Auteur/autrice : Gaston

  • Quel gâchis

    Quel gâchis

    Quel gâchis!

    «…la Terre couchée en rond,
    dont on a abusé
    et,
    il faut le dire,
    pillé, grapillé les trésors,
    par le mari d’abord,
    ensuite les enfants,
    avec leurs gestes d’anges, l’ont tachée, salie bien souvent,
    disons-le, souillée, la Terre… »

    (Extrait de «Terre, jamais je ne t’oublierai» de Félix Leclerc, Dernier calepin, 1988, pp.190-191)

    Quel gâchis que nous continuions à consommer de façon compulsive au lieu de prendre le temps de réfléchir sur de meilleurs choix individuels et collectifs. Quel gâchis que, par notre individualisme et notre égocentrisme, pour des ambitions de carrière et de confort excessif, nous assistons sans réagir au spectacle de la planète qui ne peut plus supporter notre surproduction et se déchaîne.

    Quel gâchis, pour nous et notre Terre, que de gaspiller les plus belles régions habitées d’un pays dont la plus grande richesse est sa nature encore préservée, garante d’une qualité de vie et d’un immense potentiel récréotouristique. Quel gâchis que de construire des éoliennes gigantesques et écrasantes pour ensuite relier l’énergie produite par ces parcs éoliens avec des lignes de transport serpentant au-dessus de nos têtes.

    Quel gâchis que d’empêcher la gestion efficace de cette énergie en l’émiettant pour enrichir quelques promoteurs qui exporteront nos capitaux. Quel gâchis que d’encourager aussi certaines communautés à s’endetter à la place du gouvernement pour construire ces immenses tours, qui n’ont qu’une courte durée de vie d’environ vingt ans, qui nécessitent des frais d’entretien colossaux et des coûts de démolition qui deviennent très rapidement problématiques. Quel gâchis que de payer d’énormes sommes pour subventionner les promoteurs et d’acheter également l’électricité à un coût plus élevé que si nous la produisions. Quel gâchis que de privatiser notre richesse énergétique plutôt que de continuer à la partager de façon équitable jusque dans les régions les plus reculées.

    Quel gâchis que durant les périodes de surplus d’électricité, inévitables parce que nous ne pouvons pas emmagasiner cette imposante énergie, nous soyons obligés de payer des sommes considérables pour une électricité temporairement inutile parce que nous devons honorer des contrats privés. Quel gâchis alors que, si nous avions fait le choix de demeurer maîtres chez nous, nous pourrions gérer efficacement les périodes de plus ou moins grands vents et les périodes où le niveau d’eau des bassins hydroélectriques fluctuent; nous aurions alors la possibilité de laisser s’emplir les bassins ou d’interrompre à l’occasion les éoliennes en prolongeant ainsi leur trop courte durabilité.  

    Quel gâchis que de laisser un gouvernement néolibéral continuer à vouloir privatiser à toute vitesse nos richesses collectives. Quel gâchis que d’engendrer des inégalités entre les municipalités en abandonnant à des promoteurs le rôle d’en financer quelques-unes et d’ignorer les autres. Quel gâchis que de laisser ce même gouvernement, par sa politique du laisser-faire par l’entreprise privée, créer d’immenses iniquités dans le financement des agriculteurs plutôt que de planifier correctement une aide équitable.

    Quel gâchis que, d’une part, nos représentants municipaux refusent de consulter adéquatement tous leurs citoyens par référendum et, d’autre part, de façon invraisemblable, se laissent soumettre à des règles qui permettent aux compagnies d’installer ces monstres industriels à 1,5 mètre des propriétés voisines et laisser ainsi se concrétiser d’immenses injustices (2).

    Quel gâchis, qu’en endossant ces non-sens et en acceptant d’en porter l’odieux au nom des dirigeants qui les assujettissent, nos élus municipaux consentent à déclencher ainsi un bouleversement qui entraînera probablement de multiples poursuites judiciaires contre les MRC. Quel gâchis que de créer une discorde entre agriculteurs qui, en regard de la dépréciation des valeurs considérables des terres agricoles, entraînera possiblement aussi des poursuites judiciaires entre voisins et une détérioration du tissu social.

    Quel gâchis pour un gouvernement que d’être en train de multiplier la même dégradation de notre qualité de vie dans plus de vingt des plus belles régions densément peuplées du Québec sans consulter convenablement les experts et la population (1). Quel gâchis que de détruire ainsi à toute vitesse notre patrimoine et l’avenir des générations futures. Quel gâchis que de mettre à risque notre santé, celle de la faune et des élevages domestiques en multipliant les infrasons, jugés très dommageables par plusieurs experts, sans appliquer le moindre principe de précaution (3). Quel gâchis que de confisquer la valeur résidentielle de ceux qui devront cohabiter près de ces machines industrielles, tournant jour et nuit et détruisant la quiétude de nos campagnes.

    Quel gâchis que de créer de multiples zones inhabitables ou peu désirables atrophiées par des servitudes interminables. Quel gâchis alors que plus de 80 % du territoire du Québec n’est presque pas occupé et que nous pourrions rester maîtres de nos ressources en construisant ces éoliennes le long des grands bassins hydroélectriques très venteux et équipés de corridors de transport de l’énergie (4). Quel gâchis que de grignoter ainsi notre minuscule 2% de territoire agricole.

    Quel gâchis que de détruire les rêves des citadins qui voudraient un jour trouver un peu de quiétude dans nos magnifiques régions rurales sans craindre constamment d’être bientôt envahis par ces voisins tapageurs et non recommandables.

    Sommes-nous un peuple en train de fractionner notre principal levier économique et le rendre difficilement opérable pour avantager quelques affairistes et perdre ainsi une importante source de revenus?

    Claude Rochon

    Résident de Mékinac

    Notes explicatives:

    1. Territoires concernés : de Mékinac, Des Chenaux, de Nicolet-Yamaska, de Rouville, des Jardins de Napierville, des Maskoutains, de Beauharnois-Salaberry, des Sources, de Maskinongé, de Drummond, de Bécancour, d’Arthabaska, de Lotbinière, de l’Érable, des Appalaches, de Coaticook, des Etchemins, de Kamouraska, de la Côte-de-Beaupré, de Bellechasse, de Marguerite d’Youville, de la Côte-Nord, du Fjord-du-Saguenay.
    2. Comme la majorité des terres du Québec ont été divisées en lots rectangulaires de 2 ou 3 arpents de large et comme les éoliennes seraient possiblement installées de chaque côté d’une propriété ayant cédé des servitudes, les voisins ne pourraient se construire sur une distance de 500 mètres (1640 pieds ou 8,55 arpents) de part et d’autre de ces éoliennes, soit sur une longueur de 17 arpents ou 3280 pieds.  Si les lots visés ont 3 arpents de large, l’injustice toucherait environ 3 voisins de part et d’autre (soit 6 voisins).

    Références :

    1. https://www.ledevoir.com/opinion/idees/807901/idees-developper-production-hybride-reservoirs-hydroquebecois
    2. https://pourunchoixeclaire.ca/2023/12/21/mariana-alves-pereira/

    La lettre est paru également ici : https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=&cad=rja&uact=8&ved=2ahUKEwjbkPfr9fyKAxXOwvACHSzzFHgQFnoECBsQAQ&url=https%3A%2F%2Fwww.lenouvelliste.ca%2Fopinions%2Fparole-aux-lecteurs%2F2025%2F01%2F17%2Fquel-gachis-IOQTQ6I3QBCCRGN4PAUKCJLUFM%2F&usg=AOvVaw10OgC5fgT2W5vOieSy4rec&opi=89978449

  • Références

    Références

    Le contenu de cette page fera l’objet d’un classement ultérieur.



    Éoliennes

    Bruit

    RCI de Mékinac, Schéma d’aménagement de Des Chenaux, et autres

    Projet de loi 69

    Lois et Affaires municipales

    Pétition

  • Annonce de la série documentaire « Vers la transtion énergétique » (Nous TV)

    Annonce de la série documentaire « Vers la transtion énergétique » (Nous TV)

  • René Beaudoin : ambassadeur

    René Beaudoin : ambassadeur

    15 janvier 2025

    Découvrez René Beaudoin, un historien passionné qui nous parle du patrimoine et de son rôle essentiel dans notre société.

    René Beaudoin nous invite à réfléchir sur la richesse du patrimoine, défini comme l’héritage matériel et immatériel transmis par les générations passées : des savoir-faire aux récits, en passant par les lieux historiques. Pour lui, le patrimoine forge notre identité, crée du bonheur en renforçant le tissu social, et nous aide à comprendre d’où nous venons.

    Avec des anecdotes captivantes, René partage aussi ses coups de cœur patrimoniaux, comme les moulins de la région et des sites méconnus qui mériteraient plus de reconnaissance. Il souligne l’importance des médias locaux comme La Gazette de la Mauricie pour préserver notre mémoire collective et renforcer l’engagement citoyen face aux défis actuels.

    Plongez dans cet échange inspirant et découvrez pourquoi René Beaudoin croit fermement au pouvoir du patrimoine et à la nécessité de soutenir nos médias indépendants!

    Réf.: https://www.youtube.com/watch?v=IAHBYHUQMII&t=3s


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  • Développement régional : Du BAEQ des années 1960-1970 à l’extractivisme actuel

    Développement régional : Du BAEQ des années 1960-1970 à l’extractivisme actuel

    Un document exceptionnel de Ferrisson

    Par L’aut’journal    

    Dans les années 1960 et 1970, deux stratégies de développement régional s’affrontent au Québec. Une approche basée sur le peuplement des régions avec un développement économique autocentré et une approche néolibérale axée sur l’intégration au marché nord-américain et mondial. La seconde, proposée par le gouvernement fédéral, en collaboration avec celui du Québec, l’a emporté.

    Dans l’Est du Québec, les élites locales qui désiraient sortir leur région du sous-développement n’ont pas vu l’angle mort du plan de développement proposé par les aménagistes soit celui de la consolidation des centres urbains au détriment des zones rurales.

    Cela s’est traduit par la fermeture d’une dizaine de paroisses dites marginales, la relocalisation des populations qui a été l’amorce du dépeuplement régional et le pillage des ressources.

    À partir d’une analyse de l’expérience du Bureau d’aménagement de l’Est du Québec (BAEQ), Robert Laplante démontre avec brio comment ces événements préfigurent le mode d’exploitation extractiviste actuel de la forêt, des minéraux, des terres et du vent (éolien).

    La résistance héroïque des populations locales dans le cadre des Opérations Dignité, racontée dans ce document, devrait nous inspirer dans la lutte actuelle contre l’accaparement des terres agricoles par les multinationales, l’exploitation éhontée de la forêt, l’extraction minière accélérée et l’implantation de parcs éoliens et de barrages hydro-électriques justifiées par la supposée « transition énergétique ».

    Dans deux épisodes d’environ 35 minutes chacun, illustrés par des documents d’époque, Robert Laplante, interviewé par André Laplante (sans lien de parenté aucun), expose de façon magistrale ce parcours historique.

    Pour visionner ces documents :Parties 1 et 2 : https://www.ferrisson.org/saisons/saison-12/l-angle-mort-du-baeq

    Pour vous abonner à L’aut’journalcliquez ici.

    Est paru ici le 6 janvier 2025: https://link.lautjournal.info/v/443/fafeaad2dc0bee7663b617797f27aabd55085059ad8674b4

  • L’engouement pour l’hydrogène s’estompe, et c’est une bonne chose

    L’engouement pour l’hydrogène s’estompe, et c’est une bonne chose

    5 janvier 2025

    Au cours de la dernière décennie, les gouvernements du monde entier ont investi massivement dans l’économie de l’hydrogène, c’est-à-dire dans l’idée d’utiliser l’hydrogène pour stocker et transporter l’énergie provenant d’énergies renouvelables intermittentes. Mais au cours de l’année écoulée, les actions de nombreuses entreprises clés du secteur ont chuté jusqu’à 50 %. Il y a de bonnes raisons à cela.

    Sabine Karin Doris Hossenfelder (née en 19762) est une physicienne théoricienne, autrice et vulgarisatrice scientifique allemande spécialisée en gravité quantique. Elle est attachée de recherche à l’Institut des études avancées de Francfort


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  • Modélisation qui met en perspective la taille impressionnante d’une éolienne

    Modélisation qui met en perspective la taille impressionnante d’une éolienne

    7 janvier 2025

    Modélisation à l’échelle d’une éolienne dans le village de Saint-Adelphe. Les éoliennes industrielles prévues par TES Canada auront entre 200m et 222m.Le point le plus élevé du clocher de l’église est à 51,3 mètres.

    Ces éoliennes seront visibles sur des dizaines de kilomètres selon leur emplacement.

    Gracieuseté de Dany Janvier. @CPVSMDC


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  • TES Canada: la nouvelle idole

    TES Canada: la nouvelle idole

    Nous avons eu droit, mercredi le 13 novembre à la Cité de l’énergie, à la première célébration de la dernière idole des GENS D’AFFAIRES. En plus des officiants, quelques fidèles étaient présents. Tous participaient au culte du jour, tous communiaient avec la même ferveur à la table des redevances de TES Canada, l’hostie ostentatoire capable d’apaiser les pires tourments de l’âme et de faire taire les pires remords engendrés par la culpabilité de céder à l’intérêt personnel.

    Certes, le prochain n’est pas totalement oublié par ces gens d’affaires malgré la ferveur qui les transporte. Seuls les citoyens égarés, qui tournent le dos à leur idole, ne trouvent pas place dans leur cœur. Mais ils sont peu nombreux selon leurs dires. Un groupuscule d’opposants! Malheureusement, ils menaceraient la majorité des fidèles, pacifiques, silencieux et invisibles qui aimeraient manifester leur foi ouvertement.

    Ils seraient dangereux ces opposants. Vindicatifs, aux dires des fidèles interrogés, ils seraient prompts à lancer des pierres aux apôtres du nouveau culte. Voilà la raison pour laquelle ces derniers ont tant attendu avant d’affirmer leur foi vacillante. Mais voilà, c’est chose du passé. Leur courage a cru parce que les débordements des opposants seraient aujourd’hui moindres.

    Mais qui sommes-nous, nous qui nous opposons au projet de TES Canada?

    Nous ne sommes pas contre les éoliennes, mais nous sommes contre les éoliennes en milieu habité.

    Nous ne sommes pas contre la transition énergétique, mais contre le fait que l’urgence climatique puisse servir à excuser toutes manœuvres, plus intéressées par le profit que par des solutions réelles capables d’en enrayer la progression.

    La politique actuelle du gouvernement, qui agit dans la précipitation, qui progresse «de risques calculés» en «risques calculés», abusant de son pouvoir pour contourner les mesures élémentaires de prudence, telle l’abolition du BAPE dans le cas de Northvolt, non seulement n’agit pas contre le dérèglement climatique, mais provoque celui du climat social.

    D’autres solutions existent et sont proposées par plusieurs experts, mais le gouvernement semble vouloir poursuivre une mission pour laquelle il n’a pas obtenu le mandat lors de son élection. À qui obéit notre gouvernement et qui sert-il?

    La panique, à laquelle il semble obéir, le conduit à proposer un remède qui risque d’engendrer des maux pires que le mal qu’il veut guérir. Ces parcs éoliens ont des impacts et même TES Canada le reconnaît puisqu’il consent à indemniser les résidents demeurant à moins de 1000 mètres de ses éoliennes. Mais TES Canada ne reconnaît pas tous les impacts. Il a même le culot, si ce n’est le ridicule, d’en présenter certains comme des mythes et d’autres comme enjolivement. Selon ses dires, les éoliennes «ajoutent une touche de modernité au paysage». TES Canada pense-t-il qu’en ridiculisant les faits et maquillant la réalité, il abolira le réel? Un parc éolien n’améliore pas un paysage, il le dénature. La nuisance sonore et les risques indirects susceptibles d’affecter la santé sont bien réels, la dévaluation foncière est bien réelle, les impacts sur la faune et la biodiversité sont bien réels, sinon pourquoi TES Canada entend-il «minimiser» les impacts?

    Ces parcs éoliens en milieu habité, construits sous le prétexte de sauver la planète, de nous sauver, font de nous de nouvelles victimes de ce dérèglement climatique. Ils ajoutent des victimes aux victimes.

    Il faut cesser de nous présenter les GENS D’AFFAIRES et les PROMOTEURS comme des philanthropes magnanimes et généreux. Il s’en trouve sûrement, mais c’est l’exception, non la règle. Leurs intérêts premiers sont avant tout leur intérêt: il est de «faire des AFFAIRES». S’ils sont utiles à la bonne marche de l’économie, ils ne sont qu’un rouage d’une politique qui doit trouver ailleurs ses lumières. On oublie trop facilement qu’une politique dominée par l’argent accouche toujours d’un monstre.

    M. Angers, maire de Shawinigan, par un grossier subterfuge, substitue la «pertinence sociale» à l’ «acceptabilité sociale». Il biffe ainsi cette notion capitale sur laquelle insistent tous les documents officiels du gouvernement. Cette condition préalable et indispensable à tout projet de société, supprimée par M. Angers, est un bel exemple de l’humanisme de certains GENS D’AFFAIRES.

    Il n’y a pas que les gens d’affaires qui font passer leur intérêt avant le bien-être de leur voisinage et de leur environnement.

    Le témoignage poignant d’une propriétaire terrienne, qui accepta de signer une entente pour accueillir une éolienne, est apporté pour illustrer la mansuétude dont peut faire preuve TES Canada. Et oui, TES accepta de modifier l’emplacement choisi pour son éolienne parce que la dame ne le voulait pas à cet endroit sur sa terre. Probablement parce qu’elle était trop près de sa résidence, parce qu’elle craignait pour le bruit, que la beauté du paysage soit amoindrie, ou pour tout autre caprice légitime. Légitime en effet, mais tous les voisins, de tous ces propriétaires ayant signé des ententes avec TES Canada, n’auront pas cette chance.

    Gaston Rivard

    Citoyen de Saint-Adelphe

    Cette lettre est paru dans le Nouvelliste : https://www.lenouvelliste.ca/opinions/parole-aux-lecteurs/2024/11/23/tes-canada-la-nouvelle-idole-D7POPURPTBDYXC5OEKIQMWF7XM/

    Elle est une réponse à l’article du Nouvelliste ; Démonstration de soutien envers TES Canada à Shawinigan

  • Projet Mauricie de TES : chronique d’une catastrophe annoncée

    Projet Mauricie de TES : chronique d’une catastrophe annoncée

    Claude Charron

    Il y a un peu plus d’un an TES Canada, filiale de la multinationale belge TES, annonçait un projet de production d’hydrogène vert combinant hydro-électricité, énergie éolienne et solaire. Pour rendre le projet acceptable socialement les promoteurs insistent sur le fait qu’il s’agit d’un investissement exclusivement privé de $4 milliards. On s’aperçoit vite du contraire.

    Un bloc de 150 MW à bas prix provenant de notre richesse collective ferait l’envie de beaucoup d’entreprises d’ici, assorti de généreux crédits d’impôt fédéral et provincial, de crédits carbones, d’avantages fiscaux et autres mesures offertes aux grandes entreprises.

    D’autres fonds publics (Banque du Canada, Investissement Québec, Caisse de dépôt et placement du Québec (CPDQ)) pourraient éventuellement contribuer au projet. La présence de l’ex-président de la CPDQ parmi les membres de la direction de TES Canada s’avère heureuse pour une firme à la recherche d’investissements publics. Hydro-Québec va-t-il fournir encore plus de MW si l’usine énergivore vient à manquer d’énergie? Aucun projet de production d’hydrogène sur la planète ne verrait le jour sans un investissement massif de fonds publics.

    Très tôt également le projet a semé des doutes dans la communauté scientifique quant à sa pertinence et à son efficacité. Existe-t-il un réel besoin de produire ce genre de gaz  (méthane) au Québec? Les experts parlent d’un procédé compliqué, inefficace, énergivore et coûteux. L’utilisation d’un tel gaz pour chauffer les bâtiments ou déplacer le trafic lourd exigerait de trois à dix fois plus d’électricité que l’électrification directe.  Au moment où notre hydro-électricité est de plus en plus sollicitée et nos barrages à leur plus bas niveau un tel gaspillage d’énergie fait-t-il du sens?

    TES veut implanter un méga projet éolien de 800 MW pour ses besoins en énergie, mais prévoit en vendre une partie à Hydro-Québec pendant les froids d’hiver. À quel prix? Depuis 25 ans Hydro-Québec achète de l’énergie éolienne à des firmes privées, mais toujours à perte, comme pour l’hydrogène aucun promoteur éolien ne survivrait sans perfusion de fonds publics. De sorte que les consommateurs québécois vont financer la production éolienne et la production d’hydrogène de TES soit par des hausses tarifaires et/ou par une baisse des dividendes au Trésor public. Nous sommes en présence d’un double scandale financier.

    Outre les surcoûts anticipés du projet de TES, la majorité des projets éoliens en milieu habité rencontrent une forte opposition créant dans les communautés une division sociale qui impacte sévèrement voisins, familles, amis, commerces, organismes, élus, agriculteurs; tous s’affrontent dans un climat anxiogène et délétère.

    D’un milieu rural paisible, les riverains qui se sont fait enfoncés dans la gorge un projet dont ils ne voulaient pas se retrouvent soudainement en zone industrielle. Désabusés, ils font le bilan de leurs pertes : leurs paysages patrimoniaux, leur quiétude, le patrimoine familial amputé, des liens sociaux brisés et la perte de confiance dans le processus démocratique.

    M. Fitzgibbon, ex-ministre de l’Économie et de l’Énergie a qualifié le projet Mauricie de « magique ». En effet ce projet a tout d’une illusion, d’un tour de passe-passe orchestré par des professionnels de détournement légal de fonds publics. Comment expliquer la « disparition » comme par magie de cet âpre défenseur du projet? Pourquoi l’accès aux élus, députés et ministres, est-il devenu si difficile pour les citoyens qui réclament des réponses? M. Éric Gauthier, directeur-général de TES dit vouloir éduquer la population, mais pour l’instant c’est la société civile qui joue le rôle d’éducateur dans ce dossier.

    TES Canada a promis un projet entièrement privé, c’est faux; il a promis l’acceptabilité sociale, il s’en éloigne de plus en plus. Il promet maintenant des retombées économiques de 5,6 milliards $ qui sont, en fait, le montant des dépenses qui seraient épongées principalement par les contribuables par, nous l’avons vu, une palette impressionnante de subventions et crédits de toutes sortes.

     À l’instar de Total Énergies, 4e plus grosse firme énergétique au monde qui, pour des raisons de technologie mal adaptée, a abandonné son méga projet pilote d’hydrogène vert dans le sud de la France, TES  doit également abandonner son projet Mauricie qui présente les mêmes faiblesses.* Le projet Mauricie a tout d’un éléphant blanc: un méga projet d’infrastructures qui s’avère plus coûteux que bénéfique et dont l’exploitation devient un fardeau financier.

    Il subsiste encore aujourd’hui au Québec ce relent historique qui fait en sorte qu’on laisse des gens pour qui le profit est le motif principal décider de ce qui est bon pour nous.

    Le projet Mauricie de TES est un plan affairiste qui gaspille nos précieuses ressources énergétiques et financières au détriment de la sobre transition énergétique recherchée.

    Au nom de l’intérêt public ce projet doit être abandonné rapidement afin de limiter les dégâts. Les citoyens de la Mauricie ont hâte de retrouver leur quiétude, leurs familles et leurs amis tout en restant ouverts à des projets rassembleurs.

    Claude Charron, comité des riverains des éoliennes de l’Érable (CRÉÉ)

    Membre des organismes Vent d’Élus (ventdelus.ca)

    Pour un choix éclairé dans Nicolet-Yamaska (PCÉNY)

    Regroupement Vigilance Énergie Québec (RVÉQ)

    La lettre a paru également ici : https://www.lautjournal.info/20241220/projet-mauricie-de-tes-chronique-dune-catastrophe-annoncee.

  • Lettre à M.Michael Sabia, président-directeur générald’Hydro-Québec (HQ)

    Lettre à M.Michael Sabia, président-directeur générald’Hydro-Québec (HQ)

    Claude Charron

    Nous avons au Québec, au cours des 25 dernières années, à l’intérieur d’un processus souffrant d’un lourd déficit démocratique, répondu aux demandes et besoins des promoteurs privés de l’éolien et de leurs actionnaires, à très, très fort coût, en dollars et en douleurs. Au nom de la justice sociale, par équité et par respect des principes fondamentaux de la loi sur le développement durable il est maintenant temps de répondre aux besoins de la population rurale, véritable gardienne du territoire.

    Objet : Acceptabilité sociale et éolien industriel en milieu habité et cultivable

    Monsieur Sabia,

    M.Thierry Vandal, ex-pdg d‘Hydro-Québec, a dénoncé les décrets gouvernementaux qui obligeaient HQ à acheter, au privé et à un coût prohibitif, de l’énergie éolienne dont elle n’avait pas besoin.

    M.Eric Martel, ex-pdg d’Hydro-Québec, a dénoncé le projet Apuiat sur la Côte-Nord comme étant inutile et allant générer des pertes de $200 millions sur une période de 20 ans. La CAQ, alors dans l’opposition, abonde dans le même sens mais une fois au pouvoir cède devant le puissant lobby éolien et autorise le projet.

    Mme Sophie Brochu, ex-pdg d’Hydro-Québec, a dénoncé le Dollarama de l’énergie et la création d’une pénurie artificielle d’énergie électrique bradée à vil prix à des firmes étrangères énergivores au détriment des entreprises québécoises.

    Avec pour résultat que l’aventure éolienne encouragée par nos gouvernements successifs a assujetti notre société-mère aux aléas de politiciens non-experts n’agissant pas dans l’intérêt public. Une aventure chaotique qui, depuis le deuxième appel d’offres de 2000 MW en 2008, aura généré des pertes de plus de $9 milliards (incluant le cadeau de $2.7 milliards aux promoteurs privés pour le câblage, les sous-stations et les pylônes) et une projection de $25 milliards de pertes à terme en 2042. À cela s’ajoutent les projets éoliens de gré à gré, de la Seigneurie de Beaupré et des 5-6 ièmes appels d’offres, tous déficitaires, dont la dernière retenue au printemps 2024 de contrats pour un approvisionnement de 1550 MW d’énergie éolienne qui générera des pertes d’au moins $150 millions/année.

    Mais il y a pire. Outre les surcoûts liés à la filière éolienne, la majorité des projets en milieu habité rencontrent une forte opposition créant dans les communautés une division sociale qui impacte sévèrement voisins, familles, amis, commerces, organismes, élus, agriculteurs ; tous s’affrontent dans un climat anxiogène et délétère. D’un milieu rural paisible les riverains qui se sont fait enfoncer dans la gorge un projet dont ils ne voulaient pas se retrouvent soudainement en zone industrielle, meurtris et désabusés ; ils ont perdu leur cadre de vie, leur quiétude, une partie de leur patrimoine familial, des liens sociaux indispensables et leur confiance dans le processus démocratique.

    Loin de s’améliorer la situation se détériore alors que le gouvernement actuel renchérit en voulant accélérer la mise en chantier de 10,000 MW d’énergie éolienne supplémentaire qui miteraient le territoire de façon irréversible. De la frontière américaine à la Gaspésie en passant par la Montérégie, le Centre-du-Québec, la Beauce et le Bas-Saint-Laurent, une ligne continue d’éoliennes plus hautes que la place Ville-Marie est en voie de surgir au milieu de milliers de kilomètres de nouvelles lignes de transport prévues pour acheminer cette énergie. Une cicatrice indélébile dans le paysage et dans le cœur des gens. La Belle Province livrée aux gens d’affaires.

    Récemment, vous avez annoncé que dorénavant Hydro-Québec serait maître d’œuvre du développement éolien et qu’un projet de 3000 MW verrait le jour dans les territoires non organisés du Moyen-Nord québécois. Vous dites vouloir, en plus de faire des économies d’échelle, rechercher « la nécessaire acceptabilité sociale » qui fait défaut ailleurs au Québec.

    En ce sens :

    • Étant donné l’effet cumulatif des impacts négatifs générés par les éoliennes industrielles de plus en plus imposantes et puissantes (division sociale, pollution visuelle et sonore, dévaluation marchande, risques sanitaires, etc)
    • Étant donné le pacte gouvernement-promoteur-municipalité qui étend sa domination sur le citoyen en multipliant les manœuvres pour l’empêcher d’exercer son droit fondamental d’exprimer son choix sur la pertinence ou non de ces projets

    Nous demandons donc à Hydro-Québec :

    • De surseoir à tout nouveau projet éolien en territoire habité et cultivable sous toutes ses formes, soit par appel d’offres, de gré à gré, de type privé-public, communautaire, nationalisé ou autre.
    • • D’exercer son rôle de maître d’oeuvre en excluant tout intermédiaire privé dans le développement de tout nouveau projet éolien en territoire non organisé
    • • De revendiquer son expertise dans le secteur énergétique et de continuer à se questionner sur l’opportunité ou non de développer de nouveaux méga projets éoliens non seulement d’un point de vue économique, social et environnemental mais également dans une perspective de fiabilité et de sécurité du réseau
    • • De favoriser et d’encourager un débat national sur les besoins du Québec en énergie dans le cadre d’une transition énergétique qui tient compte des aspirations et des valeurs des citoyens.

    Nous avons au Québec, au cours des 25 dernières années, à l’intérieur d’un processus souffrant d’un lourd déficit démocratique, répondu aux demandes et besoins des promoteurs privés de l’éolien et de leurs actionnaires, à très, très fort coût, en dollars et en douleurs. Au nom de la justice sociale, par équité et par respect des principes fondamentaux de la loi sur le développement durable il est maintenant temps de répondre aux besoins de la population rurale, véritable gardienne du territoire.

    « Le territoire est habité de façon extensive ce qui ne permet pas d’éloigner suffisamment les éoliennes des routes et des habitations. » BAPE 267, Conclusion, page 110

    Claude Charron, comité des riverains des éoliennes de l’Érable (CRÉÉ)

    La lettre a paru également ici : https://www.pressegauche.org/Lettre-a-M-Michael-Sabia-president-directeur-generald-Hydro-Quebec-HQ.

  • Plus de régions rurales paisibles…

    Plus de régions rurales paisibles…

    Par Carrefour des lecteurs

    Claude Rochon

    «Tant pis pour la quiétude, la beauté naturelle des lieux, la qualité de vie et pour une perte considérable dans la valeur des propriétés de ceux qui devront endurer leur proximité», écrit l’auteur de cette lettre concernant les éoliennes. (123RF)

    Paroles aux lecteurs / Le silence n’existe plus.


    Des couchers de soleil obstrués et des paysages défigurés.

    Des nuits où les étoiles sont remplacées par des lumières rouges clignotantes.


    Des oiseaux et des insectes broyés.

    Des bêtes en liberté qui fuient par instinct.

    Des no man’s land et des régions dévitalisées.

    À proximité, plusieurs humains, qui ne dorment presque plus,

    pendant que la planète bouleversée proteste.

    Plus d’endroit où les humains pourront s’établir dans les régions rurales sans craindre d’être bientôt entourés par ces voisins tapageurs et peu recommandables. Les affairistes veulent envahir à toute vitesse nos campagnes avec de nombreuses éoliennes plus hautes que les 42 étages de la Place Ville-Marie (6). Voilà un avenir très imminent au sein d’une vingtaine de régions rurales les plus habitées du Québec (1).


    Tant pis pour la quiétude, la beauté naturelle des lieux, la qualité de vie et pour une perte considérable dans la valeur des propriétés de ceux qui devront endurer leur proximité. Pour demain, des toiles d’araignée pour transporter cette énergie développée sans un plan précis.

    Notre société d’État sera fractionnée, ce qui entraînera à long terme une gestion efficace pratiquement impossible. Les profits de l’énergie du vent, du soleil et de nos rivières enrichiront des multinationales plutôt que l’ensemble des Québécois. Il y aura des pertes de superficie au sein du minuscule 2 % de territoire dédié à l’agriculture.

    Tout cela, financé par les grandes banques, à même les économies des citoyens qui ne peuvent véritablement se prononcer ou qui auront à peine le temps d’en prendre conscience.

    Le principe de l’acceptabilité sociale a tellement été dilué qu’il est devenu un leurre. Les MRC refusent de faire des référendums, car comme quelques propriétaires terriens, leur jugement est embrouillé par la convoitise monétaire. Quelques élus sont ainsi aveuglés et prêts à céder de nombreuses servitudes renouvelables sur d’immenses territoires. Ils sacrifient ainsi un riche milieu de vie et un grand potentiel récréotouristique, entraînant, pour plusieurs générations, de lourds handicaps sur leur développement futur. De nombreux «No man’s land» ou des zones dévitalisées et peu convoitées seront ainsi créés par ces immenses tours dont les dimensions augmentent sans cesse (7).


    Les dirigeants culpabilisent ceux qui s’opposent en dressant l’argument de la nécessaire transition énergétique. Les opposants ne sont pas contre les éoliennes mais contre leur construction au beau milieu des zones les plus densément peuplées. Pourtant, notre société d’État, au lieu d’être ainsi dépossédée de son rôle, pourrait facilement construire ces éoliennes le long des grands barrages. Elle aurait, selon des experts, la possibilité d’y produire neuf fois l’électricité nécessaire au Québec pour les dix prochaines années (2). En bonus, cette région est très venteuse et possède déjà des corridors de transport de l’énergie produite.

    Alors que notre gouvernement fonce à toute vitesse sans consulter les experts et la population, plusieurs pays expriment des inquiétudes et des regrets en rapport avec cette technologie prétendue verte. Ils font déjà le constat que cette forme d’énergie en nécessite une autre en parallèle pour compenser sa grande instabilité. Son rendement tourne autour de 30 % de la capacité. La courte durée de vie des éoliennes justifie de plus en plus difficilement les dépenses et les conséquences. Les coûts de leur entretien et de leur démolition sont énormes. Sans les généreuses subventions payées par les contribuables, seraient-elles rentables? Particulièrement en période de surplus, une gestion efficace de l’énergie est d’autant plus compliquée quand une partie des ressources est contrôlée par une société d’État et que l’autre appartient à des investisseurs privés protégés par leurs contrats.

    Même si au Québec, jusqu’à tout récemment, nous avions déjà plusieurs éoliennes dans des régions plus éloignées, il y avait peu de résidents près de ces tours et peu d’élevages d’animaux y étaient présents. Dans le monde, de nombreux témoignages souvent ignorés ou peu étudiés, nous confrontent avec des effets nocifs occasionnés par ces génératrices géantes. Les risques reliés aux infrasons sont particulièrement mentionnés. Ces sons, que nos oreilles n’entendent pas mais que notre corps ressent, peuvent être mesurés sur une quinzaine de kilomètres (3).

    Les promoteurs disent que les maux observés sont des maladies psychosomatiques. Pourtant d’importants problèmes concernant les animaux d’élevage sont très souvent mentionnés (maux et décès plus fréquents, naissances avortées, baisse de production laitière, comportements anormaux etc.) (4). Par ailleurs, une étude du MELCCFP rappelle que les caribous s’éloignent instinctivement des éoliennes sur une distance d’environ 4 kilomètres (5). Également, plusieurs animaux, qui utilisent les infrasons pour se guider et communiquer, pourraient être déroutés ou perturbés. Ce serait le cas entre autres pour les mammifères marins, les éléphants, les chauves-souris, les abeilles et même les vers de terre.

    Plusieurs maladies humaines risquent aussi d’être amplifiées. En plus du sommeil perturbé de plusieurs citoyens, plusieurs problèmes sont mentionnés (fatigue constante, maux de tête, difficulté à se concentrer, détresse psychologique, augmentation des maux chroniques etc.) (8). Ainsi, certains médecins recommandent aux femmes enceintes et aux personnes atteintes de maladies cardiovasculaires de s’éloigner des éoliennes.

    Un principe de précaution s’imposerait. Après une augmentation de 50 % en six ans, les dépenses en santé vont atteindre 60 milliards en 2024. D’ici quelques années, selon les données de l’Institut canadien d’information en santé (ICIS) et une projection faite en 2013, elles pourraient représenter 68,9 % des revenus totaux du gouvernement du Québec (9). Ajoutés au vieillissement de la population, les nombreux maux apparemment reliés aux éoliennes pourraient rendre les coûts en santé incontrôlables.

    Il serait pourtant tellement facile de faire autrement tout en restant maîtres de notre énergie.

    Claude Rochon, résident de Mékinac


    RÉFÉRENCES:

    (1) Territoires concernés : Nicolet-Yamaska, Drummond, Bécancour, Arthabaska, Lotbinière, de l’Érable, des Appalaches, Beauharnois-Salaberry, des Sources, Napierville, des Maskoutains, Coaticook, des Etchemins, Kamouraska, Mékinac, Des Chenaux, Côte-de-Beaupré, Bellechasse, Marguerite d’Youville, Côte-Nord, Maskinongé, Fjord-du-Saguenay.

    (2) Voir l’article de Louis-Gilles Francoeur : Développer une gestion hybride des réservoirs hydroquébécois.

    (3) https://pourunchoixeclaire.ca/2023/12/21/mariana-alves-pereira/

    (4) https://www.youtube.com/watch?v=cMSNvFCVgkU&ab_channel=FriendsAgainstWind

    (5) https://www.ledevoir.com/environnement/777995/environnement-quand-l-eolien-risque-de-menacer-des-especes-en-peril

    (6) https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2002257/urgence-eoliennes-projet-quebec-bouscule

    (7) https://www.revolution-energetique.com/avec-ses-18-mw-de-puissance-la-nouvelle-eolienne-la-plus-puissante-du-monde-est-entree-en-service/

    (8) https://www.windconcernsontario.ca/2023/04/14/infrasound-negative-consequences- for-human-health-says-scientist/ https://docs.wind-watch.org/Stony-Gap-Expert-Opinion-Laurie.pdf

    (9) https://www.cirano.qc.ca/fr/sommaires/2013s-45

    La lettre est paru également le 15 décembre 2024 à 04h00 ici : https://www.lenouvelliste.ca/opinions/parole-aux-lecteurs/2024/12/15/plus-de-regions-rurales-paisibles-FJBKOSNUIZETZA2X4TP3XXYREI/

  • Protégé : René Beaudoin : prenez un café

    Protégé : René Beaudoin : prenez un café

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  • La MRC de Mékinac contrainte à adopter un RCI amoindri

    La MRC de Mékinac contrainte à adopter un RCI amoindri

  • Le gouvernement met la MRC à genoux

    Le gouvernement met la MRC à genoux

  • L’exercice de la démocratie municipale dans toute sa splendeur

    L’exercice de la démocratie municipale dans toute sa splendeur

    Le Collectif Toujours Maîtres chez nous rappelle qu’à ce jour, plus de 4100 citoyens des MRC des Chenaux et de Mékinac ont signé une pétition contre le projet de la multinationale TES Canada. (Archives Le Soleil)

    Nous sommes habitués de voir nos élus municipaux défendre tout et son contraire lorsqu’il s’agit de promouvoir un dossier auquel ils tiennent. En ce sens, le collectif Toujours maîtres chez nous, de Mékinac-Des Chenaux, remercie le préfet de la MRC des Chenaux et maire de Saint-Narcisse, monsieur Guy Veillette, pour sa déclaration du 28 novembre dernier, devant une cinquantaine de personnes et en présence d’autres maires de la MRC, à l’effet que des pétitions sont utiles pour mesurer l’acceptabilité sociale d’un projet.


    Au cours de la soirée d’information sur le projet de réfection du barrage de Saint-Narcisse, le maire a félicité le citoyen Jean Baril de Saint-Narcisse pour sa participation au projet en ayant initié une pétition auprès des citoyens. Cette pétition a recueilli quelque 900 signatures contre le projet d’Hydro-Québec de vouloir démanteler la centrale hydroélectrique de Saint-Narcisse et démolir des équipements du barrage de Saint-Narcisse. Alors qu’il avait la pétition en main, le maire a déclaré: « C’est une preuve de la non-acceptabilité sociale du projet de démantèlement ».

    Quelle ne fut pas notre surprise de constater qu’une pétition est recevable pour faire foi de l’acceptabilité sociale d’un projet. Le collectif Toujours Maîtres chez nous tient à rappeler qu’à ce jour, plus de 4100 citoyens des MRC des Chenaux et de Mékinac ont signé une pétition contre le projet de la multinationale TES Canada de vouloir implanter sur leur territoire quelque 145 méga-éoliennes comme il n’en existe aucune autre au Québec en zone habitée et agricole.


    Or, si une pétition de 900 noms est recevable aux yeux des élus dans le dossier de la centrale de Saint-Narcisse, une pétition de plus de 4100 noms doit l’être tout autant dans le dossier de TES Canada. Le traitement à géométrie variable de la part des élus en ce qui a trait aux pétitions contre le projet de TES Canada démontre avec éloquence la manière dont s’exerce la démocratie municipale en Mauricie.

    Existerait-il deux classes de citoyens à Saint-Narcisse et dans les MRC Des Chenaux et de Mékinac ? Ceux dont les élus saluent publiquement l’initiative et ceux dont on veut taire les noms? Pourtant, avec plus de 4100 signataires contre le projet de TES Canada, nos élus auraient de quoi imiter le maire de Saint-Narcisse et tenir les pétitions dans leur main en déclarant à leur tour: Il n’y a pas d’acceptabilité sociale pour les éoliennes de TES Canada.

    Collectif Toujours Maîtres chez nous

    René Beaudoin, porte-parole pour le territoire des Chenaux

    Carole Neill, porte-parole pour le territoire de Mékinac

    La lettre a paru également ici : https://www.lenouvelliste.ca/opinions/parole-aux-lecteurs/2024/12/11/lexercice-de-la-democratie-municipale-dans-toute-sa-splendeur-7GFKLM5VYVC7JGRZUNJTWX2FHM/.

  • PL 69 : Une trahison de la volonté populaire

    PL 69 : Une trahison de la volonté populaire

    Martine Ouellet

    Le projet de loi 69, retardé sous prétexte des déclarations protectionnistes de Donald Trump, ne mérite pas d’être amendé ou ajusté.

    Il doit être retiré ou bloqué et déchiqueté, car il représente une trahison de la volonté collective des Québécoises et Québécois. En 1962, nous avons fait le choix historique de nationaliser l’électricité par élection référendaire. Aujourd’hui, le PL 69, poussé par la CAQ, constitue un véritable coup de force des lobbys contre la volonté démocratique.

    Sous couvert de transition énergétique et de pénurie d’électricité créée de toutes pièces, le PL 69 ouvre la porte à la privatisation massive de notre électricité, une ressource collective essentielle. Voici 6 mesures qui illustrent cette dérive.

    1. La privatisation par l’autoproduction, qui viendrait légaliser des projets illégaux comme celui de TES Canada/Power Corporation en Mauricie (800 MW d’éolien privé dédié à la production d’hydrogène, un pur gaspillage d’électricité).
    2. La privatisation de barrages publics jusqu’à 100 MW, un démantèlement progressif de notre patrimoine énergétique.
    3. La privatisation de la distribution d’électricité, un pilier de l’égalité d’accès à cette ressource vitale.
    4. privatisation par l’actionnariat, comme les projets Éolien des neiges et le 3 000 MW au Lac-Saint-Jean annoncé par Michael Sabia où Hydro-Québec est réduit au rôle d’actionnaire parmi d’autres.
    5. L’obligation pour Hydro-Québec de transporter l’électricité privée, dénaturant sa mission première.
    6. La légalisation des ventes entre entreprises privées, qui mettrait fin à l’idée même d’un réseau public intégré.

    Ces mesures ramèneraient le Québec à l’ère des fiefs privés d’électricité d’avant la Révolution tranquille, avec leurs inégalités et leurs abus. Elles compromettraient la survie même d’Hydro-Québec, une réussite incontestable sur les plans social, environnemental et économique.

    Le peuple québécois a toujours été clair : l’électricité est un bien collectif, au service de tous et gérée par Hydro-Québec, une société d’État. La privatisation rampante de la production éolienne a déjà coûté plus de 6 G$ aux consommateurs, selon l’IREC. Pourquoi continuer sur cette voie désastreuse ?

    Les oppositions peuvent bloquer le PL 69

    Les oppositions ont l’opportunité de bloquer la CAQ en flibustant le PL 69. Elles doivent se retrousser les manches et faire de l’obstruction systématique en commission parlementaire. Elles doivent également flibuster un 2e projet de loi, encore plus important, afin que la CAQ utilise son bâillon pour ce 2e projet de loi plutôt que pour le PL 69. Les oppositions doivent dire à la CAQ : Retirez le PL 69 si vous voulez que votre projet de loi préféré passe.

    Mobilisons-nous !

    Des manifestations sont organisées dimanche 8 décembre à 13 h pour faire entendre nos voix devant l’Assemblée nationale, à Chicoutimi, Shawinigan, Bécancour, St-Hyacinthe, Montréal ou Coaticook. Nous possédons la force collective de bloquer l’opération de dépossession sournoise auquel se livre la CAQ avec la complicité de Michael Sabia, expert en privatisation des services publics. L’électricité verte collective est la clé de la réussite de la justice climatique.

    Martine Ouellet

    Cheffe Climat Québec

    Ancienne ministre des Ressources naturelles

    Ancienne cadre d’Hydro-Québec

    SOURCE : climat.quebec

    Cette lettre est également paru ici : https://www.pressegauche.org/PL-69-Une-trahison-de-la-volonte-populaire

  • Encadrement réglementaire des éoliennes par les MRC et les municipalités

    Encadrement réglementaire des éoliennes par les MRC et les municipalités

    5 décembre 2024

    Webinaire du Ministère de l’Économie, de l’innovation et de l’énergie (MEIE)

    Julie Poulin, présentatrice est directrice du développement de l’électricité renouvelable au Ministère de l’Économie, de l’innovation et de l’énergie.

    Une série de 12 Webninaires initiée par le MEIE

    Réf.: https://www.youtube.com/watch?v=XlgB9Yk5bdA&list=PLhny8T0jNSZdgRvrCnwlGBVbDN23VQhhj&index=5


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  • Conférence de presse du 27 novembre 2024

    Conférence de presse du 27 novembre 2024

    27 novembre 2024

    Conférence de presse annonçant la création du collectif Toujours Maîtres chez nous.

    Société St Jean Baptiste de la Mauricie
    3239 Rue Papineau, Trois-Rivières, QC G8Z 1P4

    Vidéo facebook LIVE, gracieuseté de ‪@CPVSMDC‬



    Participants


    • Carole Neill
    • René Beaudoin
    • Normand Baudet
    • Martine Ouellette
    • Isabelle Blais
    • Pascal Paradis (En vidéo)
    • Patrick Gloutney
    • Jean-Pierre Finet
    • Pierre-Guy Sylvestre

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  • LES MÉDIOCRES ONT PRIS LE POUVOIR et conduisent le monde à sa perte

    LES MÉDIOCRES ONT PRIS LE POUVOIR et conduisent le monde à sa perte

    23 novembre 2024

    Alain DENEAULT est professeur de philosophie à l’Université de Moncton au Canada et directeur de programme au Collège international de philosophie à Paris. Il est l’auteur de « La médiocratie » et tout récemment « Faire Que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï » (Lux), mais également de plusieurs essais sur les multinationales et les souverainetés de complaisance.

    Dans cette interview par Olivier Berruyer, pour Élucid, Alain Deneault montre à quel point notre monde a basculé dans la médiocratie, un régime où les dérives politiques sont conduites par un extrême centre de plus en plus autoritaire. Cette philosophie mortifère a tout corrompu : le savoir, le langage, les liens collectifs, la créativité, et bientôt notre planète. Nous devons faire face à ce système, faire un pas de côté, et résister.

    Présentateur : Olivier Berruyer Production : Carla Costantini Monteur : Xavier de Capèle

    Réf.: https://www.youtube.com/watch?v=JJTHCGad25M


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  • Acceptabilité sociale et développement durable : qu’en est-il dans le développement de la filière éolienne?

    Acceptabilité sociale et développement durable : qu’en est-il dans le développement de la filière éolienne?

    Aujourd’hui, les Québécois ne veulent pas seulement être consultés pour des projets prévus se développer dans leur milieu de vie : ils veulent avoir leur mot à dire avant d’accepter de tels projets qui risquent d’impacter leur qualité de vie surtout quand, dès le départ, ces projets soulèvent leur lot d’inquiétudes. 

    C’est bien ce qui se passe actuellement avec le développement tous azimuts de la filière éolienne en milieu agricole dans lequel promoteurs et experts, sûrs de leur expertise, jugent que ces inquiétudes ne sont pas fondées. Cacher des informations avec l’appui tacite des élus locaux n’arrange en rien la situation. Pourtant, la Loi sur le développement durable du gouvernement du Québec adoptée en 2006 plaçait cette exigence au cœur de ses préoccupations.

    La loi sur le développement durable

    Adoptée en 2006, la Loi sur le développement durable place l’acceptabilité sociale au cœur du débat politique pour tout projet d’envergure au Québec, car sans consensus social, on ne saurait parler de développement durable. La stratégie gouvernementale de développement durable 2023-2028, adoptée le 2 juin 2023, confirme cette nécessité dans son orientation : Favoriser la participation de tous au développement durable du Québec. Le développement durable renvoie à un ensemble de valeurs duquel découlent plusieurs principes : le gouvernement du Québec en reconnait 16. Ces principes sont des orientations fondamentales qui devraient guider toute action qui s’inscrit dans le développement durable. Voici les cinq incontournables : 

    L’approche intégrée : prendre en compte l’ensemble des dimensions

    L’approche intégrée consiste à considérer tous les aspects économiques, environnementaux et sociaux dans la prise de décision. Cela signifie qu’il est nécessaire d’analyser les impacts potentiels d’un projet ou d’une politique dans tous ces domaines. 

    La participation citoyenne : impliquer les acteurs concernés

    La participation citoyenne est essentielle pour garantir la prise en compte des besoins et des préoccupations de la société. Les citoyens, les organisations non gouvernementales, les entreprises et les gouvernements doivent travailler ensemble pour promouvoir une prise de décision démocratique.

    La responsabilité partagée : agir ensemble pour le bien commun

    Le développement durable exige une responsabilité partagée entre gouvernements, entreprises, société civile et individus. 

    La précaution : prévenir d’éventuels risques

    Ce principe exige de prendre des mesures préventives surtout en absence de certitudes scientifiques. C’est une approche prudente pour protéger la santé des populations et de l’environnement.

    L’équité intergénérationnelle : préserver les opportunités pour les générations futures

    Il est essentiel de prendre des décisions qui préservent l’environnement, font la promotion de l’équité sociale et économique tout en garantissant un avenir viable pour tous.

    La politique énergétique (la transition énergétique)

    La politique énergétique du gouvernement du Québec vise à assurer la sécurité énergétique de la province tout en maintenant une certaine efficience économique. Elle prend aussi en compte les contraintes environnementales (réchauffement climatique; perte de biodiversité). Elle exige donc :

    une consommation d’énergie économe qui passe par une réduction de la facture énergétique dans le respect des contraintes environnementales; et surtout quelle soit partagée et acceptée (supportée) par l’ensemble de la société (acceptabilité sociale), le seul garant de sa réussite.

    En effet, l’énergie n’est pas une simple variable qui alimente un système technique, elle engage aussi des institutions (politiques, économiques, sociales) et des citoyens. C’est pourquoi le choix d’une source d’énergie est avant tout un choix de société. À ce titre, le cadre proposé et les objectifs poursuivis nous interpellent.

    Le développement éolien au Québec

    Est-il un mode de développement économique respectueux de l’environnement? Est-il réellement efficace en consommation énergétique, en consommation de ressources, en regard des émissions de carbone. Est-il socialement inclusif?

    Serait-il plutôt un mode de développement qui, sous prétexte d’une économie verte, perpétue la croissance économique tout en considérant que l’environnement continuera de fournir les services écologiques sur lesquels repose notre bien-être?

    Rappelons que le choix d’une source d’énergie est avant tout un choix de société! Force est de constater que la société québécoise fait les frais de la mise en place d’une énergie imposée le plus rapidement possible sans que nos dirigeants aient réellement étudié les rapports coûts/bénéfices ni mesuré, de manière indépendante, ses impacts cumulatifs sur notre santé, sur l’environnement, sur les valeurs du territoire. Pourtant ne risquons-nous pas, entre autres, de sacrifier un grand pan du territoire agricole, de perturber à long terme nos milieux de vie, de porter atteinte à la santé (la nôtre et celle des animaux) et à la biodiversité sous prétexte de les sauver? 

    L’acceptabilité sociale

    Étant donné l’apparente unanimité des dirigeants (gouvernement du Québec, MRC, municipalités, Hydro-Québec) sur la nécessité de développer l’énergie éolienne au plus vite, il est difficile pour bien des citoyens de s’y opposer ou même seulement de poser des questions sur sa pertinence, sur les coûts de son développement, sur la localisation des infrastructures ou sur les conséquences environnementales de son implantation. Tellement difficile que lorsque des questions viennent à être posées, elles le sont presque toujours du bout des lèvres.

    Pourtant, Il n’y a pas que les citoyens touchés de près qui y perdent, mais bien l’ensemble des Québécois. Le territoire est maintenant occupé par des industriels qui ont acquis des droits pour des décennies afin d’y développer leur filière, mais aussi afin de satisfaire l’appétit pécuniaire de leurs actionnaires. De plus, l’éolien va coûter cher aux citoyens du Québec, car son développement est avant tout financé de plusieurs manières par l’État: par les actions accréditives et autres avantages fiscaux, par l’obligation de rachat de l’électricité à prix fixe (que l’éolien produise ou non) et par l’installation du système de raccordement de la production éolienne au réseau de distribution d’Hydro-Québec. 

    Mais, il y a plus! Le coût risque d’être encore plus important au niveau social, car la mise en œuvre forcée du modèle de développement de cette filière oppose les citoyens entre eux : d’un côté ceux qui veulent bénéficier des redevances et de l’autre ceux qui veulent protéger leur milieu de vie. Cela amènera des tensions dans les relations sociales pour de nombreuses années partout dans les territoires visés, car, nulle part au Québec, personne n’aura plus la certitude que son droit à la qualité de vie sur ses terres sera respecté.

    C’est pourquoi l’acceptabilité sociale d’un tel projet est plus qu’une NÉCESSITÉ! Pour accepter un projet sur son territoire, la population s’attend à un jeu ouvert de la part des élus et des promoteurs : elle veut être respectée, elle veut être consultée, elle veut être écoutée, elle veut comprendre, elle veut conserver sa qualité de vie. Pour réussir, élus et promoteurs devront publier de l’information objective, organiser des séances d’information (pas des séances de promotion), rencontrer les résidents du secteur, écouter les commentaires, s’assurer que ces commentaires sont pris en compte, retourner consulter si nécessaire après que des modifications aient été apportées au projet initial, etc. Ce dialogue est incontournable à la compréhension des objections citoyennes et des contraintes mutuelles; le promoteur doit s’adapter au milieu et non l’inverse.

    S’imaginer que l’acceptabilité sociale d’un projet puisse se résumer à une simple résolution d’appui d’une municipalité et d’une MRC, relève d’un affront à l’idée même du développement durable. Hydro-Québec, le gouvernement, les MRC et les municipalités doivent retourner à la table à dessin s’ils souhaitent réellement partager les valeurs fondamentales d’une démocratie participative dans laquelle tout le monde aura la chance de partager ses réserves, mais aussi ses convictions.

    Jean-Pierre Ducruc

    René St-Louis

    Jules Bédard

    Jean-Marie Fortin

    Céline Dumas

    Pierrette Lauzière

    Diego Scalzo

    Martin Vaudreuil

    Pierre-Paul Leblanc

    Pascale Boislard

    Patrice Vaugeois

    Sylvie Jean

    Sylvain Pillenière

    Rachel Fahlman

    François Rousseau

    Michel Veilleux

    Marthe Tétreault

    Dany Drolet

    Myriam Normandin

    Victor Laforce

    Martine Bechtold

    Denise Gendron

    Stéphane Vincelette

    Sylvain Laplante

    Claude Charron

    Yvon Bouvette

    Christiane Bonneau

    Normand Amesse

    Cette lettre est parue ici : https://www.lanouvelle.net/lettres-dopinion/acceptabilite-sociale-et-developpement-durable-quen-est-il-dans-le-developpement-de-la-filiere-eolienne/