie: les acteurs-décideurs ne servent plus à rien si seulement une poignée de personnes se présentent à la représentation d’une pièce de théâtre. Les acteurs sont là pour une majorité, pas pour une minorité.

     «777 personnes ont signé pour recevoir des infrastructures du projet sur leur lot» (p. 106 vol.1 EIE déposé par TES). Cela représente 2,4 % de la population des deux MRC impliquées dans le projet! Selon les informations de Toujours maîtres chez nous, c’est un total de 0,46 % des gens qui ont signé pour des éoliennes sur leur terre située sur le territoire des deux MRC. De ce pourcentage, plusieurs ne résident même pas dans la municipalité où seraient érigées les éoliennes industrielles. C’est inacceptable!

    Cet infime pourcentage de citoyens deviendront des acteurs aux côtés des élus pour mettre en place ce projet? Peu d’acteurs, pas de théâtre, pas de projet!

    Cet été, les municipalités devront adopter des résolutions pour transmettre leur recommandation à la Commission de la protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ). Elles auront à émettre leur avis sur le projet ainsi qu’à statuer sur la conformité au règlement de zonage ou le RCI le cas échéant.

    J’aimerais rappeler aux décideurs, à TES et au gouvernement que la majorité des citoyens sont aussi des acteurs, voire les metteurs en scène de première ligne, et qu’ils ne sont pas de simples figurants devant demeurer dans l’ombre d’un parc éolien industriel. Tous les citoyens méritent d’être traités équitablement: en premier lieu l’adoption de distances séparatrices égales pour les citoyens qui vivent dans le périmètre urbain et ceux habitant en dehors des villages.


    Nous ne consentons pas à ce rôle de figurant, nous ne consentons pas au rôle octroyé à nos élus par le gouvernement. Nous ne consentons pas à ce projet industriel qui pourrait redéfinir notre territoire rural, agricole et habité par 31 942 personnes. Nous ne consentons pas à ce que les Québécois enrichissent une compagnie majoritairement étrangère en payant des subventions de toutes sortes puis en payant à fort prix le rachat des surplus d’électricité qui seraient revendus à Hydro-Québec. (p.80 et p.106 vol. 1 ÉIE de TES).

    Édith Béland, Lac-aux-Sables


  • Comment les fuites d’hydrogène contribuent au réchauffement climatique

    Comment les fuites d’hydrogène contribuent au réchauffement climatique

  • L’hydrogène n’est pas la réponse : 0,7 à 1,5 milliard de tonnes de CO2 en feraient une responsabilité climatique – CleanTechnica

    L’hydrogène n’est pas la réponse : 0,7 à 1,5 milliard de tonnes de CO2 en feraient une responsabilité climatique – CleanTechnica

  • Et si “suffire” était un acte de résistance?

    Et si “suffire” était un acte de résistance?

    Par Maxime Leclerc-Gingras

    Et si “suffire” était un acte de résistance?

    On nous parle de millions comme on jette de la poudre aux yeux.

    On voudrait nous faire croire que l’avenir s’achète, qu’un chèque vaut plus que les racines d’un lieu.

    Mais ici, ce n’est pas l’argent qui fait tenir les maisons debout.

    C’est la tendresse des liens.

    La mémoire des chemins.

    Le feu qui ne s’éteint pas, même quand la lumière se retire.

    Nous n’avons pas besoin de géants pour exister. Nous avons besoin de temps, de paix, de terres aimées.

    Nous avons besoin d’histoires, pas de profits. De lenteur, pas de conquêtes.

    La vraie richesse n’est pas dans ce qu’on peut vendre, mais dans ce qu’on est prêt à protéger.

    On nous répète que pour « sauver » nos villages, il faut du développement. De l’investissement. De la croissance. Encore. Toujours plus.

    Mais si la vraie solution n’était pas là?

    Et si, au lieu de vendre nos terres au plus offrant, on choisissait de cultiver ce qui nous relie?

    Et si on faisait confiance à la créativité des gens d’ici pour inventer une vie digne, simple, solidaire, belle dans ce qu’elle a de vivant et d’essentiel?

    Et si on cherchait non pas à grandir à tout prix, mais à tenir debout, ensemble, avec ce qui suffit?

    Il y a plus d’intelligence, de courage et d’avenir dans une communauté enracinée que dans n’importe quel projet clé en main.

    Faisons-nous confiance.


  • Synthèse des connaissances citoyennes

    Synthèse des connaissances citoyennes

    Éolienne à Saint-Michel
    Éolienne à Saint-Michel

    Plusieurs collaborateurs ont mis leur expertise et leur temps à profit afin de produire ce document résumant toutes les connaissances recueillies au sujet des éoliennes, dont celles de nouvelle génération d’une puissance de 6 MW ou plus.

    ‼️ Veuillez noter que chacune des sections de ce document pourrait être mise à jour, corrigée et bonifiée au fur et à mesure que le travail avance. La date de la nouvelle version sera toujours indiquée en première page. ‼️

    Voici les différents chapitres de cette synthèse

    Électrification du Québec : Consommation d’énergie actuelle et future par Bruno Detuncq, professeur retraité de l’école Polytechnique de Montréal

    Le cadre politico juridique sur le déploiement des éoliennes par Richard E. Langelier, juriste et sociologue

    Santé et éolienne, recension des connaissances par Martina Bastian, études en biologie médicale et ostéopathe

    Les impacts des parcs éoliens et la faune par Céline Marier biologiste et Yvan Beauchemin ornithologue amateur

    Zone à accès restreint sous une éolienne par Jean-Luc Dion et Richard Langelier

    Éoliennes et espèces menacées et/ou vulnérable par Jocelyn Fournier, vétérinaire retraité

    Les éoliennes et la sécurité juridique et financière des résidents par Yvan Fleurent. évaluateur agréé

    Objections agronomiques à l’implantation d’éoliennes en territoire agricole par Louis Robert, agronome

    Trop grosses, trop nombreuses et trop proches : les effets potentiellement néfastes des éoliennes en agriculture par Hubert Brochard, agronome et biologiste

    La filière éolienne québécoise, 25 ans d’opposition par Claude Charron, citoyen de la MRC de l’Érable

    Les éoliennes et les paysages du Québec par Anthoni Barbe, géographe et consultant en aménagement du territoire 

    La mesure légale du bruit au Québec : inadaptée à l’évaluation du bruit produit par les éoliennes par Jean-Pierre Ducruc, biologiste et écologue, ex-conseiller municipal, membre fondateur de Vent d’élus 


    Visitez le site du RVÉQ pour plus d’information : https://rveq.ca/eoliennes


  • Lancement de la bière Toujours Maîtres chez nous

    Lancement de la bière Toujours Maîtres chez nous


    La bière qui rassemble


    Le 26 juin 2025 la Microbrasserie Le Presbytère, à Saint-Stanislas-de-Champlain, lançait une nouvelle bière.

    Cannette de bière

    Brassée à partir d’ingrédients d’ici,

    pour celles et ceux qui veillent au grain

    Unis par la cause, liés par la terre,

    cette bière célèbre notre attachement

    à ce qui compte vraiment

    Soutenez le mouvement citoyen

    De Mékinac et des Chenaux,

    Mobilisé pour préserver nos milieux de vie Face aux éoliennes industrielles.


    Merci à Monsieur Pellerin, maire de Saint-Stanislas pour son vibrant discours lors du lancement de la bière Toujours Maîtres chez nous à Microbrasserie Le Presbytère. Merci également à Michel Tremblay, maire de Hérouxville pour sa présence et aux nombreuses personnes qui sont venues nous appuyer.


    https://youtu.be/zu-BrLJHg6A

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE


    Lancement officiel de la bière engagée « Toujours maître chez nous »

    Une bière qui rassemble, née d’un mouvement citoyen vivant

    Saint-Stanislas, le 24 juin 2025 — Le collectif Toujours Maîtres chez nous Mékinac / Des Chenaux et la Microbrasserie du Presbytère, située à Saint-Stanislas, invitent les médias et la population à une conférence de presse pour le lancement officiel de la bière « Toujours maître chez nous », le jeudi 26 juin à 11 h.

    Créée en plein cœur d’une mobilisation régionale face au projet industriel de TES Canada, cette bière n’est pas seulement un symbole de résistance : elle célèbre les liens humains, la solidarité et l’amour du territoire. Bien que ce projet menaçant provoque colère et inquiétude, il a aussi fait émerger quelque chose de précieux : une communauté vivante et engagée, où des citoyen·ne·s se rencontrent, s’organisent, se soutiennent et réaffirment, ensemble, leur attachement au bien commun.

    « Toujours maître chez nous » est une bière qui rassemble. Elle incarne l’espoir, l’unité, et la détermination paisible d’un peuple enraciné.

    🍺 Une bière engagée, un soutien concret au collectif

    * Prix de vente : 6 $ (en vente à la Microbrasserie du Presbytère)

    * 1 $ par bière vendue sur place est remis directement au collectif citoyen « Toujours maître chez nous »

    (Note : bien que la bière puisse être distribuée ailleurs, cette contribution directe est réservée aux ventes faites à la microbrasserie, puisque ni le collectif ni la microbrasserie ne peuvent l’imposer aux autres points de vente.)

    La Microbrasserie du Presbytère, située au centre des MRC de Mékinac et des Chenaux, devient ainsi un point de ralliement stratégique pour la population, au croisement des deux territoires touchés.

    🛍️ Un appel à toutes et à tous

    À travers ce lancement, le collectif lance aussi un appel aux commerçants et entreprises des deux MRC. Il est temps pour les forces vives du territoire — commerçants, producteurs, artisans — de se tenir aux côtés de leur communauté. Soutenir cette bière, c’est soutenir la population.

    📣 Détails de la conférence de presse

    📍 Lieu : Microbrasserie du Presbytère

    📍 Adresse : Saint-Stanislas (MRC des Chenaux)

    📅 Date : Jeudi 26 juin 2025

    🕚 Heure : 11 h

    Au programme :

    Lancement de la bière et présentation du visuel

    Contexte de création et parole du collectif

    Dégustation sur place


  • TES Canada, une mascarade d’envergure

    TES Canada, une mascarade d’envergure

    Par Dany Janvier, documentariste et citoyen concerné

    On aura rarement vu un tel concentré de greenwashing que dans le résumé de l’étude d’impact du Projet Mauricie présenté par TES Canada, relayé par Le Nouvelliste.


    Il faut le lire pour le croire: dans cette opération de relations publiques déguisée en document scientifique, Éric Gauthier, PDG de TES Canada, ose affirmer que les «seuls deux impacts majeurs» de son projet seraient la réduction de GES et les retombées économiques. Rien que ça.

    Le reste? Bagatelles. Visuel, faune, flore, bruit, eau, déboisement massif… de petits détails sans importance, selon lui.

    Dès le départ, une question essentielle s’impose: comment peut-on se fier à une étude d’impact réalisée par AtkinsRéalis, la firme d’ingénierie qui serait ensuite mandatée pour réaliser le projet? Où est la neutralité dans cette démarche?

    Peut-on vraiment accorder foi à une étude d’impact quand l’arbitre est aussi le joueur?

    Commençons par l’évidente manipulation des images. TES nous montre des «simulations visuelles» grotesques, comme si leur étendue réelle — 133 éoliennes de 200 m de haut — allait se fondre dans le paysage. C’est insulter notre intelligence.

    Je suis photographe professionnel, et je peux vous affirmer que leurs simulations n’ont rien à voir avec la perception réelle de l’œil humain. On utilise ici des images prises au grand angle maximal, une technique bien connue pour minimiser visuellement l’impact d’objets gigantesques. C’est de la manipulation pure et simple.

    J’ai réalisé un documentaire à Saint-Gédéon, au Lac-Saint-Jean, où les habitants vivent à proximité d’éoliennes pourtant bien plus petites que celles de TES. Et déjà, les impacts sont lourds: paysages défigurés, bruit constant, faune perturbée.

    Alors imaginez ce que ça signifie avec 133 monstres industriels, dont 44 pour la seule municipalité de Saint-Adelphe.

    Et que dire de la faune qu’on prétend épargner? Autour du lac Pierre-Paul, un endroit visé par TES Canada, les tortues des bois sont en pleine période de ponte. Mais on n’en parle pas. Comme si l’impact de routes d’accès, de déboisement et de machinerie lourde sur une espèce déjà vulnérable n’existait pas.

    La forêt? 482 hectares seront rasés. Et TES tente de faire passer ce massacre pour anodin parce que ces bois sont «exploités commercialement».

    Depuis quand une coupe massive devient-elle acceptable sous prétexte qu’elle est déjà fragilisée? On promet de relocaliser quelques salamandres comme si c’était un plan environnemental sérieux.

    Les milieux humides? 75,8 hectares seront affectés «de façon permanente». Et pour le CO2, on parle de fuites possibles mais précisément calibrées, et d’employés portant un détecteur en tout temps. Dormez tranquilles.

    Mais le pire réside dans le message global: TES réussit à repeindre un projet industriel destructeur avec les couleurs de l’écologie.

    On parle de «décarbonation du Québec» comme s’il s’agissait d’un cadeau à la planète, alors qu’il s’agit avant tout de produire de l’hydrogène pour les marchés internationaux, au prix de nos forêts, de notre faune, de nos rivières, de nos communautés rurales.

    On impose le projet à des territoires sans leur consentement, on les accuse de s’opposer au «progrès», et on habille le tout avec des chiffres creux et une mise en scène pseudo-scientifique.

    Ce n’est pas un projet vert. C’est une opération financière qui dévore du territoire au nom d’une rentabilité maquettée en vertu.

    Et quand on gratte un peu le vernis, on retrouve ce qu’on dénonce depuis le début: du greenwashing à grande échelle. Du grand n’importe quoi. Il est temps de voir clair.


    Cet article est paru également dans Le Nouvelliste : TES Canada, une mascarade d’envergure

  • Repenser l’éolien au Québec – Colloque du 14 juin 2025 à Trois-Rivières

    Repenser l’éolien au Québec – Colloque du 14 juin 2025 à Trois-Rivières


    Ce colloque visait à « remettre en question la gouvernance énergétique actuelle et à proposer une vision lucide, ancrée dans l’intérêt public.

    Les 10 000 MW prévus, soit environ 1 500 mégaéoliennes imposées aux communautés, n’ont plus aucune justification (1). La stratégie précipitée du gouvernement Legault et de Michael Sabia, fondée sur une pénurie désormais remise en question, est mise à nu. Puisque tout le développement éolien repose sur cette fausse prémisse, il est urgent d’instaurer un moratoire tant que la lumière n’aura pas été faite sur les besoins réels du Québec. » (2)


    NOTES BIOGRAPHIQUES DES PANÉLISTES

    Martina Bastian est diplômée du Collège d ‘études Ostéopothiques de Montréal. Elle o étudié en biologie médicale à I’UQTR. Auparavant productrice agricole pendant plusieurs années, elle exerce sa pratique d’ostéopathie à la compagne ou à sa fermette.

    Jean-François Blain est analyste dons le secteur de l’énergie depuis le milieu des années ‘90.11 a témoigné devant plusieurs instances (Régie de l’énergie. BAPE, COMEX, commissions parlementaires) et o cumulé de très nombreuses interventions et collaborations dons les médias, auprès des associations de consommateurs, groupes environnementaux et syndicats de travailleurs.

    Noémi Bureau-Civil coordonne le groupe de recherche à but non lucratif Polémos-décroissonce et fait partie d’un groupe citoyen visant la démocratie directe dons le Bos-Saint-lourent. Elle s’est présentée dons sa circonscription comme candidate indépendante ou fédéral« pour une décroissance choisie »en 2021 et 2025.

    Bruno Detuncq est professeur à la retraite de l’École Polytechnique de Montréal. Spécialiste en thermodynamique et combustion, il est membre de Mobilisation environnement Ahuntsic-Cortierville (MEAC), coordonnateur ou Regroupement vigilance énergie Québec (RVÉQ) et ou Regroupement des organismes environnementaux en énergie (ROEË).

    Jean-Pierre Ducruc est producteur agricole retraité, biologiste et écologue, conseiller municipal, oménogiste professionnel et ex-chargé de cours à l’Université laval. fondateur de plusieurs OBNl en loisir, environnement et communautaire.

    Rachel Fahlman est historienne et traductrice de forma tion. conseillère municipale, fondatrice et présidente de Vent d’élus, un OBNl composé d’élu.es et ex-élu.es qui oeuvrent à la promotion de la démocratie municipale participative. Avec son conjoint et ses quatre enfants, Rachel vit sur une petite ferme où elle vise l’autosuffisance alimentaire.

    Jean-Pierre Flnet est analyste en régulation économique de l’énergie. Porte-parole du Regroupement des organismes environnementaux en énergie (ROEË), il intervient dons les dossiers soumis à la Régie de l’énergie du Québec. le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), lors de commi- ssions parlementaires et dons les médias ou Québec.

    Richard E. Langeller est docteur en droit (ll.D.) et sociologue spécialiste du droit constitutionnel. Auteur de nombreux articles, chercheur et chargé de cours pour plusieurs universités ou Québec et à l’étranger, il s’est impliqué avec les municipalités pour protéger les sources d ‘eau potable menacées par les puits de gaz de schiste. Depuis plus d’un on. il soutient les comités de citoyens qui agissent pour protéger leur environnement menacé par l’invasion des éoliennes en territoires habités ou agricoles.

    Robert Laplante est sociologue, spécialiste de l’économie politique de l’exploitation forestière et du développement régional, analyste politique, auteur de plusieurs livres et articles scientifiques. Il est directeur général de l’institut de recherche en économie contemporaine (IREC). et directeur de la revue l’Action Nationale.

    Kim Marlneau est biologiste, présidente de l’entreprise biodiversitéconseil, membre fondotriceet présidente d’Ëco-corridors lourentiens, enseignante à la maîtrise en gestion de l’Environnement ou CUFE de l’Université de Sherbrooke. Elle o réalisé plusieurs études d’impacts de projets éoliens dons différentes régions du Québec.

    Martine Ouellet. ingénieurs MBA. ancienne gestionnaire chez Hydro-Québec, elle a été députée et ministre des Ressources naturelles. Militante engagée, ancienne porte-parole et présidente de l’organisation Eau Secours!. elle est maintenant cheffe de Climat Québec.

    Lucie Sauvé est professeurs émérite à la Faculté des sciences de l’éducation et professeurs associée à l’Institut des sciences de l’environnement de I’UQAM. Elle est membre du comité de direction du Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement et à l’écocitoyenneté (Centr’ERE) et membre fondatrice et coordonnatrice du Collectif scientifique sur les enjeux énergétiques ou Québec. Son parcours académique s’est enrichi d’un engagement citoyen soutenu ou cœur de plusieurs mobilisations environnementales.


    HORAIRE DE LA JOURNÉE


    8h30 Accueil

    9h00 Mot de bienvenue

    9h20 Table ronde : Choix énergétiques – Justice – Durabilité

    (Animation : Carole Neil)

    Bruno Detuncq

    Décarboner le Québec, oui, mais comment ?

    Noémi Bureau-Civil

    Pour une société plus juste et soutenable:

    décroissance ou transition énergétique ?

    Robert Laplante : Le leurre éolien

    Jean-Pierre Finet

    L’autoproduction d’électricité au Québec.

    Martine Ouellet

    Comment instrumentaliser la transition énergétique

    pour privatiser l’électricité?

    10h15 Pause

    10h30 Questions-échanges

    11h45 Diner

    12h45 Table ronde :

    Municipalités – Démocratie – Acceptabilité sociale

    (Animation : Janie Vachon-Robillard)

    Jean-François Blain: Mauvaise question

    Richard Langelier: Les municipalités et les parcs

    éoliens : enjeux et perspectives.

    Jean-Pierre Finet

    La transition énergétique, une excuse

    qui a le dos large.

    Lucie Sauvé

    Un souffle citoyen au coeur du

    projet éolien.

    Rachel Fahlman

    Volonté et courage politique.

    13h40 à 14h40 Questions, échanges

    14h45 Pause

    15h Table ronde : Agriculture – Forêt– Santé

    (Animation : Jacques Tétreault)

    Jean-Pierre Ducruc

    Le développement éolien en mi

    lieu agricole : comment contourner

    l’incontournable!

    Kim Marineau

    Les angles morts écologiques

    concernant les études d’impacts

    environnementaux des projets

    d’éoliennes

    Martina Bastian

    Éoliennes : est-ce qu’on nous a tout dit ?

    15 h50 à 16h15 Questions, échanges

    16h15 Mot de la Fin

    16h30 Lancement de la revue

    L’Action Nationale

    (Animation : Louise Morand)

    17h à 19h 5 à 7 festif


  • Comment pouvez-vous encore vous regarder dans le miroir, M. Gauthier ?

    Comment pouvez-vous encore vous regarder dans le miroir, M. Gauthier ?

    Par Dany Janvier, documentariste et citoyen concerné


    Depuis le départ, M. Éric Gauthier, président de TES Canada, affirme que son projet vise à décarboner le Québec grâce à la production d’hydrogène vert. C’est sur cette promesse qu’il tente de bâtir sa légitimité. Or, aujourd’hui, il s’entête à maintenir la construction d’un parc de 133 éoliennes industrielles de plus de 200 mètres de haut, réparties dans deux MRC rurales habitées, alors même qu’il admet que ce volet n’était pas son premier choix.

    Rappelons-le : TES Canada avait d’abord demandé à Hydro-Québec de fournir l’énergie pour son électrolyseur. Devant le refus partiel (150 MW accordés sur les 500 demandés), l’entreprise a été « encouragée » à développer son propre parc énergétique. Et aujourd’hui, même si Québec revenait sur cette décision, M. Gauthier refuse de laisser tomber les éoliennes. Pourquoi cet entêtement, sinon pour maintenir un levier économique déguisé en écologie ?

    Comment pouvez-vous encore vous regarder dans le miroir, M. Gauthier, en vous présentant comme un acteur de la transition écologique, tout en forçant un projet destructeur sur des territoires qui n’en veulent pas ? Le respect du territoire et de ses habitants n’est pas à géométrie variable.

    Et surtout : ne parlez pas d’acceptabilité sociale. Ce n’est pas en signant des ententes individuelles avec quelques propriétaires ni en offrant un petit 1000 $ pour accéder aux terrains nécessaires à votre étude d’impact que vous obtenez un réel consentement collectif. Ce que vous appelez « acceptabilité sociale », c’est une façade. Une mise en scène. Rien d’autre.

    Le Collectif Toujours Maîtres chez nous Mékinac–Des Chenaux, appuyé par les maires des deux MRC concernées, a demandé à la ministre de l’Économie, Christine Fréchette, de réattribuer les blocs d’énergie inutilisés à TES Canada, afin de permettre l’abandon pur et simple du volet éolien. Et pour cause : le parc industriel que vous voulez nous imposer menace notre patrimoine paysager, notre tissu social, notre biodiversité et nos forêts, qui, elles, contribuent déjà à la décarbonation.

    Voici ce qu’écrit le Collectif dans sa lettre à la ministre :

    « Si le promoteur et les gouvernements provincial et fédéral croient qu’il s’agit d’un élément clé pour la “transition énergétique” et que le projet en question peut être réalisé sans l’injection de fonds publics, l’abandon du volet éolien créerait sans conteste une meilleure acceptabilité sociale. »

    « Nous vous demandons donc respectueusement mais fermement […] de mettre fin au développement du parc éolien envisagé dans le cadre du projet Mauricie. Cette réorientation serait la seule décision à même de rallier la population, de préserver la paix sociale, et de garantir une transition énergétique équitable et enracinée dans les volontés locales. »

    Mais vous, M. Gauthier, persistez. Vous parlez de permutations, de redéploiement, comme si tout cela n’était qu’un jeu d’échec. Mais ce ne sont pas des pions que vous déplacez : ce sont des forêts entières, des espèces vulnérables, des communautés humaines et des paysages vivants.

    Et pendant que vous peignez votre projet aux couleurs de la transition, nous voyons surtout une opération financière masquée sous une rhétorique écologique. Vous détruisez sous prétexte de sauver. Vous imposez sous couvert de consultation. Et vous appelez cela du progrès.

    Ce n’est pas un projet vert. C’est une stratégie d’appropriation industrielle du territoire.
    Et c’est une insulte à notre intelligence.

    Nous ne sommes pas des opposants au progrès, mais à la bêtise humaine.
    Cessez d’insulter notre intelligence collective. Nous ne sommes pas dupes.

    Nous sommes les protecteurs de notre territoire, de nos ressources et de nos paysages patrimoniaux.
    Nous sommes des récepteurs sensibles. C’est ainsi que vous nous qualifiez dans vos pseudo-études d’impact.

    Et nous ne vous laisserons pas raser nos racines. Non à votre projet destructeur, maladroitement repeint en vert sale.

  • Lettre à la ministre Christine Fréchette – Réattribution des mégawatts

    Lettre à la ministre Christine Fréchette – Réattribution des mégawatts

    Ministre

    Ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie

    Édifice Marie-Guyart

    1035, rue De La Chevrotière

    Québec (Québec) G1R 5A5

    (Copie conforme aux maires de la MRC des Chenaux et à la municipalité de Hérouxville)

    Objet : Réattribution des mégawatts initialement promis à Northvolt au projet TES Canada dans le cadre du projet Mauricie

    Madame la Ministre,

    En ce moment, en Mauricie, et en particulier dans les MRC Mékinac et Des Chenaux, nous assistons à une véritable fracture sociale autour du projet Mauricie de TES Canada, et en particulier, du volet éolien de ce projet. Vous serez heureuse d’apprendre que, dans un désir de dialogue et de compromis, le Collectif Toujours Maîtres chez nous Mékinac-Des Chenaux rassemblant l’ensemble des groupes citoyens ainsi quedes représentants élus des deux MRC s’unissent aujourd’hui avec le ferme désir de trouver une voie durable, cohérente et socialement acceptable pour le développement énergétique de notre région.

    Depuis l’annonce du projet Mauricie, l’inquiétude ne cesse de croître au sein de nos communautés. L’implantation de 133 éoliennes industrielles de 200 mètres de hauteur sur nos territoires suscite un rejet clair et profond de la population.

    Or, une alternative concrète existe.

    Les signataires de cette lettre ne sont pas unanimement convaincus des mérites du projet Mauricie et de l’avenir de l’hydrogène, mais si le promoteur et les gouvernements provincial et fédéral croient qu’il s’agit d’un élément clé pour la « transition énergétique » et que le projet en question peut être réalisé sans l’injection de fonds publics, l’abandon du volet éolien créerait sans conteste une meilleure acceptabilité sociale, en particulier chez les populations directement affectées, en ne compromettant ni notre patrimoine paysager, ni notre tissu social, ni la biodiversité qui constitue une richesse irremplaçable de la Mauricie, ni laconservation des superficies existantes (couverts forestiers et terres agricoles) contribuant déjà à la décarbonation.

    Nous vous demandons donc respectueusement mais fermement de réattribuer au projet TES Canada les mégawatts initialement promis à Northvolt ou à d’autres, et de mettre fin au développement du parc éolien envisagé dans le cadre du projet Mauricie. Cette réorientation serait la seule décision à même de rallier la population, de préserver la paix sociale, et de garantir une transition énergétique équitable et enracinée dans les volontés locales.

    C’est d’ailleurs la position adoptée par le conseil des maires de la MRC des Chenaux lors d’une conférence de presse tenue le 3 février 2025 à St-Luc-de-Vincennes.  Nous vous invitons à prendre connaissance de l’article intitulé Éoliennes : On a été laissés à nous-mêmes dans un domaine qu’on ne maîtrise pas paru dans le Nouvelliste le 3 février dernier.

    Nous vous remercions de l’attention que vous porterez à cette demande et restons disponibles pour vous rencontrer à ce sujet dans les plus brefs délais. Veuillez agréer, Madame la Ministre, l’expression de nos salutations distinguées.

    Veuillez agréer, Madame la Ministre, l’expression de nos salutations distinguées.

    Monsieur René Beaudoin

    Porte-parole, section Des Chenaux, du Collectif Toujours Maitres chez nous Mékinac-Des Chenaux

    Monsieur René Beaudoin

    Porte-parole, section Des Chenaux, du Collectif Toujours Maitres chez nous Mékinac-Des Chenaux