Toujours maîtres chez nous
5 mai 2026
Notre réaction à la chronique de Sébastien Houle sur la préfète de Mékinac : Mékinac: la préfète Caroline Clément coincée entre deux feux
Pourquoi la préfète de Mékinac est-elle prise entre deux feux ?
Dans sa récente chronique, Sébastien Houle dépeint la préfète de Mékinac en plein désarroi : coincée entre deux camps, découragée, incapable de concilier ses «chapeaux». Bref, presque une victime des circonstances.
Mais une question s’impose : comment une élue qui se présente ainsi pourra-t-elle défendre les intérêts de sa communauté dans les mois à venir ?
Car le vrai problème n’est pas d’être entre deux camps.
Le vrai problème, c’est de refuser de se positionner et d’assumer cette position.
Dans une démocratie, il est normal — et même sain — que le conseil des maires soit divisé. C’est le reflet de la réalité du territoire. Et quand une majorité de citoyens s’oppose à un projet, il est tout aussi normal que cela transparaisse autour de la table.
Ce qui ne l’est pas, c’est de vouloir à tout prix projeter une image d’unité artificielle. Nous avons déjà eu droit à ce faux front commun de « neutralité » pendant 18 mois. Le résultat ? Une perte de confiance généralisée.
Les citoyens ne veulent pas de neutralité.
Ils veulent du courage.
Ils veulent des élus qui assument leurs positions.
Ils veulent savoir qui défend quoi.
Ils veulent un vrai débat — pas une gestion des apparences.
Tant que Mme Clément refusera de se positionner clairement, elle restera enfermée dans ce rôle de victime qu’on lui prête aujourd’hui.
Les élus ont le droit d’être pour.
Nous n’avons pas oublié qu’elle n’a pas signé la lettre des 64 élus opposés au projet.
Nous n’avons pas oublié qu’elle a invoqué la « neutralité » à répétition pour justifier ce choix.
Aujourd’hui, cette posture ne tient plus.
La préfète n’est pas prise entre deux feux : elle a reçu un mandat clair. Un mandat donné par la population à travers le sondage de Léger, et un mandat réaffirmé par une résolution unanime du conseil contre TES Canada.
Ce qu’elle refuse aujourd’hui, c’est d’assumer.
À mesure que les mois passent, la confiance s’effrite. Et elle continuera de s’effriter tant que le silence et l’ambiguïté primeront sur le courage et la clarté.
Lire des regrets trois semaines après les faits, parce qu’un journaliste pose la question, ce n’est pas du leadership.
C’est une réaction tardive.
Les prochains mois seront déterminants pour Mékinac.
Ce qu’il faut à la tête de la MRC, ce n’est pas une élue hésitante.
C’est une leader.
Et comme le conclut la chronique de Monsieur Houle, il y a vraiment lieu de se demander si la marche est trop haute pour Mme Clément !



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