Auteur/autrice : Gaston

  • Projet Mauricie de TES : chronique d’une catastrophe annoncée

    Projet Mauricie de TES : chronique d’une catastrophe annoncée

    Claude Charron

    Il y a un peu plus d’un an TES Canada, filiale de la multinationale belge TES, annonçait un projet de production d’hydrogène vert combinant hydro-électricité, énergie éolienne et solaire. Pour rendre le projet acceptable socialement les promoteurs insistent sur le fait qu’il s’agit d’un investissement exclusivement privé de $4 milliards. On s’aperçoit vite du contraire.

    Un bloc de 150 MW à bas prix provenant de notre richesse collective ferait l’envie de beaucoup d’entreprises d’ici, assorti de généreux crédits d’impôt fédéral et provincial, de crédits carbones, d’avantages fiscaux et autres mesures offertes aux grandes entreprises.

    D’autres fonds publics (Banque du Canada, Investissement Québec, Caisse de dépôt et placement du Québec (CPDQ)) pourraient éventuellement contribuer au projet. La présence de l’ex-président de la CPDQ parmi les membres de la direction de TES Canada s’avère heureuse pour une firme à la recherche d’investissements publics. Hydro-Québec va-t-il fournir encore plus de MW si l’usine énergivore vient à manquer d’énergie? Aucun projet de production d’hydrogène sur la planète ne verrait le jour sans un investissement massif de fonds publics.

    Très tôt également le projet a semé des doutes dans la communauté scientifique quant à sa pertinence et à son efficacité. Existe-t-il un réel besoin de produire ce genre de gaz  (méthane) au Québec? Les experts parlent d’un procédé compliqué, inefficace, énergivore et coûteux. L’utilisation d’un tel gaz pour chauffer les bâtiments ou déplacer le trafic lourd exigerait de trois à dix fois plus d’électricité que l’électrification directe.  Au moment où notre hydro-électricité est de plus en plus sollicitée et nos barrages à leur plus bas niveau un tel gaspillage d’énergie fait-t-il du sens?

    TES veut implanter un méga projet éolien de 800 MW pour ses besoins en énergie, mais prévoit en vendre une partie à Hydro-Québec pendant les froids d’hiver. À quel prix? Depuis 25 ans Hydro-Québec achète de l’énergie éolienne à des firmes privées, mais toujours à perte, comme pour l’hydrogène aucun promoteur éolien ne survivrait sans perfusion de fonds publics. De sorte que les consommateurs québécois vont financer la production éolienne et la production d’hydrogène de TES soit par des hausses tarifaires et/ou par une baisse des dividendes au Trésor public. Nous sommes en présence d’un double scandale financier.

    Outre les surcoûts anticipés du projet de TES, la majorité des projets éoliens en milieu habité rencontrent une forte opposition créant dans les communautés une division sociale qui impacte sévèrement voisins, familles, amis, commerces, organismes, élus, agriculteurs; tous s’affrontent dans un climat anxiogène et délétère.

    D’un milieu rural paisible, les riverains qui se sont fait enfoncés dans la gorge un projet dont ils ne voulaient pas se retrouvent soudainement en zone industrielle. Désabusés, ils font le bilan de leurs pertes : leurs paysages patrimoniaux, leur quiétude, le patrimoine familial amputé, des liens sociaux brisés et la perte de confiance dans le processus démocratique.

    M. Fitzgibbon, ex-ministre de l’Économie et de l’Énergie a qualifié le projet Mauricie de « magique ». En effet ce projet a tout d’une illusion, d’un tour de passe-passe orchestré par des professionnels de détournement légal de fonds publics. Comment expliquer la « disparition » comme par magie de cet âpre défenseur du projet? Pourquoi l’accès aux élus, députés et ministres, est-il devenu si difficile pour les citoyens qui réclament des réponses? M. Éric Gauthier, directeur-général de TES dit vouloir éduquer la population, mais pour l’instant c’est la société civile qui joue le rôle d’éducateur dans ce dossier.

    TES Canada a promis un projet entièrement privé, c’est faux; il a promis l’acceptabilité sociale, il s’en éloigne de plus en plus. Il promet maintenant des retombées économiques de 5,6 milliards $ qui sont, en fait, le montant des dépenses qui seraient épongées principalement par les contribuables par, nous l’avons vu, une palette impressionnante de subventions et crédits de toutes sortes.

     À l’instar de Total Énergies, 4e plus grosse firme énergétique au monde qui, pour des raisons de technologie mal adaptée, a abandonné son méga projet pilote d’hydrogène vert dans le sud de la France, TES  doit également abandonner son projet Mauricie qui présente les mêmes faiblesses.* Le projet Mauricie a tout d’un éléphant blanc: un méga projet d’infrastructures qui s’avère plus coûteux que bénéfique et dont l’exploitation devient un fardeau financier.

    Il subsiste encore aujourd’hui au Québec ce relent historique qui fait en sorte qu’on laisse des gens pour qui le profit est le motif principal décider de ce qui est bon pour nous.

    Le projet Mauricie de TES est un plan affairiste qui gaspille nos précieuses ressources énergétiques et financières au détriment de la sobre transition énergétique recherchée.

    Au nom de l’intérêt public ce projet doit être abandonné rapidement afin de limiter les dégâts. Les citoyens de la Mauricie ont hâte de retrouver leur quiétude, leurs familles et leurs amis tout en restant ouverts à des projets rassembleurs.

    Claude Charron, comité des riverains des éoliennes de l’Érable (CRÉÉ)

    Membre des organismes Vent d’Élus (ventdelus.ca)

    Pour un choix éclairé dans Nicolet-Yamaska (PCÉNY)

    Regroupement Vigilance Énergie Québec (RVÉQ)

    La lettre a paru également ici : https://www.lautjournal.info/20241220/projet-mauricie-de-tes-chronique-dune-catastrophe-annoncee.

  • Lettre à M.Michael Sabia, président-directeur générald’Hydro-Québec (HQ)

    Lettre à M.Michael Sabia, président-directeur générald’Hydro-Québec (HQ)

    Claude Charron

    Nous avons au Québec, au cours des 25 dernières années, à l’intérieur d’un processus souffrant d’un lourd déficit démocratique, répondu aux demandes et besoins des promoteurs privés de l’éolien et de leurs actionnaires, à très, très fort coût, en dollars et en douleurs. Au nom de la justice sociale, par équité et par respect des principes fondamentaux de la loi sur le développement durable il est maintenant temps de répondre aux besoins de la population rurale, véritable gardienne du territoire.

    Objet : Acceptabilité sociale et éolien industriel en milieu habité et cultivable

    Monsieur Sabia,

    M.Thierry Vandal, ex-pdg d‘Hydro-Québec, a dénoncé les décrets gouvernementaux qui obligeaient HQ à acheter, au privé et à un coût prohibitif, de l’énergie éolienne dont elle n’avait pas besoin.

    M.Eric Martel, ex-pdg d’Hydro-Québec, a dénoncé le projet Apuiat sur la Côte-Nord comme étant inutile et allant générer des pertes de $200 millions sur une période de 20 ans. La CAQ, alors dans l’opposition, abonde dans le même sens mais une fois au pouvoir cède devant le puissant lobby éolien et autorise le projet.

    Mme Sophie Brochu, ex-pdg d’Hydro-Québec, a dénoncé le Dollarama de l’énergie et la création d’une pénurie artificielle d’énergie électrique bradée à vil prix à des firmes étrangères énergivores au détriment des entreprises québécoises.

    Avec pour résultat que l’aventure éolienne encouragée par nos gouvernements successifs a assujetti notre société-mère aux aléas de politiciens non-experts n’agissant pas dans l’intérêt public. Une aventure chaotique qui, depuis le deuxième appel d’offres de 2000 MW en 2008, aura généré des pertes de plus de $9 milliards (incluant le cadeau de $2.7 milliards aux promoteurs privés pour le câblage, les sous-stations et les pylônes) et une projection de $25 milliards de pertes à terme en 2042. À cela s’ajoutent les projets éoliens de gré à gré, de la Seigneurie de Beaupré et des 5-6 ièmes appels d’offres, tous déficitaires, dont la dernière retenue au printemps 2024 de contrats pour un approvisionnement de 1550 MW d’énergie éolienne qui générera des pertes d’au moins $150 millions/année.

    Mais il y a pire. Outre les surcoûts liés à la filière éolienne, la majorité des projets en milieu habité rencontrent une forte opposition créant dans les communautés une division sociale qui impacte sévèrement voisins, familles, amis, commerces, organismes, élus, agriculteurs ; tous s’affrontent dans un climat anxiogène et délétère. D’un milieu rural paisible les riverains qui se sont fait enfoncer dans la gorge un projet dont ils ne voulaient pas se retrouvent soudainement en zone industrielle, meurtris et désabusés ; ils ont perdu leur cadre de vie, leur quiétude, une partie de leur patrimoine familial, des liens sociaux indispensables et leur confiance dans le processus démocratique.

    Loin de s’améliorer la situation se détériore alors que le gouvernement actuel renchérit en voulant accélérer la mise en chantier de 10,000 MW d’énergie éolienne supplémentaire qui miteraient le territoire de façon irréversible. De la frontière américaine à la Gaspésie en passant par la Montérégie, le Centre-du-Québec, la Beauce et le Bas-Saint-Laurent, une ligne continue d’éoliennes plus hautes que la place Ville-Marie est en voie de surgir au milieu de milliers de kilomètres de nouvelles lignes de transport prévues pour acheminer cette énergie. Une cicatrice indélébile dans le paysage et dans le cœur des gens. La Belle Province livrée aux gens d’affaires.

    Récemment, vous avez annoncé que dorénavant Hydro-Québec serait maître d’œuvre du développement éolien et qu’un projet de 3000 MW verrait le jour dans les territoires non organisés du Moyen-Nord québécois. Vous dites vouloir, en plus de faire des économies d’échelle, rechercher « la nécessaire acceptabilité sociale » qui fait défaut ailleurs au Québec.

    En ce sens :

    • Étant donné l’effet cumulatif des impacts négatifs générés par les éoliennes industrielles de plus en plus imposantes et puissantes (division sociale, pollution visuelle et sonore, dévaluation marchande, risques sanitaires, etc)
    • Étant donné le pacte gouvernement-promoteur-municipalité qui étend sa domination sur le citoyen en multipliant les manœuvres pour l’empêcher d’exercer son droit fondamental d’exprimer son choix sur la pertinence ou non de ces projets

    Nous demandons donc à Hydro-Québec :

    • De surseoir à tout nouveau projet éolien en territoire habité et cultivable sous toutes ses formes, soit par appel d’offres, de gré à gré, de type privé-public, communautaire, nationalisé ou autre.
    • • D’exercer son rôle de maître d’oeuvre en excluant tout intermédiaire privé dans le développement de tout nouveau projet éolien en territoire non organisé
    • • De revendiquer son expertise dans le secteur énergétique et de continuer à se questionner sur l’opportunité ou non de développer de nouveaux méga projets éoliens non seulement d’un point de vue économique, social et environnemental mais également dans une perspective de fiabilité et de sécurité du réseau
    • • De favoriser et d’encourager un débat national sur les besoins du Québec en énergie dans le cadre d’une transition énergétique qui tient compte des aspirations et des valeurs des citoyens.

    Nous avons au Québec, au cours des 25 dernières années, à l’intérieur d’un processus souffrant d’un lourd déficit démocratique, répondu aux demandes et besoins des promoteurs privés de l’éolien et de leurs actionnaires, à très, très fort coût, en dollars et en douleurs. Au nom de la justice sociale, par équité et par respect des principes fondamentaux de la loi sur le développement durable il est maintenant temps de répondre aux besoins de la population rurale, véritable gardienne du territoire.

    « Le territoire est habité de façon extensive ce qui ne permet pas d’éloigner suffisamment les éoliennes des routes et des habitations. » BAPE 267, Conclusion, page 110

    Claude Charron, comité des riverains des éoliennes de l’Érable (CRÉÉ)

    La lettre a paru également ici : https://www.pressegauche.org/Lettre-a-M-Michael-Sabia-president-directeur-generald-Hydro-Quebec-HQ.

  • Plus de régions rurales paisibles…

    Plus de régions rurales paisibles…

    Par Carrefour des lecteurs

    Claude Rochon

    «Tant pis pour la quiétude, la beauté naturelle des lieux, la qualité de vie et pour une perte considérable dans la valeur des propriétés de ceux qui devront endurer leur proximité», écrit l’auteur de cette lettre concernant les éoliennes. (123RF)

    Paroles aux lecteurs / Le silence n’existe plus.


    Des couchers de soleil obstrués et des paysages défigurés.

    Des nuits où les étoiles sont remplacées par des lumières rouges clignotantes.


    Des oiseaux et des insectes broyés.

    Des bêtes en liberté qui fuient par instinct.

    Des no man’s land et des régions dévitalisées.

    À proximité, plusieurs humains, qui ne dorment presque plus,

    pendant que la planète bouleversée proteste.

    Plus d’endroit où les humains pourront s’établir dans les régions rurales sans craindre d’être bientôt entourés par ces voisins tapageurs et peu recommandables. Les affairistes veulent envahir à toute vitesse nos campagnes avec de nombreuses éoliennes plus hautes que les 42 étages de la Place Ville-Marie (6). Voilà un avenir très imminent au sein d’une vingtaine de régions rurales les plus habitées du Québec (1).


    Tant pis pour la quiétude, la beauté naturelle des lieux, la qualité de vie et pour une perte considérable dans la valeur des propriétés de ceux qui devront endurer leur proximité. Pour demain, des toiles d’araignée pour transporter cette énergie développée sans un plan précis.

    Notre société d’État sera fractionnée, ce qui entraînera à long terme une gestion efficace pratiquement impossible. Les profits de l’énergie du vent, du soleil et de nos rivières enrichiront des multinationales plutôt que l’ensemble des Québécois. Il y aura des pertes de superficie au sein du minuscule 2 % de territoire dédié à l’agriculture.

    Tout cela, financé par les grandes banques, à même les économies des citoyens qui ne peuvent véritablement se prononcer ou qui auront à peine le temps d’en prendre conscience.

    Le principe de l’acceptabilité sociale a tellement été dilué qu’il est devenu un leurre. Les MRC refusent de faire des référendums, car comme quelques propriétaires terriens, leur jugement est embrouillé par la convoitise monétaire. Quelques élus sont ainsi aveuglés et prêts à céder de nombreuses servitudes renouvelables sur d’immenses territoires. Ils sacrifient ainsi un riche milieu de vie et un grand potentiel récréotouristique, entraînant, pour plusieurs générations, de lourds handicaps sur leur développement futur. De nombreux «No man’s land» ou des zones dévitalisées et peu convoitées seront ainsi créés par ces immenses tours dont les dimensions augmentent sans cesse (7).


    Les dirigeants culpabilisent ceux qui s’opposent en dressant l’argument de la nécessaire transition énergétique. Les opposants ne sont pas contre les éoliennes mais contre leur construction au beau milieu des zones les plus densément peuplées. Pourtant, notre société d’État, au lieu d’être ainsi dépossédée de son rôle, pourrait facilement construire ces éoliennes le long des grands barrages. Elle aurait, selon des experts, la possibilité d’y produire neuf fois l’électricité nécessaire au Québec pour les dix prochaines années (2). En bonus, cette région est très venteuse et possède déjà des corridors de transport de l’énergie produite.

    Alors que notre gouvernement fonce à toute vitesse sans consulter les experts et la population, plusieurs pays expriment des inquiétudes et des regrets en rapport avec cette technologie prétendue verte. Ils font déjà le constat que cette forme d’énergie en nécessite une autre en parallèle pour compenser sa grande instabilité. Son rendement tourne autour de 30 % de la capacité. La courte durée de vie des éoliennes justifie de plus en plus difficilement les dépenses et les conséquences. Les coûts de leur entretien et de leur démolition sont énormes. Sans les généreuses subventions payées par les contribuables, seraient-elles rentables? Particulièrement en période de surplus, une gestion efficace de l’énergie est d’autant plus compliquée quand une partie des ressources est contrôlée par une société d’État et que l’autre appartient à des investisseurs privés protégés par leurs contrats.

    Même si au Québec, jusqu’à tout récemment, nous avions déjà plusieurs éoliennes dans des régions plus éloignées, il y avait peu de résidents près de ces tours et peu d’élevages d’animaux y étaient présents. Dans le monde, de nombreux témoignages souvent ignorés ou peu étudiés, nous confrontent avec des effets nocifs occasionnés par ces génératrices géantes. Les risques reliés aux infrasons sont particulièrement mentionnés. Ces sons, que nos oreilles n’entendent pas mais que notre corps ressent, peuvent être mesurés sur une quinzaine de kilomètres (3).

    Les promoteurs disent que les maux observés sont des maladies psychosomatiques. Pourtant d’importants problèmes concernant les animaux d’élevage sont très souvent mentionnés (maux et décès plus fréquents, naissances avortées, baisse de production laitière, comportements anormaux etc.) (4). Par ailleurs, une étude du MELCCFP rappelle que les caribous s’éloignent instinctivement des éoliennes sur une distance d’environ 4 kilomètres (5). Également, plusieurs animaux, qui utilisent les infrasons pour se guider et communiquer, pourraient être déroutés ou perturbés. Ce serait le cas entre autres pour les mammifères marins, les éléphants, les chauves-souris, les abeilles et même les vers de terre.

    Plusieurs maladies humaines risquent aussi d’être amplifiées. En plus du sommeil perturbé de plusieurs citoyens, plusieurs problèmes sont mentionnés (fatigue constante, maux de tête, difficulté à se concentrer, détresse psychologique, augmentation des maux chroniques etc.) (8). Ainsi, certains médecins recommandent aux femmes enceintes et aux personnes atteintes de maladies cardiovasculaires de s’éloigner des éoliennes.

    Un principe de précaution s’imposerait. Après une augmentation de 50 % en six ans, les dépenses en santé vont atteindre 60 milliards en 2024. D’ici quelques années, selon les données de l’Institut canadien d’information en santé (ICIS) et une projection faite en 2013, elles pourraient représenter 68,9 % des revenus totaux du gouvernement du Québec (9). Ajoutés au vieillissement de la population, les nombreux maux apparemment reliés aux éoliennes pourraient rendre les coûts en santé incontrôlables.

    Il serait pourtant tellement facile de faire autrement tout en restant maîtres de notre énergie.

    Claude Rochon, résident de Mékinac


    RÉFÉRENCES:

    (1) Territoires concernés : Nicolet-Yamaska, Drummond, Bécancour, Arthabaska, Lotbinière, de l’Érable, des Appalaches, Beauharnois-Salaberry, des Sources, Napierville, des Maskoutains, Coaticook, des Etchemins, Kamouraska, Mékinac, Des Chenaux, Côte-de-Beaupré, Bellechasse, Marguerite d’Youville, Côte-Nord, Maskinongé, Fjord-du-Saguenay.

    (2) Voir l’article de Louis-Gilles Francoeur : Développer une gestion hybride des réservoirs hydroquébécois.

    (3) https://pourunchoixeclaire.ca/2023/12/21/mariana-alves-pereira/

    (4) https://www.youtube.com/watch?v=cMSNvFCVgkU&ab_channel=FriendsAgainstWind

    (5) https://www.ledevoir.com/environnement/777995/environnement-quand-l-eolien-risque-de-menacer-des-especes-en-peril

    (6) https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2002257/urgence-eoliennes-projet-quebec-bouscule

    (7) https://www.revolution-energetique.com/avec-ses-18-mw-de-puissance-la-nouvelle-eolienne-la-plus-puissante-du-monde-est-entree-en-service/

    (8) https://www.windconcernsontario.ca/2023/04/14/infrasound-negative-consequences- for-human-health-says-scientist/ https://docs.wind-watch.org/Stony-Gap-Expert-Opinion-Laurie.pdf

    (9) https://www.cirano.qc.ca/fr/sommaires/2013s-45

    La lettre est paru également le 15 décembre 2024 à 04h00 ici : https://www.lenouvelliste.ca/opinions/parole-aux-lecteurs/2024/12/15/plus-de-regions-rurales-paisibles-FJBKOSNUIZETZA2X4TP3XXYREI/

  • Protégé : René Beaudoin : prenez un café

    Protégé : René Beaudoin : prenez un café

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  • La MRC de Mékinac contrainte à adopter un RCI amoindri

    La MRC de Mékinac contrainte à adopter un RCI amoindri

  • Le gouvernement met la MRC à genoux

    Le gouvernement met la MRC à genoux

  • L’exercice de la démocratie municipale dans toute sa splendeur

    L’exercice de la démocratie municipale dans toute sa splendeur

    Le Collectif Toujours Maîtres chez nous rappelle qu’à ce jour, plus de 4100 citoyens des MRC des Chenaux et de Mékinac ont signé une pétition contre le projet de la multinationale TES Canada. (Archives Le Soleil)

    Nous sommes habitués de voir nos élus municipaux défendre tout et son contraire lorsqu’il s’agit de promouvoir un dossier auquel ils tiennent. En ce sens, le collectif Toujours maîtres chez nous, de Mékinac-Des Chenaux, remercie le préfet de la MRC des Chenaux et maire de Saint-Narcisse, monsieur Guy Veillette, pour sa déclaration du 28 novembre dernier, devant une cinquantaine de personnes et en présence d’autres maires de la MRC, à l’effet que des pétitions sont utiles pour mesurer l’acceptabilité sociale d’un projet.


    Au cours de la soirée d’information sur le projet de réfection du barrage de Saint-Narcisse, le maire a félicité le citoyen Jean Baril de Saint-Narcisse pour sa participation au projet en ayant initié une pétition auprès des citoyens. Cette pétition a recueilli quelque 900 signatures contre le projet d’Hydro-Québec de vouloir démanteler la centrale hydroélectrique de Saint-Narcisse et démolir des équipements du barrage de Saint-Narcisse. Alors qu’il avait la pétition en main, le maire a déclaré: « C’est une preuve de la non-acceptabilité sociale du projet de démantèlement ».

    Quelle ne fut pas notre surprise de constater qu’une pétition est recevable pour faire foi de l’acceptabilité sociale d’un projet. Le collectif Toujours Maîtres chez nous tient à rappeler qu’à ce jour, plus de 4100 citoyens des MRC des Chenaux et de Mékinac ont signé une pétition contre le projet de la multinationale TES Canada de vouloir implanter sur leur territoire quelque 145 méga-éoliennes comme il n’en existe aucune autre au Québec en zone habitée et agricole.


    Or, si une pétition de 900 noms est recevable aux yeux des élus dans le dossier de la centrale de Saint-Narcisse, une pétition de plus de 4100 noms doit l’être tout autant dans le dossier de TES Canada. Le traitement à géométrie variable de la part des élus en ce qui a trait aux pétitions contre le projet de TES Canada démontre avec éloquence la manière dont s’exerce la démocratie municipale en Mauricie.

    Existerait-il deux classes de citoyens à Saint-Narcisse et dans les MRC Des Chenaux et de Mékinac ? Ceux dont les élus saluent publiquement l’initiative et ceux dont on veut taire les noms? Pourtant, avec plus de 4100 signataires contre le projet de TES Canada, nos élus auraient de quoi imiter le maire de Saint-Narcisse et tenir les pétitions dans leur main en déclarant à leur tour: Il n’y a pas d’acceptabilité sociale pour les éoliennes de TES Canada.

    Collectif Toujours Maîtres chez nous

    René Beaudoin, porte-parole pour le territoire des Chenaux

    Carole Neill, porte-parole pour le territoire de Mékinac

    La lettre a paru également ici : https://www.lenouvelliste.ca/opinions/parole-aux-lecteurs/2024/12/11/lexercice-de-la-democratie-municipale-dans-toute-sa-splendeur-7GFKLM5VYVC7JGRZUNJTWX2FHM/.

  • PL 69 : Une trahison de la volonté populaire

    PL 69 : Une trahison de la volonté populaire

    Martine Ouellet

    Le projet de loi 69, retardé sous prétexte des déclarations protectionnistes de Donald Trump, ne mérite pas d’être amendé ou ajusté.

    Il doit être retiré ou bloqué et déchiqueté, car il représente une trahison de la volonté collective des Québécoises et Québécois. En 1962, nous avons fait le choix historique de nationaliser l’électricité par élection référendaire. Aujourd’hui, le PL 69, poussé par la CAQ, constitue un véritable coup de force des lobbys contre la volonté démocratique.

    Sous couvert de transition énergétique et de pénurie d’électricité créée de toutes pièces, le PL 69 ouvre la porte à la privatisation massive de notre électricité, une ressource collective essentielle. Voici 6 mesures qui illustrent cette dérive.

    1. La privatisation par l’autoproduction, qui viendrait légaliser des projets illégaux comme celui de TES Canada/Power Corporation en Mauricie (800 MW d’éolien privé dédié à la production d’hydrogène, un pur gaspillage d’électricité).
    2. La privatisation de barrages publics jusqu’à 100 MW, un démantèlement progressif de notre patrimoine énergétique.
    3. La privatisation de la distribution d’électricité, un pilier de l’égalité d’accès à cette ressource vitale.
    4. privatisation par l’actionnariat, comme les projets Éolien des neiges et le 3 000 MW au Lac-Saint-Jean annoncé par Michael Sabia où Hydro-Québec est réduit au rôle d’actionnaire parmi d’autres.
    5. L’obligation pour Hydro-Québec de transporter l’électricité privée, dénaturant sa mission première.
    6. La légalisation des ventes entre entreprises privées, qui mettrait fin à l’idée même d’un réseau public intégré.

    Ces mesures ramèneraient le Québec à l’ère des fiefs privés d’électricité d’avant la Révolution tranquille, avec leurs inégalités et leurs abus. Elles compromettraient la survie même d’Hydro-Québec, une réussite incontestable sur les plans social, environnemental et économique.

    Le peuple québécois a toujours été clair : l’électricité est un bien collectif, au service de tous et gérée par Hydro-Québec, une société d’État. La privatisation rampante de la production éolienne a déjà coûté plus de 6 G$ aux consommateurs, selon l’IREC. Pourquoi continuer sur cette voie désastreuse ?

    Les oppositions peuvent bloquer le PL 69

    Les oppositions ont l’opportunité de bloquer la CAQ en flibustant le PL 69. Elles doivent se retrousser les manches et faire de l’obstruction systématique en commission parlementaire. Elles doivent également flibuster un 2e projet de loi, encore plus important, afin que la CAQ utilise son bâillon pour ce 2e projet de loi plutôt que pour le PL 69. Les oppositions doivent dire à la CAQ : Retirez le PL 69 si vous voulez que votre projet de loi préféré passe.

    Mobilisons-nous !

    Des manifestations sont organisées dimanche 8 décembre à 13 h pour faire entendre nos voix devant l’Assemblée nationale, à Chicoutimi, Shawinigan, Bécancour, St-Hyacinthe, Montréal ou Coaticook. Nous possédons la force collective de bloquer l’opération de dépossession sournoise auquel se livre la CAQ avec la complicité de Michael Sabia, expert en privatisation des services publics. L’électricité verte collective est la clé de la réussite de la justice climatique.

    Martine Ouellet

    Cheffe Climat Québec

    Ancienne ministre des Ressources naturelles

    Ancienne cadre d’Hydro-Québec

    SOURCE : climat.quebec

    Cette lettre est également paru ici : https://www.pressegauche.org/PL-69-Une-trahison-de-la-volonte-populaire

  • Encadrement réglementaire des éoliennes par les MRC et les municipalités

    Encadrement réglementaire des éoliennes par les MRC et les municipalités

    5 décembre 2024

    Webinaire du Ministère de l’Économie, de l’innovation et de l’énergie (MEIE)

    Julie Poulin, présentatrice est directrice du développement de l’électricité renouvelable au Ministère de l’Économie, de l’innovation et de l’énergie.

    Une série de 12 Webninaires initiée par le MEIE

    Réf.: https://www.youtube.com/watch?v=XlgB9Yk5bdA&list=PLhny8T0jNSZdgRvrCnwlGBVbDN23VQhhj&index=5


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  • Conférence de presse du 27 novembre 2024

    Conférence de presse du 27 novembre 2024

    27 novembre 2024

    Conférence de presse annonçant la création du collectif Toujours Maîtres chez nous.

    Société St Jean Baptiste de la Mauricie
    3239 Rue Papineau, Trois-Rivières, QC G8Z 1P4

    Vidéo facebook LIVE, gracieuseté de ‪@CPVSMDC‬



    Participants


    • Carole Neill
    • René Beaudoin
    • Normand Baudet
    • Martine Ouellette
    • Isabelle Blais
    • Pascal Paradis (En vidéo)
    • Patrick Gloutney
    • Jean-Pierre Finet
    • Pierre-Guy Sylvestre

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  • LES MÉDIOCRES ONT PRIS LE POUVOIR et conduisent le monde à sa perte

    LES MÉDIOCRES ONT PRIS LE POUVOIR et conduisent le monde à sa perte

    23 novembre 2024

    Alain DENEAULT est professeur de philosophie à l’Université de Moncton au Canada et directeur de programme au Collège international de philosophie à Paris. Il est l’auteur de « La médiocratie » et tout récemment « Faire Que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï » (Lux), mais également de plusieurs essais sur les multinationales et les souverainetés de complaisance.

    Dans cette interview par Olivier Berruyer, pour Élucid, Alain Deneault montre à quel point notre monde a basculé dans la médiocratie, un régime où les dérives politiques sont conduites par un extrême centre de plus en plus autoritaire. Cette philosophie mortifère a tout corrompu : le savoir, le langage, les liens collectifs, la créativité, et bientôt notre planète. Nous devons faire face à ce système, faire un pas de côté, et résister.

    Présentateur : Olivier Berruyer Production : Carla Costantini Monteur : Xavier de Capèle

    Réf.: https://www.youtube.com/watch?v=JJTHCGad25M


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  • Acceptabilité sociale et développement durable : qu’en est-il dans le développement de la filière éolienne?

    Acceptabilité sociale et développement durable : qu’en est-il dans le développement de la filière éolienne?

    Aujourd’hui, les Québécois ne veulent pas seulement être consultés pour des projets prévus se développer dans leur milieu de vie : ils veulent avoir leur mot à dire avant d’accepter de tels projets qui risquent d’impacter leur qualité de vie surtout quand, dès le départ, ces projets soulèvent leur lot d’inquiétudes. 

    C’est bien ce qui se passe actuellement avec le développement tous azimuts de la filière éolienne en milieu agricole dans lequel promoteurs et experts, sûrs de leur expertise, jugent que ces inquiétudes ne sont pas fondées. Cacher des informations avec l’appui tacite des élus locaux n’arrange en rien la situation. Pourtant, la Loi sur le développement durable du gouvernement du Québec adoptée en 2006 plaçait cette exigence au cœur de ses préoccupations.

    La loi sur le développement durable

    Adoptée en 2006, la Loi sur le développement durable place l’acceptabilité sociale au cœur du débat politique pour tout projet d’envergure au Québec, car sans consensus social, on ne saurait parler de développement durable. La stratégie gouvernementale de développement durable 2023-2028, adoptée le 2 juin 2023, confirme cette nécessité dans son orientation : Favoriser la participation de tous au développement durable du Québec. Le développement durable renvoie à un ensemble de valeurs duquel découlent plusieurs principes : le gouvernement du Québec en reconnait 16. Ces principes sont des orientations fondamentales qui devraient guider toute action qui s’inscrit dans le développement durable. Voici les cinq incontournables : 

    L’approche intégrée : prendre en compte l’ensemble des dimensions

    L’approche intégrée consiste à considérer tous les aspects économiques, environnementaux et sociaux dans la prise de décision. Cela signifie qu’il est nécessaire d’analyser les impacts potentiels d’un projet ou d’une politique dans tous ces domaines. 

    La participation citoyenne : impliquer les acteurs concernés

    La participation citoyenne est essentielle pour garantir la prise en compte des besoins et des préoccupations de la société. Les citoyens, les organisations non gouvernementales, les entreprises et les gouvernements doivent travailler ensemble pour promouvoir une prise de décision démocratique.

    La responsabilité partagée : agir ensemble pour le bien commun

    Le développement durable exige une responsabilité partagée entre gouvernements, entreprises, société civile et individus. 

    La précaution : prévenir d’éventuels risques

    Ce principe exige de prendre des mesures préventives surtout en absence de certitudes scientifiques. C’est une approche prudente pour protéger la santé des populations et de l’environnement.

    L’équité intergénérationnelle : préserver les opportunités pour les générations futures

    Il est essentiel de prendre des décisions qui préservent l’environnement, font la promotion de l’équité sociale et économique tout en garantissant un avenir viable pour tous.

    La politique énergétique (la transition énergétique)

    La politique énergétique du gouvernement du Québec vise à assurer la sécurité énergétique de la province tout en maintenant une certaine efficience économique. Elle prend aussi en compte les contraintes environnementales (réchauffement climatique; perte de biodiversité). Elle exige donc :

    une consommation d’énergie économe qui passe par une réduction de la facture énergétique dans le respect des contraintes environnementales; et surtout quelle soit partagée et acceptée (supportée) par l’ensemble de la société (acceptabilité sociale), le seul garant de sa réussite.

    En effet, l’énergie n’est pas une simple variable qui alimente un système technique, elle engage aussi des institutions (politiques, économiques, sociales) et des citoyens. C’est pourquoi le choix d’une source d’énergie est avant tout un choix de société. À ce titre, le cadre proposé et les objectifs poursuivis nous interpellent.

    Le développement éolien au Québec

    Est-il un mode de développement économique respectueux de l’environnement? Est-il réellement efficace en consommation énergétique, en consommation de ressources, en regard des émissions de carbone. Est-il socialement inclusif?

    Serait-il plutôt un mode de développement qui, sous prétexte d’une économie verte, perpétue la croissance économique tout en considérant que l’environnement continuera de fournir les services écologiques sur lesquels repose notre bien-être?

    Rappelons que le choix d’une source d’énergie est avant tout un choix de société! Force est de constater que la société québécoise fait les frais de la mise en place d’une énergie imposée le plus rapidement possible sans que nos dirigeants aient réellement étudié les rapports coûts/bénéfices ni mesuré, de manière indépendante, ses impacts cumulatifs sur notre santé, sur l’environnement, sur les valeurs du territoire. Pourtant ne risquons-nous pas, entre autres, de sacrifier un grand pan du territoire agricole, de perturber à long terme nos milieux de vie, de porter atteinte à la santé (la nôtre et celle des animaux) et à la biodiversité sous prétexte de les sauver? 

    L’acceptabilité sociale

    Étant donné l’apparente unanimité des dirigeants (gouvernement du Québec, MRC, municipalités, Hydro-Québec) sur la nécessité de développer l’énergie éolienne au plus vite, il est difficile pour bien des citoyens de s’y opposer ou même seulement de poser des questions sur sa pertinence, sur les coûts de son développement, sur la localisation des infrastructures ou sur les conséquences environnementales de son implantation. Tellement difficile que lorsque des questions viennent à être posées, elles le sont presque toujours du bout des lèvres.

    Pourtant, Il n’y a pas que les citoyens touchés de près qui y perdent, mais bien l’ensemble des Québécois. Le territoire est maintenant occupé par des industriels qui ont acquis des droits pour des décennies afin d’y développer leur filière, mais aussi afin de satisfaire l’appétit pécuniaire de leurs actionnaires. De plus, l’éolien va coûter cher aux citoyens du Québec, car son développement est avant tout financé de plusieurs manières par l’État: par les actions accréditives et autres avantages fiscaux, par l’obligation de rachat de l’électricité à prix fixe (que l’éolien produise ou non) et par l’installation du système de raccordement de la production éolienne au réseau de distribution d’Hydro-Québec. 

    Mais, il y a plus! Le coût risque d’être encore plus important au niveau social, car la mise en œuvre forcée du modèle de développement de cette filière oppose les citoyens entre eux : d’un côté ceux qui veulent bénéficier des redevances et de l’autre ceux qui veulent protéger leur milieu de vie. Cela amènera des tensions dans les relations sociales pour de nombreuses années partout dans les territoires visés, car, nulle part au Québec, personne n’aura plus la certitude que son droit à la qualité de vie sur ses terres sera respecté.

    C’est pourquoi l’acceptabilité sociale d’un tel projet est plus qu’une NÉCESSITÉ! Pour accepter un projet sur son territoire, la population s’attend à un jeu ouvert de la part des élus et des promoteurs : elle veut être respectée, elle veut être consultée, elle veut être écoutée, elle veut comprendre, elle veut conserver sa qualité de vie. Pour réussir, élus et promoteurs devront publier de l’information objective, organiser des séances d’information (pas des séances de promotion), rencontrer les résidents du secteur, écouter les commentaires, s’assurer que ces commentaires sont pris en compte, retourner consulter si nécessaire après que des modifications aient été apportées au projet initial, etc. Ce dialogue est incontournable à la compréhension des objections citoyennes et des contraintes mutuelles; le promoteur doit s’adapter au milieu et non l’inverse.

    S’imaginer que l’acceptabilité sociale d’un projet puisse se résumer à une simple résolution d’appui d’une municipalité et d’une MRC, relève d’un affront à l’idée même du développement durable. Hydro-Québec, le gouvernement, les MRC et les municipalités doivent retourner à la table à dessin s’ils souhaitent réellement partager les valeurs fondamentales d’une démocratie participative dans laquelle tout le monde aura la chance de partager ses réserves, mais aussi ses convictions.

    Jean-Pierre Ducruc

    René St-Louis

    Jules Bédard

    Jean-Marie Fortin

    Céline Dumas

    Pierrette Lauzière

    Diego Scalzo

    Martin Vaudreuil

    Pierre-Paul Leblanc

    Pascale Boislard

    Patrice Vaugeois

    Sylvie Jean

    Sylvain Pillenière

    Rachel Fahlman

    François Rousseau

    Michel Veilleux

    Marthe Tétreault

    Dany Drolet

    Myriam Normandin

    Victor Laforce

    Martine Bechtold

    Denise Gendron

    Stéphane Vincelette

    Sylvain Laplante

    Claude Charron

    Yvon Bouvette

    Christiane Bonneau

    Normand Amesse

    Cette lettre est parue ici : https://www.lanouvelle.net/lettres-dopinion/acceptabilite-sociale-et-developpement-durable-quen-est-il-dans-le-developpement-de-la-filiere-eolienne/

  • Angers et la pertinence sociale

    Angers et la pertinence sociale

    Jean Guilbert

    Lors de la conférence de presse du mercredi 13 novembre, le maire de Shawinigan a préféré parler de «pertinence sociale» plutôt que «l’acceptabilité sociale». On comprend que derrière ce nouveau concept, monsieur le maire défend plutôt la «pertinence politique» en récupérant le concept de transition énergétique.

    Sur le site du gouvernement du Québec, on peut lire la définition suivante: «une transition énergétique (ou transformation du système énergétique) est un changement structurel majeur de l’approvisionnement et de la consommation d’énergie dans un système énergétique».

    C’est précisément cette transition faussement «verte» que dénoncent les détracteurs de TES Canada. Comme Johanne Whitmore, chercheuse à HEC de Montréal, l’a souvent souligné, ce projet est «une aberration énergétique», car il y a un gaspillage énorme d’énergie.

    Produire de l’hydrogène (et ultimement du gaz) avec de l’électricité est une aberration tellement il y a une immense perte dans le processus (70 %). Aussi, dans cette définition de la transition énergétique , il y a le mot consommation. La grande majorité des gens qui nous appuient (on le voit dans nos échanges lors de la signature de pétitions) ont une vision du futur axée sur un environnement sain ainsi que sur une préservation de leur milieu de vie.

    En ce moment (n’en déplaise à monsieur Angers et à TES Canada) il n’y a pas d’acceptabilité sociale. On assiste même à une rupture sociale avec la minorité en faveur du projet (souvent des propriétaires terriens n’habitant même pas le territoire et qui ne pensent qu’à leur intérêt personnel).

    Pendant qu’à Shawinigan on se réjouit en se frottant les mains, ailleurs les résidents des MRC (qui eux pourraient subir directement les inconvénients de ces mauvaises décisions contrairement aux Shawinganais) cultivent les pancartes de protestation et continuent de faire entendre haut et fort leurs voix. Les millions de dollars promis par TES Canada n’achèteront pas le bon sens des résidents.

    Transitons ensemble vers une sobriété énergétique et non pas vers un gaspillage énergétique.Jean Guilbert,Producteur agricole à Saint-Maurice

    Cette lettre est parue également dans le Nouvelliste :Angers et la pertinence sociale

    Elle est une réponse à l’article du Nouvelliste ; Démonstration de soutien envers TES Canada à Shawinigan

  • Les éoliennes vont vous coûter 9MDs pour RIEN en 2025 ! – Fabien Bouglé reçu par André Bercoff

    Les éoliennes vont vous coûter 9MDs pour RIEN en 2025 ! – Fabien Bouglé reçu par André Bercoff

    Sortie le 3 nov. 2024

    Nouvelle émission d’André Bercoff

    DIMANCHE à 13h pour TOCSIN !

    Le développement des éoliennes en France a commencé sur un conflit d’intérêt.
    Il a continué sur un détournement de la loi.
    Il coûtera 9Mds en taxes rien qu’en 2025 et exige 200Mds d’investissements pour que le réseau de distribution puisse supporter ces sources intermittentes…
    Alors que le nucléaire marche très bien !
    Angela Merkel avait prévenu que si l’on commençait à donner des subventions aux éoliennes, on ne pourrait jamais les retirer tant leur lobby est puissant.
    Et pourtant…
    La France sans ses éoliennes a une empreinte carbone 7 fois plus faible que l’Allemagne qui les a développé massivement.
    Dernier mensonge, l’éolien et le nucléaire de font pas bon ménage que les centrales atomiques ne peuvent pas monter en charge suffisamment rapidement quand les éoliennes s’arrêtent… La France est donc obligée de s’appuyer sur des capacités thermiques !


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  • L’acceptabilité sociale, ce n’est pas du vent : nous exigeons un vrai consentement

    L’acceptabilité sociale, ce n’est pas du vent : nous exigeons un vrai consentement

    Madame la ministre Christine Fréchette, 

    Nous vous écrivons concernant l’importance de l’acceptabilité sociale dans les projets publics, notamment dans le cadre du projet d’hydrogène “vert” de TES Canada et des autres projets éoliens près de milieux habités et agricoles. Votre déclaration récente à l’émission Toujours le matin, évoquant une « trame de fond plutôt en faveur », nous préoccupe. Ce type de mesure ambiguë ne garantit pas un véritable consentement citoyen.

    Dans vos propos, vous semblez réduire l’acceptabilité sociale à un simple assentiment minimal que l’on pourrait même ignorer afin de ne pas ralentir un projet. Ceci est inacceptable dans une société qui se dit démocratique, contredit toute l’expertise en matière de consultation citoyenne, en plus d’ouvrir la voie à des décisions précipitées pouvant nuire à la qualité de vie des communautés locales.

    Ne serait-il pas de votre devoir de vous assurer du consentement citoyen? Votre prédécesseur avait pourtant bien assuré à la même émission de radio le 16 mai dernier que “En bout de piste, si les gens n’en veulent pas d’éoliennes, on ne pourra pas aller contre les gens”. 

    Comme le soulignent experts et organisations de renom, dont Marie-Ève Maillé (Acceptabilité sociale : sans oui, c’est non) et l’Organisation des Nations Unies avec le principe du consentement libre, préalable et éclairé (CLPE), l’acceptabilité sociale doit se baser sur un consentement explicite des populations affectées. Sans ce consentement, elle ne peut être considérée comme légitime.

    Le collectif Pour un choix éclairé dans Nicolet-Yamaska, le Comité des riverains des éoliennes de l’Érable, Toujours Maîtres chez nous et le Collectif Vent de démocratie de Saint-Adelphe vous demandons que tout projet industriel, en particulier dans les domaines de l’énergie et de l’extraction, soit soumis à un référendum dans chaque municipalité impactée, ceci afin de garantir un consentement démocratique et un soutien communautaire significatif. 

    Madame la ministre, la prise en compte sérieuse de l’acceptabilité sociale est essentielle pour bâtir une société juste et harmonieuse. Nous sommes convaincus qu’un cadre clair à cet égard, incluant des référendums municipaux, nous permettra de mener à bien des projets véritablement porteurs et rassembleurs pour les communautés touchées, respectant leurs valeurs et leurs priorités locales.

    Dans l’attente de vos réflexions et actions sur ce sujet primordial, nous vous prions d’agréer, madame la ministre, l’expression de nos salutations distinguées.

    Cordialement,

    Janie Vachon-Robillard, porte-parole du collectif Pour un choix éclairé dans Nicolet-Yamaska-RVÉQ

    Philippe Duhamel, porte-parole du Regroupement vigilance énergie Québec

    Claude Charron, porte-parole du Comité des riverains des éoliennes de l’Érable

    Martine Cloutier et René Beaudoin, porte-paroles de Toujours Maîtres chez nous

    Carole Neill du porte-parole du Collectif Vent de démocratie de Saint-Adelphe

    Cette lettre est paru ici : https://www.lanouvelle.net/lettres-dopinion/lacceptabilite-sociale-ce-nest-pas-du-vent-nous-exigeons-un-vrai-consentement/

  • Ça passe pas le TES

    Ça passe pas le TES

    Jean Guilbert

    Quelles études démontrent la nécessité ou l’urgence de ce parc éolien, y compris près des habitats, dans nos zones rurales et agricoles? (Josée Lafortune)

    LA PAROLE AUX LECTEURS / Ce sont des résidents de chez nous, inquiets, qui mènent la lutte contre un envahisseur nommé Trees energy solutions.

    Contrairement à ce que certains croient, TES Canada ne signifie pas «très enthousiaste solution» mais bien «très empoisonnante solution».

    Johanne Whitmore des Hautes études commerciales de Montréal l’a bien dit dans les médias, TES n’a jamais fait la preuve que son projet pouvait contribuer à la décarbonation du Québec.

    Quelles études démontrent la nécessité ou l’urgence de ce parc éolien, y compris près des habitats, dans nos zones rurales et agricoles? À qui va servir cette poussée d’industrialisation, soi-disant verte, alors que sur le plan environnemental, nous fonçons directement dans un mur avec le dérèglement climatique?

    Les événements récents ne sont-ils pas suffisamment évocateurs pour montrer que cette multinationale, n’ayant aucune assise dans notre milieu, veut notre bien? Elle se présente sous le prétexte d’une transition énergétique et d’une décarbonation pour le Québec. Depuis quand une multinationale étrangère s’installe quelque part pour sauver une population locale?

    Depuis que les scientifiques colligent des données statistiques sur les moyennes de température, 2023 a été l’année la plus chaude de tous les temps et les pronostics à venir pour 2024 ne sont pas réjouissants.

    Quand on y ajoute de tels mégaprojets industriels, dont le bénéfice ne sert que quelques individus, nous avons raison d’être inquiets. Qui parle de «sobriété énergétique» surtout pour les grandes entreprises et les services gouvernementaux?

    Notre collectif de citoyens «Toujours maîtres chez nous» s’efforce d’informer la population sur les impacts possibles d’un tel projet.

    En documentant des informations provenant de régions d’ici et d’ailleurs, nous contribuons à faire connaître les risques de la présence de tours d’acier, plus hautes que tous nos clochers d’églises, dans notre paysage. Agissons pour éviter que cela arrive chez nous. Faites connaître votre opposition à vos élus et dans les médias.

    Jean Guilbert

    Saint-Maurice

    Cettre lettre est parue également ici: Réf. : https://www.lenouvelliste.ca/opinions/parole-aux-lecteurs/2024/10/25/ca-passe-pas-le-tes-T7CGWSJCFNCBXCS37H2ZCYNHWY/

  • La prochaine mission de TES Canada : éduquer les récalcitrants

    La prochaine mission de TES Canada : éduquer les récalcitrants

    Gaston Rivard

    Selon M. Gauthier, PDG de TES Canada, seul « un petit bassin de gens » s’oppose au projet. Mais alors, que faut-il penser de la multitude de pancartes qui sur le territoire témoigne du contraire, comme des stigmates anticipés sur un territoire qu’on se prépare à sacrifier. Ce démenti formel serait donc l’œuvre d’une petite minorité?

    De plus, ces opposants seraient ignares? Sinon, comment comprendre ce besoin avancé par M. Gauthier « d’éduquer les gens sur les impacts des éoliennes. Y a des impacts». Éduquer, ici, signifierait-il dissoudre les nuisances réelles dans une rhétorique fallacieuse conduisant à faire de ce moindre mal la voie royale vers un grand bien? D’autant plus qu’il est question de « démontrer que certaines des préoccupations et des craintes on les évite ou ne sont tout simplement pas là… »

    Un an s’est presque écoulé depuis l’annonce du projet, et nous devons avouer, qu’au sein de ce « petit bassin de gens », les préoccupations et les craintes, loin de se dissiper, ont crû à la mesure des connaissances acquises de la filière éolienne et du projet de TES en particulier. Pourquoi avoir tant tardé à vouloir nous éduquer? Ne serait-ce pas plutôt parce que « ces préoccupations et ces craintes », on voulait avant tout « éviter » d’en parler?

    Évidemment, M. Gauthier a l’excuse de circonstance, l’échappatoire morale capable de disculper les consciences de toute faute. Et oui, il lui suffit de dire « on a fait le meilleur projet qu’il était possible de faire». Mais pour qui?

    Et de conclure comme s’il luttait contre une implacable fatalité dont TES Canada ne serait pas à l’origine « on a écouté la population »

    Ce discours est-il suffisant pour se dédouaner d’impacts réels pouvant être évités? Nous ne le croyons pas.

    Si un territoire habité ne peut permettre la création d’un parc éolien sans créer de graves préjudices à la population qui l’habite, ne serait-ce pas parce que ce n’est pas l’endroit idéal pour le créer?

    Ne serait-ce pas parce que le promoteur ne veut surtout pas s’engager à respecter certaines normes protégeant véritablement les citoyens, les considérant trop exigeantes et donc susceptibles de l’empêcher de répondre entièrement à ses désirs?

    TES Canada n’a pas « écouté la population » parce que ce projet fut pensé sans la consultation de cette population. L’écouter l’obligerait à modifier ce projet, à éloigner les éoliennes de la population, mais cela nécessiterait des coûts supplémentaires et TES Canada, de l’aveu même de M. Gauthier, ne veut pas franchir ce pas. Trop dispendieux, pas suffisamment de profit. La solution est simple, sacrifions le territoire et sa population au nom de la rentabilité. Qu’importe la démesure entre la taille du projet et la possibilité d’accueil du territoire, poussons pour qu’il y entre tout de même.

    « certaines des préoccupations et des craintes on les évite »

    Vraiment? Essayons de voir ce qu’il en est. Illustrons notre propos à l’aide d’une mesure possible parmi bien d’autres. TES Canada pourrait s’engager à éliminer les nuisances produites par le bruit, s’il avait véritablement « écouté la population ». Que nous promet-il? Qu’il n’excèdera pas la norme provinciale de 40 décibels la nuit, et de 45 le jour. Notons toutefois qu’il n’est pas vraiment méritoire de s’engager à la respecter quand on sait que ces seuils de décibels sont prescrits par la loi. Un véritable signe de bonne volonté de la part de TES Canada serait d’abaisser ce seuil, de s’engager à ce que 35 décibels soit le seuil maximum du bruit émanant de l’éolienne qui puisse être entendu à l’emplacement d’une résidence. Voilà un engagement qui serait probant envers la population. Mais pourquoi, direz-vous placer ce seuil à 35 décibels? Mais tout simplement parce qu’un rapport datant du 28 octobre 2014, sur une étude menée en 2012 par Santé Canada sur une période d’un an, dans des parcs éoliens d’Ontario et de l’Île-du-Prince-Édouard, montre parfaitement que les seuils de 40 et 45 décibels ne sont pas aptes à protéger le bien-être des citoyens. « Une augmentation statistiquement significative du désagrément a été observée lorsque le bruit des éoliennes dépassait 35 dBA », voilà un des résultats obtenu par Santé Canada dans cette étude. En Ontario 16,5% des répondants déclaraient être « fortement incommodés » lorsque le nombre de décibels étaient plus grand ou égal à 40 décibels. TES Canada serait donc prêt à sacrifier ce pourcentage de la population? Il n’aurait donc « écouté » que 83,5% de la population?

    Dans les faits, une source de bruit de 40 décibels, probablement imperceptible en milieu urbain, sera belle et bien perceptible dans un rang en campagne, justement là où seront les éoliennes. Car c’est le bruit ambiant qui détermine si une source d’un bruit particulière sera perçue. Dans un rang, en campagne, la nuit, un bruit de 40 décibels dérangera. Peut-être même dérangera-t-il le jour lors de l’accalmie des activités humaines. TES Canada nous annonce que cela correspond au bruit d’une conversation à voix basse. Aimeriez-vous dormir avec des gens qui chuchotent tout la nuit à proximité, et cela parfois pendant plusieurs nuits? Surtout si la discussion est ennuyante? Poser la question, c’est y répondre.

    Le programme d’éducation projeté par TES Canada comprendra sûrement un petit cours de géométrie et/ou de géographie, car certaines notions sont assez complexes à saisir. Pensons à l’obligation légale précisant que la source d’alimentation électrique doit être « adjacente » à l’usine qu’elle dessert, alors que certaines éoliennes seront à plus de 35 kilomètres. La formation prévue vous permettra de résoudre cet épineux problème par une solution ingénieuse : il suffit de doter le terme « adjacent » d’une extension infinie. Inscrivez-vous dès maintenant, les places sont peut-être restreintes.

    Enfin, ce projet d’éduquer la population n’atteindra pas son objectif, s’il ne s’attaque pas à la classe plus cultivée de la population. On peut donc s’attendre à ce que les universitaires de maintes disciplines, les experts fort de plusieurs années d’expérience dans leur champ de compétence, de même que plusieurs joueurs s’activant dans les coulisses de la politique provinciale, seront également invités à parfaire leur « éducation » afin de rectifier leur vue erronée sur la décarbonation proposée par TES Canada, leur attachement excessif à la nationalisation de l’électricité, leur méthode de calcul des bilans financiers, etc. Il y a tant à faire pour « éduquer » la population. Encore une fois, merci TES Canada, pour tout effort allant en ce sens.

    Il est incontestable que le projet de TES Canada ne fait pas l’unanimité et que les gens réfractaires à sa réalisation sont beaucoup plus nombreux que ne l’affirme M. Gauthier. Il est également manifeste que les raisons de cette résistance excèdent, et de beaucoup, celles mentionnées plus haut et qu’elles ne peuvent être condensées dans une seule lettre d’opinion.

    TES Canada profite du climat apocalyptique, des craintes légitimes engendrées par le dérèglement climatique, essaie de distendre les règles de l’autoproduction pour ouvrir une brèche vers la privatisation de l’électricité, et bénéficie d’une politique gouvernementale fonçant tous azimuts vers des choix mal planifiés, fortement contestés et ne répondant pas au mandat pour lequel il fut élu. Sans ces trois conditions réunies, l’évidence nous sauterait aux yeux : le projet de la création d’un parc éolien, en milieu habité, pour alimenter une usine sise à des dizaines de kilomètres, et impactant considérablement 12 municipalités apparaîtrait pour ce qu’il est : une aberration énergétique.

    Gaston Rivard,

    Saint-Adelphe

    Cette lettre est paru également ici : https://rveq.ca/replique-opinions/la-prochaine-mission-de-tes-canadanbsp-duquer-les-rcalcitrants

  • TES Canada: référendum ou sondage?

    TES Canada: référendum ou sondage?

    Pierre Pouliot

    À la dernière assemblée des maires de la MRC de Mékinac, il a été à nouveau demandé la tenue d’un référendum consultatif régional, ce que la préfète a encore ignoré prétextant que les considérations à l’égard de ce projet ne devraient pas se résumer à une seule question.

    Après bientôt un an, qu’y a-t-il de plus à connaître de ce projet? Celui-ci ne peut être mieux expliqué que par TES Canada lui-même et la suite n’est que questionnements tels que ceux décrits par l’étude d’Hydrogène-Sciences-Coalition, par une multitude d’autres chercheurs, scientifiques et experts en énergie qui condamnent cette aberration énergétique en plus de diverses recommandations faites par l’Institut nationale de santé publique du Québec (INSPQ).

    Toutes autres interrogations et examens demeurés jusqu’à ce jour sans réponse ont été soulevés par le public et les différents médias.

    Suggérant l’approche d’un sondage pouvant être réalisé l’an prochain, la MRC se heurte aux mêmes défis que les opposants à ce projet, soit mettre en lumière les questions à caractère privé demeurées sans réponse issues d’une non divulgation de la part de ce promoteur.

    Pour ce faire, les MRC ont le devoir d’apporter plusieurs autres compléments d’informations auprès du public outre les supposées retombées économiques promises. Il faut également que chacun des maires puisse enfin avouer leur méconnaissance de ce dossier.

    Considérant les garanties inexistantes dans l’atteinte promise des objectifs visés de décarbonation, comment la population peut-elle croire en ce projet mal cousu depuis son annonce?

    À propos de ce sondage, une population non impactée par un projet se désintéresse généralement de l’information véhiculée et, sans obtenir toute l’information à de vraies questions et l’obtention de réponses véridiques et validées par tous les milieux, médias y compris, il risque de n’y avoir aucun acquis au niveau de l’accroissement de ces connaissances.

    C’est un peu aberrant. On peut faire dire et obtenir ce que l’on veut d’un sondage dépendamment de qui le propose, le diriger vers des objectifs voulus et des individus ciblés, en plus d’en tirer une interprétation déguisée digne de celle définie en exemple par notre nouvelle ministre de l’Énergie à propos de l’acceptabilité sociale.

    Il appartiendra donc aux élus par la suite de démontrer avec clarté que ce genre de sondage n’est aucunement biaisé, fallacieux, orienté ou manipulé.

    Pierre Pouliot

    Notre-Dame-du-Mont-Carmel

    Cet lettre est paru également ici : https://www.lenouvelliste.ca/opinions/parole-aux-lecteurs/2024/10/24/tes-canada-referendum-ou-sondage-SIRSUTZD6NGTPOT5U3ZZLMMGNQ/

  • Les impacts de la production éolienne privée au Québec

    Les impacts de la production éolienne privée au Québec

    22 octobre 2024

    Le PCENY offrait une fois de plus cet espace pour s’informer, questionner et échanger. Cette fois, l’assemblée publique avait lieu à Baie-du-Febvre le 22 octobre 2024. Près de 120 personnes se sont déplacés pour voir, entre autres, la conférence de Kristof Beaucaire, soulignant les impacts de la production éolienne privée au Québec.

    Wow, quelle conférence ! Dans celle-ci, M. Beaucaire a parlé des acteurs impliqués dans la création d’un parc éolien, son financement ainsi que les enjeux plus larges d’un parc éoliens (économiques, politiques et environnementaux).

    Qui est Krystof Beaucaire ?

    Krystof Beaucaire est doctorant de sociologie à l’Université Concordia et se spécialise en sociologie de l’économie et en sociologie de l’environnement. Il est chercheur associé à l’Institut de recherche en informations socioéconomiques (IRIS), à la Chaire de recherche sur la transition écologique et à l’atelier d’Écologie sociale du capitalisme avancé (ESCA). Bonne écoute !


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  • TES Canada et le mépris des faits

    TES Canada et le mépris des faits

    TES Canada demeure déterminée à mener à bien son projet. (Josée Lafortune)

    POINT DE VUE / L’auteure, Isabelle Clément, est conseillère municipale à Hérouxville.


    C’est presque gênant d’avoir à le rappeler, mais un fait et une opinion sont deux choses distinctes qui n’ont pas la même valeur de vérité.

    Lorsque Éric Gauthier, président de TES Canada, affirme dans une entrevue au Nouvelliste que le nombre d’opposants à son Projet Mauricie est restreint quand on considère la population des MRC concernées dans son ensemble, c’est une simple opinion. Une opinion fondée sur rien du tout et visant uniquement à servir l’immense campagne de marketing mise en marche par TES Canada.


    Rappelons que TES Canada a des millions de dollars à investir pour se faire entendre alors que les gens sur le terrain n’ont à peu près rien, si ce n’est leur temps, qu’ils doivent trouver malgré des vies professionnelles et familiales déjà très occupées.

    Si Éric Gauthier trouve l’opposition insignifiante, c’est probablement lorsqu’il constate cette disproportion entre les moyens à sa disposition et ceux des opposants au projet. Mais en termes de nombre de personnes – ce qui devrait signifier quelque chose dans un pays supposément fondé sur la démocratie – l’opposition est loin d’être insignifiante.

    Dans la réalité, nos villages et campagnes sont placardés de pancartes marquant l’opposition à ce projet. Alors qu’à Hérouxville, nous pouvions auparavant compter sur les doigts d’une seule main les citoyens qui se présentaient les soirs de conseil municipal, notre salle est désormais pleine chaque mois. C’est aussi le cas dans les municipalités touchées par le projet.

    Aussi :

    • L’UPA Mauricie s’est positionnée contre le projet.
    • 84% des répondants à un sondage commandé par le village de Saint-Prosper se sont positionnés contre le projet.
    • À Saint-Adelphe, village de 900 habitants, une pétition de 410 noms a été remise à la MRC.
    • À Sainte-Thècle, village de 2400 habitants, c’est 925 personnes qui ont signé pour marquer leur opposition.
    • À Saint-Luc-de Vincennes, village de 556 habitants, 314 signatures.
    • À Saint-Maurice, village de 3781 habitants, 950 signatures.
    • À Saint-Narcisse, village de 1834 habitants, 688 signatures.
    • À Saint-Prosper, village de 475 habitants, 376 signatures.
    • À Saint-Stanislas, village de 1020 habitants, 500 signatures.

    À l’échelle du Québec, ça représenterait des millions de signatures.

    Ces chiffres sont énormes. Les ignorer relève d’un mépris difficilement qualifiable.

    Il faut être dans un déni grave de la réalité pour penser que l’opposition au Projet Mauricie est négligeable.

    Plus encore, j’inviterais monsieur Gauthier à relire le texte d’une résolution qui demande un BAPE générique sur le développement éolien et qui a été adoptée par les municipalités de Saint-Adelphe et Sainte-Thècle, ainsi que la MRC de Mékinac cet été.

    Voici un extrait:

    «Considérant que le Projet Mauricie ne se réalise ni dans l’esprit de la nouvelle stratégie d’Hydro-Québec ni dans l’esprit du développement éolien qui a cours au Québec depuis plus de 20 ans»

    «Considérant que le Projet Mauricie a été annoncé sans que les élus ou la population locale n’aient pu se prononcer sur le sujet»

    «Considérant que le Projet Mauricie ouvre une brèche inédite en matière d’autoproduction hors site, et ce sans encadrement»

    Peut-on vraiment conclure à la lecture des faits énumérés plus haut et de cette résolution que l’opposition au projet n’est portée que par une petite minorité?

    Refuser de tenir compte de l’opposition qui fait rage en ce moment chez nous est non seulement une insulte aux principes démocratiques, c’est une déconnexion de la réalité.

    Or, lorsqu’une personne refuse les faits avec une telle insistance, lui faire confiance devient un acte irresponsable.

    La seule chose en laquelle on peut avoir confiance, c’est que TES Canada va maximiser les profits quitte à saccager la qualité de vie des populations au sein desquelles l’entreprise va s’établir. TES Canada nous montre des miettes au microscope en nous disant «Regardez l’immensité de ce que nous allons vous donner». Ça reste des miettes.

    A paru également dans : Réf. : https://www.lenouvelliste.ca/opinions/point-de-vue/2024/10/18/tes-canada-et-le-mepris-des-faits-UUEW74KRVRDJZGUGI3YJKDSJ6Y/

    Isabelle Clément