Depuis plus de deux ans, nos citoyens parlent.
Jamais notre territoire n’a connu une mobilisation citoyenne d’une telle ampleur. Réunions publiques, consultations, un sondage, quatre référendums, élections municipales: le verdict est constant, clair et sans appel. La population ne veut pas du projet de TES Canada.
Nos citoyens ne sont ni ignorants ni manipulés. Ils ont pris le temps de s’informer, de lire les documents, de comprendre les impacts réels de ce projet. Ils ont conclu, lucidement, que les sacrifices exigés de nos collectivités sont démesurés au regard des bénéfices annoncés. Ce projet privé fait peser des risques durables sur notre territoire, notre qualité de vie et l’avenir de l’énergie publique au Québec, sans offrir de garanties à la hauteur de ces risques.
La situation a franchi un seuil inacceptable.
Dans des documents officiels déposés au ministère de l’Environnement, TES Canada affirme que des municipalités auraient négocié des accords distincts. À notre connaissance, aucune municipalité n’a conclu de telles ententes. TES a d’ailleurs reconnu le 12 février dernier que de telles ententes n’existaient pas et qu’il aurait dû parler au «futur». Pire encore, des propos ont été faussement attribués à la préfète de Mékinac. Ces affirmations, non fondées, minent la confiance, brouillent le débat public et soulèvent de sérieuses questions sur la crédibilité du promoteur.
Plusieurs d’entre nous ont été élus avec un mandat explicite : mettre fin à ce projet. Quatre référendums et un sondage régional ont confirmé, noir sur blanc, la volonté populaire. Continuer malgré tout, c’est nier la démocratie municipale et traiter nos communautés comme de simples territoires d’implantation.
Nous refusons cette logique.
Nous refusons que l’on contourne la volonté citoyenne à coups de promesses, de compensations ou de stratégies de communication. Nous refusons qu’un promoteur privé dicte l’avenir de nos municipalités contre l’avis de ceux qui y vivent. Aujourd’hui, nous formons une coalition d’élus pour dire ce qui doit être dit clairement: ce projet n’a pas de légitimité sociale. Il n’y aura ni compromis, ni marchandage, ni passage en force.
Nous ferons respecter la voix de nos citoyens.
Et cette fois, ce non est définitif.
Signataires:
Michel Tremblay, maire de Hérouxville
Carole Neill, mairesse de Saint-Adelphe
André Carignan, maire de Saint-Séverin
Jean Goulet, maire de Saint-Tite
Claude Trudel, maire de Trois-Rives
Alain Richard, maire de Saint-Roch de Mékinac
Jean-Pierre Bordeleau, maire de Saint-Stanislas
Daniel Houle, maire de Saint-Luc de Vincennes
Alain Bouffard, maire de Batiscan
France Bédard, mairesse de Saint-Prosper
Hugo-Pierre Bellemare, maire de Sainte-Anne-de-la-Pérade
Gérard Bruneau, maire de Saint-Maurice
Conseillers municipaux:
Saint-Adelphe: Nicole Lemay, Jonathan St-Arnaud, Roman Pokorski, Nathalie Poirier, Laurie Fraser, Luc Bussières
Hérouxville: Isabelle Clément, Yvan Bordeleau, Luc Gervais, Hélène Gilbert, Eric Bouchard, Diane Jacob
Saint-Séverin: Josée Lebel, David Bouchard, Sarah Dehak
Saint-Tite: Serge Verreault, Alain Tousignant, Martin Massicotte, Émy Dessureault, Eric Chapdelaine, Jean Boulet
Lac-aux-Sables: Suzanne Béland
Notre-Dame-de-Montauban: Eugénette Morin
Trois-Rives: Jean Saint-Pierre, Andrée Marchand, André Bergeron, Dominique Julien
Saint-Roch-de-Mékinac: Andrée Mongrain, Josée Desdrell, Nicolas Gendron, Denis Charest
Saint-Prosper: Alain Gagnon, Monique Tremblay, Audrey Cossette, Pierre-Luc Gagnon, Patrice Moore, Christian Raby
Saint-Luc-de-Vincennes: Marcel Dupont, Roger Normandin, Jacques Lefebvre, Daniel Grand’Maison, Daniel Beaudoin
Saint-Stanislas: Dany Giroux, Lise Déry, Lorraine Boisvert, Dominique Cossette, Gregory Jacob, Michel Sanscartier
Saint-Narcisse: Michel Larivière
Saint-Maurice: Sophie Gagnon, Michel Beaumier, Stéphane Gagnon



Laisser un commentaire