Auteur/autrice : Gaston

  • Démocratie municipale, ou le manque de démocratie municipale mis en lumière par le projet de TES Canada

    Démocratie municipale, ou le manque de démocratie municipale mis en lumière par le projet de TES Canada

    15 septembre 2025

    Carole Neill – Candidate à la mairie de Saint-Adelphe

    La présente élection est une élection référendaire dont l’objet est le projet de TES Canada. Mais elle n’est pas que cela. Cette nuance référendaire est un signe, celui de la déficience des élus à respecter le processus démocratique.

    Le projet de TES Canada est certes un projet clivant, mais il est avant tout le révélateur du  grave problème dont souffre la démocratie dans plusieurs municipalités. Et malheureusement Saint-Adelphe ne fait exception. Il est urgent d’y remédier.

    Si on veut que la démocratie soit participative, il faut que la population soit informée. C’est une condition incontournable de son exercice.

    Rétablir une véritable démocratie sera une des tâches à laquelle je consacrerai beaucoup d’efforts, car elle est la pierre angulaire d’une saine gestion.

    Depuis près de 2 ans, si ce n’eut été des opposants qui suivirent quotidiennement les développements de ce projet, en étudièrent les moindres ramifications, assistèrent à tous les conseils municipaux et régionaux et informèrent les citoyens concernés, la population serait dans l’ignorance complète de la nature du projet de TES Canada.

    Par leur silence et leur neutralité, qu’il ne faut pas confondre avec l’impartialité, par crainte de perdre quelques redevances inattendues,  les conseils se sont cloîtrés dans le silence, taisant tous les impacts négatifs de ce projet par peur de perdre le consentement de leur population dont ils doivent pourtant respecter la volonté. Cette attitude doit changer. C’est la raison de mon engagement.

    Présentation faite le 15 septembre 2025 à Sainte-Thècle

    CPVSMDC réf.: https://youtu.be/O0ieUQETzew


  • Programme électoral de l’équipe de Carole Neill

    Programme électoral de l’équipe de Carole Neill

    DÉMOCRATISER LA MUNICIPALITÉ

    • Création d’un budget participatif;
    • Création de comités consultatifs présidés par des citoyens pour répondre aux besoins de la communauté. Par exemple :
      • un comité sur l’environnement et le développement durable;
      • un comité sur la consultation du prochain schéma d’aménagement de la MRC de Mékinac;
      • un comité sur la valorisation du territoire agricole;
      • un comité sur le développement récréotouristique et agrotouristique de notre municipalité;
      • un comité sur la valorisation de la vie communautaire et l’implication des jeunes;
    • Suivi des comités à chacun des conseils municipaux;
    • Communication active et accès à toutes les informations (résolutions, correspondances et dépenses) avant la tenue du conseil municipal pour permettre aux citoyens de mieux comprendre et de poser des questions.

    VITALITÉ ÉCONOMIQUE

    • Soutien actif à la Coop du Coin par l’utilisation diversifiée de ses locaux;
    • Soutien actif au projet d’une aire protégée appelée Paysage humanisé, projet appuyé au printemps dernier par les MRC de Portneuf et Des Chenaux et mis à l’étude par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la lutte aux changements climatiques;
    • Soutien actif à la création d’une image de marque intitulée «Vallée de la Batiscan»;
    • Élaboration d’un solide plan de développement récréotouristique;
    • Élaboration d’un plan de développement axé sur l’agrotourisme et le tourisme gourmand;
    • Mise en valeur du patrimoine naturel, matériel et humain identifié par la MRC de Mékinac dans son Plan de développement de la zone agricole;
    • Négociation d’une entente avec la Société du parc de la rivière Batiscan afin d’obtenir un tarif préférentiel pour les résidents de St-Adelphe et favoriser ainsi l’accès à la rivière Batiscan;
    • Mise en place d’un protocole de collaboration entre les municipalités qui longent la Batiscan afin de mettre en valeur tout le potentiel de notre patrimoine paysager;
    • Soutien actif à la réalisation du Parc Riverain;
    • Élaboration d’une stratégie pour attirer de nouvelles familles;
    • Rédaction d’un plan de développement résidentiel axé sur le modèle coopératif.

    VIE COMMUNAUTAIRE

    • Soutien au développement d’activités culturelles et de loisirs;
    • Soutien aux différentes initiatives communautaires;
    • Application de toutes les normes prévues à la loi pour assurer la santé et la sécurité de tous les pompiers qui exercent leur métier et majoritairement de manière volontaire;
    • Valorisation et reconnaissance de l’implication citoyenne.

    ÉCOLOGIE ET DÉVELOPPEMENT DURABLE

    • Protection de notre territoire par l’adoption de règlements municipaux qui limiteront le développement éolien, minier et nucléaire;
    • Mise en valeur des corridors écologiques;
    • Adoption de mesures de conservation des milieux hydriques et humides;
    • Gestion des bandes riveraines et des cours d’eau;
    • Rédaction d’un plan pour faire face aux changements climatiques.
  • Carole Neill, candidate à la mairie de Saint-Adelphe

    Carole Neill, candidate à la mairie de Saint-Adelphe

    Carole Neill
    Carole Neill

    J’habite Saint-Adelphe sur la route 352 depuis 46 ans et j’ai pris ma retraite de l’Université du Québec à Trois-Rivières le 27 avril dernier. Lorsque j’ai commencé à songer à ma retraite, j’avais décidé de consacrer une partie de mon temps libre aux activités communautaires de Saint-Adelphe. Je me disais à l’époque que j’avais le privilège de bénéficier d’un magnifique coin de pays qui avait grandement contribué à ma qualité de vie. C’était mon humble façon de faire bénéficier notre communauté de mon expertise.

    De nombreuses personnes avec qui j’ai travaillé à l’UQTR ne comprenaient pas la raison pour laquelle je résidais aussi loin de mon lieu de travail. J’étais toujours très fière de leur expliquer que la beauté du paysage qui m’entourait justifiait pleinement les 50 minutes de trajet pour me rendre à l’université.

    C’est la raison pour laquelle je me présente à la mairie avec une équipe engagée et fière de vivre à Saint-Adelphe, fière de pouvoir représenter l’ensemble de la communauté, fière de pouvoir participer au développement de notre municipalité.

    • 34 ans Enseignement du français aux étudiants étrangers à l’UQTR
    • 22 ans Présidente du Syndicat des chargés de cours de l’UQTR
    • 7 ans Membre du Conseil d’administration de l’UQTR et ses comités
    • 3 ans Membre du Conseil d’administration de la Commission des normes, de l’équité et de la santé sécurité au travail CNESST et ses comités.
    • 3 ans Membre du Conseil d’administration de l’institut de recherches Robert-Sauvé en santé et sécurité du travail IRSST et ses comités.
    • 13 ans Vice-Présidente au Bureau du SCFP-Québec
    • 13 ans Présidente du Conseil provincial du secteur universitaire du SCFP-Québec composé de plus de 10000 membres.

    Au cours de mes 42 années d’expériences professionnelle, j’ai patiemment réussi à rassembler des centaines de personnes autour de multiples projets en établissant des consensus et non en imposant mon autorité. Cette expertise, je la mettrai au service de notre communauté.


  • Nicole Lemay, candidate au poste de conseillère

    Nicole Lemay, candidate au poste de conseillère

    Nicole Lemay
    Nicole Lemay

    Je réside à Saint-Adelphe depuis 1981.

    Mariée avec Christian Trudel, mère de 3 enfants et mamie de 5 petits-enfants.

    Mon parcours de vie se résume bien simplement dans le service et l’entraide aux citoyens tant à travers les emplois que j’ai occupés que par l’implication sociale.

    • Chez Axep (Constant Trudel)
    • Chez Ami (constant Cossette)
    • À la Coop du coin
    • Préposée aux bénéficiaires – Résidence Villa Notre-dame
    • Préposée à l’entretien ménager – Municipalité de Saint-Adelphe
    • Factrice à Poste Canada depuis 23 ans

    Implication sociale

    • Membre fondateur “La Petite Marmaille” aujourd’hui “Les Soleils de Mékinac”
    • Responsable de la “Ludothèque”
    • Membre des Comités d’écoles primaire et secondaire et conseil d’établissement.
    • Membre fondateur de la CDSA (Corporation Développement Saint-Adelphe)
    • Membre du comité des Loisirs de Saint-Adelphe
    • Ressource pour le financement d’équipements (pompiers volontaires)
    • Responsable du comité d’aide aux sinistrés
    • Comité pour la production de l’émission La Petite Sédution
    • Comité pour l’érection du Centre Multifonctionnel
    • Comité de relance du Bar Chez Dilon

    Bénévolat lors d’activités locales

    • Hommes forts, Tournoi Bottine, parade de Noel, activités scolaires & théâtre

  • Laurie Fraser, candidate au poste de conseillère

    Laurie Fraser, candidate au poste de conseillère

    Laurie Fraser
    Laurie Fraser

    Je suis citoyenne de Saint-Adelphe depuis 2019. J’ai fait l’acquisition, avec mon conjoint, de 8 hectares de terres agricoles et d’une maison centenaire dans le but d’y démarrer un projet axé sur l’agriculture responsable diversifiée et la production de petits fruits. Avec le temps se sont façonnés Les Jardins Bouffées d’air et Fourchettes, entreprise dont je suis copropriétaire.

    Je suis diplomée en Tourisme d’Aventure, mais aussi actuellement aux études à distance à l’UQAT dans le but d’obtenir mon certificat en accompagnement d’enseignement au primaire.

    Je me considère comme travaillante, discrète, raisonnable et intègre. Fidèle à qui je suis, je m’engage à m’impliquer activement à bâtir des projets vibrants en cohésion avec une gestion saine du territoire via un développement récréotouristique durable. Je m’engage aussi à vous écouter, malgré des opinions divergentes, pour mieux construire ensemble.

    Être visionnaire, selon moi, ne se résume pas à développer des projets qui seront échus après 30 années. À l’ère ou l’industrialisation fait pression sur les milieux, la véritable richesse appartiendra aux gens qui sauront faire front commun pour protéger leurs milieux agricoles et forestiers, la beauté du paysage. Un développement avec une vision long terme, protégeant notre environnement, profitera ç la municipalité pour des générations.


  • Nathalie Poirier, candidate au poste de conseillère

    Nathalie Poirier, candidate au poste de conseillère

    Nathalie Poirier
    Nathalie Poirier

    C’est avec fierté et conviction que je me présente comme conseillère aux prochaines élections municipales. Adelphienne de cœur depuis plus de 29 ans, nous habitons maintenant de façon permanente sur la terre ancestrale de la famille de mon mari. Nous réalisons notre projet de retraite, celui de vivre ici, dans cet environnement bucolique. Je suis maman de 2 grands enfants et grand-maman de 2 belles petites filles.

    Femme de tête, de cœur et d’action, heureuse retraitée depuis 2 ans. J’ai une formation en comptabilité et j’ai travaillé dans le domaine financier tout au long de ma carrière. D’abord dans le service conseil, la planification financière pour ensuite me diriger vers le financement comme Directrice développement hypothécaire.

    À mon actif, plusieurs implications comme bénévole avec mon ancien employeur et plus de 15 ans avec la Fondation de la SSS de l’Énergie. Je m’implique progressivement dans ma nouvelle communauté, c’est un bonheur de vous rencontrer au fil des évènements.

    J’ai le désir profond de m’impliquer et de mettre mes compétences au service des citoyens. J’ai le courage de mes convictions, le temps et l’énergie pour relever ce nouveau défi. De nature rassembleuse, il est grandement temps de se réapproprier notre milieu de vie, de le voir grandir, de retrouver le sentiment d’appartenance à notre communauté. Ma priorité sera toujours vous et mes dossiers prioritaires seront: le Projet TES Mauricie, un projet qui n’a pas sa place en milieu habité dans notre belle Saint-Adelphe; soutenir notre Coopérative dans sa quête de trouver une solution à long terme pour garder notre épicerie, un service de proximité essentiel à notre communauté et enfin, miser sur le développement touristique pour assurer notre croissance économique.

    Je suis déjà sur la route de l’engagement! Une certitude, je vais travailler très fort pour vous, pour nous unir, pour renforcer le lien d’appartenance à notre municipalité.

    Notre équipe est forte, diversifiée, complémentaire, compétente et nous serons à votre écoute


  • Jonathan St-Arnaud, candidat au poste de conseiller

    Jonathan St-Arnaud, candidat au poste de conseiller

    Jonathan St-Arnaud
    Jonathan St-Arnaud

    J’habite Saint-Adelphe avec ma famille depuis 20 ans. Je suis ingénieur mécanique et travaille à lUQTR, oeuvrant à la formation des ingénieurs de demain.

    Je suis quelqu’un de simple, humble, qui se rallie facilement avec la majorité. Je crois au travail d’équipe, et j’ai la conviction que la diversité de nos expertises fait notre richesse. Mon expérience en ingénierie me donne un bon sens de l’analyse technique, mais j’accorde tout autant d’importance à l’analyse éthique quand vient le temps de prendre une décision.

    Si je me présente comme conseiller municipal, c’est d’abord parce que je crois qu’il faut redonner du pouvoir aux citoyens. une municipalité vivante repose sur la participation, le dialogue, et surtout, le respect de chacun. Je souhaite offrir une tribune ouverte et accessible, où tout le monde peut se sentir écouté. Je crois profondément à la force de l’implication sociale. C’est ce qui donne de l’élan à notre communauté. C’est aussi ce que j’ai appris à travers mes années de bénévolat ici à Saint-Adelphe, et ce que je souhaite continuer à cultiver.

    Aujourd’hui, un enjeu important nous touche de près: le projet de parc éolien. Ce projet, présenté comme un geste de développement durable, crée déjà une fracture importante dans notre cohésion sociale. Il divise alors qu’on devrait participer pleinement aux décisions qui nous concernent. À mes yeux, c’est surtout une autre manifestation des effets néfastes du pouvoir et de l’argent sur nos collectivités. L’argent n’achète ni la confiance, ni la paix sociale, ni le droit de décider à notre place. Au-delà de notre village, ce projet risque d’initier un précédent inquiétant, en dessinant un avenir énergétique où les communautés sont mises de côté aux profits d’intérêts privés éloignés.

    Le 2 novembre, je vous invite à faire confiance à une équipe engagée, prête à vous représenter avec intégrité et à défendre le bien commun avant tout.

    Au plaisir de vous rencontrer et d’échanger!


  • Luc Bussières, candidat au poste de conseiller

    Luc Bussières, candidat au poste de conseiller

    Jonathan St-Arnaud

    Trifluvien d’origine, fier Adelphien depuis 2017.

    Les raisons qui motivent ma décision de représenter les citoyens de Saint-Adelphe.

    Redonner sa fierté à la communauté de Saint-Adelphe.

    Partager mon expérience du monde des affaires et de l’immobilier afin de contribuer à rendre notre village plus dynamique et attrayant. Instaurer un climat de confiance entre la population et les élus municipaux

    Une prise de position claire

    Je suis contre le projet de TES Canada concernant l’implantation des 55 éoliennes à Saint-Adelphe. Accepter ce projet, c’est renoncer à toute initiative récréotouristique ou commerciale d’envergure qui mettrait en valeur notre municipalité ainsi que la MRC de Mékinac. C’est dire adieu à notre qualité de vie et à la beauté de notre milieu.

    Mon parcours professionnel

    Diplômé en administration du Cégep de Trois-Rivières. Entrepreneur et chef d’entreprise. Président-fondateur de ma première entreprise à l’âge de 23 ans. Plusieurs années d’expérience en tant qu’investisseur immobilier, résidentiel et commercial chez Royal Lepage Mauricie de 2019 à 2025.

    Les enjeux que je compte privilégier

    Renforcer la position de Saint-Adelphe dans le domaine de l’habitation, du commerce et du tourisme. Favoriser, soutenir et partager mon expertise pour des projets locaux d’entreprenariat.

    Contribuer à créer un milieu de vie distinct, agréable et rassembleur pour tous les citoyens.

    S’assurer de la présence et de la viabilité d’un modèle d’affaire à long terme pour la Coop du coin.

    Un vote pour Luc Bussières et la nouvelle équipe, c’est permettre à Saint-Adelphe d’entrer dans une nouvelle ère. L’innovation, la transparence et le respect constitueront la force d’un conseil municipal uni qui saura profiter à l’ensemble des citoyens et non uniquement à une infime minorité.


  • Roman Pokorski, candidat au poste de conseiller

    Roman Pokorski, candidat au poste de conseiller

    Roman Pokorski
    Roman Pokorski

    Qui suis-je?

    • Citoyen de Saint-Adelphe depuis 2010
    • Conseiller municipal de 2021 à 2025
    • Diplômé en horticulture du Jardin Botanique de Montréal
    • Copropriétaire des Jardins de L’Apothicaire
    • Impliqué dans le domaine de l’agriculture depuis 20 ans
    • Responsable de la Bibliothèque Municipale pendant 3 ans
    • Membre du conseil d’administration de l’UPA Mékinac durant 2 ans
    • Participé au Comité du Plan de Développement de la zone agricole
    • Participé au comité AgriClimat de la Mauricie
    • Créateur du Parc Riverain à Saint-Adelphe
    • Membre du conseil d’administration de la SAMBBA

    Je me suis prononcé clairement contre le projet de TES Canada lors des séances municipales de Saint-Adelphe car je me suis impliqué en politique municipale en 2021 pour un développement axé sur le plein air et l’écotourisme. Le projet de TES Canada va à l’encontre de toutes mes valeurs de protection du territoire et des zones agricoles. Il va aussi à l’encontre d’un réel développement récréotouristique.


  • Regard sur l’étude d’impact environnemental du projet Mauricie de TES Canada

    Regard sur l’étude d’impact environnemental du projet Mauricie de TES Canada

    15 septembre 2025

    Édith Béland – Candidate au poste de conseillère à Lac-aux-sables

    Regard sur l’étude d’impact environnemental du projet Mauricie de TES Canada, en ce qui concerne la CPTAQ, l’indice de vitalité économique des régions (avec ou sans parc éolien), l’impact sur les nappes phréatiques, les incohérences entre l’étude d’impact et les communications présentées par TES Canada, ainsi que les dangers liés à la privatisation de nos ressources énergétiques.

    Présentation faite le 15 septembre 2025 à Sainte-Thècle

    CPVSMDC, réf.: https://youtu.be/7K2XzFQNXtM


  • SAINT-TITE

    SAINT-TITE

    CANDIDATS AUX POSTES DE CONSEILLERS

    Hélène Tremblay, Nathalie Goudreault, Johanne Laframboise

    Serge Verreault, Martin Massicotte, Alain Tousignant
    (De gauche à droite, d’avant à l’arrière)

    Unis par nos idées

    Unis par nos idées

    On travaille déjà pour vous

    Nous sommes six candidats complémentaires, profondément attachés à Saint-Tite. Ensemble, forts de notre expérience et de notre connaissance du territoire, nous partageons une même volonté : faire avancer Saint-Tite avec respect, transparence et bon sens.

    Notre engagement est clair : Agir concrètement pour vous et avec vous.

    Si vous nous accordez votre confiance, nous nous engageons à :

    Être à l’écoute de vos préoccupations;

    Prendre des décisions réfléchies et responsables, dans l’intérêt collectif;

    Informer clairement la population des décisions prises;

    Agir concrètement pour améliorer la qualité de vie à Saint-Tite;

    Placer les citoyens au cœur de chacune de nos actions;

    Soutenir les familles, les aînés et les jeunes;

    Valoriser notre économie locale tout en protégeant notre environnement;

    Favoriser la création de nouveaux quartiers, soutenir la construction résidentielle, encourager le développement commerciale et industriel afin de renforcer le dynamisme économique de Saint-Tite;

    Respecter le processus de consultation référendaire, tout en affirmant notre position : nous sommes contre l’implantation d’éoliennes en milieu habité;

    Élaborer une réglementation qui reflète la volonté des citoyens et la réalité de notre milieu de vie.

    Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin!

    INFORMER – CONSULTER – AGIR

    Candidats par district:

    Serge Verreault #1,

    Martin Massicotte #2, élu,

    Nathalie Goudreault #3,

    Alain Tousignant #4,

    Hélène Tremblay #5,

    Johanne Laframboise #6


  • L’équipe André Carignan

    L’équipe André Carignan

    MUNICIPALITÉ DE ST-SÉVERIN

    ÉLECTIONS DU 2 NOVEMBRE 2025

    SAINT-SÉVÉRIN

    ANDRÉ CARIGNAN

    Équipe André Carignan

    Mairie : André Carignan

    Natif de St-Séverin et y ayant toujours vécu, je suis le fier papa de trois enfants, grand-papa de quatre petits-enfants et compagnon de Martine Trudel. Fils d’agriculteur, mon intérêt pour le territoire a toujours été très développé. Mon parcours professionnel m’a amené à développer des connaissances et compétences dans le domaine agro-alimentaire, ainsi que socio-économique et communautaire. La considération de l’idée de l’autre est pour moi une priorité. En me présentant comme maire, je souhaite qu’ensemble nous reconstruisions notre cohésion sociale et que nous recréions un espace où les décisions seront prises avec vous et non seulement devant vous.

    Siège no 1 : Josée Lebel

    Je suis née à St-Séverin où ma famille vit toujours et où j’ai de profondes racines. J’ai une formation d’archiviste médicale et je m’intéresse aussi à l’herboristerie pour laquelle j’ai entrepris des études. Je travaille en milieu de la santé depuis plus de 20 ans. Gestionnaire depuis 2010, je gère différentes équipes totalisant plus de 65 employés sur 9 installations, ce qui m’a permis de développer une solide expérience en gestion, en organisation en écoute des besoins des autres. Je souhaite être à l’écoute des citoyens et attentive à la nature afin que St-Séverin demeure une municipalité en santé sur tous les plans : économique, écologique, tout en favorisant un bel équilibre de vie pour l’ensemble de la communauté.

    Josée Lebel
    Christine Duplain

    Siège no 2 : Christine Duplain

    Semi-retraitée, j’ai choisi de vivre à St-Séverin il y a deux ans pour sa tranquillité, la beauté de la nature et la possibilité de satisfaire ma passion pour l’horticulture sur un vaste terrain. J’ai un parcours professionnel très diversifié essentiellement orienté vers le service à la clientèle. Le bénévolat occupe une place importante dans ma vie. Je suis impliquée auprès du comité Acti-Femmes Plus de St-Tite et je suis membre du Comité des loisirs de St-Séverin. J’ai récemment démarré un club de marche et j’ai de nombreux autres projets en tête. Je souhaite simplement être à l’écoute de mes concitoyens, relayer leurs préoccupations et soutenir le sentiment d’appartenance à notre communauté

    Siège no 3 : David Bouchard

    Je suis propriétaire d’une fermette dans la Côte St-Louis et bientôt père de cinq enfants. Nous vivons dans la nature avec comme passion l’élevage et la culture. Titulaire d’un diplôme universitaire au Conservatoire de musique de Montréal en violoncelle, j’ai travaillé pendant deux ans à l’Orchestre symphonique de Thunder Bay. J’ai par la suite complété des études en électromécanique de système automatisé et travaillé dans différentes entreprises manufacturières. J’ai créé mon entreprise de services dans la maintenance industrielle en 2024. Grâce à mes connaissances dans plusieurs domaines, je peux comprendre la réalité des citoyens de St-Séverin. Avec l’énergie de ma jeunesse, je souhaite amener des projets qui susciteront l’adhésion de la population et favoriseront la cohésion sociale.

    David Bouchard
    Mario Allaire

    Siège no 4 : Mario Allaire

    J’habite dans la Côte St-Paul depuis 2007 sur l’ancienne ferme de Georges Vanasse, réalisant un rêve d’enfance de vivre à la campagne. Je suis père de trois enfants et grand-père de cinq petits-enfants. Après avoir travaillé dans un entrepôt où j’ai supervisé une trentaine d’employés, j’ai démarré une entreprise de pose de céramique. Je suis toujours actif dans ce domaine. J’ai également une formation en comptabilité. Je suis un homme réservé, travailleur, patient et intègre. En vous représentant, j’espère faire entendre la voix de tous mes concitoyens et même de ceux qui ont perdu espoir de se faire entendre.

    Siège no 5 : Sarah Dehak

    Mère de deux enfants, j’ai un diplôme en administration des affaires. Mon engagement prend racine dans mes expériences sur le terrain. J’ai eu la chance de travailler auprès des jeunes, d’animer des ateliers à des élèves du secondaire sur le thème de l’employabilité et d’accompagner certains dans leur réinsertion professionnelle. Ces rencontres m’ont permis de mieux comprendre leurs besoins, leurs rêves et les défis propres à la vie en milieu rural. Mon implication communautaire m’a aussi amenée à participer à différents comités notamment lors de la périodes des Fêtes. Grâce à mes collaborations avec différents acteurs économiques du milieu, j’ai développé une bonne connaissance du tissu économique et social, notamment pour les besoins des aînés auprès desquels je m’implique encore aujourd’hui. Être sur le terrain, à l’écoute et au service des gens, voilà ce qui me motive profondément. Je m’engage pour une municipalité dynamique, inclusive et tournée vers l’avenir.

    Sarah Dehak
    Rachel Trépanier

    Siège no 6 : Rachel Trépanier

    Heureuse maman de deux enfants, j’ai réalisé mon rêve d’enfance de m’établir en agriculture. Avec mon amoureux et partenaire de plus de 20 ans, nous avons fondé La Chouette Lapone. Je suis technicienne en production horticole et environnement, spécialisation horticulture maraîchère, production biologique, gestion et administration. Ayant démarré mon entreprise très jeune en tant que relève non apparentée et issue d’un milieu financier modeste, j’ai développé une grande aptitude pour la gestion d’un budget serré. J’ai acquis une vision globale du monde municipal en travaillant au sein d’une firme de génie civil et d’environnement qui obtenait des mandats municipaux et privés. Entrepreneure ayant géré du personnel et siégé sur différents comités et conseils d’administration, je suis reconnue pour mon côté rassembleur et pour favoriser une saine communication afin de travailler ensemble efficacement.


  • Pierre Germain, candidat à la mairie de Sainte-Thècle

    Pierre Germain, candidat à la mairie de Sainte-Thècle

    Ste-Thècle

    Une fois en poste, ils affirment : « Nous avons été choisis pour décider dans l’intérêt des gens. »

    C’est vrai pour les affaires du quotidien.

    Mais lorsqu’il s’agit des grands dossiers, des grandes orientations, il faut se tourner vers les citoyens.

    La seule façon de savoir ce que les gens veulent, c’est de leur demander, de les écouter, de les impliquer.

    Les citoyens sont capables de comprendre et de décider de leur avenir.

    Moi, je choisis l’ouverture.

    Si vous me choisissez comme maire, c’est moi qui vous ferai confiance.

    Je m’engage à vous inclure dans les décisions importantes.

    Parce qu’à Sainte-Thècle, on doit décider, ensemble.

    Trop souvent, les élus prétendent savoir ce que les citoyens veulent.

    Le 2 novembre, choisissez VOUS.

    À Sainte-Thècle, les tensions entre élus et citoyens perdurent, et que l’on soit pour ou contre le projet TES, on ne peut que constater que la façon dont il a été amené et géré a contribué à créer un climat malsain.

    Cette situation a eu un impact bien réel dans notre milieu économique.

    Plusieurs commerçants et entrepreneurs hésitent à exprimer publiquement leur opinion sur le projet,par crainte de froisser une partie de leur clientèle.

    Ce n’est ni sain ni normal qu’un débat de société empêche des gens de s’exprimer par peur de répercussions sur leur gagne-pain.

    Il faut absolument recréer des espaces où l’on peut discuter, débattre et réfléchir ensemble, sans crainte et dans le respect.

    C’est tout là, je crois, ma force : être capable de rassembler, de recréer le lien et d’installer un climat propice au dialogue, même dans la divergence.

    Parce qu’une économie locale forte repose d’abord sur une communauté qui sait encore se parler.

    Fort de mon expérience comme ancien directeur général d’une caisse populaire, je sais à quel point la stabilité, la confiance et la vision à long terme sont essentielles au développement économique d’une communauté.

    J’ai accompagné des entrepreneurs, des agriculteurs, des familles et des organismes dans la réalisation de leurs projets.

    Je connais leurs réalités, leurs défis et leur besoin d’un partenaire municipal fiable.

    Voici ma proposition pour soutenir et propulser nos entreprises locales:

    1. Acheter local, pour vrai

    Chaque dollar dépensé par la municipalité devrait d’abord être un dollar réinvesti ici.

    Il est tout à fait normal qu’une municipalité, une entreprise ou un particulier cherche à obtenir le meilleur prix possible, c’est légitime et responsable.

    Mais le prix n’est pas toujours le reflet de la valeur. Acheter local, c’est parfois payer un peu plus cher.

    Mais c’est aussi faire le choix de garder la richesse ici, d’encourager ceux qui investissent dans notre communauté, et de renforcer notre autonomie collective.

    C’est reconnaître que la valeur d’un achat se mesure aussi à sa portée sociale : l’emploi maintenu, la confiance bâtie, la vitalité préservée.

    L’exemplarité, c’est aussi une politique économique. Nos entrepreneurs locaux doivent être les premiers partenaires du développement municipal.

    2. Rendre les démarches plus simples et soutenir les initiatives

    Les entrepreneurs n’ont pas besoin de nouvelles structures, mais d’un accompagnement clair, humain et réactif.

    Je veux m’assurer que la communication avec la municipalité soit plus directe et plus fluide, pour que les projets ne se perdent pas dans la paperasse ou les délais.

    Concrètement, cela veut dire :

    * offrir des réponses claires et rapides ;

    * aider à naviguer dans les règlements ou les demandes administratives

    * soutenir les promoteurs dans leurs démarches auprès des autres instances économiques ou politiques — MRC, programmes régionaux ou partenaires institutionnels.

    Le rôle de la municipalité, ce n’est pas d’alourdir les démarches, mais d’être un allié, un partenaire qui aide tous les entrepreneurs à concrétiser leurs idées.

    3. Miser sur la collaboration locale

    Je crois à une économie circulaire et intégrée : l’agriculture, le tourisme, la foresterie, la culture et les services peuvent se renforcer mutuellement.

    Je souhaite créer des rencontres régulières entre entrepreneurs, citoyens et élus, afin que les décisions économiques s’inscrivent dans une vision partagée et qu’on travaille tous dans le même sens.

    L’économie, c’est le cœur battant d’un village. Mais pour qu’elle soit forte, elle doit battre avec le reste du corps : le monde communautaire, les familles, les jeunes, les organismes et les gens du territoire.

    C’est en reliant ces forces qu’on crée une prospérité durable.

    4. Avoir une vision à long terme

    Le projet TES nous a rappelé l’importance de choisir nous-mêmes le type de développement que nous voulons.

    Je proposerai un chantier collectif sur la vocation économique du territoire, pour que tous les entrepreneurs participent à définir la direction des 10 à 20 prochaines années.

    Notre force, c’est notre monde d’ici. Et mon rôle, c’est de faire en sorte que la municipalité travaille avec eux, pas à côté d’eux.

    5. Reconnaître la contribution essentielle des entrepreneurs

    Les entrepreneurs sont au cœur de la vitalité de nos villages. Ils ne créent pas seulement des emplois : ils façonnent notre qualité de vie, soutiennent nos activités communautaires, et donnent à notre territoire sa fierté et son dynamisme.

    Il est normal de se demander ce que les municipalités ou les gouvernements peuvent faire pour les entreprises, mais il est tout aussi important de reconnaître ce que les entrepreneurs font déjà pour leurs concitoyens.

    Et dans la grande majorité des cas, ils le font avec cœur, avec engagement, et avec un profond sens du devoir envers leur milieu.


  • Pour en finir avec la critique du « PAS DANS MA COUR »

    Pour en finir avec la critique du « PAS DANS MA COUR »

    7 octobre 2025

    Les gens qui s’opposent au Projet Mauricie de TES Canada le font essentiellement par égoïsme, selon TES Canada. C’est en tout cas ce que répète Éric Gauthier, le président de TES Canada, chaque fois qu’il en a l’occasion. Ainsi, les opposants au projet se rendent coupables de faire du « pas dans ma cour » en refusant de participer à la décarbonnation du Québec.

    C’est une accusation aberrante qui mérite d’être démontée, parce qu’elle révèle tout le mépris de l’entreprise pour la population au sein de laquelle elle cherche à s’établir.

    Cette accusation est aberrante, premièrement, parce qu’elle est avant tout morale. Faire du « pas dans ma cour » serait une forme d’égoïsme. Mais venant d’une entreprise privée, cette accusation est pour le moins hypocrite. Une entreprise est une entité dont la seule considération vise à accroître les profits pour ses actionnaires, donc à pomper vers elle le plus de richesse possible : c’est littéralement la matérialisation légale d’une pratique systématique de l’égoïsme. Le fait que cet égoïsme soit désincarné et exempt de tout sentiment n’y change rien et le rend peut-être encore plus brutal. Bref, venant d’une entreprise – de n’importe quelle entreprise – une accusation d’égoïsme n’est tout simplement pas recevable.

    Deuxièmement, cette accusation du « pas dans ma cour » est un détournement de son sens original. En effet, faire du « pas dans ma cour », c’est une forme d’égoïsme, mais qui vient d’un manque de sens civique et d’un refus de faire des sacrifices nécessaires pour le bien collectif. On l’utilise par exemple lorsqu’on parle d’un projet visant le mieux-être de la collectivité (un centre pour les personnes en situation d’itinérance, par exemple) mais que personne ne veut dans son quartier.

    Or pour qu’il s’agisse d’un réel « pas dans ma cour », il faut que les sacrifices demandés soient non seulement pour le bien collectif, mais aussi proportionnels au bien collectif.

    Ainsi, demander un énorme sacrifice à un petit groupe pour un bien collectif mineur ne serait pas vraiment raisonnable. Mais le Projet Mauricie de TES Canada ne représente ni des sacrifices proportionnels, ni un bien collectif. Selon les opposants au projet, c’est même le contraire. En effet, les deux seuls éléments de mieux-être collectif avancés par TES Canada pour vendre son projet sont la décarbonnation et les retombées économiques.

    Mais l’élément avancé de la décarbonnation représente une fumisterie de bas étage, que tous les spécialistes (sauf ceux payés par TES Canada) ont démontré sans équivoque.

    Et les retombées économiques promises ne sont que cela : une promesse qui n’engage en rien TES Canada. Le Projet Mauricie vise le bien-être financier des actionnaires de TES Canada, mais ne représente pas un bien collectif. Sauf si l’on considère la destruction des paysages, de la faune, de la flore, de la qualité de vie de toute une région comme un bien collectif.

    Troisièmement, les seules personnes qui défendent le Projet Mauricie sont des personnes qui ont reçu de l’argent ou qui espèrent recevoir de l’argent de TES Canada et qui, pour la plupart, n’auront à subir aucun désavantage de l’implantation du projet.

    En effet, la majorité des gens qui ont accepté de signer des contrats pour héberger des éoliennes sur un terrain leur appartenant ne vivent même pas dans la région touchée. Ce n’est pas un grand sacrifice de mettre quelque chose sur ma propriété si cette propriété s’adonne à être située à 200 km de l’endroit où je vis en réalité. C’est même l’opposé d’un sacrifice qui démontre la moralité d’un Séraphin Poudrier ou d’un Elvis Gratton. Et ce sont ces personnes qui seraient des exemples moraux à suivre selon TES Canada? Les bons citoyens qui œuvrent pour le bien de notre région? C’est grotesque.

    Quatrièmement, et c’est peut-être le point le plus choquant de tous, c’est l’attitude colonisatrice que démontre cette accusation de faire du « pas dans ma cour ». De quel droit une entreprise renverse-t-elle le fardeau de la preuve pour qu’il repose maintenant sur le dos des citoyens de démontrer de façon tangible et indiscutable les retombées négatives du projet? Nous vivons ici. Nous sommes établis dans cette région depuis des décennies et pour certaines familles, des siècles. Nous habitons ce terroir, nous le mettons en valeur, nous l’admirons, nous l’aimons depuis des générations, et nous aurions le devoir maintenant de quantifier cet attachement à notre qualité de vie? Non. C’est à l’entreprise de démontrer précisément, scientifiquement et en toute transparence que les retombées positives pour l’ensemble des citoyens éclipsent sans équivoque toutes les retombées négatives. Ce serait ensuite aux différents paliers gouvernementaux d’évaluer objectivement ces renseignements. Ensuite, les citoyens seraient libres de consentir ou non.

    Or jusqu’à présent, TES Canada offre un prévisible et décevant spectacle de marketing, un redoutable travail de lobbyisme, et le sens critique de tous les paliers de gouvernement (municipal, provincial et fédéral) est aux abonnés absents. Nous ne sommes pas un territoire à coloniser.

    Parce que c’est ce que cache véritablement l’accusation de faire du « pas dans ma cour ». Si Éric Gauthier était honnête, il devrait plutôt dire : « Les opposants au projet refusent d’être colonisés par TES Canada ». Cette accusation-là, nous l’acceptons sans problème..

    Isabelle Clément – Conseillère municipale Hérouxville

  • FRACTURE SOCIALE

    FRACTURE SOCIALE

    7 octobre 2025

    «La division réelle vient du sentiment de dépossession démocratique. Plusieurs ont eu l’impression que les élus ont traité un projet d’une telle ampleur comme une simple affaire courante.» (Stéphane Lessard/Archives Le Nouvelliste)

    À la lecture de l’article de Paule Vermot-Desroches paru dans Le Nouvelliste le 4 octobre, une méprise persiste: on parle d’une région divisée entre citoyens favorables ou défavorables au projet de TES Canada.


    Or, la fracture la plus profonde ne se situe pas entre les citoyens, mais entre les citoyens et leurs élus.

    Les gens ne s’affrontent pas pour défendre TES. On n’a vu ni rassemblements pro-éoliennes, ni pétitions, ni citoyens mobilisés pour promouvoir le projet. Ce silence en dit long.


    La division réelle vient du sentiment de dépossession démocratique. Plusieurs ont eu l’impression que les élus ont traité un projet d’une telle ampleur comme une simple affaire courante.

    Personne n’interdit pourtant à un conseil municipal de consulter sa population avant de se prononcer. Rien n’empêche de poser clairement la question suivante: «Souhaitez-vous refuser, accepter ou négocier le projet?»

    Même si les municipalités n’ont pas toujours, techniquement, tous les leviers pour refuser un projet, un tel geste aurait eu le mérite d’envoyer un message clair aux autorités et aux promoteurs: celui d’une population et d’un conseil unis sur la position à défendre.

    Un geste symbolique, mais lourd de sens et porteur.

    Les municipalités et la MRC ont échappé la gestion de crise

    Nos élus ne sont pas des spécialistes de communication publique ni de gouvernance de projet. Ils exercent une fonction souvent mal soutenue, avec une rémunération modeste, presque symbolique, alors même que la rémunération sociale, soit la reconnaissance, la confiance, le respect public est essentielle à leur équilibre.

    Mais il existait tout de même des gestes simples pour garder le dialogue ouvert:

    • Créer des espaces d’expression publique;
    • Accuser réception des inquiétudes ;
    • Répondre point par point avec des données neutres ;
    • Mettre les experts face à face ;
    • Reconnaître ce qu’on ne sait pas ;
    • Maintenir un ton calme et respectueux.

    Gouverner en temps de crise, c’est accueillir, clarifier, arbitrer et communiquer. Pas se fermer, minimiser et polariser.

    Le projet TES agit aujourd’hui comme un révélateur. Ce n’est plus seulement une question d’éoliennes, mais une remise en question du modèle de gouvernance municipale.

    Les citoyens ne veulent plus signer un chèque en blanc pour quatre ans. Ils veulent être impliqués, informés et consultés dans les décisions structurantes.

    Et c’est, d’après moi, de ça, bien plus que de TES et des éoliennes, dont il est question pour cette élection.

    Il s’agit de redéfinir la manière dont nos communautés débattent, décident et se gouvernent collectivement.

    Maxime Leclerc-Gingras

    Sainte-Thècle

    Cet article est paru également dans le Nouvelliste : https://www.lenouvelliste.ca/opinions/parole-aux-lecteurs/2025/10/07/la-veritable-fracture-dans-mekinac-4BNQMOIHXVDIVFKEHHU7UODINQ

  • TES Canada: l’obsession d’un homme qui refuse de voir la réalité

    TES Canada: l’obsession d’un homme qui refuse de voir la réalité

    25 septembre 2025 à 11h26

    Il faut le dire clairement: Éric Gauthier est complètement déconnecté de la réalité. Complètement. Et ce n’est pas une exagération.

    Comment peut-on oser se croire en droit de continuer à imposer un projet que la population rejette massivement? Comment peut-on ignorer 68 % de citoyens, un référendum où 91,5 % disent NON, et prétendre encore que le problème vient de nous et non de son projet toxique? C’est embarrassant pour lui… et pour nous tous.

    M. Gauthier a le culot de dire que la mobilisation des opposants «explique» ces résultats. Quoi? Les citoyens s’expriment clairement, démocratiquement, et lui ose parler de mobilisation comme si c’était nous les fautifs! Et maintenant, il affirme qu’il faut mieux «expliquer le projet», qu’il faut que «le message percole dans les noyaux urbains et les rues principales».

    Traduction: il croit sérieusement que si nous comprenions mieux sa chimère, nous l’accepterions. Sérieusement? Après deux ans de réunions, de référendum et de pétitions pleines à craquer, vous croyez qu’on est juste trop bêtes pour comprendre? C’est ridicule, insultant et grotesque.

    Il ose encore prétendre que les éoliennes ne posent aucun problème dans les zones directement touchées… simplement parce qu’une poignée de propriétaires ont accepté de les installer. Ces propriétaires ne sont pas juste volontaires: ils sont payés, chaque année, pour accepter les éoliennes sur leur terrain. Leur silence a un prix. Mais il faut le dire clairement: ils représentent une infime minorité face à l’écrasante majorité de la population qui refuse catégoriquement le projet.

    Comme si quelques chèques pouvaient effacer l’hostilité massive et légitime de nos villages. Comme si ces volontaires transformaient tout le reste du territoire en terrain disponible pour une chimère industrielle gigantesque. C’est une absurdité totale. Et il ajoute, sans rougir, que «les bénéfices sont tellement plus grands que les impacts». Oui, bien sûr, du haut de votre bureau, vous pouvez fermer les yeux sur le désastre visuel, environnemental et social que vous imposez à des communautés entières.

    M. Gauthier, assez. Vous n’êtes pas un visionnaire; vous êtes un enfant-roi accroché à sa bébelle. Plus vous parlez, plus vous vous ridiculisez. La population s’est exprimée. Les élus et la préfète le reconnaissent. Même un de vos fiers représentants, Paul Labranche, admet que le consensus est clair. Et vous continuez à nier l’évidence? C’est pathétique. C’est gênant. C’est dangereux.

    Nous refusons que TES Canada transforme nos villages et nos campagnes en terrain industriel pour satisfaire l’obsession d’un homme qui croit encore qu’on finira par l’accepter. Nous refusons de subir des éoliennes géantes qui défigurent nos paysages, perturbent nos vies et bafouent la démocratie.

    Si Éric Gauthier tient tellement à son mirage d’«hydrogène vert», dont il est pratiquement le seul à croire encore aux prétendus bénéfices, qu’il aille donc quémander les blocs d’énergie nécessaires à Hydro-Québec pour sa future usine à gaz de Shawinigan. Mais qu’il oublie complètement le volet éolien: la population a parlé, et sa réponse est claire et définitive.

    Éric Gauthier, la démocratie a parlé. Le peuple a dit NON. Votre projet est mort. Plus vous tentez de le défendre, plus vous montrez votre déconnexion avec la réalité et votre refus d’entendre la population. Assez, c’est assez. Prenez vos clics et vos claques, rentrez chez vous et surtout, laissez nos communautés tranquilles pour toujours. Point final.

    Dany Janvier , citoyen de Saint-Adelphe dans Mékinac, CPVSMDC


    Cet article est paru également dans Le Nouvelliste : https://www.lenouvelliste.ca/opinions/parole-aux-lecteurs/2025/09/25/tes-canada-lobsession-dun-homme-qui-refuse-de-voir-la-realite-TFJLN2YDGNGFVLCAPIY73BBSD4

  • 91,5 % de NON aux éoliennes: TES Canada tourne le dos à la démocratie

    91,5 % de NON aux éoliennes: TES Canada tourne le dos à la démocratie

    18 septembre 2025

    Le 14 septembre dernier, les citoyens de Saint-Maurice ont parlé: 91,5 % ont dit NON aux éoliennes. Un résultat historique, sans la moindre ambiguïté.


    Normalement, on accueille un tel verdict avec respect, peut-être même avec humilité. Mais à peine l’encre du dépouillement séchée, le PDG de TES Canada, Éric Gauthier, est monté au front pour affirmer que la consultation était incomplète, car la compagnie n’y avait pas participé. Il remettait donc en cause la validité même du processus.

    Rappelons que l’élaboration de la question référendaire et la tenue d’un référendum consultatif relèvent de la responsabilité municipale. Il appartient aux élus locaux d’en assumer l’entière légitimité. Le promoteur d’un projet n’a pas à s’ingérer dans ce processus démocratique. Sinon, on s’approcherait d’une forme de collusion entre les élus et le promoteur.


    Deux poids, deux mesures

    Au printemps dernier, à la suite de résolutions adoptées par les conseils municipaux de Saint-Stanislas-de-Champlain et de Saint-Prosper-de-Champlain refusant d’accueillir les éoliennes de TES Canada, le même M. Gauthier affirmait qu’il respecterait la position des conseils municipaux. Aujourd’hui, face à un référendum tenu dans les règles de l’art, où toute la population était appelée à se prononcer, son discours est nettement moins conciliant.

    En novembre 2023, lors d’une conférence de presse à Shawinigan, il avait d’ailleurs déclaré que le projet verrait le jour seulement si l’acceptabilité sociale était au rendez-vous. Regrette-t-il maintenant ces paroles?

    Un vote massif balayé comme un détail

    M. Gauthier l’a dit sans détour: «Les résultats dans Saint-Maurice ne reflètent pas ce qu’on entend sur le terrain. Des centaines de citoyens nous demandent de réaliser le projet.» Or, plus de 5000 personnes ont signé les pétitions toujours en circulation contre le projet, et des centaines se sont prononcées lors du référendum. De quelles «centaines de citoyens» parle-t-il? Fait-il référence aux 777 personnes évoquées dans leur étude d’impact? Ces 777 appuis auraient-ils plus de poids que les 937 citoyens de Saint-Maurice ou les 5000 signataires de la pétition? Existe-t-il une réalité parallèle où la majorité voudrait accueillir les éoliennes?

    Avouons-le: c’est insultant. On parle d’un référendum officiel, démocratique, où les citoyens ont eu la chance de s’exprimer clairement. Ce n’est pas un pseudo-sondage «scientifique» ni une impression générale, mais un résultat concret. Quand 9 personnes sur 10 te disent NON et que tu prétends que c’est OUI: c’est du déni.

    Le mot magique: «pas dans ma cour»

    Pour justifier ce déni, le PDG a sorti le grand classique: les opposants seraient un mouvement «pas dans ma cour» plus vocal que les autres. Or, un référendum n’est pas une question de décibels.

    En clair, les citoyens ne seraient pas contre les éoliennes, mais simplement trop égoïstes pour ne pas en vouloir près de chez eux. Peut-être même trop ignorants ou «analphabètes» pour en reconnaître les bienfaits.Ce raccourci est commode: il évite de répondre aux véritables inquiétudes. Car le résultat du référendum ne reflète pas un petit caprice de voisinage. C’est un rejet collectif d’un modèle de développement imposé d’en haut, qui gruge des terres agricoles et forestières, menace notre patrimoine paysager et nos nappes phréatiques, et privatise une ressource publique.


    Traiter 91,5 % d’une population de «pas dans ma cour», c’est non seulement faux, c’est méprisant. Ce n’est pas une poignée de voisins grincheux: c’est une collectivité qui défend son territoire.

    Les milliards qui font oublier la démocratie

    Pour faire passer la pilule, TES Canada brandit des chiffres mirobolants 5,6 milliards en retombées, 4350 emplois, un demi-milliard en redevances. Qui pourrait être contre le «progrès» et l’argent frais?

    Mais soyons lucides: ce ne sont que des promesses, pas des garanties. On a déjà vu ce film: des projets qui annonçaient des milliers d’emplois et qui n’en créaient que quelques dizaines, temporairement. Des redevances municipales qui paraissaient généreuses sur papier, mais qui se révélaient minimes une fois partagées et comparées aux profits astronomiques des promoteurs. Pendant ce temps, les impacts sur le territoire, eux, sont bien réels et irréversibles.

    Le BAPE comme échappatoire

    Autre argument de M. Gauthier: seul le BAPE serait légitime pour juger du projet. Le référendum, lui, ne serait qu’une «consultation incomplète».


    C’est inquiétant: pour une multinationale, le verdict démocratique d’une municipalité ne vaut donc rien. Ne compteraient que les processus où l’entreprise peut contrôler son discours, embaucher des experts à grands frais, présenter des chiffres avantageux, et se retrouver devant quelques commissaires dont les recommandations peuvent être ignorées par le Conseil des ministres.

    Or, le BAPE n’a pas pour mandat de mesurer l’acceptabilité sociale. Seuls les citoyens peuvent juger de l’acceptabilité d’un projet qui transformera leur quotidien pour les 30 prochaines années. Quand on balaie d’un revers de main le vote d’une collectivité, ce n’est pas seulement un projet énergétique qu’on impose: c’est une profonde arrogance envers la démocratie locale.

    Conclusion: NON veut dire NON

    L’histoire de Saint-Maurice dépasse largement le dossier des éoliennes. Elle pose une question fondamentale: la démocratie locale a-t-elle encore un sens au Québec ?

    Si la voix claire, nette et sans appel d’une population peut être balayée au nom de promesses économiques, il faut avoir le courage de le dire: vos votes ne comptent pas. La consultation n’est qu’un leurre, un simulacre de considération. Mais qu’on ne vienne pas, ensuite, se plaindre que les citoyens décrochent de la politique, que la colère monte, que le cynisme explose.

    En Mauricie, 91,5 % des citoyens ont dit NON. Et dans une démocratie digne de ce nom, NON veut dire NON. Point final.


    Carole Neill et René Beaudoin, porte-paroles du collectif citoyen Toujours Maîtres chez nous


    Cet article est paru également dans Le Nouvelliste. : https://www.lenouvelliste.ca/opinions/parole-aux-lecteurs/2025/09/18/915-de-non-aux-eoliennes-tes-canada-tourne-le-dos-a-la-democratie-APYQDO6TT5ELLF2TEY5KEQBY6Q/

  • TES Canada : Des impacts collectifs certains

    TES Canada : Des impacts collectifs certains

    15 septembre 2025

    Dernièrement les citoyens de Saint-Adelphe ont reçu un papier signé par le maire Paul Labranche. À première vue, ce papier semble empreint de neutralité. Mais on comprend vite, parce qu’il n’y est question que d’argent, que l’on a affaire à tout autre chose. En réalité il s’agit d’une brochure promotionnelle au service de TES Canada et probablement le premier signe d’une campagne électorale qui ne dit pas encore son nom.


    Rappelons que le projet de TES Canada prévoit 44 éoliennes à Saint-Adelphe. Toutefois, sa demande à la Commission de la Protection du Territoire Agricole (CPTAQ) en mentionne 55.

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    Les 11 supplémentaires seraient des emplacements optionnels selon le PDG de TES Canada. Mais faut-il vraiment le croire sur parole quand on sait que depuis novembre 2023 nous sommes passés de 10 à 19, éoliennes, puis à 33, puis à 44?

    M. Labranche ne parle pas de la baisse de valeur des maisons, inévitable dans les secteurs touchés, de la perte d’attractivité résidentielle, des nuisances sonores, des impacts paysagers, des battements d’ombre générés par les éoliennes, des lumières clignotantes sur chacune d’elle.

    Il ne dit rien du manque de connaissance réelle concernant les risques liés aux infrasons causés par les éoliennes, des effets indirects sur la santé – reconnus par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) –  engendrés par un bruit de 40 décibels comme nous l’annonce TES Canada. Il ne dit rien de la fragmentation du tissu sociale

    Où sont les études indépendantes, les contre-avis d’experts concernant les nuisances potentielles, probables et celles avérées ? Nous n’avons que la parole de TES Canada qui nous affirme que tout est sous contrôle.

    M. Labranche fait fi d’une pétition signée par plus de 50% de la population défavorable au projet de TES Canada. L’avis des citoyens compte-t-elle à ses yeux?

    Ce que M. Labranche appelle un « gain » est en réalité du troc : l’échange de notre qualité de vie contre une promesse de financement.

    La lettre du maire propose une longue liste de projets : bibliothèque, parc riverain, logements abordables, pistes cyclables, etc. De beaux mots. Mais derrière ces promesses : aucun budget détaillé, aucune priorisation, aucun calendrier, aucun engagement contraignant, aucun plan de réalisation, une confusion volontaire entre des besoins municipaux déjà finançables autrement et des projets rendus possibles grâce aux éoliennes.

    Le maire instrumentalise les besoins collectifs pour faire passer un projet privé.

    N’oublions pas que les redevances issues des projets éoliens ne mènent pas nécessairement à une amélioration durable de l’Indice de vitalité économique. Il serait donc prudent de ne pas fonder nos décisions sur cette seule promesse.

    Artificialiser un milieu agro-forestier à coup de béton, réduire la biodiversité forestière pour faire place à des turbines, déstabiliser la cohésion sociale d’une petite communauté, perturber des écosystèmes, menacer des espèces en voie de disparition, déboiser massivement, risquer une réelle contamination des eaux, tant celle de la municipalité que celle des particuliers, etc.

    Est-ce vraiment une opportunité exceptionnelle ou le pari hasardeux d’un joueur inconscient?

    M. Labranche nous affirme que « La municipalité analysera avec rigueur l’ensemble des enjeux économiques, sociaux et environnementaux avant de prendre toute décision et ce, selon les lois et règlements en vigueur ». Ce qu’il ne vous dit pas c’est qu’il sera bientôt trop tard pour prendre une décision. En ne prenant aucune mesure depuis l’annonce du projet en novembre 2023, soit depuis plus de 20 mois, en laissant le champ libre à TES Canada sur l’ensemble du territoire, il est facile de comprendre que M. Labranche a déjà pris sa décision.

    Orientations gouvernementales en aménagement du territoire (OGAT)

    Contrairement à que le maire insinue dans sa missive, les municipalités conservent leur pouvoir de dire non à un projet nuisible à leur territoire. Les OGAT encouragent la transition énergétique, mais pas au détriment de la cohésion sociale, de la qualité de vie ou de la démocratie municipale. Les OGAT ne créent pas de droit automatique à l’implantation d’un projet éolien, pas plus qu’elles n’annulent les compétences municipales en matière de zonage, de réglementation, de consultation publique ou de protection du territoire agricole.

    Contrairement à ce qu’affirme M. Labranche une municipalité peut formuler un avis défavorable à la CPTAQ concernant le dézonage agricole, elle peut protéger des secteurs de son territoire, elle peut limiter le nombre d’éoliennes, elle peut exiger que le bruit audible des décibels soit inférieur à 40 décibels, elle peut accroître les distances séparatrices entre les éoliennes et résidences des citoyens. Une municipalité peut beaucoup, mais M. Labranche ne fait rien parce qu’il est obnubilé par l’argent au point de ne plus écouter ses citoyens.

    Le papier envoyé par M. Labranche n’est pas une lettre d’information : c’est un geste politique favorable à TES Canada.

    Le devoir associé à sa fonction n’est pas de nous faire miroiter des redevances.

    C’est de défendre notre territoire, d’exiger des garanties, de consulter réellement la population, et d’avoir l’humilité de dire : ce projet n’est pas bon pour nous.

    La qualité de vie de notre communauté n’est pas à vendre.

    Même pour 1,2 million.


    Le collectif Vent de démocratie de Saint-Adelphe

  • Expropriation déguisée: l’exemple de Saint-Adelphe

    Expropriation déguisée: l’exemple de Saint-Adelphe

    Que faut-il penser du fait que seulement 18 propriétaires ont signé avec TES Canada afin d’accueillir des éoliennes sur leur lot? Est-il légitime que leur décision détermine des conditions de vie des 922 citoyens y résidant? Mais en réalité l’injustice est encore plus flagrante lorsqu’on apprend que de ce 18 propriétaires seulement 8 habitent la municipalité, et qu’ils ne comptabilisent que 9 des 44 éoliennes.

    Mais cette injustice pénalisera de surcroît plusieurs propriétaires voisins n’ayant pas signé avec TES Canada car ces derniers subiront ce qu’il est convenu d’appeler une expropriation déguisée de servitude.

    Expropriation déguisée
    Expropriation déguisée

    Dans la zone orange (grand cercle sur la carte) autour d’une éolienne (rayon de 500 mètres du mât) il est interdit selon le règlement de la MRC Mekinac de:

    • construire une nouvelle résidence
    • d’installer un nouveau commerce, camping, centre récréatif, plage, marina, cabane à sucre, etc

    Il est également interdit de construire un nouveau bâtiment d’élevage dans un rayon de 300 mètres autour du mât d’une éolienne.

    Si vous êtes voisin d’une éolienne, il est possible que cette dernière soit aussi près qu’à 91,5 mètres de votre terrain (la pale qui mesure 90 mètres pourrait donc arriver à 1,5 mètre de la limite de votre propriété)

    Dans un cas comme celui-ci, l’usage de votre terrain serait restreint sur 410 mètres sans compensation, même si vous n’avez pas signé.

    En résumé: la décision d’une personne impacte beaucoup de gens, beaucoup trop de gens. La réglementation restreint carrément l’usage de votre terrain alors que vous ne voulez peut-être même pas d’éoliennes!

    Combien de lots, combien de voisins sont victimes de cette expropriation déguisée? Une seule éolienne peut impacter de 2 à 10 lots voisins, voire plus.

    Chaque numéro inscrit dans le cercle orange de la zone d’expropriation correspond à un propriétaire. Ainsi, le numéro 2 est un gros propriétaire terrien qui a signé pour au moins 13 éoliennes.


    Simulations visuelles

    Emplacements des photographies prises par TES Canada pour ses simulations visuelles CONSEIL : Vous pouvez agrandir, réduire, etc….
    📅 28/07/2026

    Emplacement des éoliennes et des points de mesure du bruit initial

    Vous pouvez agrandir, réduire, etc. la carte ou l’afficher en pleine page dans google maps Un clic sur…
    📅 18/05/2026

    Emplacement des points de mesure du bruit initial

    Dans la liste ci-dessous, un clic sur le nom du point sonore ouvrira une carte google map avec…
    📅 28/04/2026

    Expropriation déguisée: l’exemple de Saint-Adelphe

    Que faut-il penser du fait que seulement 18 propriétaires ont signé avec TES Canada afin d’accueillir des éoliennes…
    📅 09/09/2025
  • La neutralité des élus: un piège démocratique

    La neutralité des élus: un piège démocratique

    24 août 2025

    Dans le débat actuel autour du projet éolien de TES Canada, plusieurs élus municipaux répètent qu’ils doivent «demeurer neutres» et «défendre les intérêts des deux camps». Cette formule, en apparence prudente et équilibrée, est en réalité intenable. Elle crée une illusion d’équilibre qui, dans les faits, favorise systématiquement l’avancement du projet et fragilise la démocratie locale.


    Pourquoi? Parce que les deux «camps» ne s’expriment pas de la même manière. Les opposants se manifestent au grand jour: ils signent des lettres ouvertes, se présentent aux assemblées publiques, organisent des rencontres, placent leur visage et leur réputation en première ligne. Cette parole publique est le cœur même de la démocratie: elle engage ceux qui la portent et permet un véritable débat collectif.

    À l’inverse, les partisans du projet sont presque invisibles dans l’espace public. Une simple revue de presse suffit à le constater: rares sont les témoignages favorables publiquement. Le soutien se limite surtout à des confidences de corridor, des murmures adressés en privé aux élus. Peut-on réellement mettre sur le même plan ces deux formes d’expression?


    La démocratie est fondée sur la transparence. L’action politique se fait au grand jour, pas dans le secret. Un élu qui accorde le même poids à une parole assumée publiquement et à une doléance chuchotée en privé ne pratique pas la neutralité: il renverse l’ordre démocratique. Il donne plus d’importance à des intérêts privés qu’à une volonté collective exprimée au grand jour.

    Pire encore, cette posture dite «neutre» crée un faux équilibre qui profite toujours au même camp: celui des promoteurs. Les promoteurs avancent tant qu’on ne les arrête pas. Ils disposent de capitaux, d’experts et d’un calendrier. Ils n’ont pas besoin d’un appui populaire explicite: l’inertie joue pour eux.

    Les opposants, eux, doivent se mobiliser, s’exposer et faire entendre leur voix publiquement pour ralentir ou contester le projet. En prétendant «défendre les deux côtés», les élus neutralisent cette parole citoyenne visible, mais laissent intacte la mécanique privée et silencieuse du projet.

    Résultat: ce n’est pas de la neutralité. C’est un biais qui penche toujours du côté des promoteurs. Et ce biais n’est pas banal: il mine la confiance des citoyens dans leurs institutions locales.

    Il faut le dire clairement: en donnant plus de poids aux confidences privées qu’à la parole publique, les élus cessent de jouer leur rôle de représentants. Ils ne défendent plus leur communauté, ils la fragilisent. Cette posture les transforme, qu’ils le veuillent ou non, en menace pour la cohésion sociale.

    Car au-delà du projet lui-même, c’est le tissu social qui est en jeu. Quand des citoyens prennent le risque de s’exprimer publiquement, parfois au prix de tensions avec leurs voisins ou leurs proches, ils incarnent l’esprit même de la démocratie. Quand leur parole est relativisée au nom d’une pseudo-neutralité, le message envoyé est clair: il vaut mieux se taire ou chuchoter aux bons interlocuteurs que d’assumer sa parole au grand jour.

    Est-ce cela que nous voulons comme culture politique municipale? Une gouvernance qui récompense le silence et pénalise la parole citoyenne?


    Nos élus ne sont pas des arbitres au-dessus de la mêlée. Ils sont les mandataires de la population. Leur responsabilité n’est pas de jouer les équilibristes entre des pressions contradictoires, mais d’incarner la volonté collective exprimée publiquement.

    Le débat démocratique ne se mesure pas à l’aune de confidences privées, mais à celle de la parole assumée. Tant que les élus persisteront dans l’illusion d’une neutralité qui n’existe pas, ils ne feront que renforcer le camp le plus discret, le plus organisé et le plus puissant. Et ce faisant, ils mineront leur propre légitimité.

    La démocratie ne peut pas s’épanouir dans le secret. Elle ne vit que dans la parole publique, dans l’espace commun, dans les débats assumés. Les élus qui veulent réellement protéger leur communauté doivent sortir de cette fausse neutralité. Sinon, ils cesseront d’être des gardiens du bien commun pour devenir, malgré eux, une menace pour la démocratie locale.

    Maxime Leclerc-Gingras

    Sainte-Thècle


    Cet article est paru également dans Le Nouvelliste. : https://www.lenouvelliste.ca/opinions/parole-aux-lecteurs/2025/08/24/la-neutralite-des-elus-un-piege-democratique-PWVCDVXWPJHC3GK765GX2DV4WI