Par Maxime Leclerc-Gingras
Et si “suffire” était un acte de résistance?
On nous parle de millions comme on jette de la poudre aux yeux.
On voudrait nous faire croire que l’avenir s’achète, qu’un chèque vaut plus que les racines d’un lieu.
Mais ici, ce n’est pas l’argent qui fait tenir les maisons debout.
C’est la tendresse des liens.
La mémoire des chemins.
Le feu qui ne s’éteint pas, même quand la lumière se retire.
Nous n’avons pas besoin de géants pour exister. Nous avons besoin de temps, de paix, de terres aimées.
Nous avons besoin d’histoires, pas de profits. De lenteur, pas de conquêtes.
La vraie richesse n’est pas dans ce qu’on peut vendre, mais dans ce qu’on est prêt à protéger.
On nous répète que pour « sauver » nos villages, il faut du développement. De l’investissement. De la croissance. Encore. Toujours plus.
Mais si la vraie solution n’était pas là?
Et si, au lieu de vendre nos terres au plus offrant, on choisissait de cultiver ce qui nous relie?
Et si on faisait confiance à la créativité des gens d’ici pour inventer une vie digne, simple, solidaire, belle dans ce qu’elle a de vivant et d’essentiel?
Et si on cherchait non pas à grandir à tout prix, mais à tenir debout, ensemble, avec ce qui suffit?
Il y a plus d’intelligence, de courage et d’avenir dans une communauté enracinée que dans n’importe quel projet clé en main.
Faisons-nous confiance.



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