Auteur/autrice : Gaston

  • TES Canada, ou la dépossession tranquille du Québec

    TES Canada, ou la dépossession tranquille du Québec

    26 mars 2025

    Dans cet épisode du balado Empreinte sauvage, Patrick R. Bourgeois et Carole Neill explorent les enjeux entourant l’implantation de Tes Canada en Mauricie, qui vise à produire de l’hydrogène vert.

    Ils discutent des implications de ce projet sur l’environnement, la santé publique et les communautés locales, tout en remettant en question la véritable nature de la décarbonation et les bénéfices pour la population.

    Cette conversation aborde les impacts des éoliennes sur la faune, la pollution sonore et ses effets sur la santé humaine, ainsi que l’importance du patrimoine paysager pour la santé mentale. Les intervenants discutent également des enjeux économiques liés à l’exploitation des ressources, de la privatisation de l’énergie et des profits réalisés par des entreprises privées. La mobilisation citoyenne et le soutien scientifique sont mis en avant comme des éléments clés dans la lutte contre ces projets controversés.

    Dans cette conversation, Carole Neill et Patrick R. Bourgeois discutent des enjeux liés aux éoliennes et à la manipulation au sein des conseils municipaux. Ils abordent les mensonges et la désinformation qui circulent, ainsi que les impacts environnementaux des projets éoliens. Ils soulignent également l’importance de la démocratie locale et des référendums pour impliquer les citoyens dans les décisions qui les concernent. TES Canada, ou la dépossession tranquille du Québec

    Pour recevoir les conseils et trucs photo de Patrick Bourgeois par courriel : https://bit.ly/3yAzcOH

    Réf.: https://youtu.be/yLPGxPrHxeI


  • Où va notre argent? Question de Isabelle Clément – Conseillère municipale Hérouxville le 15 avril dernier à la séance de la MRC

    Où va notre argent? Question de Isabelle Clément – Conseillère municipale Hérouxville le 15 avril dernier à la séance de la MRC

     15 avril 2025

    QUESTION

    En 2024, selon les documents que nous avons obtenu grâce à une demande d’accès à l’information, vous avez dépensé (chiffres arrondis):

    • 82 000$ pour de l’accompagnement en communication, firme Catapulte.
    • 40 000 $ pour de l’accompagnement juridique avec la FQM
    • 9 000$ pour de l’accompagnement juridique
    • 8 100 $ pour de l’accompagnement avec une experte en environnement du BAPE (Terre Publique)
    • 460 $ pour une visite de parc éolien

    Pour un total de 146 766 $.

    Pourquoi était-ce nécessaire de dépenser autant d’argent pour finalement arriver devant vos citoyens pour n’avoir toujours pas position (et leur dire d’attendre le BAPE qui aurait lieu en 2026)?

    Ne serions-nous pas en droit de nous attendre à ce que vous ayiez eu le temps de vous faire une opinion claire ?

    Réponse de la préfète: silence…. « ce n’est pas une question de temps »…

    deuxième question

    Pouvez m’expliquer pourquoi dans la MRC des Chenaux (qui semble pour leur part avoir une position plus « assumée » que la vôtre), ils ont dépensé seulement 3000 $ ?

    Réponse : …

    Pas de réponse.

    Pour résumé, on fait une dépense très significative avec l’argent des citoyens et aucun élu ne peut expliquer à quoi à servi cet argent?

    Les citoyens sont-ils entrain de payer pour ne pas se faire représenter?

    On paie une firme de communication des milliers de dollars pour se faire dire: allez sur le site de TES Canada, attendez les études d’impacts, attendez la CPTAQ, attendez le BAPE.

    C’est vraiment pas sérieux !

    Séance du 16 avril 2025

    Réf.: Écouter la question à 28.16 minutes de l’enregistrement : https://www.youtube.com/watch?v=sU7Ums9QzHc

  • Conférence de Jean-François Blain le 13 avril 2025 à Saint-Adelphe

    Conférence de Jean-François Blain le 13 avril 2025 à Saint-Adelphe

    13 avril 2025

    IMPORTANTE RÉFLEXION suscitée par le projet de TES Canada


    Jean-François Blain est un analyste sénior indépendant du secteur de l’énergie. II a participé à de nombreux dossiers réglementaires devant la Régie de l’énergie, à des commissions d’examen du Bureau d’audience publique du Québec (BAPE), et à plusieurs consultations menées par les commissions parlementaires traitant des enjeux énergétiques.

    Fort de plusieurs décennies d’expérience, M. Blain a apporté un éclairage précieux sur les enjeux liés au projet de TES Canada et au projet de loi 69. Avec rigueur et clarté, il a analysé les implications énergétiques, économiques et juridiques de ces initiatives, tout en soulignant le manque de transparence et les risques pour nos institutions démocratiques. Sa présentation a permis de mieux comprendre les dessous de ce mégaprojet et a suscité une réflexion critique sur le rôle des citoyens et des municipalités dans les choix énergétiques qui nous concernent tous.

    Réf.: https://youtu.be/qLfZ7H3SElQ


    Furent abordés les sujets suivants :

    • Quelles sont les conditions à réunir pour réaliser la décarbonation de notre économie de façon optimale et profitable pour tous ?
    • Quelles sont les exigences démocratiques à satisfaire pour susciter l’adhésion populaire à un projet commun d’une telle ampleur ?

    Dans le cadre de cette conférence-débat, Jean-François Blain a fait un tour d’horizon des défis posés par la transition énergétique et une réflexion sur les modèles de développement privilégiés.

    Le débat fut animé par Mme Carole Neill porte-parole du collectif Toujours Maîtres chez nous.


    Cet événement fut organisé par le collectif Toujours Maîtres chez nous

    et appuyé par le Syndicat canadien de la fonction publique

  • Signataires de Saint-Narcisse et retombées économiques

    Signataires de Saint-Narcisse et retombées économiques

    Résumé du tableau pour Narcisse

    • 71,4 % des redevances sont empochées par des « Non résidents » contre 28,6 % pour les résidents
    • 6 signataires se partagent les 7 éoliennes
      • 4 signataires qui ne résident pas dans la municipalité accueillent 5  éoliennes
      • 2 signataires qui résident dans la municipalité accueillent 2 éoliennes
    • En somme, 6 signataires sur approximativement 1 503 personnes éligibles à voter, dont 2 résident dans la municipalité, décident du sort d’environ 1 801 citoyens

    Structure du tableau

    • Propriétaire : les codes trouvés dans cette colonne correspondent au code indiquant l’éolienne sur la carte
    • Non-résident : désigne que celui qui a signé pour accueillir une éolienne ne réside pas dans cette municipalité
    • Résident : désigne que celui qui a signé pour accueillir une éolienne et qui réside dans cette municipalité.

    Pour l’instant nous n’avons pas les données nécessaires pour distinguer le signataire qui réside dans la municipalité d’accueil, mais qui ne résiderait pas sur le lot, ou à proximité, de l’éolienne qu’il accueille. La connaissance de ce critère améliorerait notre évaluation de l’acceptabilité sociale. Un propriétaire acceptant une éolienne dont il ne subira pas les impacts ne peut être comptabilisé, au même titre qu’un non-résident, comme participant de l’acceptabilité sociale.

    Il n’y a qu’un moyen de connaître l’acceptabilité sociale: un référendum

    Le montant des redevances est calculé sur la base de 4500$/MW, soit approximativement 27 500$ par éolienne. Que ce montant soit revu à la hausse ou à la baisse par TES Canada, cela n’aura aucune incidence sur la pertinence des statistiques compilées.

    Afin de ne pas envenimer un climat social qui se détériore à la même vitesse que le projet de TES Canada progresse, nous n’avons pas indiqué les noms des propriétaires accueillant des éoliennes. À noter que les signataires « Non résident », sont presque tous de gros producteurs forestiers ou autres; le total des redevances illustre assez bien ce fait.

    Retombées économiques de Saint-Narcisse

    Carte construite à partir de celle de TES Canada et de celle de la MRC

    Carte de Saint-Narcisse
  • Signataires de Saint-Luc de Vincennes et retombées économiques

    Signataires de Saint-Luc de Vincennes et retombées économiques

    Résumé du tableau pour Saint-Luc de Vincennes

    • 16,7 % des redevances sont empochées par des « Non résidents » contre 83,3 % pour les résidents
    • 6 signataires se partagent les 6 éoliennes
      • 1 signataire qui ne réside pas dans la municipalité accueillent 1  éolienne
      • 5 signataires qui résident dans la municipalité accueillent 5 éoliennes
    • En somme, 6 signataires sur approximativement 461 personnes éligibles à voter, dont 5 résident dans la municipalité, décident du sort d’environ 519 citoyens

    Structure du tableau

    • Propriétaire : les codes trouvés dans cette colonne correspondent au code indiquant l’éolienne sur la carte
    • Non-résident : désigne que celui qui a signé pour accueillir une éolienne ne réside pas dans cette municipalité
    • Résident : désigne que celui qui a signé pour accueillir une éolienne et qui réside dans cette municipalité.

    Pour l’instant nous n’avons pas les données nécessaires pour distinguer le signataire qui réside dans la municipalité d’accueil, mais qui ne résiderait pas sur le lot, ou à proximité, de l’éolienne qu’il accueille. La connaissance de ce critère améliorerait notre évaluation de l’acceptabilité sociale. Un propriétaire acceptant une éolienne dont il ne subira pas les impacts ne peut être comptabilisé, au même titre qu’un non-résident, comme participant de l’acceptabilité sociale.

    Il n’y a qu’un moyen de connaître l’acceptabilité sociale: un référendum

    Le montant des redevances est calculé sur la base de 27 500$ par éolienne. Que ce montant soit revu à la hausse ou à la baisse par TES Canada, cela n’aura aucune incidence sur la pertinence des statistiques compilées.

    Afin de ne pas envenimer un climat social qui se détériore à la même vitesse que le projet de TES Canada progresse, nous n’avons pas indiqué les noms des propriétaires accueillant des éoliennes. À noter que les signataires « Non résident », sont presque tous de gros producteurs forestiers ou autres; le total des redevances illustre assez bien ce fait.

    Carte construite à partir de celle de TES Canada et de celle de la MRC

  • Signataires de Saint-Adelphe et retombées économiques

    Signataires de Saint-Adelphe et retombées économiques

    Structure du tableau

    • Propriétaire : les codes trouvés dans cette colonne correspondent au code indiquant l’éolienne sur la carte
    • Non-résident : désigne que celui qui a signé pour accueillir une éolienne ne réside pas dans cette municipalité
    • Résident : désigne que celui qui a signé pour accueillir une éolienne et qui réside dans cette municipalité.

    Pour l’instant nous n’avons pas les données nécessaires pour distinguer le signataire qui réside dans la municipalité d’accueil, mais qui ne résiderait pas sur le lot, ou à proximité, de l’éolienne qu’il accueille. La connaissance de ce critère améliorerait notre évaluation de l’acceptabilité sociale. Un propriétaire acceptant une éolienne dont il ne subira pas les impacts ne peut être comptabilisé, au même titre qu’un non-résident, comme participant de l’acceptabilité sociale.

    Il n’y a qu’un moyen de connaître l’acceptabilité sociale: un référendum

    Le montant des redevances est calculé sur la base de 27 500$ par éolienne. Que ce montant soit revu à la hausse ou à la baisse par TES Canada, cela n’aura aucune incidence sur la pertinence des statistiques compilées.

    Afin de ne pas envenimer un climat social qui se détériore à la même vitesse que le projet de TES Canada progresse, nous n’avons pas indiqué les noms des propriétaires accueillant des éoliennes. À noter que les signataires « Non résident », sont presque tous de gros producteurs forestiers ou autres; le total des redevances illustre assez bien ce fait.

    Carte construite à partir de celle de TES Canada et de celle de la MRC

  • Signataires de Saint-Tite et retombées économiques

    Signataires de Saint-Tite et retombées économiques

    Résumé du tableau pour Saint-Tite

    • 80 % des redevances sont empochées par des « Non résidents » contre 20 % pour les résidents
    • 6 signataires se partagent les 10 éoliennes
      • 4 signataires qui ne résident pas dans la municipalité accueillent 8 éoliennes
      • 2 signataires qui résident dans la municipalité accueillent 2 éoliennes
    • En somme, 6 signataires sur approximativement 3 105 personnes éligibles à voter, dont seulement 2 résident dans la municipalité, décident du sort d’environ 3 784 citoyens

    Structure du tableau

    • Propriétaire : les codes trouvés dans cette colonne correspondent au code indiquant l’éolienne sur la carte
    • Non-résident : désigne que celui qui a signé pour accueillir une éolienne ne réside pas dans cette municipalité
    • Résident : désigne que celui qui a signé pour accueillir une éolienne et qui réside dans cette municipalité.

    Pour l’instant nous n’avons pas les données nécessaires pour distinguer le signataire qui réside dans la municipalité d’accueil, mais qui ne résiderait pas sur le lot, ou à proximité, de l’éolienne qu’il accueille. La connaissance de ce critère améliorerait notre évaluation de l’acceptabilité sociale. Un propriétaire acceptant une éolienne dont il ne subira pas les impacts ne peut être comptabilisé, au même titre qu’un non-résident, comme participant de l’acceptabilité sociale.

    Il n’y a qu’un moyen de connaître l’acceptabilité sociale: un référendum

    Le montant des redevances est calculé sur la base de 27 500$ par éolienne. Que ce montant soit revu à la hausse ou à la baisse par TES Canada, cela n’aura aucune incidence sur la pertinence des statistiques compilées.

    Afin de ne pas envenimer un climat social qui se détériore à la même vitesse que le projet de TES Canada progresse, nous n’avons pas indiqué les noms des propriétaires accueillant des éoliennes. À noter que les signataires « Non résident », sont presque tous de gros producteurs forestiers ou autres; le total des redevances illustre assez bien ce fait.

    Carte construite à partir de celle de TES Canada et de celle de la MRC

  • Signataires de Saint-Sévérin et retombées économiques

    Signataires de Saint-Sévérin et retombées économiques

    Résumé du tableau pour Saint-Sévérin

    • 33,3 % des redevances sont empochées par des « Non résidents » contre 66,7 % pour les résidents
    • 10 signataires se partagent les 15 éoliennes
      • 4 signataires qui ne résident pas dans la municipalité accueillent éoliennes
      • 6 signataires qui résident dans la municipalité accueillent 10 éoliennes
    • En somme, 10 signataires sur approximativement 652 personnes éligibles à voter, dont seulement 6 résident dans la municipalité, décident du sort d’environ 822 citoyens

    Structure du tableau

    • Propriétaire : les codes trouvés dans cette colonne correspondent au code indiquant l’éolienne sur la carte
    • Non-résident : désigne que celui qui a signé pour accueillir une éolienne ne réside pas dans cette municipalité
    • Résident : désigne que celui qui a signé pour accueillir une éolienne et qui réside dans cette municipalité.

    Pour l’instant nous n’avons pas les données nécessaires pour distinguer le signataire qui réside dans la municipalité d’accueil, mais qui ne résiderait pas sur le lot, ou à proximité, de l’éolienne qu’il accueille. La connaissance de ce critère améliorerait notre évaluation de l’acceptabilité sociale. Un propriétaire acceptant une éolienne dont il ne subira pas les impacts ne peut être comptabilisé, au même titre qu’un non-résident, comme participant de l’acceptabilité sociale.

    Il n’y a qu’un moyen de connaître l’acceptabilité sociale: un référendum

    Le montant des redevances est calculé sur la base de 27 500$ par éolienne. Que ce montant soit revu à la hausse ou à la baisse par TES Canada, cela n’aura aucune incidence sur la pertinence des statistiques compilées.

    Afin de ne pas envenimer un climat social qui se détériore à la même vitesse que le projet de TES Canada progresse, nous n’avons pas indiqué les noms des propriétaires accueillant des éoliennes. À noter que les signataires « Non résident », sont presque tous de gros producteurs forestiers ou autres; le total des redevances illustre assez bien ce fait.

    Carte construite à partir de celle de TES Canada et de celle de la MRC

  • Signataires de Grandes-Piles et retombées économiques

    Signataires de Grandes-Piles et retombées économiques

    Structure du tableau

    • Propriétaire : les codes trouvés dans cette colonne correspondent au code indiquant l’éolienne sur la carte
    • Non-résident : désigne que celui qui a signé pour accueillir une éolienne ne réside pas dans cette municipalité
    • Résident : désigne que celui qui a signé pour accueillir une éolienne et qui réside dans cette municipalité.

    Pour l’instant nous n’avons pas les données nécessaires pour distinguer le signataire qui réside dans la municipalité d’accueil, mais qui ne résiderait pas sur le lot, ou à proximité, de l’éolienne qu’il accueille. La connaissance de ce critère améliorerait notre évaluation de l’acceptabilité sociale. Un propriétaire acceptant une éolienne dont il ne subira pas les impacts ne peut être comptabilisé, au même titre qu’un non-résident, comme participant de l’acceptabilité sociale.

    Il n’y a qu’un moyen de connaître l’acceptabilité sociale: un référendum

    Le montant des redevances est calculé sur la base de 27 500$ par éolienne. Que ce montant soit revu à la hausse ou à la baisse par TES Canada, cela n’aura aucune incidence sur la pertinence des statistiques compilées.

    Afin de ne pas envenimer un climat social qui se détériore à la même vitesse que le projet de TES Canada progresse, nous n’avons pas indiqué les noms des propriétaires accueillant des éoliennes. À noter que les signataires « Non résident », sont presque tous de gros producteurs forestiers ou autres; le total des redevances illustre assez bien ce fait.

    Carte construite à partir de celle de TES Canada et de celle de la MRC

  • Signataires de Sainte-Thècle et retombées économiques

    Signataires de Sainte-Thècle et retombées économiques

    Résumé du tableau pour Sainte-Thècle

    • 42,9% des redevances sont empochées par des « Non résidents » contre 57,1% pour les résidents
    • 5 signataires se partagent les 7 éoliennes
      • 2 signataires qui ne résident pas dans la municipalité accueillent éoliennes
      • 3 signataires qui résident dans la municipalité accueillent 4 éoliennes
    • En somme, 5 signataires sur approximativement 2 241 personnes éligibles à voter, dont seulement 4 résident dans la municipalité, décident du sort d’environ 2 510 citoyens

    Structure du tableau

    • Propriétaire : les codes trouvés dans cette colonne correspondent au code indiquant l’éolienne sur la carte
    • Non-résident : désigne que celui qui a signé pour accueillir une éolienne ne réside pas dans cette municipalité
    • Résident : désigne que celui qui a signé pour accueillir une éolienne et qui réside dans cette municipalité.

    Pour l’instant nous n’avons pas les données nécessaires pour distinguer le signataire qui réside dans la municipalité d’accueil, mais qui ne résiderait pas sur le lot, ou à proximité, de l’éolienne qu’il accueille. La connaissance de ce critère améliorerait notre évaluation de l’acceptabilité sociale. Un propriétaire acceptant une éolienne dont il ne subira pas les impacts ne peut être comptabilisé, au même titre qu’un non-résident, comme participant de l’acceptabilité sociale.

    Il n’y a qu’un moyen de connaître l’acceptabilité sociale: un référendum

    Le montant des redevances est calculé sur la base de 27 500$ par éolienne. Que ce montant soit revu à la hausse ou à la baisse par TES Canada, cela n’aura aucune incidence sur la pertinence des statistiques compilées.

    Afin de ne pas envenimer un climat social qui se détériore à la même vitesse que le projet de TES Canada progresse, nous n’avons pas indiqué les noms des propriétaires accueillant des éoliennes. À noter que les signataires « Non résident », sont presque tous de gros producteurs forestiers ou autres; le total des redevances illustre assez bien ce fait.

    Carte construite à partir de celle de TES Canada et de celle de la MRC

  • Signataires de Saint-Maurice et retombées économiques

    Signataires de Saint-Maurice et retombées économiques

    Résumé du tableau pour Saint-Maurice

    • 22,2 % des redevances sont empochées par des « Non résidents » contre 77,8 % pour les résidents
    • 5 signataires se partagent les 9 éoliennes
      • 2 signataires qui ne résident pas dans la municipalité accueillent 2  éoliennes
      • 3 signataires qui résident dans la municipalité accueillent 7 éoliennes
    • En somme, 5 signataires sur approximativement 2 635 personnes éligibles à voter, dont 3 résident dans la municipalité, décident du sort d’environ 3 718 citoyens

    Structure du tableau

    • Propriétaire : les codes trouvés dans cette colonne correspondent au code indiquant l’éolienne sur la carte
    • Non-résident : désigne que celui qui a signé pour accueillir une éolienne ne réside pas dans cette municipalité
    • Résident : désigne que celui qui a signé pour accueillir une éolienne et qui réside dans cette municipalité.

    Pour l’instant nous n’avons pas les données nécessaires pour distinguer le signataire qui réside dans la municipalité d’accueil, mais qui ne résiderait pas sur le lot, ou à proximité, de l’éolienne qu’il accueille. La connaissance de ce critère améliorerait notre évaluation de l’acceptabilité sociale. Un propriétaire acceptant une éolienne dont il ne subira pas les impacts ne peut être comptabilisé, au même titre qu’un non-résident, comme participant de l’acceptabilité sociale.

    Il n’y a qu’un moyen de connaître l’acceptabilité sociale: un référendum

    Le montant des redevances est calculé sur la base de 27 500$ par éolienne. Que ce montant soit revu à la hausse ou à la baisse par TES Canada, cela n’aura aucune incidence sur la pertinence des statistiques compilées.

    Afin de ne pas envenimer un climat social qui se détériore à la même vitesse que le projet de TES Canada progresse, nous n’avons pas indiqué les noms des propriétaires accueillant des éoliennes. À noter que les signataires « Non résident », sont presque tous de gros producteurs forestiers ou autres; le total des redevances illustre assez bien ce fait.

    Retombées de Saint-Maurice

    Carte construite à partir de celle de TES Canada et de celle de la MRC

    Saint-Maurice
  • Signataires de Saint-Prosper et retombées économiques

    Signataires de Saint-Prosper et retombées économiques

    Résumé du tableau pour Saint-Prosper

    • 80,0 % des redevances sont empochées par des « Non résidents » contre 20,0 % pour les résidents
    • 6 signataires se partagent les 10 éoliennes
      • 4 signataires qui ne résident pas dans la municipalité accueillent 8  éoliennes
      • 2 signataires qui résident dans la municipalité accueillent 2 éoliennes
    • En somme, 6 signataires sur approximativement 400 personnes éligibles à voter, dont 2 résident dans la municipalité, décident du sort d’environ 482 citoyens

    Structure du tableau

    • Propriétaire : les codes trouvés dans cette colonne correspondent au code indiquant l’éolienne sur la carte
    • Non-résident : désigne que celui qui a signé pour accueillir une éolienne ne réside pas dans cette municipalité
    • Résident : désigne que celui qui a signé pour accueillir une éolienne et qui réside dans cette municipalité.

    Pour l’instant nous n’avons pas les données nécessaires pour distinguer le signataire qui réside dans la municipalité d’accueil, mais qui ne résiderait pas sur le lot, ou à proximité, de l’éolienne qu’il accueille. La connaissance de ce critère améliorerait notre évaluation de l’acceptabilité sociale. Un propriétaire acceptant une éolienne dont il ne subira pas les impacts ne peut être comptabilisé, au même titre qu’un non-résident, comme participant de l’acceptabilité sociale.

    Il n’y a qu’un moyen de connaître l’acceptabilité sociale: un référendum

    Le montant des redevances est calculé sur la base de 27 500$ par éolienne. Que ce montant soit revu à la hausse ou à la baisse par TES Canada, cela n’aura aucune incidence sur la pertinence des statistiques compilées.

    Afin de ne pas envenimer un climat social qui se détériore à la même vitesse que le projet de TES Canada progresse, nous n’avons pas indiqué les noms des propriétaires accueillant des éoliennes. À noter que les signataires « Non résident », sont presque tous de gros producteurs forestiers ou autres; le total des redevances illustre assez bien ce fait.

    Retombées économiques de Saint-Prosper

    Carte construite à partir de celle de TES Canada et de celle de la MRC

    Carte de Saint-Prosper
  • Signataires de Saint-Stanislas et retombées économiques

    Signataires de Saint-Stanislas et retombées économiques

    Résumé du tableau pour Saint-Stanislas

    • 36,8 % des redevances sont empochées par des « Non résidents » contre 63,2 % pour les résidents
    • 9 signataires se partagent les 19 éoliennes
      • 4 signataires qui ne réside pas dans la municipalité accueillent 7  éoliennes
      • 5 signataires qui résident dans la municipalité accueillent 12 éoliennes
    • En somme, 9 signataires sur approximativement 924 personnes éligibles à voter, dont 5 résident dans la municipalité, décident du sort d’environ 1 028 citoyens

    Structure du tableau

    • Propriétaire : les codes trouvés dans cette colonne correspondent au code indiquant l’éolienne sur la carte
    • Non-résident : désigne que celui qui a signé pour accueillir une éolienne ne réside pas dans cette municipalité
    • Résident : désigne que celui qui a signé pour accueillir une éolienne et qui réside dans cette municipalité.

    Pour l’instant nous n’avons pas les données nécessaires pour distinguer le signataire qui réside dans la municipalité d’accueil, mais qui ne résiderait pas sur le lot, ou à proximité, de l’éolienne qu’il accueille. La connaissance de ce critère améliorerait notre évaluation de l’acceptabilité sociale. Un propriétaire acceptant une éolienne dont il ne subira pas les impacts ne peut être comptabilisé, au même titre qu’un non-résident, comme participant de l’acceptabilité sociale.

    Il n’y a qu’un moyen de connaître l’acceptabilité sociale: un référendum

    Le montant des redevances est calculé sur la base de 27 500$ par éolienne. Que ce montant soit revu à la hausse ou à la baisse par TES Canada, cela n’aura aucune incidence sur la pertinence des statistiques compilées.

    Afin de ne pas envenimer un climat social qui se détériore à la même vitesse que le projet de TES Canada progresse, nous n’avons pas indiqué les noms des propriétaires accueillant des éoliennes. À noter que les signataires « Non résident », sont presque tous de gros producteurs forestiers ou autres; le total des redevances illustre assez bien ce fait.

    Retombées économiques de Saint-Stanislas

    Carte construite à partir de celle de TES Canada et de celle de la MRC

    Carte de Saint-Stanislas
  • Retombées économiques annoncées par TES Canada

    Retombées économiques annoncées par TES Canada

    L’acceptabilité sociale! Vraiment?

    Saint-Adelphe :

    18 signataires sur approximativement 888 personnes éligibles à voter, dont seulement 8 résident dans la municipalité, décident du sort d’environ 922 citoyens

    Sainte-Thècle :

    5 signataires sur approximativement 2241 personnes éligibles à voter, dont seulement 3 résident dans la municipalité, décident du sort d’environ 2510 citoyens

    Saint-Tite :

    6 signataires sur approximativement 3105 personnes éligibles à voter, dont seulement 2 résident dans la municipalité, décident du sort d’environ 3784 citoyens

    Saint-Sévérin :

    10 signataires sur approximativement 652 personnes éligibles à voter, dont seulement 6 résident dans la municipalité, décident du sort d’environ 822 citoyens

    Grande-Piles :

    2 signataires sur approximativement 469 personnes éligibles à voter, dont aucun ne réside dans la municipalité, décident du sort d’environ 495 citoyens

    Saint-Stanislas :

    9 signataires sur approximativement 924 personnes éligibles à voter, dont 5 résident dans la municipalité, décident du sort d’environ 1028 citoyens

    Saint-Prosper :

    6 signataires sur approximativement 420 personnes éligibles à voter, dont 2 résident dans la municipalité, décident du sort d’environ 482 citoyens

    Saint-Narcisse :

    6 signataires sur approximativement 1503 personnes éligibles à voter, dont 2 résident dans la municipalité, décident du sort d’environ 1801 citoyens

    Saint-Luc-de-Vincennes :

    6 signataires sur approximativement 461 personnes éligibles à voter, dont 5 résident dans la municipalité, décident du sort d’environ 519 citoyens

    Saint-Maurice :

    5 signataires sur approximativement 2635 personnes éligibles à voter, dont 3 résident dans la municipalité, décident du sort d’environ 3718 citoyens

    TES Canada annonçait le 31 mars 2025 les emplacements de ses éoliennes dans les MRC de Mékinac et de Des Chenaux. Bien que certaines modifications puissent être encore être apportées à ce schéma, il est peu probable que nous assistions à une véritable restructuration de l’ensemble. Du moins cette restructuration ne se concrétisera sûrement pas par une diminution du nombre d’éoliennes dans la MRC de Mékinac, car cette dernière paraît plutôt encline à accueillir à bras ouvert et sans véritable discrimination tout ce qu’on lui propose. Son sens critique et son devoir de consulter la population semblent s’être envolés devant l’appât du gain.

    Cette annonce fut accompagnée d’une présentation des retombées économiques faites par la firme Mallette à partir des données fournies par TES Canada. La firme a précisé qu’elle calculait ces retombées sans les avoir auditées, c’est-à-dire à partir des données de TES Canada, mais sans avoir fait une vérification approfondie de la source.

    Selon leur dire, l’argent serait réinvesti ici et profiterait donc à la communauté. Elle donna comme exemple l’achat d’essence. Certes, pendant la période de construction du parc éolien les ventes d’essence seront à la hausse, ainsi que celles de certains matériaux et services, mais une fois cette courte période d’effervescence terminée, ces ventes reviendront à la normale. Nous ne pouvons tout de même pas mettre plus d’essence dans nos autos que la quantité déterminée par la capacité de nos réservoirs.

    Mais ce qui est plus problématique dans l’exposé des retombés économiques présenté par Mallette touche au partage des redevances annoncées par TES Canada. La firme semble avoir oublié que ces retombées ne demeureront pas nécessairement dans la municipalité accueillant les éoliennes, voire dans la MRC. Cela a tout de même son importance!

    TES Canada aime bien dresser le portrait du pauvre cultivateur qui en arrache et qui miraculeusement en accueillant une éolienne et les redevances qui l’accompagnent serait sauvé de la misère. Toutefois une rapide compilation de la distribution des redevances établie à partir des cartes des emplacements des éoliennes fournies par TES Canada le 31 mars ne permet pas de conclure que ce portrait soit bien réaliste.

    Nous avons superposé les cartes de TES Canada à celles des MRC de Mékinac et de Des Chenaux afin de connaître la distribution réelle des redevances parmi les citoyens de ces 2 MRC. Le tableau d’ensemble obtenu présente un bilan moins reluisant de cette distribution.

    Nous avons essayé de dresser pour chacune des municipalités des 2 MRC, un tableau montrant la distribution de ces redevances entre ceux qui résident sur le territoire de la municipalité et ceux qui n’y résident pas.

    Afin de ne pas envenimer un climat social qui se détériore à la même vitesse que le projet de TES Canada progresse, nous n’avons pas indiqué le nom des propriétaires accueillant des éoliennes. De plus, quelques incertitudes sur la position exacte de certaines éoliennes auraient pu conduire à une attribution erronée. Toutefois ces incertitudes sont peu nombreuses et n’infirment en rien les données des tableaux trouvés sur chacune des pages dédiées aux municipalités inclues dans le projet.

    L’objectif des tableaux est donc d’établir si les personnes touchant des redevances habitent la municipalité qui l’accueille. Dans tous les cas de figure où une incertitude ne nous permettait pas de déterminer précisément si la personne accueillant l’éolienne habitait la municipalité, nous l’avons comptabilisée dans la colonne des résidents afin que nous ne soyons pas accusé d’avoir volontairement favorisé les opposants au projet.

    Portrait global pour les 2 MRC : Mékinac et Des Chenaux

  • « Vers une transition énergétique ? » Épisode 12 avec Johane Germain

    « Vers une transition énergétique ? » Épisode 12 avec Johane Germain

    14 avril 2025

    Les choix de vie dans un environnement paysager

    Madame Johane Germain est présidente de la Société d’aménagement et de la mise en valeur du bassin de la Batiscan

    NousTV réf.: https://youtu.be/JQU_5aL9oPc


  • Saint-Stanislas – RESOLUTION 2025.04-64

    Saint-Stanislas – RESOLUTION 2025.04-64

  • Dévaluation de la valeur foncière?

    Dévaluation de la valeur foncière?

  • Lettre du collectif Vent de Démocratie dont M. Roman Pokorski, conseiller municipal, fait partie

    Lettre du collectif Vent de Démocratie dont M. Roman Pokorski, conseiller municipal, fait partie

     9 avril 2025

    RÉPONSE AU COMMUNIQUÉ ÉMANANT DE LA MUNICIPALITÉ*

    La municipalité qui avait presque fait vœu de silence concernant le projet de TES Canada depuis plus de 15 mois, semble réaliser tout à coup qu’il serait peut-être temps de briser ce vœu. Coup sur coup depuis 2 ou 3 semaines, nous avons eu droit aux lumières bien timides de la municipalité. Et que nous a-t-elle dit de ce projet qui est tellement insignifiant et sans conséquence qu’elle a cru bon de ne pas en parler à sa population pendant toute cette période? Rien. Sinon que tout se déroule très bien et que son développement suit son cours. Qu’il reste quelques étapes à franchir dont le BAPE et la CPTAQ. En somme, elle brise le silence pour nous dire qu’elle ne fera rien tant que nous n’aurons pas atteint la ligne d’arrivée. Et là, SURPRISE, on ne pourra plus rien faire. Nous avons déjà vu mieux comme gestion de projet!

    Certes, elle prétend prendre « très au sérieux nos inquiétudes et souhaite nous fournir des informations claires sur la manière dont se décide et se construit un parc éolien ».

    Nous ne savons pas si vous êtes comme nous, mais ce que nous connaissons de ce projet annoncé en novembre 2023, ne vient aucunement de la municipalité. À toutes les questions concernant la position de la municipalité sur les mesures concrètes qu’elle prévoyait mettre en œuvre, soit pour informer la population par des sources indépendantes du promoteur, soit pour règlementer sa présence sur notre territoire, M. Labranche nous a servi sa sempiternelle rengaine : il faut attendre que le RCI (règlement de contrôle intérimaire) de la MRC de Mékinac soit adopté. Il fut adopté en février 2025, presque 15 mois plus tard. Et maintenant que chante le maire? Il faut attendre les prochaines étapes :

    • le BAPE (le bureau des audiences publiques) dont les recommandations sont rarement suivies;
    • la CPTAQ (Commission de la protection du territoire agricole) dont le verdict pour les parcs éoliens, malgré la perte d’un pourcentage de terre cultivable, reçoit un avis favorable.

    De fait, quand la municipalité vous a-t-elle informés nous seulement sur l’urgence de la décarbonation, mais surtout sur les meilleurs moyens de la réaliser, manière dont le projet TES Canada, selon plusieurs experts, loin d’être un modèle, est considéré comme une « ABERRATION ÉNERGÉTIQUE »? Quand vous a-t-elle informés sur le danger de la privatisation de l’électricité dont ce projet est le cheval de Troie? Quand vous a-t-elle expliqué qu’encourager la réalisation de ce projet contribue à la dilapidation d’une richesse énergétique publique, la nôtre, celle d’Hydro-Québec au détriment de l’entreprise privée? Il y 60 ans, on nationalisait l’électricité pour la retirer des mains des promoteurs avides qui faisaient la pluie et le beau temps sur la tarification, marchandant la qualité de sa distribution au mépris de toute équité sociale. Nous nous préparons, non pas à faire un pas en avant, à « progresser » comme certaines l’annoncent, mais à effectuer un recul mémorable dont les générations futures paieront le prix fort.

    Ce projet, conjugué à la réforme de la loi 69,  est le plus grand danger qui menace Hydro-Québec de perdre le monopole de l’électricité, et pour nous de perdre la manne financière qu’elle réinvestit dans les services publics.

    Mais notre conseil municipal, obnubilé par des redevances somme toute ridicule à l’échelle des profits que l’entreprise privée s’accaparera, n’a que faire de ces considérations. Il ne s’occupe que de la petite caisse sans se soucier de qui y dépose l’argent, et surtout sans se préoccuper de ce qu’il perd au change.

    Ce projet n’est pas seulement mensonger par sa prétention à décarboner, ce dont il n’a jamais fait la preuve. Il est surtout le vol d’un territoire, le vol d’un paysage, le vol d’un milieu de vie, le vol du bien-être de vivre, le vol du silence, le vol du ciel étoilé, le vol des conditions de vie, et peut-être pour certains le vol de leur santé. Ce projet est un voleur de vie.

    On ne fait pas qu’habiter un milieu, le milieu nous habite. Toute perturbation de ce milieu affecte la vie de ceux qui y résident. Le passage d’un milieu rural à un milieu industriel par la présence de 44 méga-éoliennes industrielles de 200 mètres (656 pieds) de haut, est plus qu’une simple perturbation, on parle de massacre. Ces éoliennes sont visibles à des kilomètres. À Saint-Adelphe, si on ajoute celles à ses frontières, il ne sera pas faux de dire que dorénavant Saint-Adelphe vivra au rythme d’un air ambiant brassé par 65 de ces méga-éoliennes industrielles.

    Il faut un certain culot au conseil municipal pour affirmer dans sa missive qu’elle « s’engage à offrir une transparence totale tout au long du processus », alors que pendant 15 mois elle n’a jamais véritablement répondu aux questions. Et comme si cela ne suffisait pas, elle a règlementé la période de questions des séances du conseil à 30 minutes, une personne n’ayant droit qu’à une question et une sous-question. Comme « transparence totale » on a déjà vu mieux. Le Conseil est beaucoup plus près du VIDE que de la TRANSPARENCE.

    Finalement, il faut croire que le Conseil n’a aucun esprit critique concernant ce projet. Son silence depuis le début du projet pointait du doigt son absence de respect du débat démocratique. Sa prise de parole par son dernier communiqué ajoute à ce manquement de démocratie une faute plus grave, celle de se faire le commanditaire de TES Canada. TES Canada fait sa promotion depuis un an et demi, et il a les moyens matériels et financiers pour la faire très bien sans l’aide de la municipalité. La tâche d’une municipalité est d’interroger le projet en consultant des experts indépendants et d’offrir cette information à la population afin qu’elle ait une vision impartiale des tenants et des aboutissants du projet. Ainsi la population pourrait décider elle-même si elle veut ou non de ce projet. Et l’ultime démarche de ce processus devrait se concrétiser par un référendum décisionnel offert à la population afin qu’elle exprime sa volonté.

    Si le Conseil actuel refuse d’emprunter ce chemin, il nous sera toujours possible lors des élections municipales de novembre prochain de lui faire savoir.

    Le collectif Vent de Démocratie de Saint-Adelphe


    * Il s’agit d’une réponse à l’info-éolien du 1er avril envoyé par la municipalité et disponible sur son site Web. Est-ce un « poisson d’avril »?

  • Élus de Mékinac : complices de favoriser les plus riches de leur territoire

    Élus de Mékinac : complices de favoriser les plus riches de leur territoire

     8 avril 2025

    Le dévoilement de l’emplacement prévu pour les éoliennes du projet de TES Canada a été reçu comme une gifle par les citoyens de Mékinac. Comme les dirigeants de TES se doutaient que la réaction à cette destruction d’un territoire risquait d’être défavorable, ils ont tenté de faire passer cette gifle en mettant l’accent sur une étude des soi-disant « importantes retombées économiques » pour la région. 

    Or les soi-disant retombées économiques vont aller dans une vaste majorité à quelques grandes entreprises et propriétaires terriens qui n’habitent pas la municipalité et même très souvent la MRC dans laquelle sont érigées les éoliennes!

    Ces données sont déduites des cartes fournies par TES Canada misent en relation avec celles de la MRC de Mékinac sur lesquelles on retrouve les noms des propriétaires. 

    Par exemple, selon les informations fournies par TES Canada et à la suite de nos vérifications, il apparaît qu’à Saint-Adelphe, une entreprise forestière dont l’adresse postale indique Saint-Raymond se serait entendue avec TES Canada pour, à elle seule, héberger presque la moitié des éoliennes, soit approximativement une vingtaine. D’autres entreprises et individus fortunés bien connus de la région se partageraient la part du lion dans plusieurs municipalités. À Grandes-Piles, les six éoliennes proviendraient d’ententes avec des propriétaires résidant à l’extérieur de la MRC Mékinac : cinq indiquent une adresse postale à Saint-Ubalde et une autre à Montréal 

    Depuis l’annonce du projet, TES Canada a affirmé à quelques reprises que l’acceptabilité sociale serait mesurée par le nombre de contrats. À la lumière de ce qui précède faut-il en conclure que ce sont des entreprises et des gens fortunés qui n’habitent même pas le secteur qui décideraient de l’acceptabilité sociale? TES Canada pense-t-il que des signataires prêts à détruire la qualité de vie de milliers de personnes pour quelques centaines de milliers de dollars seraient les individus les plus crédibles pour déterminer l’acceptabilité sociale? Cela démontre le mépris absolu que TES Canada a envers le milieu dans lequel elle veut s’établir. 

    Mais si cette attitude asociale et prédatrice ne nous surprend pas venant d’une grande entreprise, la complicité de nos élus dans tout ce cirque, elle, laisse un goût brutal d’amertume et de trahison. Le rôle de nos élus est-il d’agir comme des représentants de commerce et de condamner au silence les inquiétudes citoyennes?  Doivent-ils encourager la fracture sociale de leur communauté alors que le peu d’argent qui devrait compenser la perte de qualité de vie des collectivités affectées n’ira en fait qu’à quelques grands propriétaires qui, il faut le répéter, ne résident même pas dans le milieu qu’ils détruisent ?

    C’est ça, le véritable « pas dans ma cour » : d’aller polluer des paysages sans conséquence pour soi-même et d’empocher les profits. Est-ce cela la justice ? 

    TES Canada a magnifié son projet avec l’exemple du petit agriculteur qui n’arrive pas à joindre les deux bouts et qu’une éolienne pourrait aider. Pourtant, l’entreprise connaissait fort bien l’identité des personnes avec qui elle signait des contrats et savait pertinemment que ce petit agriculteur, s’il existe, est une exception. Comme tout ce qu’elle dit depuis le début, c’est un mensonge calculé ou ce qu’elle appelle du « marketing ». 

    Même si nous avons déjà caractérisé la soi-disant neutralité des élus en regard du projet TES Canada comme une démission morale, il semble que l’expression était trop douce et qu’il s’agit en fait d’une trahison pure et simple. Une entreprise comme TES Canada n’hésite bien sûr pas à investir de millions pour vendre son projet et c’est la raison pour laquelle il semble que le camp des « pour » soit pour le moins assez bien représenté. Mais lorsque de plus le gouvernement provincial semble mettre tout son poids pour vendre le « projet magique de TES Canada », que reste-t-il comme contre-pouvoir aux nombreux citoyens qui s’y opposent? On s’attendrait à ce que leur gouvernement de proximité, les gens qui sont leurs élus, prennent la responsabilité d’essayer de rétablir un peu le rapport de force. On parle ici de citoyens qui se retrouvent pris en otages par des entreprises et des individus très riches avec la bénédiction du gouvernement provincial. 

    Beaucoup de conseils municipaux, pour empêcher les spéculateurs d’acheter des résidences secondaires et de les transformer en Airbnb, ont décidé que les seules personnes autorisées à utiliser la plateforme de location seraient celles qui louent leur résidence principale. Pourquoi ne peut-on pas utiliser la même logique et interdire aux personnes d’avoir une éolienne industrielle sur un terrain sur lequel elles ne résident pas? Les règlements pour les Airbnb ont été pensés pour protéger la population. Pourquoi ne fait-on pas la même chose quand il s’agit de nuisances beaucoup plus conséquentes  pour toute une population? 

    Il est vraiment difficile de garder son calme devant autant d’hypocrisie et de mauvaise foi. Pendant que leurs citoyens se font littéralement déposséder – de leurs paysages, de leur qualité de vie, de la valeur de leurs maisons, etc. – les élus municipaux ont choisi, aux dires de la préfète Caroline Clément « d’attendre d’avoir toutes les informations ». Or, le seul moment où les informations finales et immuables du projet seront cristallisés, c’est lorsqu’il sera terminé. Il sera trop tard pour être « contre » lorsque des monstres d’acier de 200 mètres auront transformé une région bucolique en zone industrielle.

    Le devoir des élus n’est pas d’attendre que le projet soit terminé, mais de s’assurer qu’il ne pourra pas se réaliser aux dépens des collectivités qu’ils sont censés représenter. 

    Nous exigeons que les élus fassent leur travail et nous protègent. 

    Nous exigeons qu’ils demandent à TES Canada la liste des entreprises ayant signé un contrat, qu’ils évaluent ces données et qu’ils réfléchissent sérieusement aux conséquences de leurs inactions. 

    Le collectif Toujours Maîtres chez nous

  • Réplique à TES Canada concernant l’usage de terres agricoles

    Réplique à TES Canada concernant l’usage de terres agricoles

    Par Bruno Detuncq, professeur à la retraite de Polytechnique Montréal

    5 avril 2025

    Mardi le 1e avril dernier, a été présenté sur les ondes radio de Radio-Canada Mauricie, deux courtes entrevues portant sur le projet TES Canada. Le sujet était de recueillir les propos de deux producteurs agricoles de la région de Mauricie et qui ont acceptés de signer des contrats avec l’entreprise TES Canada, entreprise qui a été récemment rebaptisé Projet Mauricie TES Canada, cela fait plus local, même si l’on sait très bien que ce sont des investissements internationaux qui sont derrière ce projet. Le tout n’a duré que 6 minutes, mais 6 minutes d’information biaisée et très incomplète.

    Le projet est présenté aussi bien par le journaliste de Radio-Canada que par les deux producteurs agricole comme un projet d’énergie verte et bon pour l’environnement, en plus de permettre aux producteurs agricoles de recevoir une redevance monétaire intéressante. Mais problème, jamais il est mentionné à quoi servira l’hydrogène produit par l’usine de TES. Et c’est là où l’environnement et la finance prennent des chemins divergents.

    Rappelons que l’hydrogène qui sera peut-être produit par l’usine de TES servira, en principe, à être converti au deux tiers de la production en méthane pour ensuite être injecté dans le réseau de gaz naturel d’Énergir, et pour le tiers restant de l’hydrogène, il servira à alimenter des camions de marchandise. Aucune de ces deux filières n’ont des rendements énergétiques plus élevés que 25 %, c’est une perte d’énergie irresponsable en ces temps où l’énergie est reconnue comme précieuse. Ne pas oublier que, pour construire toutes les infrastructures nécessaires, 133 éoliennes géantes, près de 600 000 panneaux photovoltaïques, les électrolyseurs, et les autres composants, cela demandera beaucoup de matériaux peu courants et âprement disputés sur le marché international. De plus, cela permettra à Énergie de verdir une toute petite partie de la distribution de son gaz fossile. Les deux personnes interviewées mentionnent que les changements climatiques affectent considérablement la production agricole, mais ce n’est pas en poursuivant la consommation de gaz fossile que les émissions de CO2 vont diminuer, au contraire.

    La direction que nous devons prendre collectivement pour permettre une transition écologique juste et viable à long terme doit allier trois aspects :

    1. que la production électrique soit de source renouvelable et de propriété collective;
    2. que des programmes d’efficacité énergétique soient mis en place dans tous les secteurs;
    3. que la sobriété soit promue et accompagnée partout où cela est possible.

    Au lieu de cela des projets comme TES Canada feront en sorte de dilapider des deniers publics soit directement ou indirectement, de dilapider des matériaux nécessaires à la transition, de poursuivre les émissions de GES, et pour finir, ce projet permettra à des fonds spéculatifs d’exporter des bénéfices vers des paradis fiscaux, ce qui appauvrira la province.

    Pour revenir aux propos des personnes intervenant dans cette émission, il est évident qu’elles sont de bonne foi, mais n’ont pas eu toute l’information du promoteur, ce qui démontre une manipulation du discours, et ceci doit être dénoncé.

    Il a été question de l’économie du 21e siècle, mais cette économie ne doit pas encourager le gaspillage d’énergie et une plus grande perturbation de l’environnement, comme le fait le projet de TES.

    Les audiences publiques qui doivent se tenir dans les mois qui viennent sous l’égide du BAPE sur ce projet, permettront sans doute de mettre en lumière toutes les lacunes de ce projet et il est fort à parier que de nombreuses citoyennes et citoyens se présenteront à ces audiences pour en démontrer la non-acceptabilité sociale et la non-viabilité scientifique.

    Bruno Detuncq