Cette semaine, 64 élus des MRC de Mékinac et des Chenaux ont signé une lettre exprimant un refus définitif du projet TES Mauricie.
13 mars 2026
Cette prise de position, qui s’ajoute à de nombreuses manifestations citoyennes d’opposition au projet depuis plus de deux ans, confirme sans équivoque l’absence d’acceptabilité sociale pour ce projet.
Protéger les institutions démocratiques locales
Les élus municipaux sont les représentants les plus proches des citoyens. Leur opposition constitue un signal politique majeur qui ne peut être ignoré. En continuant à promouvoir son projet malgré cette opposition claire, TES Canada risque d’affaiblir la démocratie municipale.
Rappelons-nous à qui nous avons affaire: un promoteur international aux moyens financiers considérables face à des citoyens principalement ruraux, aux ressources limitées, dont le principal levier demeure leurs institutions démocratiques. Ignorer celles-ci revient à déposséder les citoyens de leur pouvoir collectif. Le clan Chrétien-Desmarais est-il prêt à assumer cette responsabilité?
Une transition énergétique responsable
Une transition énergétique responsable repose sur trois piliers: environnemental, économique et social. Or, le volet social du projet TES Mauricie est manifestement un échec. Le projet imposerait une transformation radicale du paysage et entraînerait des impacts permanents sur l’identité du territoire. En l’absence de ce pilier essentiel, le projet perd toute légitimité.
Un précédent dangereux
Si un projet de plusieurs milliards de dollars peut être imposé malgré l’opposition claire des élus et des citoyens, quel territoire au Québec pourra réellement se dire maître de son avenir?
La transition énergétique est nécessaire, mais elle ne peut se construire contre les communautés. Lorsqu’un territoire, ses citoyens et ses élus expriment un NON définitif au projet TES Mauricie, la seule attitude responsable est de s’arrêter. Ignorer une opposition démocratique aussi forte irait à l’encontre du rôle de bâtisseurs responsables que les grandes familles d’affaires canadiennes ont souvent revendiqué. Mais surtout, il créerait un précédent potentiellement dangereux.
Richard Bérubé, citoyen de Grandes-Piles
Cet article est paru également dans le Nouvelliste : https://www.lenouvelliste.ca/opinions/parole-aux-lecteurs/2026/03/13/tes-canada-quand-la-democratie-locale-doit-primer-FS75HI4RTFCBNFQSNHCGM5K3GI/



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