Pierre Pouliot
À la dernière assemblée des maires de la MRC de Mékinac, il a été à nouveau demandé la tenue d’un référendum consultatif régional, ce que la préfète a encore ignoré prétextant que les considérations à l’égard de ce projet ne devraient pas se résumer à une seule question.
Après bientôt un an, qu’y a-t-il de plus à connaître de ce projet? Celui-ci ne peut être mieux expliqué que par TES Canada lui-même et la suite n’est que questionnements tels que ceux décrits par l’étude d’Hydrogène-Sciences-Coalition, par une multitude d’autres chercheurs, scientifiques et experts en énergie qui condamnent cette aberration énergétique en plus de diverses recommandations faites par l’Institut nationale de santé publique du Québec (INSPQ).
Toutes autres interrogations et examens demeurés jusqu’à ce jour sans réponse ont été soulevés par le public et les différents médias.
Suggérant l’approche d’un sondage pouvant être réalisé l’an prochain, la MRC se heurte aux mêmes défis que les opposants à ce projet, soit mettre en lumière les questions à caractère privé demeurées sans réponse issues d’une non divulgation de la part de ce promoteur.
Pour ce faire, les MRC ont le devoir d’apporter plusieurs autres compléments d’informations auprès du public outre les supposées retombées économiques promises. Il faut également que chacun des maires puisse enfin avouer leur méconnaissance de ce dossier.
Considérant les garanties inexistantes dans l’atteinte promise des objectifs visés de décarbonation, comment la population peut-elle croire en ce projet mal cousu depuis son annonce?
À propos de ce sondage, une population non impactée par un projet se désintéresse généralement de l’information véhiculée et, sans obtenir toute l’information à de vraies questions et l’obtention de réponses véridiques et validées par tous les milieux, médias y compris, il risque de n’y avoir aucun acquis au niveau de l’accroissement de ces connaissances.
C’est un peu aberrant. On peut faire dire et obtenir ce que l’on veut d’un sondage dépendamment de qui le propose, le diriger vers des objectifs voulus et des individus ciblés, en plus d’en tirer une interprétation déguisée digne de celle définie en exemple par notre nouvelle ministre de l’Énergie à propos de l’acceptabilité sociale.
Il appartiendra donc aux élus par la suite de démontrer avec clarté que ce genre de sondage n’est aucunement biaisé, fallacieux, orienté ou manipulé.
Pierre Pouliot
Notre-Dame-du-Mont-Carmel
Cet lettre est paru également ici : https://www.lenouvelliste.ca/opinions/parole-aux-lecteurs/2024/10/24/tes-canada-referendum-ou-sondage-SIRSUTZD6NGTPOT5U3ZZLMMGNQ/



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